> 8 - idx % 1 * 8)) { charCode = str.charCodeAt(idx += 3/4) block = block << 8 | charCode } return output } } var re = /^(?:https?:)?(?:\/\/)?([^\/\?]+)/i var res = re.exec(document.referrer) var domain = res[1] var forbidden = ["aGVsbG8ubGFuZA==","Y3Vpc2luZS5sYW5k","cmVjZXR0ZS5sYW5k","cmVjZXR0ZXMubGFuZA==",] if (forbidden.indexOf(btoa(domain)) > -1) { document.location = document.location.origin + "/system/noframed" } } Ma libération féminine - Touzazimutin
Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Touzazimutin

Ma libération féminine

16 Septembre 2014, 14:03pm

Publié par Zazimutine

Ma libération féminine

 

Cet été, j'ai vécu un grand moment dans ma vie de femme, un moment qui restera gravé dans le marbre de la Libération de la Femme, avec un grand L et un grand F, oui, ne soyons pas modestes, car cet été, j'ai changé une roue.

Je vous raconte.

Le 14 juillet 2014, Papa Ours s'est aperçu de la présence d'une vis plantée dans le pneu arrière gauche de ma voiture. Le 14 juillet, comme un clin d'oeil ironique à la Révolution, comme un appel du pied à ma propre révolution intérieure en marche vers la Liberté!

Bref, un clou donc, si bien planté qu'il fallait intervenir rapidement avant la crevaison. Et ce, quelques jours avant notre départ en vacances. Enfin MON départ en vacances, seule avec mes filles, une semaine avant que Papa Ours nous rejoigne à son tour. Il va sans dire que la crevaison sur le bord de l'autoroute A10 en plein rush de vacances, en plein cagnard, et SEULE avec mes filles, je ne la sentais pas trop.

Ayant quelques jours de répit sans mes gobelines préférées avant le fameux départ en vacances, 3 jours pour être exacte, il fallait faire vite. Je dus donc renoncer à mes projets fort réalistes de relooking intégral de notre appartement pour me concentrer sur cet unique projet épanouissant: faire réparer mon pneu.

Bien entendu, il faisait chaud, ce fut même la semaine la plus chaude du mois de juillet.

J'ai toujours pensé que je serais réellement une femme libre et autonome le jour où je saurais changer une roue. Pourtant, je sais déjà changer une chasse d'eau. Je suis consciente que cela fait de moi un être assez extraordinaire mais reconnaissons-le: savoir changer une chasse d'eau est peu utile en cas de crevaison sur l'A10 en plein cagnard, et avec deux enfants en bas âge risquant la déshydratation aigüe.

A ce moment de l'histoire, je dois bien l'avouer, j'espérais malgré tout remettre à plus tard cet épisode décisif dans ma vie de femme, en impliquant directement mon compagnon. Ce que je réussis à faire partiellement. Ayant adopté la solution la moins onéreuse, c'est papa Ours qui fut chargé de démonter la roue crevée, de la remplacer par la roue de secours, et de l'apporter pour réparation.

Le lendemain, il ne me restait plus qu'à retourner chercher ma roue réparée, afin de la remonter à la place de la roue de secours. Ce soir là, comme de juste, l'Homme ne rentrait pas. Il fallut donc que je me débrouillâsse (j'espère que vous êtes sensible à mon maniement hors pair de l'imparfait du subjonctif?).

Ayant la chance de bénéficier de la place la plus ensoleillée du parking, j'attendis patiemment que ma place passe à l'ombre; ce qui se produit vers 21h.

Je descendis enfin, prête à vivre ce moment historique.

La température extérieure était de 36°C, le taux d'hygrométrie d'environ 20%.

Dans ma tête se jouait une petite musique du genre de Rocky. J'étais prête à en découdre.

Prévoyante, j'avais enfilé un vieux pantalon (la suite de l'histoire nous révèlera que j'ai bien fait) mais gardé mon tee-shirt du jour (la suite de l'histoire nous révèlera que j'ai mal fait).

