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Touzazimutin

Le chuchotement des adultes

23 Octobre 2014, 15:03pm

Publié par Zazimutine

Le chuchotement des adultes

 

Dans la vie d'un enfant, il y a ce moment où les grands se mettent à chuchoter. Un moment particulier, différent, où l'on sent qu'il se passe quelque chose qu'on ne comprend pas, qu'on ne sait pas, qu'on ne nous explique pas. Un moment où les adultes semblent graviter dans une sphère imperméable à nos préoccupations d'enfant.

Je me souviens de chacun de ces moments qui ont jalonné ma vie d'enfant, ils sont tous reliés au décès de quelqu'un de proche: la mort de ma grand-mère maternelle, puis celle de mon grand-père paternel.

Les chuchotements, les sanglots étouffés, les adultes qui font semblant de ne pas avoir entendu, ou compris, la question que nous leur posons. Les étreintes inhabituelles, les regards embués posés sur nous, les "je t'aime" qui résonnent de façon étrange, les sourires crispés, les caresses et les baiser volés... L'anormalité d'un moment, la rupture dans notre vie d'enfant rythmée par l'école, les copains, la maison. L'absence de quelqu'un. Puis les explications, les hésitations, la parole difficile de l'adulte, qui essaie de nous expliquer avec nos mots d'enfants, tout en maitrisant sa propre émotion.

Une incursion dans le monde des grands. Juste un pas, qui ne donne pas envie d'y revenir. Pas tout de suite, pas trop vite.

Hier soir, l'horreur que la vie nous réserve parfois, m'a faite chuchoter. J'ai fait semblant de ne pas entendre les "pourquoi tu viens nous chercher maintenant?" de mes filles. Je les ai serrées fort dans mes bras. Je me suis forcée à sourire. Je leur ai volé des caresses et des bisous.

Bientôt, il faudra être adulte: leur expliquer, avec leurs mots, répondre à leurs questions, aborder des sujets qu'on aimerait ne jamais avoir à aborder avec un enfant: la mort, la maladie, le desespoir qui peut conduire à l'irréparable.

Je déteste être adulte.

 

En illustration, une photo de Robert Doisneau, qui n'a jamais perdu son regard d'enfant...

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- 3 Coeurs - qui n'ont pas fait battre le mien...

21 Octobre 2014, 11:58am

Publié par Zazimutine

 - 3 Coeurs - qui n'ont pas fait battre le mien...

 

Hier soir, Papa Ours et moi avions une soirée de liberté, sans nos filles. Comme chaque fois que cela se produit, soit environ 2 ou 3 fois par an, nous en profitons largement. Nous nous sommes donc retrouvés en ville avec la ferme intention de se faire une toile.

Il voulait voir Mommy, ou le Sel de la terre. J'ai voulu voir 3 Coeurs. On a vu 3 Coeurs. On aurait du voir Mommy, ou le Sel de la terre.

Le synopsis: petite ville de province, un homme, au hasard d'un train raté pour rentrer à Paris, rencontre une jeune femme. Ils marchent ensemble toute la nuit, discutent, se quittent à l'aube sur le quai de la gare avec un rendez-vous à Paris pour le vendredi suivant. Ils n'échangent ni leur noms, ni leur numéro de téléphone, certains de se retrouver, magie des rencontres nocturnes. Par un malheureux concours de circonstances, ils seront tous les deux présents au rendez-vous, mais se rateront. La jeune femme partira quelques jours plus tard aux Etats-Unis. Plus tard, l'homme tombera amoureux d'une autre jeune femme, qui n'est autre que la soeur de sa rencontre d'une seule nuit.

Mon avis: Benoit Poelvorde, Chiara Mastroianni, Charlotte Gainsbourg, Catherine Deneuve, casting de rêve, réuni dans un même film. Un scenario qui me faisait de l'oeil. Tout semblait réuni pour me plaire. Mais là où je m'attendais à une comédie sentimentale, je n'ai trouvé que drame sans émotions.

