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Touzazimutin

La journée de la goujaterie féminine

29 Juin 2014, 21:46pm

Publié par Zazimutine

La journée de la goujaterie féminine

 

 

Hier il m'est arrivé une chose qui ne s'était pas produite depuis longtemps.

Alors que j'étais tranquillement installée au soleil, pianotant sur mon téléphone, avant un rendez-vous, je me suis faite héler d'une voiture occupée par 4 joyeux lurons dont la moyenne d'âge ne devait pas dépasser la moitié du mien, m'affublant du désormais célèbre "vous êtes troooop charmante!", suivi de rires et d'autres phrases que le Dieu de la décence m'a permis de ne pas entendre.

S'en est suivi pour moi un moment d'intense réflexion, dont, vous le savez, je suis coutumière (ce qui est quand même vachement pratique pour trouver des trucs à écrire sur mon blog, merci mon cerveau d'être aussi torturé!).

Ma première réaction fut de l'étonnement.

Etait-ce bien moi, qui, la tête baissée vers mon téléphone, des lunettes de soleil me mangeant la moitié du visage, vêtue d'un jean et d'un tee-shirt pour le moins sexy, avait provoqué cette éructation testostéronique? Certes, une otarie habillée d'un sac à patates eut certainement été dotée du même potentiel érotique pour ces jeunes mâles suintant visiblement d'hormones par tous les pores de leur peau (on dit une pore, ou un porc pore?).

Pas de doute pourtant, en dehors de moi, la rue était déserte.

Je fus d'autant plus étonnée que ce genre de choses ne m'était pas arrivée depuis fort longtemps. Je ne sais pas si c'est le fait:

- de ne presque plus jamais me balader seule, affublée que je suis le plus souvent d'un grand guerrier qui ne ferait pas pâle figure au milieu d'une équipe de rugby (bien que totalement vierge de cette activité),

- de ne jamais tenter de m'habiller comme une fille, échaudée que j'ai pu être des regards lourds de sens, lorsqu'à 20 ans je ne sortais jamais sans ma jupe qui tourne,

- d'avoir des enfants, ce qui semble instantanément vous asseoir d'une certaine respectabilité (aussi bête que cela puisse paraitre),

- d'avoir pris 20 ans (presque que) dans les dents,

- de ne quasiment jamais prendre les transports en commun,

mais il me semble bien que je n'avais pas entendu cette phrase depuis quelque chose comme... une dizaine d'années.

Cela m'a fait repenser à un certain nombre de billets lus récemment sur des blogs, dont je n'ai malheureusement pas gardé les liens (certains étaient très bien écrits). Une jeune femme se plaignait en particulier des "frotteurs" dans les transports en communs. Une autre, à l'occasion de la journée de la jupe, proposait une sorte de journée où les femmes auraient le droit de se comporter comme des mecs. Sur le moment ça m'avait fait sourire.

Du coup je me suis imaginée ce que donnerait cette journée de la goujaterie féminine:

- se promener avec des copines (oui, parce que tout seul, ça ne se fait pas, vous avez remarqué?) et dès qu'un garçon nous semblerait à notre goût, le siffler, l'accoster devant tout le monde "hey beau blond!", "salut mec, sans déconner, t'es trop charmant!"

- lorsque le jeune garçon ne répondrait pas ou passerait son chemin, gêné, l'insulter copieusement: "salaud! allumeur!" -(tiens, c'est marrant comme ce n'est pas aussi fort au niveau du sens que "salope" ou "pute"... ).

- sans compter que ce jour-là on pourrait palper en toute impunité les postérieurs, voire les attributs masculins de ces messieurs dans les transports en commun.

Ce serait drôle non?!

Non, en fait, pas tant que ça. Pourquoi est-ce que nous prendrions au hasard quelques victimes pour faire payer la faute à tous ces imbéciles qui restent tout de même, je l'espère, une minorité (même si, concernant l'égalité des sexes, il y aurait encore bien à dire)? La solution est sans doute ailleurs. Mais ma réflexion s'arrête là.

Au fait, un détail: là où 20 ans avant j'entendais: "Mademoiselle, vous êtes charmante!", hier j'ai entendu: "Madame, vous êtes charmante!".

 

PS: sans rapport direct avec le sujet du billet, je profite de son illustration pour rendre un petit hommage à ce très beau film de François Truffaut: "L'homme qui aimait les femmes".

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Adieu maitresse!

25 Juin 2014, 19:22pm

Publié par Zazimutine

Adieu maitresse!

 

Cette année, nous ne disons pas seulement au revoir à Mme Joliedouce, la maitresse de grande section de ma fille ainée, mais adieu. Non parce que Miss Choco rentre au CP, après tout, miss Bonbon sera encore 2 ans en maternelle, mais parce que Mme Joliedouce quitte l'école. Elle avait eu la chance de pouvoir remplacer une maitresse 3 années de suite, mais cette dernière prenant la retraite cette année, le poste devient vacant. Et Mme Joliedouce n'a pas assez de "points" pour avoir le poste. C'est donc officiel, la maitresse adorée de Miss Choco s'en va dans une autre école. Rien que de l'écrire, j'ai la gorge serrée (un jour il faudra que je me fasse soigner pour cette émotivité ridicule!).

Alors voilà, je suis triste.

Et, j'ai envie de remercier cette maitresse formidable, pour le travail qu'elle a réalisé auprès des enfants.

Si je la surnomme Mme Joliedouce, ce n'est pas par hasard. Quand miss Choco est entrée en petite section, nous (je) étions (étais), comme tous parents qui voient rentrer pour la première fois un de leurs enfants à l'école, un peu inquiets (très inquiète). En fait j'étais terrifiée. Parce que miss Choco avait passé 3 années de crèche sans quasiment ouvrir la bouche et qu'elle semblait d'une extrême timidité, j'étais très effrayée de ce monde qui s'ouvrait à elle, plus hostile à priori, moins maternant que la crèche. Et puis le jour de la rentrée, nous avons vu Mme Joliedouce. Et je crois pouvoir dire que mes craintes se sont aussitôt envolées. J'ai été immédiatement rassurée par la douceur et la bienveillance de cette maitresse vis-à-vis des enfants.

