Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Touzazimutin

J'ai demandé à la Lune

17 Novembre 2015, 22:22pm

Publié par Zazimutine

J'ai demandé à la Lune


Ô toi la Lune, qui nous regarde silencieusement de tes yeux argentés là-haut, je dois t’avouer une chose : je t’ai toujours soupçonnée de faire un peu la gueule. Dans les moments difficiles comme dans les plus doux, chaque fois que mes yeux se tournent vers le ciel et que tu apparais, pleine et vibrante, il me semble te voir triste et songeuse.


Du coup, je me demande, est-ce que nous te décevons la Lune ? Est-ce que tu es lasse d’observer cette Terre à laquelle tu es accrochée sans avoir rien demandé à personne, est-ce que tu es désabusée de voir, depuis des millénaires, les hommes détruire cette « orange bleue » que tu aimais tant au début? Est-ce que tu n’en as pas assez de nous contempler, nous, les êtres humains, nous entre-détruire sous toutes les coutures, est, ouest, nord, sud, jour, nuit, derrière les nuages, devant le soleil, sous la pluie? Est-ce que tu souriais avec bienveillance au début lorsque tu as vu apparaitre les premiers signes de vie ? Est-ce que tu t’es dit qu’enfin tu n’étais plus seule, et que tu allais bien te marrer à regarder ces terres, ces mers, grouillantes de vie? Depuis quand ce sourire s’est effacé de ton relief ? A quel moment exactement tes massifs se sont ternis, offrant à notre regard un visage découragé ?


Alors tu sais la Lune, j’aimerais te dire d'y croire encore. Justement je me demandais, est-ce que si nous tous, les êtres humains vivant sur cette planète, nous partions tous ensemble d’un grand éclat de rire, tous au même moment, un rire monumental qui secouerait notre planète pendant toute une minute, est-ce que ce rire-là abolirait les frontières ? Est-ce que ce rire ferait trembler les montagnes ? Est-ce que ce rire provoquerait une tempête sur nos océans ? Et toi la Lune, si nous riions tous ensemble, juste une fois comme ça, pour toi, est-ce que tu serais enfin fière de nous ?


PS1 : Billet un peu naïf j’en conviens volontiers, mais que voulez-vous, je ne rêve que d’un monde où nous sautillerions dans le ciel, chevauchant des licornes, nous vautrant à qui mieux-mieux dans des nuages en crème fouettée, attrapant les étoiles à pleines mains en éclatant d’un rire suraigu…

PS2: Je ne suis pas folle vous savez.

Lire la suite

Et puis lundi matin

15 Novembre 2015, 12:06pm

Publié par Zazimutine

Et puis lundi matin

 

Un lundi matin presque comme les autres.

Un lundi matin en province, où Ghislaine ouvre seule sa petite boutique de casse-croûtes, où ses mains tremblent en préparant les sandwichs; où elle ne peut empêcher ses yeux de guetter l’horloge, attendant l'arrivée de sa petite vendeuse à 10h, sachant pertinemment qu'elle ne viendra pas; où les derniers mots qu'elle avait adressé à Alicia vendredi après-midi résonnent tristement à ses oreilles: "Bon week-end à la capitale! Et n'oublie pas d'enlever ton maquillage de mort-vivant avant de venir travailler lundi!" s'était-elle moquée gentiment, en référence aux goûts musicaux "bizarres" de sa jeune collègue.

Un lundi matin au bureau, où Thomas va boire son café et fumer sa clope seul, sans Bernard. Si seulement il les avait rejoint vendredi soir, lui et son fils, dans le 11ème, comme son collègue le lui avait proposé, si seulement?

Un lundi matin dans le service de chirurgie orthopédique de Nadia, où les transmissions entre équipes sont longues. Un service plein comme un oeuf, des blessures par balles, des blessures de guerre. Les infirmières, les aide-soignantes, les médecins, les internes, prennent leur service comme tous les lundis. Sans avoir quitté l’hôpital du week-end. Sans que Nadia ait pu rejoindre ses parents dans les Ardennes comme elle l'espérait.

Un lundi matin au lycée, où les chaises des copains Paul, Simon, et Mehdi restent vides dans la salle de classe, marquant leur absence, temporaire, ou définitive. Certains savent déja, Paul leur avait suffisament rebattu les oreilles avec son "premier concert entre potes, sans chaperon, t'imagines mec?!".