On sent dès le début que l'histoire va mal finir, on a cependant peine à croire à la vraisemblance du scenario. Benoit Poelvorde manque de séduction, Charlotte Gainsbourg, pourtant si gracieuse habituellement, ne semble être qu'une pauvre petite chose paumée dans des vêtements trop grands pour elle. Catherine Deneuve fait du Catherine Deneuve, rien à en dire de particulier. La seule qui tire son épingle du jeu à mon sens, est Chiara Mastroianni, belle, sincère, émouvante, et qui vieillit fichtrement bien!

Un drame passionnel, oui, mais glauque, et qui ne m'a à aucun moment emportée dans le tourment de ses personnages, me laissant un vague sentiment de déprime à la sortie du film.

Bref, une vraie déception.

Un autre film à nous conseiller?

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Arachno-méga-phobie (suite)

16 Octobre 2014, 22:30pm

Publié par Zazimutine

Arachno-méga-phobie (suite)

 

En principe, parler de sa phobie permet de désamorcer une bonne partie de l’anxiété liée à l’objet de celle-ci. En principe.

Pour ma part, depuis que j’ai écrit un billet sur ma phobie des araignées, ma peur grandit au fil des jours. Et pour cause : je suis harcelée par la corporation des araignées mal-entendantes du grand Sud-Ouest (prouvez-moi que les araignées malentendantes n’existent pas, et on en reparle). Visiblement mécontentes de mon précédent billet qui, selon elles, les stigmatisent et incitent au meurtre d'arachnides, elles me pourchassent de leurs pattes velues.

Ainsi, depuis la parution de mon article, j’ai du lutter à mains nues à 4 reprises. 4 rencontres fortuites d’araignées en 2 semaines, c’est plus que ce que je peux vivre habituellement en un an.

La première fois, quand j’ai croisé Chloé n°1 dans ma salle de bains, quelques jours seulement après mon billet, j’ai trouvé ça marrant, ironie de la vie, tout ça... Certes, j’ai un peu sursauté et failli avaler ma langue, mais j’ai incité papa Ours a utiliser la fameuse technique du verre retourné. Et réussi, indirectement à sauver une vie, fierté.

A la deuxième Chloé rencontrée, encore dans la salle de bains, j’ai déjà moins rigolé. Papa Ours, lui, maitrisant dorénavant très bien la technique du verre citée plus haut, m’en a débarrassée la fleur au fusil, si je puis dire.

Quand j’ai vu Chloé n°3 cachée sous mon meuble de salles de bains, inatteignable, j’ai commencé à envisager avec terreur l’existence d’un nid d’araignées (dites-moi que ça n’existe pas !) dans la pièce ; ou bien une espèce de tunnel secret entre l’extérieur et ma salle de bains, qui serait un lieu privilégié de festivités araignesques, genre rave-partys avec inévitablement, biture et gueule de bois dans le bac de ma douche .

Et puis hier soir, le drame. Une araignée énorme visible entre ma fenêtre et le volet roulant. Mais vraiment énorme ! Presque aussi grosse que celle dont la photo circule sur internet (quôa ? vous n’avez pas entendu parler de l’araignée géante de Calais ??). Enfin presque. Dehors donc, mais tout de même, à vol d’oiseau, beaucoup trop près de ma petite personne. Et puis si elle arrivait à rentrer par l’aération de la porte-fenêtre ? J’ai réussi à convaincre Papa Ours de nous en débarrasser. Je dois dire qu’il n’en menait pas large non plus, oubliée la technique du verre retourné. Il a fallu mobiliser toutes nos ressources d’humanité pour ne pas zigouiller la bête entre deux mouvements de volet roulant (en fait j’avais surtout peur du bruit ignoble que ça allait faire lors de l’écrasement). Bref, Il a ouvert le store, fait tomber la bête sur la terrasse, et nous avons pu nous endormir.

A 5h30, je me suis malencontreusement réveillée. J’ai repensé à l’araignée et à comment j’allais réagir si je la recroisais dans l’appartement. Genre si elle emprunte le festi-tunnel avec bain au champagne dans ma salle de bains.