Au fur et à mesure de l'année, j'ai été également séduite par ses méthodes d'enseignement: mascotte que les enfants devait ramener chez eux a tour de rôle pour le week-end (avec récit des aventures de la mascotte à consigner dans un cahier), temps de rassemblement autour de chants accompagnés de Mme Joliedouce à la guitare...

L'année de petite section de miss Choco s'est ainsi très bien déroulée.

Et puis nous avons eu la chance de la retrouver en grande section. Là encore, nous avons pu apprécier ses trouvailles: temps de relaxation, ateliers "philosophie" pendant lequels elle notait toutes les pensées des enfants autour d'une phrase de départ toute simple.

Avec Mme Joliedouce, nous avons pu également échanger au sujet de miss Choco, sa maitresse étant un peu inquiète de sa réserve, de son mode de relation à l'autre assez fusionnel. Il est vrai que miss Choco faisait un câlin à sa maitresse adorée dès qu'elle arrivait le matin. Il a fallu lui apprendre la bonne distance, sans la brusquer. Personnellement, j'ai beaucoup apprécié que Mme Joliedouce enlève parfois sa casquette de maitresse pour enfiler celle de maman et avoir ainsi un point de vue plus nuancé.

Nous sommes donc plusieurs parents à avoir voulu la remercier pour son travail. Avec une maman devenue copine, nous avons été suprises des réponses de certains parents lorsque nous les avons sollicités pour un cadeau commun: "je n'ai pas l'habitude de remercier les maitresses, elles font leur travail!" nous a dit une maman. J'avoue avoir été effarée de tels propos. Evidemment, c'est leur travail. Pourtant, j'ai envie de remercier une personne qui prend son travail à coeur et qui l'exerce avec passion. Parce que justement, j'estime qu'elle ne fait pas que son travail en y ajoutant une grosse part d'humanité, une grosse part d'elle-même... Parce que ce n'est pas toujours le cas. Et puis que la reconnaissance, ça fait du bien, bordel!

Bref... je crois qu'ici, nous n'oublierons jamais Mme Joliedouce!

Edit: Mme Joliedouce a beaucoup pleuré lorsque les enfants lui ont offert notre cadeau commun, "elle pleurait de joie parce qu'elle était émue" m'a dit miss Choco.

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4 tics de blogueuse

24 Juin 2014, 21:44pm

Publié par Zazimutine

4 tics de blogueuse

 

Avant j'étais mystérieuse (du moins j'aime à le croire).

Mais ça, c'était avant d'ouvrir un blog; car aujourd'hui, je suis simplement bizarre.

Notez la nuance entre les deux mots, le côté mystérieux apportant cette touche de grâce, voire de classe, tant convoitée, tandis que le côté bizarre vous fait juste paraitre flippante.

Parce que tenir un blog, c'est prendre des habitudes inhérentes à cette activité, et ce non sans quelques dommages collatéraux.

On peut résumer ces tics en 4 mots-clés: cogiter/noter/mitrailler/tester

1) Cogiter

D'abord, le plus important: tenir un blog entraine une certaine propension à parler toute seule dans sa tête. Honnêtement, pour moi ce n'est pas tout à fait nouveau. Comme je suis une grande timide, depuis toujours je me parle à moi-même pour me tenir compagnie (oui j'ai conscience que dit comme ça, ça peut paraitre un peu pathétique, ou pathologique?). Depuis le blog, c'est pire. Non seulement je m'auto-parle en prévision de mes futurs articles, mais en plus, dorénavant, je soigne mon langage dans mes conversations à moi-même, je pense à des formulations, je raconte, je romance. Évidemment, être retranché comme ça dans son propre fondement (je parle du fondement de son âme, on est bien d’accord?), présente le fâcheux inconvénient de tenir les autres à distance, mais aussi d'entrainer des troubles de la concentration (surtout en réunion, c'est gênant!), sans compter, pour les gens qui ne vous connaissent pas de passer pour la neuneu de service (et accessoirement, devenir une source d'inquiétude pour ceux qui vous connaissent).

2) Noter

Une fois toutes ces idées bien sagement rangées en file d'attente dans son cerveau il faut bien entendu les noter avant de les oublier. Car perdre une idée est LE drame absolu de la blogueuse; dernièrement j'ai perdu un article entier, impossible de le retrouver dans mes méninges! D’où la deuxième habitude prise par la blogueuse: celle de noter ses idées dans des petits carnets, cahiers, et autres supports de papier. Il y a quelques jours, prise au dépourvu, j'ai rédigé un article au dos de mon carnet de chèque tellement j'avais peur de l’oublier! (véridique)

3) Mitrailler

A force de se balader sur les blogs des copines, on se rend compte de ses propres faiblesses. Lire un article bien illustré, avec de jolies photos, est ma foi plutôt agréable et attire le lectorat. Du coup, on prend vite l'habitude de prendre sans arrêt sa vie en photos. Des photos très bizarres d'ailleurs, pour tout non initié: son assiette au restaurant, ses pieds, ses mains, des macros improbables, seulement la moitié du visage de ses enfants.... En gros si vous voyez une nana en train de réaliser un selfie de dos ( et croyez-moi, c'est pas facile!), cherchez-pas, c'est une blogueuse qui vise à préserver son anonymat!

4) Tester

Enfin, une conséquence désastreuse du blog consiste à tester des choses bizarres.

J'en parlais ici, suivre les modes de la blogosphère peut parfois s'avérer hasardeux... car moi toute seule, je n'aurais jamais eu l'idée:

- de ne plus me laver les cheveux (blogs écolos)

- de me nettoyer le visage avec de l'huile (blogs beauté)

- de faire des gâteaux sans beurre ni oeufs (blogs vegan) (et sans goût parfois!)

- de réaliser des DIY à moitié terminés qui trainent des mois sur mes étagères (blogs création)

- de chiner, et donc d'entreposer des objets inutilisés/sables dans mon garage (blogs déco)

- d'avoir des enfants (blogs famille)...