Un lundi matin dans le métro parisien, anormalement silencieux, où certains manquent à l'appel, sans que les autres le sachent.

Un lundi matin en réanimation, où peut-être un blessé se réveillera de l'anesthésie nécessaire à la lourde intervention chirurgicale subie dans la nuit de vendredi à samedi. Un lundi matin, où celui-là, celle-ci, déclinera enfin son identité. Un lundi matin où le téléphone sonnera quelque part pour annoncer une bonne nouvelle. Il, elle, a survécu.

Comme un lundi matin.

 

Illustration: Monique Mazarguil (merci 1000 fois!)

Lire la suite

Actualités des miss #nov 2015

8 Novembre 2015, 17:04pm

Publié par Zazimutine

Actualités des miss #nov 2015

 

Miss J (7 ans et demi)

- Après une rentrée un peu difficile pour elle, semble s'être constitué un petit groupe de copains dans la cour, avec lesquels elle joue "aux billes", "au loup", et "à la barre". Boude en revanche ses camarades de classe auxquels elle ne semble pas beaucoup s'intéresser.

- Aime beaucoup sa nouvelle école, principalement en raison de la présence de la structure de jeux (il n'en faut pas beaucoup pour satisfaire un enfant)


- A toujours des problèmes d’endormissement ; ainsi qu’une nouveauté : la phobie des membres amputés. Oui... nous vivons dans une famille épanouie. Se sent beaucoup mieux,  cela dit, depuis qu'on lui a expliqué qu’on ne peut pas vivre avec une tête coupée, l’idée de croiser une personne sans tête lui étant sans doute insupportable. Nous allons donc voir une psychologue bientôt. Il a juste fallu 2 mois pour obtenir un rendez-vous, les psychologues bretons semblant débordés. J'ai appris à l'occasion de cette prise de rendez-vous que l’angoisse de perte de membre va avec l’angoisse de séparation déjà diagnostiquée à Toulouse. Je suis rassurée de savoir que miss J a développé une angoisse de séparation "toutes options incluses"! Et je confirme. Cette enfant me regarde comme si j’allais littéralement me consumer sous ses yeux ; c’est flippant.

- S’est prise de passion pour les pompiers ; du coup veut un déguisement de pompier pour Noël. Mais attention, un bleu, avec un pantalon et un casque. Un vrai  quoi. J'angoisse déjà à l'idée des jeux que cela va occasionner...


- Démarre une collection de peluches : après Christophe (gros-lapin-tout-doux), et Nino (lapin-si-doux), sa dernière acquisition (achetée avec son argent!): un renard baptisé Gaspard (ou Gustave, j’ai un doute !)


- A hérité de la myopie de sa mère et va devoir porter des lunettes… tout au moins dès qu'elle aura vu l’ophtalmo dans 2 mois, les ophtalmos bretons semblant bla bla bla...

Miss M (5 ans et demi)


- N’a eu aucune problème d’intégration dans sa nouvelle école ; certainement en raison du fait qu'elle raconte NOTRE vie à tout le monde; également grâce à un subtil système de pot-de-vin bien rôdé: promettant à tous ses camarades une invitation à son anniversaire, elle reçoit déjà des cadeaux… ce n’est pas comme si son anniversaire était en février bien sûr... (quelqu'un peut lui dire que ce n'est pas Eddie Barclay qui organise la fête?)


- A des jambes interminables ; d’ailleurs c’est simple, seules ses jambes semblent grandir. C’est assez étrange de voir cette bouille de bébé, avec son parler encore très 5 ans-et-demi à base de suçotis de pouces et autres zezaiement, littéralement posé sur ce corps de gazelle.


- A toujours un aussi "fort" caractère (formulation bienveillante!)


- A l’inverse de sa sœur, a des goûts très arrêtés : ne supporte pas d’avoir des dessins sur ses vêtements par exemple (sauf si ça brille), quitte à gratter le dessin avec ses ongles...


- Vient de perdre sa première dent; je ne me lasse pas de son sourire quelque peu "édenté"

- Démarre une collection de boules à neiges (youpiiiie!)

