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Touzazimutin

Ma prescription littéraire # 2

31 Juillet 2017, 14:14pm

Publié par Emmanuelle

Ma prescription littéraire # 2

 

Quelques lectures pour l'été, ça vous tente? Je ne vous promets rien de vraiment léger si c'est  ce que vous recherchez,  je vous livre là seulement un compte-rendu de quelques semaines de lectures, mais peut-être trouverez-vous matière à vous détendre. Allez hop, c'est parti:

 

- A consommer sans modération -

  • Les cahiers d'Esther - Histoires de mes 11 ans

(Riad Sattouf, Allary Editions, BD)

Résumé: Voici le deuxième tome de cette série retraçant le quotidien d'Esther, petite parisienne d'une dizaine d'années. Riad Sattouf a rencontré à maintes reprises la petite fille, en lui demandant de lui raconter ses histoires de gamine (école, famille, société), et les transformant en BD.

Mon avis: C'est passionnant! Si le premier tome a eu tendance à me faire flipper (je ne suis pas vraiment pressée de voir mes filles devenir ado), ce deuxième tome m'a un peu réconcilié avec cet âge si difficile. Avec 1 an de plus, Esther  est devenue beaucoup plus critique à l'égard de la société de consommation et due la dictature du paraitre. Le regard de Riad Sattouf est toujours tendre, relevant le moindre petite détail comique et fédérateur. Bref, une BD souvent drôle et tellement ancrée dans la réalité. J'adore!

 

  • L'homme aux cercles bleus

(Fred Vargas, J'ai lu, policier)

Résumé: Depuis quelques mois, des cercles bleus, tracés dans la nuit, ornent les trottoirs de Paris, entourant des objets hétéroclites. Ce qui peut passer pour une simple blague de gamins titille l'instinct du commissaire Adamsberg. Et comme son instinct ne lui fait jamais défaut, la réalité viendra bientôt lui donner raison.

Mon avis: Il m'arrive parfois de faire preuve d'un snobisme insupportable. Fred Vargas en est l'exemple parfait: j'ai refusé pendants des années de la lire, sous prétexte que je détestais les policiers français. J'avais décrété que seuls les anglais, et plus récemment, les scandinaves, étaient capables d'écrire des livres policiers susceptibles de m'intéresser. Bref, la connasse de base. Et puis en discutant avec mon amie K. , grande grande fan de l'auteure, j'ai fini par me laisser tenter, et suis repartie de chez elle avec le premier volume des aventures du commissaire Adamsberg, personnage récurrent de Fred Vargas. Bien m'en a pris. Alors que je craignais une atmosphère austère, dans le genre Derrick, j'ai découvert des personnages gouailleurs, hauts en couleur, savoureux, le tout porté par une énigme rondement menée et dont on ne se doute pas du tout de l'issue. Du grand art de policier! Me voici donc actuellement en train de lire le deuxième tome, nul doute que vous en entendrez encore parler par ici.

 

- Gare aux effets secondaires -

  • Plus rien ne s'oppose à la nuit

(Delphine de Vigan, le Livre de Poche, roman-autobiographie)

Résumé: Après la mort de sa mère en 2008, Delphine de Vigan part à la recherche de son histoire familiale et retrace, sous forme de roman, la vie de sa mère.

Mon avis: J'aurais pu classer ce livre dans la catégorie précédente, tant il m'a remuée, je le mets cependant ici afin que vous sachiez que ce livre ne peut pas être lu à m'importe quel moment. Je le déconseille en particulier si votre moral n'est pas au beau fixe, ou si vous êtes sensible au sujet du suicide ou de la maladie psychiatrique. Cependant, j'ai rarement été aussi bouleversée par un bouquin. La boule au ventre dans sa première partie, oppressée dans la deuxième, j'ai fini en larmes à ne plus pouvoir m'arrêter de pleurer, comme cela m'était rarement arrivé. En essayant de reconstituer la vie de sa mère, enfant, adolescente puis jeune adulte et mère, jusqu'à sa mort, l'auteur plonge dans ses souvenirs, interroge les membres de sa famille, écoute, relit des textes écrits par sa mère et par elle-même au moment des faits, hésite, craint de détruire, se lance dans une vaine tentative de comprendre. Le personnage principal, la mère de Delphine de Vigan, est atteinte de bipolarité; on assiste, lecteur comme enfant, impuissant, à sa déchéance. Et puis au moment où l'on perd espoir, la résilience fait son apparition, dessinant des zones de couleur et d'espoir dans cette destinée en apparence si tragique. Il en reste finalement un fascinant portrait de femme ayant vécu de la fin des années 40 jusqu'au début des années 2000, une femme, qui, contre toute apparence, a lutté sans relâche contre la maladie, par amour pour ses filles. Delphine de Vigan lui rend en écho un vibrant hommage, ultime acte d'amour envers une mère pas comme les autres. C'est beau et déchirant. Comme la vie.