(cherchez l'intrus ^_^)

 

Bref, bloguer présente quelques petits inconvénients, qui finalement retentissent essentiellement sur l'entourage. Pour ma part, face à tous les bénéfices que je ressens depuis l'ouverture de ce blog, je n'ai qu'une chose à dire: "have a break, have a blog!" Et la première personne qui reconnaitra la source de cette citation gagnera.... mon respect éternel!

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Mes enfants, ma faiblesse

19 Juin 2014, 11:45am

Publié par Zazimutine

Mes enfants, ma faiblesse

 

Je n'ai jamais compris pourquoi certaines femmes prétendent que la maternité les rend plus fortes. On lit souvent cette petite phrase à la Une des magazines féminins, résumant les propos de telle célébrité devenue maman récemment: "Etre maman m'a rendue plus forte!".

Etrange sensation pour moi, qui, au contraire, me sent plus fragile depuis la naissance de mes filles. Au sens que, désormais, j'ai 2 fois plus de motifs de souffrance éventuelle qu'avant; je dis 2 fois parce que j'ai 2 enfants, c'est arbitraire, mais j'imagine que d'une certaine façon, cela se multiplie avec le nombre d'enfants. Parce que désormais je souffre autant pour elles que pour moi-même, que je m'inquiète autant pour elles que pour moi-même, que je me réjouis aussi, heureusement, autant pour elles que pour moi-même.

Bien entendu, ce sentiment n'est pas nouveau. On l'éprouve pour tous les gens que l'on aime, ses parents, ses amours, quels qu'ils soient. Ce qu'il y a de nouveau pour moi, c'est le fait de souffrir parfois plus que pour moi-même, parce que j'ai découvert, avec la maternité (mais j'imagine que c'est le cas aussi pour la paternité), ce sentiment nouveau et extrêmement pénible qu'est celui de la responsabilité/culpabilité. Ainsi, la moindre souffrance de mes filles me fait me demander si j'en suis responsable, si j'ai manqué de vigilance, si le modèle que je donne à voir est le bon, si j'ai fait tout ce que je pouvais pour soulager, pour les armer, si je ne peux pas m'améliorer etc etc etc... Une sorte de double peine.

Et puis cette souffrance des tripes.... Pourquoi cette inquiétude, que l'on peut ressentir pour nos rejetons, se manifeste autant de façon physique, avec cette sensation exacte de "souffrir dans sa chair". Est-ce spécifiquement féminin? Est-ce le fait d'avoir porté nos enfants, de n'avoir fait qu'un, une espèce de mémoire du corps? Du ventre?

Donc oui, je me sens plus fragile. Et plus faible. Au sens où je ne suis pas sûre que pour protéger mes filles, je ne serais pas capable de remettre en question mes principes, mes idéaux, de réagir de façon animale et peut-être primaire. Curieuse position que celle de l'être humain qui doit répondre à des besoins animaux, tout en préservant ce qui fait son essence: la conscience.

A moins qu'on ne joue sur les mots. Peut-être qu'après tout, c'est juste une question de sémantique. (vous avez vu comment je me la pète avec des mots compliqués?)

Parce qu'au fond, si être plus forte, c'est:

- être capable de marcher 500m avec 17 kilos fébriles dans les bras sans moufter, trajet nécessaire à atteindre le cabinet du pédiatre depuis le parking,

- patienter des heures aux urgences en affichant extérieurement un calme pouvant laisser penser qu'on a fumé une forêt de cannabis,

- adresser (par necessité) la parole à des parents d'élèves inconnus alors qu'on est la championne du monde de la timidité,

- recevoir une horde de petites filles hystériques à la maison pour fêter l'anniversaire des enfants, alors qu'on n'a pas l'habitude de gérer autant d'enfants,

- insister auprès d'une secrétaire médicale pour avoir un rdv alors qu'on est vraiment pas du genre à faire valoir ses droits,

- devenir un tant soit peu "organisée " alors qu'on est plutôt du type "noyade dans un verre d'eau",

- anticiper quand on est la miss Univers de la procrastination,

- tellement, tellement d'autres choses encore...

Alors là, oui, effectivement, je peux dire que devenir mère m'a rendue plus forte!

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Un week-end en Charente-Maritime

17 Juin 2014, 23:29pm

Publié par Zazimutine

Un week-end en Charente-Maritime

 

 

Lors du week-end prolongé de la Pentecôte, nous avons la chance d'avoir pu nous échapper un peu de la ville pour prendre pension en Charente-Maritime.

La Charente-Maritime et moi, c'est un peu comme avec la Bretagne, une histoire d'affection qui dure depuis longtemps; d’ailleurs, avant d'envisager un jour habiter en Bretagne, nous rêvions de nous installer à La Rochelle. Comme la Bretagne, il y a la présence constante de l'océan, une vie tournée vers la mer, avec un je ne sais quoi de sudiste des plus agréables.

Bref, un petit récapitulatif non exhaustif de ce week-end, avec quelques visites à faire en famille et des petites adresses sympas:

 

Ile de Ré

Nous ne connaissions que de réputation (rappellez-vous, il fut un temps où un certain premier ministre y passait ses vacances). Bien que certains de la foule que nous allions y trouver, nous avions très envie de découvrir cette île.

Y aller

Ca c'est facile: l'île de Ré est accessible par le pont de Ré, à quelques minutes de La Rochelle (très bien indiqué). Le pont est donc accessible en voiture, moyennnant une gabelle un droit de passage de 8 euros (oui, c'est cher!)

Visiter

Après avoir pique-niqué sur la plage (vous arriverez sans doute facilement à trouver la plage), nous sommes allés nous garer à Saint Martin de Ré, jolie bourgade envahie de touristes. Ce sera difficile de trouver une place non payante à Saint Martin. En revanche, sachez que si le port de Saint Martin est bondé, vous retrouverez le calme dès que vous monterez vers les hauteurs du village, ce qui vous permettra d'admirer de jolies ruelles désertes bordées de maisons blanches typiques de l'île.