- Se fait appeler "Georges Pernout" par son père depuis que je lui ai acheté une parka trop grande pour elle (l'humour, ce mode de vie - si vous n'avez jamais vu Thalassa, nous ne rirez pas!).

Suite au prochain épisode.

Lire la suite

Favoris du moment #1

6 Novembre 2015, 13:05pm

Publié par Zazimutine

Favoris du moment #1

 

Ah ah, je vous avais prévenu que j'allais m'astreindre à une certaine discipline d'écriture! Même si à ce stade, 4 billets dans la semaine, on doit plutôt parler d'acharnement! Une soif inextinguible d'écrire en ce moment, je surfe donc sur la vague et vous propose mes favoris du moment.

Cette semaine, j'ai aimé:

1) Préparer un flan pâtissier selon la recette de Jérôme le Teuff, pâtissier breton, recette, du reste, dénichée dans un magazine de salle d'attente. Le flan étant le dessert préféré de Papa Ours, voilà que celui-ci est rentré directement dans son top 3. Auto-congratulation!! Mais c'est vrai qu'il était bon mon flan!

Favoris du moment #1

 

2) Entendre la pluie tomber sur le velux. Vous le visualisez le cliché romantique où l'on écoute la pluie tambouriner sur le toit pendant qu'on est bien à l'abri sous son plaid? Même si 1) je n'ai pas de plaid 2) pour l’heure, la pluie ne tambourine pas gentiment au carreau... elle se déverse plutôt telle des paquets de mer déferlant sur Ouessant (on reste dans la métaphore bretonne quand même, obligé)...

Favoris du moment #1

 

3) J'aime décidément beaucoup l'écriture si sensible et si délicate de Camille, jeune blogueuse émigrée au Canada. Le genre d'écriture qui n'autorise presque pas le moindre commentaire, tant on a juste envie de ne pas déranger, ne pas faire de bruit surtout pour ne pas bouleverser ces mots qui semblent alignés dans un fragile équilibre. Seulement entrer sur son blog à pas de loups, et le quitter sur la pointe des pieds. Le genre d'écriture qui, personnellement, me donne envie de stopper toute velleité d'écriture, tant j'ai l’impression de produire de la mélasse à côté (et encore je reste polie). A retrouver ici.

4) J'aime cette vieille machine à coudre héritée de ma grand-mère, que j'essaie de restaurer (et ce n'est pas une mince affaire!) afin de la disposer au salon, en objet déco.

Favoris du moment #1

 

5) J'aime la vision de Germain sur son métier de médecin. Si vous avez le courage d'aller jusqu'au bout de son billet sur la loi Touraine, nul doute que vous n'en sortirez pas indemne. A lire ici.

6) J'aime enfin ce tout petit coin de ma cuisine (voir plus haut) où j'arrive à disposer quelques fleurs du jardin (sauf les coquelicots evidemment, ce sont des faux!).

Lire la suite

Se souvenir des belles choses

5 Novembre 2015, 13:00pm

Publié par Zazimutine

Se souvenir des belles choses

 

Au début des vacances de la Toussaint, nous avons eu la grande tristesse de perdre Très-Grand-Maman-Ours, la grand-mère de mon compagnon et l’arrière grand-mère (la seule encore en vie) de mes filles.
Chaque fois que nous la voyions, j'étais à la fois fascinée et amusée de l'observer en compagnie de ses arrière-petites filles, quatre générations d'écart jouant ensemble en dépit de l'écart d'âge.


Aujourd'hui, je me demande ce qu’elles garderont dans leur mémoire de cette arrière grand-mère :
• Les « bisous qui piquent » ?
• Les paquets de Kinder Bueno qu’elle leur donnait chaque fois qu’elle les voyait ?
• La chaise mécanique qui permettait à Très-Grand-Maman-Ours de monter à l’étage de sa maison sans se fatiguer, avec laquelle elles adoraient jouer, et elle, enchantée de les voir autant s'amuser?
• La canne avec laquelle elle marchait ?
• Ou encore cette famille de canard en bois ramené d’un de ses nombreux voyages et dont elles ont tenu à "hériter"?
• Sa voix ? Son regard ? Son rire? D’autres souvenirs, auxquels je n’ai pas accès, ou d’autres encore, un peu « fabriqués » par les récits et les photos ?

