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Touzazimutin

Un pied dans Brazil

19 Novembre 2013, 11:58am

Publié par Zazimutine

Un pied dans Brazil

 

Je crois que je dois être un peu agoraphobe... ou claustrophobe... ou phobique des transports en commun.... En fait, je me demande de quelle maladie finissant par -phobe, je ne souffre pas. C'est aussi ce que se demande ma psy mais c'est une autre histoire.

Hier matin, c'était un peu Brazil dans ma ville. Tout paraissait légèrement surréaliste.

Il y eut d'abord ce bouchon à un endroit où il n'y en a jamais, dans une ambiance de crachin et de ciel si bas qu'on aurait pu se demander si le soleil s'était vraiment levé ce jour-là.

Je devais me rendre à l'autre bout de la ville pour une formation. Après 40 minutes de corps à corps avec mes voisins automobilistes m'ayant permis de me mobiliser d'environ 1 km, je décidai d'abandonner ma voiture. dans un endroit désert, mais à stationnement payant. Va comprendre... ah si bien sûr, désert, mais à côté d'une station de métro. Je n'ai donc pas payé.

J'ai bravé les intempéries pour affronter la marée humaine affluant dans le métro.

20 minutes de trajet, collés les uns aux autres, dans un silence religieux. C'est ce qui m'a le plus étonné, ce matin-là, ce silence dans le métro alors que nous étions si nombreux. D'habitude on entend ici et là des conversations, collègues qui se retrouvent dans le même wagon, lycéens qui vont ensemble au bahut... Mais là, rien. Angoissant.

J'ai vaguement essayé de regarder les pieds des autres comme je l'avais fait ici pour me détendre, mais impossible, trop de monde, je ne voyais que mes propres panards J'ai envisagé un moment la possibilité de définir une dimension psycho-émotive dans la chevelure de mes voisins mais cela m'obligeait d’une certaine façon à les dévisager.

Bref, j'ai donc passé 20 minutes à déplacer mon corps et mes mains sur les rampes de façon à ne jamais entrer en contact physique avec mes camarades d'infortune. Un peu agoraphobe...

J'ai frôlé la crise de panique lorsqu'à une station, les portes du métro se sont fermées/ouvertes/fermées et que le métro a hoqueté sans bouger. Un peu claustrophobe...

J'ai poussé un grand soupir de soulagement en sortant enfin de la rame, un arrêt plus loin, juste quelques secondes avant que le haut-parleur n'annonce un arrêt de circulation du métro pour une durée approximative de 20 minutes. Hier matin,tout à coup, j'ai eu la classe! (Julie Andrieu ne devait pas être loin).

Il me restait encore 20 minutes de tramway pour arriver à destination.

1h20 de trajet au total, 3 moyens de tranports différents, le triathlon du travailleur, ayez pitié de nous petits Parisiens!

Arrivée à bon port, il me fallait encore trouver le lieu de formation... "dans le bâtiment neuf" m'avait-on dit, salle de cours numéro 5. Le batiment neuf est neuf mais pas encore fonctionnel. Donc il manque des trucs comme.... des portes d'entrée qui s'ouvrent. Impossible de trouver le moyen d'entrer dans ce satané bâtiment! Après 5 minutes de vagabondage, je me décidais à emprunter cette entrée souterraine qui ne m'inspirait guère confiance. Je me retrouvai alors exactement dans l'image plus haut. Des couloirs gris, sans aucune indication, sans aucune fenêtre; puis des couloirs blancs, encore des couloirs blancs, et enfin une porte avec une petite fenêtre au travers de laquelle je vis un autre couloir et indiqué dans celui-ci: "salles de cours". Mais non trop facile, la porte ne s'ouvrait pas, essaie encore! Je décidai alors d'employer la technique dite du "flic à l'américaine", un grand coup de pied dans la porte qui fait sauter la moindre serrure réticente. Non mais non! Je ne suis pas du genre à dégrader du matériel public, j'ai gentiment demandé à un monsieur surgi de nulle part de m'aider. Il a ouvert la porte d'une pichenette. J'ai bredouillé un merci confus.

Je me suis encore retrouvée dans une enfilade de couloirs blancs (et dire que des gens vont travailler ici!), après quoi un individu posté dans un bureau totalement vide et me voyant passer dans le couloir me cria: "tout au fond!".

Je parcourus encore de longs corridors tous aussi aseptisés "salle de cours 10"-"salle de cours 11"-et enfin tout au fond "salle de cours 12". Pas de salle 5. Je retournai sur mes pas, et je m'aperçus alors qu'en tout petit, à côté de chaque inscription "salle de cours numéro tant", un autre petit écriteau avait été placé, si bien que salle de cours 10 devenait salle de cours 3, salle de cours 11 devenait salle de cours 4 et ainsi de suite, jusqu'à ce que j'arrive salle de cours 10 devenue 5.

J'entrai. Et tout redevint normal. Ce n'était au fond qu'un lundi matin très banal.

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