Constellée de pistes cyclables, elle-mêmes encombrées de cyclistes, lîle de Ré est, vous le savez, le paradis des vélos. Nous avons donc loué des vélos. Sur les conseils de nos hôtes en Charente, nous nous sommes tournés vers Cycland, qui présente l'intérêt d'avoir plusieurs agences réparties sur l'île; en cas de pépin on peut facilement trouver un recours sans parcourir des km à pied.

Nous avons testé pour la première fois la carriole pour nos filles (aucune des deux ne sachant encore suffisament bien pédaler pour nous suivre... et puis nous avions envie de rouler à plus de 500m à l'heure). Elles ont été ravies de l'expérience, et nous aussi! Quel bonheur de circuler au bord de la mer en humant les embruns!

N'ayant que 4h devant nous, nous sommes allés juqu'à Ars en Ré, puis Loix, 2 bourgs plus calmes que Saint Martin mais tout aussi jolis, en roulant à travers les marais; une bien belle promenade.

De retour à Saint Martin, nous avons un peu visité, et goûté bien évidemment aux célèbres glaces de la Martinière (sur le port) qui, en effet, valent l'attente!

Il y a bien entendu plein d'autres coins à visiter sur l'île de Ré mais cela méritera une autre visite, si possible à un moment moins fréquenté. Parce qu'il faut bien le dire: il y a du monde! Cela ne m'a pas gênée jusqu'au moment où tous les cyclistes ont semblé se donner rdv pour rentrer ensemble à Saint Martin. En file indienne, il devenait même difficile de s'arrêter pour faire des photos. Agaçant.

 

Un week-end en Charente-MaritimeUn week-end en Charente-Maritime
Un week-end en Charente-MaritimeUn week-end en Charente-Maritime
Un week-end en Charente-MaritimeUn week-end en Charente-Maritime

 

Se restaurer

Sur l'île de Ré, je n'ai pas d'adresse à conseiller car nous avons pique-niqué.

En revanche, nous avons mangé le soir au resto Coquillages et crustacés, à l'Houmeau, sur le port du Plomb, situé juste à la sortie du pont de Ré lorsqu'on retourne vers La Rochelle.

Nous avions déjà testé ce restaurant il y a 5 ans et en avions gardé un souvenir émerveillé. Le cadre est vraiment magnifique (on peut y faire de jolies photos si l'on a la chance, comme nous, d'attraper un orage ^_^), les plats sont réalisés à base de produits frais et plutôt bons, les tarifs un peu élevés mais restant raisonnables (compter de 31 à 47 euros pour entrée-plat-dessert, sans le vin, en sachant que les plats sont très copieux). A noter: pas de menu enfant mais avec un fish and chips pour 2 (16 euros), vous devriez faire des heureux.

Port du plomb, vue du restaurant, vue dans l'assiette, impression soleil couchant...Port du plomb, vue du restaurant, vue dans l'assiette, impression soleil couchant...
Port du plomb, vue du restaurant, vue dans l'assiette, impression soleil couchant...Port du plomb, vue du restaurant, vue dans l'assiette, impression soleil couchant...

Port du plomb, vue du restaurant, vue dans l'assiette, impression soleil couchant...

 

Rochefort

Visiter

La Corderie royale et l'Hermione:

Rochefort abritait sous Louis XIV un arsenal. La corderie est donc l'endroit où l'on fabriquait... les cordes (bravo toi le petit blond au fond!) pour les bateaux. Nous n'avons pas visité la corderie que nous connaissions déjà, ne pensant pas rencontrer un franc succès auprès de nos filles. En revanche, nous avons visité l'Hermione, frégate de 1779 reconstruite de façon exacte selon son modèle original. La construction de ce bateau de 45m de long a débuté, rendez-vous compte, en 1997, cela fait donc 17 ans que le chantier est commencé! Nous étions déjà aller le visiter, papa Ours et moi, il y a 5 ans et l'avons trouvé bien changé. Là où nous avions visité une coque, nous avons retrouvé un bateau en eau, agrémenté de la plupart de ses voiles. Le bateau est quasi fini et sera inauguré en septembre pour un voyage vers Bordeaux. La visite est sympa pour les enfants qui s'imaginent volontiers en pirates (ou princesses pirates, selon les cas). Nous n’avons pu en revanche que visiter le pont supérieur (gratuit pour les moins de 6 ans), l'intérieur du navire étant réservé aux plus de 6 ans et demandant une réservation bien à l'avance.

Bref, ce bateau est magnifique, tout a été fait de façon artisanale. J'irais bien le voir naviguer à Bordeaux en septembre...

Le musée des commerces d'autrefois:

Ce petit musée regroupe différentes scènes de la vie quotidienne, tel que cela se passait aux alentours de 1900. Il y a l'école (où l'on peut s'entrainer à écrire à la plume), la boucherie, la boulangerie, la pharmacie etc... La visite est donc très sympa pour petits et grands, d'autant qu'un petit questionnaire ludique a été élaboré à l'attention des enfants (pour les plus de 6 ans à mon avis, mais nous l'avons quand même fait avec les filles en leur lisant les questions, ce qui les a plutôt amusées). La visite est gratuite pour les moins de 8 ans.

La Charente:

Nombreuses balades à faire, à pied ou à vélo, au départ de Rochefort, le long de la rivière éponyme.

Se restaurer

- je vous donne une adresse transmise par nos logeurs (bons vivants s'il en est), mais que nous n'avons pas eu le temps de tester: O' Gabier; il n'est pas situé au coeur de la ville mais sur le port de Plaisance.

- en ce qui nous concerne, nous avons mangé rapidement au snack-restaurant situé dans l'ancien corps de garde de la corderie: Les Longitudes, un repas tout à fait correct, peu onéreux, avec un service très sympathique.

 

le pays des Demoiselles

le pays des Demoiselles

L'Hermione

L'Hermione

Musée des commerces d'autrefois, vieilles pub et quelques incongruités...Musée des commerces d'autrefois, vieilles pub et quelques incongruités...
Musée des commerces d'autrefois, vieilles pub et quelques incongruités...Musée des commerces d'autrefois, vieilles pub et quelques incongruités...

Musée des commerces d'autrefois, vieilles pub et quelques incongruités...