 

  • En finir avec Eddy Bellegueule

(Edouard Louis, Points, roman-autobiographie)

Résumé: Edouard Louis, tout jeune écrivain, revient à travers cet ouvrage sur son enfance picarde dévastée par la pauvreté et la violence. Seule la lecture saura le sauver de ce naufrage.

Mon avis: Difficile de vous dire que j'ai pris mon pied avec ce livre, tant il est dur, glauque, presque dénué d'espoir. La nausée vous suivra tout au long de votre lecture, car on plonge dans un monde d'une violence inouïe, physique comme psychologique. Intéressant pour le témoignage, on peut éventuellement reprocher à Edouard Louis une certaine complaisance. Mais il est facile pour moi, lectrice confortablement installée dans mon fauteuil, à l'enfance heureuse, de lui reprocher quoi que ce soit. Alors, je ne sais pas. A vous de vous faire votre idée.

 

- Si le genre vous intéresse -

  • La mémoire de nos pères

(Joël Dicker, Editions de Fallois, roman)

Résumé: Paris 1940; le jeune Paul-Emile quitte son père pour rejoindre la Résistance. Recruté par le SOE, branche des services secrets britanniques, il est intégré à un groupe de jeunes français et francophones, avec lesquels il va s'entrainer à devenir un agent chargé de mener des actions de renseignement intérieur en France occupée et de sabotage.

Mon avis:  Joël Dicker est le jeune (et bel) auteur de "La vérité sur l'affaire Harry Quebert", gros succès littéraire de l'année 2012, et prix Goncourt des lycéens notamment. Ce livre-ci est son ouvrage précédent. Il relate donc une épopée digne d'un grand film hollywoodien, autour de la constitution des services secrets britanniques: formation des agents (occupant la plus grande partie du livre), aventures sur le terrain, épilogue. Tragédie, Histoire, romance, tous les ingrédients sont présents pour faire un beau roman. Et c'est le cas, si le sujet ne vous rebute pas. Pas un gros coup de coeur mais pour le coup, une bonne lecture pour l'été, pas trop mélodramatique malgré le sujet. 

 

  • Le mystère Henry Pick

(David Foenkinos, Gallimard, roman)

Résumé: Au hasard d'une promenade dans sa Bretagne natale, une jeune éditrice découvre, dans une bibliothèque des livres refusés, un manuscrit jamais publié, écrit par un certain Henry Pick, mort depuis plusieurs années. Elle ne tarde pas à considérer ce livre comme un chef-d'oeuvre et se met en tête de l'éditer, partant à la recherche de l'écrivain disparu. Le mystère se met en place autour de ce personnage énigmatique, dont personne ne connaissait le talent littéraire, y compris sa veuve.

Mon avis: J'aime bien David Foenkinos, depuis plusieurs ouvrages déjà, j'aime sa fantaisie, sa loufoquerie, et je me reconnais dans beaucoup de ses tourments intérieurs. Le mystère Henry Pick est à la fois amusant, distrayant, léger, tout en ne ménageant pas le suspense. Les personnages sont très cinématographiques, et l'on comprend aisément que l'auteur ait déjà été adapté au cinéma. Bref, rien à reprocher à ce livre, si ce n'est l'absence de grand bouleversement. Je le classerais plutôt dans la catégorie des livres "faciles mais pas trop non plus" adaptés à une "consommation" sans danger (si j'ose dire!).

