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Touzazimutin

J'ai testé pour vous: le paddle

17 Mai 2016, 11:38am

Publié par Zazimutine

J'ai testé pour vous: le paddle

 

Quand on habite au bord de la mer, on a l'opportunité de tester pas mal d'activités nautiques, et aussi sûrement que le printemps succède à l'hiver (quoiqu'aujourd'hui, on puisse en douter!), celles-ci suivent des modes. Depuis quelques années, on voit donc fleurir, en particulier sur les eaux calmes, le paddle, celui-là même qu'on appelait auparavant le "stand-up paddle" (mais sachez-le, aujourd'hui parler de "stand-up" paddle c'est so 2009!). Concrètement, le paddle consiste à se balader sur l'eau, debout sur une planche type surf, en se déplaçant à l'aide d'une pagaie.

Très sincèrement, je n'avais jamais été très attirée par cette activité jusqu'à venir habiter en Bretagne, j'imaginais sans peine les nombreux bains involontaires qui devaient en découler, et le mal au dos à pagayer ainsi, penché en avant.

Et puis, Papa Ours s'est mis au kayak dans un club qui enseignait les deux disciplines: kayak et paddle. Aussi, un dimanche, ayant l'opportunité de tester la chose, je me suis laissée tenter.

Le problème du sport de façon générale, c'est la souffrance. C'est une des raisons qui fait que... je ne suis pas une acharnée du sport. C'est vrai quoi, à croire que même quand on fait l’effort de prendre la décision de faire du sport, ça ne suffit pas, il faut souffrir pendant, certes, mais aussi avant ET après le sport! (exemple le ski: avant>enfiler la tenue+porter les skis/pendant>skier/après>porter les skis!!)

En paddle, l'avant, c'est d'abord enfiler la fucking combinaison. Oui parce que, tomber dans une eau à 12°C, c'est un peu... rédhibitoire. A la base, enfiler une combinaison de plongée c'est juste en enfer, eu égards au côté supra-slimesque de la chose, mais en option chianterie absolue je vous présente l'enfilage de combinaison mouillée (froide). Bien.

Une fois ce paradis atteint, le cou affreusement boudiné dans le néoprène faisant saillir mes carotides et entrainant probablement une mauvaise irrigation du cerveau, me voici donc, ce fameux dimanche matin, face à mon moniteur et à mon camarade d'infortune, L. 12 ans, toutes bagues étincelant à sa bouche.

Il s'agit maintenant de porter la planche à l'eau (qu'à la fin elle se casse?). Dans mon cas, 50 mètres avec 15 kilos sous un bras +une pagaie.Il n'est évidemment pas question de fléchir devant l'adolescence insolente de mon camarade, je gère le portage presque sans phase de récupération et me voici enfin dans l'eau, prête à monter sur la planche.

Jusqu'ici tout va bien, la planche est stable, je peux tenir debout sans valser. Le plus difficile est de se diriger. Quand on a comme moi, fort peu l'instinct de navigation (d'origine lyonnaise, j'ai en revanche l'instinct de charcuterie très développé, on ne peut pas tout avoir!), il n'est pas évident de comprendre qu'il faut pagayer à droite quand on veut tourner à gauche, et inversement, (c'est-à-dire exactement l'inverse de la conduite d’automobile), de pagayer plus ou moins à la verticale ou à l'horizontale selon la direction que l'on veut imprimer à la planche, et de fait, bien vite, mon embarcation se retrouve échouée parmi les rochers quand ce n'est pas sous celle du moniteur. Ce dernier essaie de me transmettre tout un tas de notions que je décide de résumer de la façon suivante: si je ne sais plus quoi faire, je descends de la planche et je nage; ce qui semble ne pas être le message qu'il avait tenté de m'inculquer à en croire son regard ébahi.

Au bout d'un moment, les choses se calment, j'arrive presque à me diriger, je me laisse doucement porter par le courant, j’observe à droite les goélands, au loin, les dizaines de petits voiliers colorés, l'eau turquoise d'une transparence inouïe aujourd'hui, le ciel parsemé de nuages lourds de pluie, le soleil qui joue à cache-cache, et je me redresse, fière sur ma planche, sereine, à vrai dire je ne suis pas loin de percer le secret de l'Harmonie, telle le guerrier kung-fu au bord du lac sacré... (moui... nous avons ingurgité du kung-fu panda tout le week-end). Voilà, c'est là, au bout de mes doigts, là ou le ciel et l'eau... PLOUF!