 

La Rochelle

Je ne vous fais pas le détail, vous le trouverez dans les guides touristiques.

La Rochelle c'est beau! Vraiment très beau!

Nous n'y avons pas passé beaucoup de temps car miss Bonbon a déclaré une angine. Néanmoins, nous n'avons pas manqué les célèbres glaces de chez Ernest. J'y ai gouté les parfums ananas-coriandre (très rafraichissant, ouais en même temps c'est une glace vous me direz...) et coquelicot (moins convaincue!); en revanche le chocolat intense est aussi bon que la meilleure glace au chocolat noir du monde (celle de chez Octave!)

Se restaurer

Nous connaissions le bistro d'André, resto type brasserie (700 couverts parait-il!) ou nous avions mangé il y a quelques années un steak de thon rossini d'anthologie. Nous n'y sommes pas retournés cette fois-ci donc j'espère que notre avis d'il y a 5 ans est encore valable.

Autre adresse fétiche: le P'tit bleu, sur le port, pour manger sur le pouce des fruits de mer grillés à la plancha, délicieux avec un petit verre de muscadet. Seul inconvénient en saison: l'absence d'ombre et le fait de ne pas pouvoir réserver.

Nous avons testé cette fois la Grand Rive (toujours sur le port mais plus éloigné des tours). Nourriture faite de produits frais autour des produits de la mer et bien préparés; Avec une salade chacun (gigantesque la salade!) et un menu enfant pour deux, nous nous en sommes tirés à 63 euros pour 4 et nous étions rassasiés. Certains plats sont beaucoup plus onéreux, attention à regarder les tarifs.

 

 Enfin, si vous souhaitez vous baigner, vous pouvez tenter Chatelaillon-Plage.

Vous ne serez pas seuls (faut pas rêver non plus!) mais la plage est suffisamment vaste pour ne pas se sentir oppressé! L'eau était délicieuse mais, fièvre de la petite oblige, nous n'avons fait qu'y tremper les doigts de pieds avant de rentrer dans nos pénates!

 

Encore quelques jolies photos, car en Charente, on trouve aussi:

- de jolis lampadaires

-des champs de pavot...

Un week-end en Charente-Maritime
Un week-end en Charente-Maritime

 

 

Nous sommes rentrés chez nous des étoiles (de mer) plein les yeux. Avec une envie toujours plus forte de déménager près de l'océan...

Amis charentais, et non charentais, si vous avez des balades sympas, de bonnes adresses dans le coin, je vous écoute!

 

PS: j'ai inséré un maximum de liens sur les restos et lieux touristiques, il suffit de cliquer dessus ;-)

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100 violons tziganes de Budapest

12 Juin 2014, 22:24pm

Publié par Zazimutine

100 violons tziganes de Budapest

 

Ce soir, Papa Ours et moi-même, sommes allés voir le spectacle donné par les 100 violons tziganes de Budapest.

J'aime le violon, j'aime la musique tzigane, je ne pouvais qu'aimer les 100 violons tziganes de Budapest.

Pourtant, ce soir, je n'y étais pas tout à fait. Est-ce du à la chaleur ambiante? A la déco so kitsch de cette salle de spectacle dans laquelle je n'avais jamais mis les pieds? A son acoustique vraiment déplorable? Le fait est que j'ai eu un mal fou à rentrer dans le spectacle.

En première partie, le rideau s'est levé sur les 100 musiciens donc, tous en gilet traditionnel. Hongrois j'imagine le gilet, vu qu'ils étaient hongrois les gars (pas con la fille hein!). Du coup, mes 100 musiciens étaient vêtus de gilets sans manches rouges ou bleus, avec des espèces d'entrelacs dorés brodés, là, vous voyez le genre? Bref.

Direct, l'orchestre a attaqué avec Brahms. Pour la musique tzigane, on a vu mieux, mais bon. Notez que j'ai une culture musicale classique très pauvre, mais Brahms, les valses hongroises, il se trouve que j'ai le disque, alors on me la fait pas. Notez que j'aime beaucoup les valses hongroises de Brahms, mais que là tout de suite, j'avais envie d'entendre de la musique tzigane quoi (je suis un peu bornée comme fille!).

A la deuxième valse hongroise, j'ai un peu perdu la raison: je me suis mise à compter les musiciens. C'est-à-dire, on nous promet 100 violons, or déjà, y a pas que des violons; excusez-moi mais je sais tout de même distinguer un violon d'une contrebasse, rapport à la dégaine que t'aurais si t'essayais de jouer de la contrebasse sur l'épaule déjà. Je me suis donc dit "bon, clairement, y a pas 100 violons, publicité mensongère, je vais vérifier qu'au moins il y a 100 musiciens non mais sans blague!".

Et je me suis mise à compter:

- 6 violoncelles

- 12 contrebasses

- 11 clarinettes

- 6 xylophones (ou un truc du genre).

Jusque-là c'était du gâteau.

Restait à compter les violons. J'ai essayé comme ça, sans filet, de compter. Mais ça n'allait pas, je me suis bien rendue compte que je ne savais pas si j'avais déjà compté le mec tout au fond dans l'ombre, et puis celui-là tout derrière?

J'ai fait une première estimation à 60 violons. Donc 95 musiciens au total. Donc pas 100. J'avais du me tromper.

J'ai recommencé.

J'ai essayé de trouver des stratégies pour compter au plus jsute:

- j'ai essayé de les compter par lignes, mais comme ça de loin, je ne savais plus si le mec tout à gauche était sur la 2ème ou la 3ème ligne.

- ensuite j'ai pensé à compter les pieds des chaises et à diviser le résultat par 4, mais je ne voyais pas tous les pieds des chaises en réalité.

- puis j'ai eu une idée de génie: j'allais compter les archets. Facile, ils brillaient dans la lumière des spots. Et qui dit archet dit violoniste en dessous, c'est le b.a. ba! Evidemment dès que j'ai commencé à les compter ils se sont arrêtés de jouer ces cons; et ça reprenait et ça s’arrêtait... infernal! C'est là que j'ai commencé à avoir mal à la tête.