Je n’ai pas réussi à me rendormir.

J’ai interdit à papa Ours d’aérer la chambre.

D’ailleurs je n’ouvrirai plus jamais les fenêtres de mon appartement.

Mon seul salut est désormais de déménager en Bretagne.

En espérant que le syndicat des araignées bigoudènes borgnes n’aura pas été informé par leurs consoeurs de notre arrivée prochaine.

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Une vie de doudou

14 Octobre 2014, 14:29pm

Publié par Zazimutine

Une vie de doudou

 

Je m'appelle Antonin, j'ai 4 ans et demi. Enfin, 4 ans et demi et des poussières, on ne sait pas très bien. Pour faire simple, disons que je serais né le 1er janvier 2010.

La première fois que j'ai vu ma maman, elle ne m'a même pas regardé. Je dis "ma maman" même si je ne sais plus très bien, dans notre relation, qui est la mère ou le père de l'autre.

Mes souvenirs de ma naissance sont assez vagues. Je me souviens juste d'une très grande pièce, de beaucoup de bruit et d'une langue que je ne comprenais pas. Ensuite, on m'a mis dans une caisse avec des potes tous pareils que moi, et on a voyagé longtemps dans le noir. Après je ne sais plus très bien.

Et puis un jour, la lumière a jailli. On m'a étiqueté et accroché sur un bout de métal, dans un endroit avec plein de spots aveuglants, de musique effrayante, et de gens qui passaient.

J'ai vu beaucoup de paires d'yeux me regarder avec plus ou moins d'admiration, beaucoup de mains me toucher, pour ensuite se détourner de moi. Ce n'est pas la meilleure période de ma vie. Un jour, une main et une paire d'yeux m'ont touché et regardé avec plus d'attention que les autres, et m'ont décroché de mon portant. Je me suis retrouvé emballé dans du papier cadeau. Et quelques jours plus tard j'ai enfin trouvé la liberté, la vraie je veux dire, puisque c'est là que j'ai rencontré la Miss, ma maman.

La première fois que je l'ai vue donc, on m'a posé à côté d'elle dans un berceau. Elle dormait, elle était si belle! Elle faisait beaucoup ça au début, dormir, quel ennui! Parfois, elle ouvrait les yeux et me regardait d'un air ahuri. Puis son regard est devenu de plus en plus curieux et intéressé. Enfin, un jour, elle m'a attrapé dans sa petite main et m'a serré un peu fort, un peu trop fort. Mais elle m'a gardé longtemps tout contre son nez, contre sa bouche, et j'ai aimé son odeur. Après ça, elle et moi, sommes devenus inséparables. Je suis depuis 4 ans le gardien inaltérable de ses nuits, de ses chagrins, de ses moments de faiblesse.

Depuis que nous nous connaissons, j'ai du passer 2 nuits sans elle. Une fois, ses andouilles de parents m'ont laissé dormir dans la voiture. Une autre fois, une de nos multiples parties de cache-cache s'est mal terminée: la Miss et "les vieux" ne m'ont pas trouvé et j'ai du dormir sans elle.

C'est que j'aime ça jouer à cache-cache, moi, j'adore me mettre dans les endroits les plus improbables. Rien que pour l'entendre m'appeler: "doooudoooooou!". Parfois quand le cri dure trop longtemps et que ça finit par énerver ses parents qui crient à leur tour, je regrette un peu de m'être si bien caché; du coup je n'ose plus me montrer.

Une fois je me suis caché dans la doublure de sa poussette. Une super cachette, les parents ont passé des heures à arpenter les trottoirs en refaisant tout le trajet de la journée pour me retrouver, poilant!

Une autre fois, je m'étais mis tout au fond du panier à livres de la voiture. Du coup, la mère a cru que je m'étais perdu dans le magasin d’où elle sortait, elle y est retournée et elle a fait tous les rayons. Et elle est même revenu avec un doudou tout neuf pour me remplacer, offert par le magasin. Quand j'ai vu ça, ni une ni deux, je suis sorti de ma cachette comme un polichinelle de sa boite, non mais ça va pas ou quoi? Le vulgaire mouton blanc qui avait failli me remplacer est retourné avec un coup de pied aux fesses dans son magasin.