Ce qui est bien lorsqu'on tombe à l'eau en paddle, c'est qu'on a largement le temps de se voir tomber, de sentir, comme au ralenti, ses yeux s'agrandirent, ne réalisant pas encore pourquoi l'image imprimée sur sa rétine tourne à 360°, la bouche s'arrondir de surprise prête à laisser échapper un "Nooon!" pathétique, les mains battre l'air à la recherche d'une aide invisible... Bref, on a largement le temps de prendre conscience du ridicule de la chute.

"Ca va?"-"Oui ça va gamin, merci!" (outch, elle est froide)

D'un bond leste (du moins j'aime à le croire) , je remonte en selle.

Il est temps de regagner la plage,et le retour, le vent en face, est beaucoup moins aisé que l'aller. Pour me donner du courage, je m'imagine pagayer dans de la crème fouettée (je vous ai dit que j'étais lyonnaise?), puis dans du chocolat fondu, puis dans du saucisson fondu (je vous ai dit que mon cerveau était mal irrigué?), puis dans... de l'eau. Finalement, je n'ai même plus le courage d'essayer de me donner du courage. Enfin, après de longues minutes, nous regagnons l'anse bordée par la plage, l'eau est plus calme et le vent quasi inexistant, je peux me laisser porter au bord en pagayant un minimum.

Je descends de la planche, vaguement explosée de fatigue, les bras raides comme des stylos bic (désolée je n'ai pas trouvé d'autre métaphore) ; il s’agit encore de remonter cette fichue planche 50 mètres plus haut (le fameux: "après le sport-pas encore le réconfort"); et cette fois, ça monte; en 5 étapes, je parviens tant bien que mal à déposer la dite planche au centre de kayak. Mais les réjouissances ne sont pas terminées, il va me falloir:

- enlever la fucking combinaison mouillée

- sentir le vent glacial s'engouffrer sous mon tee-shirt thermique mouillé, lui aussi (du coup!)

- m'entendre dire par mon camarade du jour, "Ben dites donc! Vous avez eu beaucoup plus de mal que moi!"

- résister à l'envie de lui faire la prise ultime de kung-fu qui le pulvériserait en un million de petites morceaux (sa mère n'est pas loin).

Après cette expérience, j'ai passé 48h avec la sensation d'être passée sous un rouleau-compresseur, sentant la douleur de muscles dont je n'avais jamais soupçonné l'existence. Du coup, le dimanche suivant, j'ai remis ça. Logique.

PS: Oui c'est bien moi en photo, notez comme la combinaison flatte le postérieur et le cuisseau!!

"ben quoi? C'est pas ça qu'on avait dit?"

"ben quoi? C'est pas ça qu'on avait dit?"

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Natali 17/05/2016 19:04

puree.... tu m'impressionnes (encore)....
moi qui ne sais mm pas nager, qui suis complexee comme c'est pas permis par mon corps recousu de partout, (et tout en arrondi surtout)... je lis ces lignes comme si j'assistais au départ en croisade d'un vaillant chevalier..., comme si je contemplais un téméraire cowboy remontant sur son cheval apres avoir été desarçonné lors d'un rodéo endiablé, comme si j'etais assise dans les gradins d'un spectacle du Puy du Fou !!!! Arfffff.... tu m'épates encore, bref.... ;p

Zazimutine 20/05/2016 11:20

Non mais je t'assure, y a pas de quoi être impressionnée, c'est juste que je suis à l'aise dans l'eau, mais y a plein de trucs, dans les airs par exemple, que même pas en rêve j'essaie! ;)

delires et des rires de maman 17/05/2016 18:51

haha j'adore !!!!!!!! très bon descriptif ! moi je l'aurai éclaté l'gamin ! ( nan j'déconne !) je suis pas très sport non plus, mais alors si tu rajoutes l'eau.. j'essaye même pas !!! mais j'en vois souvent par ici, sur le bassin d'Arcachon ça a la cote..

Zazimutine 20/05/2016 11:19

Oui j'imagine qu'à Arcachon ça doit être le top de la branchouille ;)