- je me suis dit alors que je n'avais qu'à compter les gilets rouges, puis les gilets bleus; mais certains gilets étaient rouges et bleus. Les hommes, puis les femmes. Mais il n'y avait que 3 femmes (dont une, je suis pas sûre).

Quand je me suis rendue compte que je commençais à compter les entrelacs sur les gilets des musiciens, j'ai fermé les yeux et j'ai essayé de me laisser porter par la musique; ça a un peu marché.

J'ai tenté de me reconcentrer sur le spectacle, j'ai observé les musiciens. J'ai remarqué François Hollande au fond, au violon, de sa période avant viennoiseries. Il y a eu une ou deux mélodies tziganes. Et un solo de xylophone épatant. Même que j'ai bien cru que François Hollande, qui accompagnait le soliste, allait l'étrangler avec son archet, tant le solo s'est prolongé indéfiniment.

Puis ça a été l'entracte.

Quand les musiciens sont revenus, ils avaient quitté leur gilet pour un costume noir. Ils avaient l'air beaucoup plus détendus tout à coup, m'aurait pas étonné qu'ils aient vidé la bouteille de schnapps pendant l'entracte. Ils ont ré-attaqué sur Brahms. Puis Strauss (au secours!). Puis un air traditionnel yiddish que j'adore, très bien repris par le groupe "Les yeux noirs" ( que je recommande).

Il y a eu les saluts, et puis les rappels. Pour finir, l'orchestre a entonné "quand tu me prends dans tes bras" de Piaf et toute la salle s'est mise à chanter.

Et puis ça a été terminé.

Entendons-nous bien, je ne nie pas la performance évidente de ces musiciens, virtuoses de leur instrument, qui jouent pendant 2h, SANS partition. Mais de musique tzigane, je n'ai pas été comblée. D'émotion je n'ai pas ressenti. Un peu conventionnel, un peu commercial...

En plus, ils sont même pas 100.

Ils sont 88.

Dont 53 violons.

J'ai recompté.

 

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Mégalomania

11 Juin 2014, 12:51pm

Publié par Zazimutine

Mégalomania

 

Vous ne vous êtes jamais imaginés en train de répondre à une interview? Raconter votre vie et même que le gars, en face, il trouverait ça fascinant? (note pour plus tard: réfléchir au fait que tenir un blog, c'est un peu s'imaginer, sans vouloir se l'avouer, que sa vie est fascinante pour les autres)

Nan? Moi souvent. En même temps, j'ai une vie intérieure très riche.

Du coup, lors de ma dernière auto-interview mentale, je me suis dit qu'au fond, c'était une bonne idée de billet.

Voici donc mon interview de Moi, devenue star, par moi, restée en l'état.

 

moi: Bonjour, Zazimutine, vous venez d'avoir 36 ans...

Z: En effet...

moi: Que répondez-vous à la rumeur selon laquelle vous auriez falsifié vos papiers d'identité en modifiant votre année de naissance, 1973, en 1978?

Z: C'est absolument faux!

moi: Pourtant, François S., de Madrid, prétend avoir été votre amoureux de maternelle en... 1976...

Z: My God, les gens sont prêts à inventer n'importe quoi!

moi: Cette célébrité, c'est soudain et inattendu non?

Z: Pas vraiment... j'avais quand même été publiée une fois dans le courrier des lectrices de Elle en 1993,

moi: Ah oui, quand même!

Z: et sur Amazon, un de mes avis sur un livre de cuisine a été publié en "commentaire critique le plus utile"!

moi: Autant pour moi... Comment ont réagi vos amis à votre soudaine célébrité?

Z: Mes amis.... euh, je ne sais pas, je ne les vois plus beaucoup, j'imagine qu'ils sont fiers de moi...

moi: J'imagine... Avec le recul, que vous a apporté la maternité?

Z: oh, ça, je vais vous répondre que c'est mon plus beau rôle, c'est sûr!

moi: Sûr... et tellement original comme réponse!

Z: Pardon?

moi: Non rien, euh... il parait que Jean Dujardin vous a courtisée avant de tomber sous le charme de Nathalie Péchalat?

Z: Gin? Je veux dire... Jean? Oh God, non, c'est juste un ami!

moi: Que pensez-vous du couple qu'il forme avec la patineuse?

Z: Elle est très bien pour lui: jeune, belle, avec un caractère de m... bien trempé.... ils forment un très beau couple, just perfect!

moi: Certains trouvent bizarre que vous utilisiez aussi souvent l'anglais dans vos interviews maintenant que vous êtes célèbres. On dit que vous avez eu à peine la moyenne au bac dans cette matière, et que vous êtes incapables d'aligner 2 mots d'anglais à votre beau-frère allemand?

Z: Hum... eh bien, vous avez déjà essayé de parler anglais avec l'accent bavarois?

moi: Evidemment, vu sous cet angle... Et maintenant, quels sont vos projets?

Z: Eh bien, je vais prendre quelques jours de vacances et puis ensuite on verra!

moi: Oui.... ou pas! Merci Zazimutine pour cette fascinante interview!

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Amours enfantines

5 Juin 2014, 14:37pm

Publié par Zazimutine

Amours enfantines

 

Depuis quelques temps, à la maison, on parle beaucoup mariage. Pas de celui de mon compagnon et de moi-même, non, plutôt de celui de miss Bonbon. Depuis quelques mois, en effet, ma cadette a un "amoureux", un "copain", un "mari" comme elle dit. Elle ne parle que de ça, et surtout de son futur mariage avec L., ce fameux jour où elle aura une robe "avec des manches à ballons", et "une tresse jusqu'à parterre faite par maman" (?). Même que sa soeur, Papa Ours, et moi-même, sommes invités (ouf!).

Jusqu'à présent, j'avais plutôt mon futur gendre à la bonne. L. est d'origine anglaise, ce qui, déjà, aurait tendance à me plaire, car je suis très United Colors. Et puis j'aime beaucoup les Monty Python, l'humour anglais en général, et tout ce qui est "so british" (le thé, le cheesecake, Olivier Minne...). De plus, L. semblait être un petit garçon bien sous tous rapports: sage en classe, joli garçon, parfait.