Ce que je préfère en fait dans tout ça, c'est le cri de joie de la Miss quand on se retrouve. Quand elle me pensait perdu pour toujours et que son visage s’illumine de joie à ma vue. Elle est ma gosse,  je suis son frangin, son poteau, son copain, nous deux on se tient chaud! (feat. Renaud)

Aujourd'hui, il faut bien le dire, je suis un vieux doudou.

J'ai presque 5 ans, ce qui, en années-doudou, est super vieux, un peu comme les avec années-chiens, il faut les multiplier pour avoir une idée de mon âge réel.

Je suis plein de cicatrices, j'ai une otite chronique à droite (à cause des virus qui coulent continuellement du nez de la Miss sur mon oreille), et je suis sourd de l'oreille gauche (à cause de ses cris stridents quand je dois la réconforter). Mes membres ne tiennent plus qu'à un fil, et j'ai très peur d'en perdre un, un jour où la Miss me serrera un peu trop fort, une fois de trop. Je suis devenu frileux aussi, à cause de tout le poil perdu dans les multiples lessives: sa mère s'entête à me passer régulièrement à la machine alors que je déteste ca! La Miss aussi d’ailleurs, elle me préfère tout gris et puant tel Napoléon et sa Joséphine (je suis un doudou cultivé qu'est-ce que vous croyez!).

Oui je suis vieux, mais moins que ma copine Capucine qui, elle, est en pré-retraite. Capucine, c'est le doudou de miss Choco, la soeur de ma Miss à moi. Elle passe presque toutes ses journées à l'attendre sur son lit maintenant, elle ne vit plus que pour le moment du coucher où sa Miss à elle, lui donnera enfin un peu d'affection.

Mais nous le savons tous les deux, un jour les Miss partiront de la maison et il ne nous restera plus que nos souvenirs.

Une vie de chien la vie de doudou? Non, mais vous rigolez ou quoi? Vous en connaissez, vous, des vies où on reçoit autant d'amour de la part d'un enfant?

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Arachnophobe

1 Octobre 2014, 21:51pm

Publié par Zazimutine

Arachnophobe

 

Bonjour, je m'appelle Cécile et je suis arachnophobe. Bonjoooour Cécile!

En réalité, je ne m'appelle absolument pas Cécile; mais j'ai failli porter ce prénom. Et comme je n'ai aucune envie que le président de la ligue de défense des arachnidées (je suis sûre que ça existe!) me tombe sur le paletot, je préfère rester anonyme.

Rien que d'écrire un mot qui commence par "arach-", une sueur froide me parcourt le corps, c'est un peu comme avec l'arak, cette boisson alcoolisée anisée, qui me donne aussi des sueurs froides, mais pour d'autres raisons.

Bref, je suis arachnophobe, j'ai peur des araignées.

La preuve, je ne peux même pas mettre une photo d'araignée pour illustrer mon article. Non, je préfère une photo de nénuphar, c'est parmi mes photos ce qui à mon avis ressemble le plus à une araignée mais sans provoquer de crise d'angoisse (cherchez pas!).

Je crois bien que cette phobie remonte à l'enfance, peut-être depuis la fois où j'ai fait ce cauchemar incluant une énorme araignée tueuses d'hommes. Je me souviens très précisément de ce rêve d'il y a pourtant 30 ans. Je me promenais sur une colline déserte avec ma maman, quand tout à coup l'araignée se jetait sur ma mère pour la tuer. C'était une araignée spéciale dite tête de mort, de la taille d'un sanglier (si tant est que l'on puisse comparer ces deux bestioles) composée d'os, c'est-à-dire une araignée faite uniquement d'un squelette, avec une tête de mort sur le dos. Brrrr! Je crois me souvenir que je me suis réveillée en hurlant.