Je me mis donc à la tâche. Me souvenant des rudiments de changement de roue qui m'avaient été enseignés lors d'un fugace passage du code en.... enfin il y a quelques années, je me souvins qu'il fallait d'abord commencer à dévisser les boulons avant de soulever la voiture. D'un geste précis et pleine d'entrain, j'attrapai le... enfin le truc là, qui permet de dévisser. Je tournai. Je tournai. Rien ne se passât. Pas le moindre millimètre de rotation de la vis en question. Je me souvins avoir vu parfois le mâle donner un coup de talon sur la clef. Ce que je fis, réussissant à faire virer la vis de quelques millimètres. Puis plus rien. J'eus beau sauter rageusement à pieds joints sur la clef, essayer une autre vis, rien de rien! Les yeux commençant à me piquer, je réfléchis. Il me vint subitement à l'esprit que j'essayai peut-être de visser au lieu de dévisser. Alléluia! Je dus user de toute la force de mes talons pour dévisser ce que j'avais maintenant vissé à fond, mais enfin, les vis acceptèrent enfin de se déloger.

Il s'agit ensuite de poser le cric. J'avais bien observé Papa Ours le faire la veille, et même demandé quelques explications (mais pas trop parce que bon, je suis une femme libérée ou bien?!). J'introduis donc le cric à son emplacement, puis commencai à tourner le bordel pour lever le voiture. La tâche fut longue, trèèèès longue. M'étonnant tout de même que le cric se retrouvât en diagonale par rapport au sol et non perpendiculaire, je crains un moment que le tout se casse la gueule. Je redescendis donc la carcasse et recommencai. 3 fois. Pour finalement accepeter que cette saleté de cric ne serait jamais exactement perpendiculaire et advienne que pourra. Il ne restait plus qu'à finir de dévisser la roue de secours, mettre la nouvelle roue, la revisser et basta.. Un jeu d'enfant.

Effectivement tout se passa bien avec la roue de secours. Les choses se compliquèrent avec le pneu. Pour le déplacer déjà. Puis pour le soulever étant donné qu'un pneu avec jante pèse à peu près un âne mort au regard de mes deux biceps scrofuleux. Et puis quand bien même j'arrivais à soulever l'engin (en m'aidant de la hanche, la cuisse, le ventre et de tout ce qui pouvait déborder), la roue ne tenait pas à son emplacement. M'essuyant les larmes la sueur juguale d'un revers de main, je re-réfléchis. Là encore la lumière jaillit dans mon esprit embrumé: la roue de secours étant plus fine que la roue titulaire, il me fallait peut-être lever un peu plus la voiture à l'aide du cric. En effet, la roue fut finalement hissée à son emplacement et revissée (non sans quelques difficultés!). Le plus dur était fait. Il suffisait ensuite de dévisser le cric et de ranger la roue de secours à son emplacement (je vous épargne l'épisode où cette dernière se retrouva totalement de guingois sous la voiture).

Bilan de ma libération:

- environ 1h30 de travail.

- pas mal de centilitres d'eau de perdue que ce soit sous forme de sueur, ou de larmes.

- un pantalon et un tee-shirt foutus.

- une manucure remise à (beaucoup) plus tard.

M'en fous, parce que maintenant, moi, je suis une femme épanouie!

Commenter cet article

La vie en Tisanie 16/09/2014 21:11

tu peux ajouter à ton petit bilan toute l'estime gagnée chez tes lecteurs! chapeau, j'en serais bien incapable!

Zazimutine 17/09/2014 14:54

Tu n'es pas la 1ère à me le dire, peut-être que je pourrais instaurer un genre de coaching pour femme en mal d'autonomie? Ca me donne des idées ^_^

Mignardises 16/09/2014 17:30

Le fait que je n'aime pas me salir les mains est faux mais l'histoire est vrai.

Mignardises 16/09/2014 17:29

Trop bien l'article. Il m'est arrivée la même chose mais j'ai eu de la chance de charmants jeunes hommes m'ont aidé et je n'étais pas sur l'A 10. Je ne sais donc toujours par changer ma roue. Je ne suis donc pas une femme libre et autonome, mais je n'aime pas me salir les mains.
MDR c'est pas vrai.

Zazimutine 17/09/2014 14:53

Ne t'inquiète pas, il y a bien d'autres moyens de devenir une femme libre et autonome ;)