Je le soupçonnais tout de même d'être un brin fétichiste. Chaque matin, je coiffais miss Bonbon à l'aide d'une barrette ou d'un élastique; lequel accessoire disparaissait tout aussi systématiquement dans les mains de L. selon ma fille. Le gamin qui fait une collection de barrettes et d'élastiques à cheveux appartenant à ma fille, quoi! Un peu glauque... mais j'avais décidé de mettre cette "originalité" sur le compte de ses ascendants britanniques et lui pardonnai volontiers.

Et puis un jour, patatras! Miss Bonbon me confie pendant la douche qu'aujourd'hui, le jour où elle avait mis son joli tee-shirt bleu, celui avec la baleine rose imprimée devant, Mr L. lui a dit qu'elle était "pas belle". Tout en ramassant les morceaux de mon coeur éparpillés dans la salle de bains, je lui demandai si ça l'avait rendue triste. Devant sa petite mine déconfite, j'ai ravalé ma colère. Et tout en me promettant de ne pas donner suite à mon envie de suspendre L. par les noisettes à son porte-manteau la prochaine fois que je le croiserais à l'école, je me suis dit que les enfants étaient bien cruels entre eux.

Les amours enfantines, c'est cash. Un jour, je t'aime, un jour je t'aime plus. Finalement je préfère ta copine. J’hésite entre toi et l'autre. Pas d’hypocrisie, pas de mensonge, on vit la relation dans l'instant. Quitte à fracasser les coeurs.

Je me suis dit que quand même, il valait mieux être adulte parfois. Et puis je me suis souvenue. De ce petit ami qui me disait que les filles étaient périmées à 25 ans (j'en avais 24); qu'au-delà d'une taille 38 il "ne pouvait pas".

Mais revenons à nos enfants.

Je me demande ce que ressent miss Bonbon pour son "mari". Je ne suis pas très sûre qu'il s'agisse d'amour, pour elle, au sens où nous l'entendons. Je veux dire, les papillons dans l'estomac, le coeur qui bat la chamade... Je crois que ce qu'aime miss Bonbon, au fond, c'est surtout l'idée de se marier. D'avoir quelqu'un qui lui permettra d'être la princesse d'un jour, robe de mariée, couronne de fleur, et compagnie. Mais que sa déception que le-dit L. lui fasse faux-bond équivaudrait à tous les chagrins d'amour.

Je me souviens moi-même d'avoir ressenti cela en maternelle. J'allais me marier avec François S. c'était évident. Un jour, François m'a dit qu'en fin de compte, il hésitait entre moi et son amoureuse espagnole. Ca m'avait brisé le coeur. Pas tant parce que ça sous-entendait qu'il en aimait une autre que moi. Mais parce que cela brisait mon rêve de petite fille.

En tout cas une chose est certaine: miss Bonbon n'a plus jamais voulu remettre le tee-shirt à baleine.

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A vol d'oiseau

4 Juin 2014, 04:00am

Publié par Zazimutine

A vol d'oiseau

 

 

Il y a eu cette petite phrase, à la pause de midi, échangée entre deux collègues: "à vol d'oiseau c'est pas loin, mais à vol d'oiseau, on le fait jamais en fait!". Il ne m'en fallut pas plus pour m'imaginer siffler mon oiseau garé en bas, et le chevaucher promptement pour m'envoler avec lui.

C'est vrai, "à vol d'oiseau", on le fait rarement. Jamais pourrait-on dire. Car hormis de rares chanceux qui possèdent un goéland géant (à moins que ce ne soit une légende urbaine?), la plupart d'entre nous devons nous contenter des moyens de locomotions des plus banals tels que pattes, voitures, train...

Alors, j'ai pensé à cette possibilité: des oiseaux géants, des goélands par exemple, que l'on pourrait chevaucher, en guise de moyens de transports.

 

Évidemment, à première vue, on ne pourrait y voir que des avantages:

- le rêve de l'être humain n'est-il pas de voler? Qui ne fantasme pas, filer dans les airs, chevelure au vent, sur son oiseau géant? Personnellement, j'enfourcherais volontiers mon goéland pour me rendre à mon travail, ça m'éviterait les bouchons et puis, à vol d'oiseau, mon travail n'est vraiment pas loin de mon domicile.

- imaginez un peu le gain de temps: pas besoin de descendre de l'immeuble, on pourrait directement s'envoler de la fenêtre, au moins 5 minutes de gagnées!

- le bonheur de survoler le monde vaudrait toutes les méthodes de relaxation existantes, ce serait particulièrement magique aux levers et couchers de soleil, le ciel à perte de vue, nos congénères de la taille des fourmis...

- tous nos déplacements en seraient facilités, plus besoin de se prendre la tête en élaborant sur mappy un itinéraire: pour aller d'un point A à un point B, ce serait juste, tout droit!

- pour les phobiques de l'ascenseur, ce serait le paradis: plus besoin de dépenser des euros chez le psy; surtout à New-Yok, pensez au changement pour ces pauvres phobiques new-yorkais qui doivent se taper 74 étages à pied!

- vol d'oiseaux = moins de voitures = moins de pollution atmosphérique

 

Seulement, nne fois cette vision romantique mise de côté, il faut bien voir les choses en face, le vol d'oiseau serait également bourré d'inconvénients:

- car bien entendu, des petits malins s'empareraient du filon et l'oiseau, comme les autres modes de transport, deviendrait un marché: on nous proposerait bientôt la location, voire l'achat d'un goéland, avec des performances toujours plus grandes en terme de spaciosité "acheter votre goéland de race gigantus, gigantus, le goéland pour vous et votre famille! ", de rapidité (goéland de race albatros), de confort (goéland de race obesoïdes) etc...

-pensez aux normes de sécurité! Car si un accident de voiture peut n'entrainer que de la casse, une chute de goéland, elle, serait mortelle à tous les coups. Il faudrait donc harnacher les bestioles de solides ceintures de sécurité. Et donc avoir sur le dos les associations de défense des droits des animaux. Rapport à la souffrance que nous infligeons aux oiseaux pour nous porter sur le leur (de dos).