Depuis, j'ai donc peur des araignées, toutes les araignées; évidemment, ma peur grandit avec la taille de la bête, mais même les petites me donnent des frissons, il y a quelque chose dans ces grandes pattes qui gigotent qui me révulse profondément.

Jusque là, j'arrivais à vivre avec.

Certes, la vue d'une araignée me faisait systématiquement pousser des cris dignes des plus grands films d'horreur du 7ème art; j'aurais pu devenir doubleuse de films d'horreur d'ailleurs, je suis sûre que j'aurais fait un tabac pour le doublage de "Freddy les griffes de la nuit", il aurait suffi de me montrer des photos d'araignées pour que je hurle à pleins poumons. Mais après tout, mes rencontres avec les choses à 8 pattes étaient peu fréquentes et cela restait viable.

D'autre part, je me débrouillais toujours pour avoir quelqu'un susceptible de me débarrasser rapidement de la bestiole, j'évitais les destinations à risque (même pas en rêve je mettrai les pieds dans un pays ou les araignées peuvent mesurer plus de 5 cm d'envergure (ça se dit pour une araignée?), j'habitais en ville, en appartement. Bien, en psychologie de base cela s'appelle de l'évitement, ou comment ne pas affronter sa peur en évitant d'y être confronté (et ainsi voir grandir sa phobie).

Et puis j'ai eu des enfants. Et je me suis dit que je ne pouvais décemment pas me mettre à hurler comme ça devant elles, je ne voulais pas descendre trop tôt du piedestal sur lequel elles m'ont placée. D'autre part, je voulais éviter de leur transmettre cette peur somme toute irrationnelle.

Alors j'ai décidé de me soigner, moi-même, toute seule, progressivement.

Hors de question pour moi de faire un stage d'arachnophobie avec un psy, qui consisterait à m'exposer progressivement à l'objet de ma peur. Inenvisageable pour moi d'arriver, en fin de stage, à faire des sauts périlleux avec une araignée sur l'épaule, ou à gratter le ventre d'une mygale en pouffant de rire. Pourquoi ne pas aller boire un coup avec elles pendant qu'on y est!

Mon objectif était simple: pouvoir regarder une araignée sans hurler, et sans la tuer (oui parce que bon, la ligue de défense des araignées, mon éthique personnelle, tout ça...)

J'ai donc essayé pas mal de choses:

- lors de rencontres fortuites, je m'efforce de respirer avec le ventre, pour calmer mes tremblements et autres symptômes de peur

- je me suis mise à leur donner un nom: toutes les araignées que je rencontre se nomment désormais Chloé, ça leur donne un air plus sympathique

- j'essaie de penser à leur famille, leurs parents, leurs enfants... ça les humanise

- j'essaie ce truc donné par un copain: face à une araignée, l'emprisonner avec un verre retourné, taper sur le verre pour qu'elle se recroqueville, mettre un couvercle et l'emmener ainsi dehors. J'ai réussi une fois. Avec une minuscule araignée.

Ca se passait bien, j'arrivais à me maitriser. Plus de cris, plus de meurtres.

Et puis dimancher dernier, la rechute. En entrant dans les toilettes, je me suis retrouvée face à un monstre à 8 pattes, un gros, énoorme, de la taille d'un... kiwi (si tant est que...). Ayant réussi toutefois à étrangler dans ma gorge le cri qui ne demandait qu'à sortir de mes cordes vocales en panique, sentant l'affolement de mes milliers de follicules pileux, mon sang n'a fait qu'un tour, j'ai pris un magazine et assommé sauvagement la bête. Puis je l'ai faite rouler jusqu'à la terrasse, incapable, même dans cet état, de l'attraper.

Ayant réussi à la mettre dehors, une sorte de furie m'a tout à coup envahie, j'ai frappé, frappé et encore frappé la pauvre bête...

 

Bonjour, je m'appelle Cécile, et je suis une tueuse d'araignée. Bonjoooour Cécile!

Puisse le Dieu des araignées me pardonner.

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