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Touzazimutin

Recherche magie de Noël désespérément

19 Décembre 2016, 13:42pm

Publié par Zazimutine

Recherche magie de Noël désespérément

Il y a ceux que l'approche de Noël rend fous de joie, à les entendre, on les imagine chevauchant des licornes hennissant des paillettes dans une prairie faite de brins d'herbe en pâte d'amande.

A l'inverse, il y a ceux que les fêtes de fin d'année dépriment, l'aspect commercial, la course à la consommation, la réunion de famille qui va immanquablement dégénérer en règlement de comptes, ou bien, au contraire, l'acuité d'un sentiment de solitude ce jour-là (même si elle existe les 364 autres jours de l'année, ce jour là, on sait qu'on est seul face au monde entier en train de célébrer Noël en famille).

De cœur, j'aurais envie de me situer du côté des licornes.

De raison, les fêtes de Noël me rendent rabat-joie et vaguement nostalgique.

Enfant, je n'ai que de jolis souvenirs de Noël:

- le calendrier de l'avent qui marquait le début du compte à rebours: petites fenêtres en carton ouvertes chaque matin sur une image réjouissante: jouet, cadeau, lutin...

- les papillotes dégustées tout le long du mois de décembre,

- le repas de Noël à la cantine, à ne manquer sous aucun prétexte,

- les Illuminations du 8 décembre, quand Lyon n'appelait pas encore ça "la fête des lumières"; ce soir là, nous sortions voir les guirlandes allumées dans la rue, les concours de vitrines, et bien sûr, les milliers de lumignons posés sur le rebord des fenêtres. Le graal, c'est lorsqu'on rentrait se coucher, et que certaines bougies brûlaient encore, je pouvais alors m’endormir en regardant la danse des flammes se refléter sur les murs de ma chambre.

- le villages des automates au centre commercial (est-ce que ça existe encore dans certaines villes?),

- les truffes au chocolat que préparait ma maman toutes les années,

- les Noël chez ma tante avec tous les cousins et les cousines; regarder ma tante préparer une buche géante en en alignant 3; jouer aux jeux de société reçus pour Noël jusqu’à pas d'heure; voir les grands danser et faire les fous,

- plus tard, les Noël en comité restreint avec Jouji et Mr Ewing, où nous nous décarcassions pour faire un bon repas (j'ai même gardé quelques menus que j'avais rédigés à cette occasion),

- et bien entendu, la magie de croire au Père Noël, cet être merveilleux qui récompenserait les souhaits de tous les enfants de la Terre, quelque soit leur origine géographique, sociale ou ethnique.

Oui, Noël, comme la plupart des enfants, m'a mis des paillettes plein les yeux. Une fois devenue adulte, j'ai voulu retrouver cette magie, sans y parvenir tout à fait. Nous sommes pris dans nos rythmes effrénés et ne prenons plus le temps de vivre cet avant/avent, qui fait finalement tout le sel de cette fête. Car ce que je préfère, au fond, c'est cette attente qui s'égrène de jour en jour, ponctuée de petite surprises. Or, pour les adultes, de petites surprises il n'y a plus guère (sauf si on le courage d'investir dans un calendrier à 45 balles minimum!). Heureusement, il y a les enfants et la possibilité de revivre cette magie à travers leurs yeux: calendriers chocolatés, maisons du quartier éclairées comme le château de Versailles, illuminations des rues... et leurs cris enthousiastes, leurs yeux brillants, devant chacune de ces images d'Epinal.

De cette magie je retrouve donc des fragments à travers mes filles.

Cette année, les mauvaises nouvelles se succédant, l'actualité étant ce qu'elle est, je me sens un peu dans la peau de "Tristesse", le personnage négatif de Vice-Versa: je me pelotonne dans mon col roulé et remonte mes lunettes sur mon nez en reniflant d'un air dégoûté devant les images de cadeaux, bûches, et autres angelots aux joues rebondies. Et puis tout à coup, me prenant par surprise, la magie opère de nouveau: j'entends résonner dans mes oreilles les clochettes et les chants de Noël, je sens dans l'air frais le parfum de bois brûlé, de cannelle et de chocolat chaud, je me réfugie dans les lumières dorées, miroitantes, des décorations, et me voilà, en un instant, à mon tour, à fond dans cette tentative désespérée de retrouver une part de rêve.

PS: dans les jours qui viennent, un billet plus rigolo, c'est promis!

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Escarpins et Marmelade 20/12/2016 13:45

Des mauvaises nouvelles? Minces? J'espère que 2017 va t'apporter de jolies choses pour te faire oublier les mauvaises... Bonnes fêtes à toi ma belle.

Zazimutine 20/12/2016 19:39

Oui ou pas, mais bon hasta la vista, il faut faire avec (je ne sais pas si cette expression hispanisante veut dire quelque chose en fait ^_^)
Merci, bonnes fêtes à toi aussi!

La vie en Tisanie 19/12/2016 16:56

Moi aussi je me retrouve: des souvenirs magnifiques quand j'étais enfant, les repas le 24 chez ma tante, interrompus par la messe de minuit qu'il ne fallait surtout pas louper, les jeux avec les cousins... maintenant je la cherche aussi cette magie de Noël, j'essaie de la faire apparaître pour les filles mais je ne sais pas si j'y arrive vraiment!

Zazimutine 19/12/2016 18:26

Surement plus que tu ne le penses, au fond il en faut peu pour faire briller les yeux des enfants ;)

Natali 19/12/2016 14:53

Je l'adore, ce billet...
Comme souvent, je me retrouve, derriere tes mots...
Et je me mouche...

Zazimutine 19/12/2016 18:25

Merci :)
J'espère que tu vas bien Nat! Bisous