- il faudrait entretenir les volatiles, leur fournir un nid, de la nourriture; et quid de leur descendance? Et je ne parle même pas de leurs déjections qui deviendraient une nouvelle source de pollution pour nos villes et nos campagnes!

- et puis au final, une fois le vol d'oiseau démocratisé, nous retrouverions le même problème qu'à terre, des embouteillages, avec un code des airs  à respecter, des hauteurs de vol précises afin de ne pas rencontrer de lignes à haute tension, des tests d'urines pour les bestioles afin de vérifier que leurs propriétaires ne les dopent pas à la cocaïne pour aller toujours plus vite, etc etc...

- sur le plan sécuritaire, l'abondance de fenêtres ouvertes donnerait lieu à un nouveau type de cambriolage dit "vol à tire-d'aile"; ce qui donnerait naissance sans doute là aussi à un nouveau marché: celui de la surveillance vidéo, des ouverture/fermetures automatiques des fenêtres à l'aide d'un code... (et voilà le retour de la recherche de clés et autres bips perdus au fond de votre sac).

Bref, adieu la liberté! Cherchez pas, à vol d'oiseau, ce serait le bordel!

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Mes lectures 2014 # 1

3 Juin 2014, 06:48am

Publié par Zazimutine

Mes lectures 2014 # 1

 

Comme je le désirais, j'ai réussi à augmenter mon rythme de lectures en ce début d'année. Je ne lis pas beaucoup en quantité mais un peu tous les jours. J'aurais aimé publier un billet lecture trimestriel mais je cours après le temps.

Dans mes lectures récentes, point de roman paru récemment, je ne lis que du "vieux".

En ce début d'année 2014, j'ai donc lu:

 

Le sermon sur la chute de Rome

(Jerôme Ferrari, Babel, prix Goncourt 2012)

Résumé: l'histoire d'un jeune homme d'origine corse qui abandonne ses études pour reprendre le café du village de ses ancêtres, avec en parallèle, le récit de la vie de son grand-père.

Mon avis: Première fois que je lis un Goncourt. Au début, j'ai trouvé le style de l’auteur vraiment pénible avec ses phrases qui n'en terminent jamais. Puis je me suis habituée. Et je me suis finalement laissée prendre par l'histoire. Une histoire qui n'en est pas vraiment une du reste, on peut plutôt parler d'un cheminement de vie, et d’une réflexion sur le sens de la vie. Une parabole est faite sur la vie de Saint Augustin dans laquelle l'auteur m'a perdue, dans la mesure où la vie de ce saint m'est totalement inconnue. Au final, un livre sombre, presque désespéré.

 

Le portrait de Dorian Gray

(Oscar Wilde, Folio)

Résumé: un jeune homme d’une grande beauté se voit faire le portrait par un ami peintre. Ce portrait va recevoir les marques du temps et des vices tandis que la beauté du jeune homme reste inchangée au fil des années.

Mon avis: Un classique, mais que je n'avais jamais lu. Une plongée fascinante dans l'Angleterre du 19ème siècle. C'est bavard et érudit (et je n'ai pas eu le courage de lire les notes en bas de page), mais l'histoire de ce Dorian Gray est proprement fascinante! Et la réflexion sur le désir de conserver sa jeunesse entre tout à fait en résonance avec notre époque. Bref, un bon classique à conseiller pour qui voudrait augmenter sa culture littéraire classique.

 

Le tailleur de pierres

(Camilla Lackberg, Babel noir)

Résumé: le corps d'une fillette est retrouvé dans la mer par un pêcheur. Patrick Edström mène l'enquète.

Mon avis: Dans mon article précédent je râlais un peu contre la structure des livres de Camilla Lackberg, toujours semblables, un bond dans le passé, retour au présent, l'histoire vue à travers différents personnages etc... Celui-ci ne déroge pas à la règle, néanmoins je l'ai bien aimé. Je ne me suis doutée à aucun moment du dénouement de l'intrigue. En parallèle, l'histoire de Patrick, Erica et de leur bébé tout neuf (dépression du post-partum inclus), et celle de sa soeur me donnent envie de lire les épisodes suivants...

 

Les cerfs-volants de Kaboul

(Khaled Hosseini, 10/18)

Résumé: un américain d'origine afghane, se retrouve rattrapé par son passé lorsqu'un vieil ami lui demande un service nécessitant de retourner en Afghanistan. En filigrane, une magnifique histoire d'amitié entre deux petits garçons issus de classes sociales différentes,

Mon avis: Mon coup de coeur! Une immersion passionnante dans la culture afghane avant l'arrivée au pouvoir des talibans, une tragédie absolue qui émeut aux larmes. Je recommande!!!

 

Le maitre des illusions

(Donna Tartt, Pocket)

Résumé: un étudiant originaire de Californie vient poursuivre ses études dans le Vermont. Son inscription à des cours de grec va lui permettre de rejoindre un groupe très fermé d'étudiants qui va le conduire à suivre, en leur compagnie, un chemin des plus obscurs.

Mon avis: Comme d'habitude, je découvre ce livre 15 ans après tout le monde. Je me souviens de la sensation qu'il avait fait lors de sa parution dans les années 90, premier roman d'une toute jeune femme de 29 ans à l'époque. Je l'avais acheté mais jamais lu. Et je dois dire que le succès qu'il avait eu à l'époque est amplement mérité. Le maitre des illusions est une sorte de thriller psychologique, où comment des jeunes gens bien sous tous rapports vont commettre l'irréparable, au prétexte d'une recherche d'absolu. A savoir, gros bouquin de 700 pages, mais dans lequel on ne s'ennuie jamais.

 

PS 1: et je comprends maintenant pourquoi critique littéraire est un métier, l'exercice est fort difficile!!

PS 2: merci de vos conseils de lecture lors de mon précédent billet, j'ai retenu quelques titres qui font partie de ma sélection de cette année. Je reste preneuse de vos recommandations. Pour l'heure, je suis plongée dans le polar islandais, meilleur à mon sens que le suédois!

 

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