 

  • Giboulées de soleil

(Lenka Hornakova-Civade, Alma Editeur, roman)

Résumé: Plongeons maintenant dans l'histoire de la République tchèque, à travers le parcours de trois femmes, de mère en fille. De la deuxième guerre mondiale à l'instauration du communisme,  puis à la chute de l'empire soviétique, ces trois femmes suivent et subissent leur destin.

Mon avis: Très intéressant sur le plan historique, ce livre souffre tout de même quelque peu de sa forme. L'histoire est contée chacune à son tour par les trois personnages, et j'ai par exemple eu beaucoup de mal à différencier les deux premières femmes.  Même si leur histoire et leur époque est différente, leur façon de s'exprimer se ressemble. J'ai préféré la troisième partie, contée par l'enfant, puis l'adolescente, personnage fort, le plus à même de ne plus subir la tragédie familiale. Une bonne lecture tout de même, si on ne cherche pas de la légèreté.

 

  • L'homme du lac

(Arnaldur Indridason, Points, policier)

Résumé: suite des aventures du commissaire Erlendur le bien nommé. Cette fois, son enquête va tourner autour du squelette retrouvé au fond d'un lac asséché, dont la mort remonte à 60 ans. Particularité: le corps est retrouvé attaché à un poste émetteur semblant avoir appartenu à la Russie de l'ère soviétique.

Mon avis: Je ne vais pas être très objective car j'adore suivre les aventures d'Erlendur depuis le premier tome. Cet épisode nous plonge de façon passionnante dans l'Allemagne de l'Est des années 50, période sombre où la Stasi fait régner la terreur. La forme est toujours la même: la clef de l'énigme se situe dans le passé, comme chez Camilla Lackberg, néanmoins Indridason garde toute ma tendresse: pour le moment, je ne m'en lasse guère.

 

C'est tout pour aujourd'hui!

N'hésitez pas à partager votre point de vue si vous avez lu un de ces ouvrages, j'adore échanger à ce sujet!

Bonnes lectures!

PS: J'ai glissé une petite nouveauté, l'as tu remarquée?

Commenter cet article

lucie 02/08/2017 22:56

bon 3 jours plus tard je ne trouve pas quelle est ta petite nouveauté
Sinon merci pour tes résumés et articles je prends toujours plaisir à les lire et avoir des news de la petite famille ;-)

Zazimutine 05/08/2017 19:43

C'est parce que pour toi ce n'est pas une nouveauté Lucie ;)
Merci de continuer à me suivre, je ne peux pas en dire autant vu que je déserte Facebook, tu n'as pas de compte sur Instagram par hasard? J'y suis beaucoup plus présente! Bisous Lucie!

Escarpins et Marmelade 01/08/2017 16:12

Merci pour ces prescriptions littéraires! Plus rien ne s'oppose à la nuit m'a l'air vraiment pas mal, surtout qu'on retrouve cette phrase dans une chanson d'Alain Bashung "Osez Joséphine", chanson que j'adore!

Zazimutine 01/08/2017 16:53

Oui elle dit d'ailleurs qu'elle a tiré son titre de cette chanson. Je te le recommande vivement mais vraiment... prépare les mouchoirs!!

Koalisa 01/08/2017 14:27

J'ai lu plusieurs de ces livres : adoré De Vigan et détesté celui d'Edouard Louis, j'en avais parlé sur le blog il y a déjà un moment. Et Indridasson, j'adore !

Zazimutine 01/08/2017 16:52

Oh il faut que j'aille voir ta critique du livre d'Edouard Louis alors. C'est vrai que ce livre est très perturbant, dérangeant même. Et pour le reste, je vois que nous avons les même goûts ;)

zenopia 01/08/2017 06:08

J'aime beaucoup Indridason... Je viens d'ailleurs d'en ajouter un à ma collection :)

Belle journée :)

Zazimutine 01/08/2017 16:50

Oui moi aussi, et j'ai une envie folle d'aller en Islande depuis que je le lis ;)
Bonne journée à toi aussi :)