J’ai perdu ma grand-mère maternelle lorsque j’avais tout juste 6 ans. D’elle je n’ai que peu de souvenirs, je suis presque incapable de raconter une anecdote la concernant. Je me souviens de ses mains, tachées par l’âge ; j’ai une image d’elle en train de cuisiner. Et c'est à peu près tout. On me raconte ses beaux yeux bleus, à quel point elle aimait chanter, toutes les fois où elle m'a gardée, et je n'en ai aucun souvenir. Et pourtant, ce que je garde au fond de moi et de plus précieux, c’est la certitude de son affection. Cette grand-mère, je le sens, je le sais, je l’ai connue, nous nous sommes rencontrées, nous nous sommes aimées, je le ressens encore comme une richesse. Bien sûr, rationnellement, je regrette de ne pas l'avoir connue plus longtemps. Mais finalement, quand j'y réfléchis, je crois bien qu'en moi, je la sens encore "en plein", et non pas "en creux".

J’espère qu’il en sera de même pour mes filles et leur arrière-grand-mère, qui leur a témoigné tant d'affection.

Lire la suite

Apprivoiser la Bretagne

2 Novembre 2015, 21:42pm

Publié par Zazimutine

Apprivoiser la Bretagne

 

Loin de moi l'idée/l'envie, de caricaturer la Bretagne et ses habitants. Néanmoins, vivre dans une région à l'identité culturelle aussi forte, nécessite forcément quelques ajustements. 3 mois que nous vivons ici. 3 mois que nous nous adaptons, que nous nous apprivoisons mutuellement, la Bretagne et moi. 

Concrètement, apprivoiser la Bretagne, c'est:

 

1) Faire face à une certaine déroute capillaire

Je ne vais pas vous mentir, le climat breton est loin de rappeler celui de Marseille. Du soleil oui, mais aussi du vent, et de temps en temps (rarement) de la pluie. Etant l'heureuse détentrice d'une tignasse fort bien pourvue, et de cheveux d'une espèce réagissant de façon hystérique à la moindre trace d'humidité en frisottant et en remontant, le résultat n'a pas tardé à se faire sentir. Me voici affublée d'une coiffure mi-raide mi frisée, d'un volume non sans rappeler les Jackson Five à leur grande époque, d'une frange qui s'enroule sur elle-même, échouant à me faire passer pour plus jeune que je ne suis (l'idée de départ de la frange, étant de dissimuler les premiers stigmates de quadra dévalant la pente de mon front). Soyons honnêtes: je ressemble à un mouton passé dans un rouleau pour laver les voitures; celui avec les grands poils bleus; en vitesse turbo.

 

2) Réapprendre le code de la route

Cet item-ci caricature plus les toulousains que les bretons. Car en effet, en bonne toulousaine que j'étais, je ne respectais le code la route qu'à moitié. Il est d'usage, à Toulouse, de laisser passer le plus grand/gonflé/fort. Pour exemple, une grande avenue entrecoupée de (minables) petites rues perpendiculaires est prioritaire. Même si aucun cédez le passage ne caractérise la (minable) petite rue en question. Donc, quand on roule sur cette grande avenue, c'est assez simple, on va tout droit sans s'arrêter. A l'inverse, quand on conduit sur la dite (minable) perpendiculaire, on a peur. On s'introduit donc sur l'avenue tout doucement en faisant bien attention, alors qu'on a priorité. Si, par erreur, une voiture vous laisse la priorité (bien méritée), on le remercie pendant 5 minutes: signe de la main, feux de détresse, signe dans le rétroviseur, coeur avec les mains, la totale!

Ici, rien de tout ça, on respecte le code de la route. Fatalement, j'ai failli avoir 18 accidents en allant tout droit, sans regarder, sur l'avenue qui me paraissait la plus grande (donc prioritaire). Ensuite, quand j'ai compris qu'il fallait vraiment pour de vrai laisser la priorité aux véhicules prioritaires arrivant à ma droite des rues pourtant minables de la ville (non sans avoir essuyé quelques furieux coups de klaxon et autres gestes que la décence m'interdit de reproduire ici), j'ai été très choquée de constater qu'on ne me remerciait même pas. Non mais quel manque d'éducation! Finalement je m'y suis faite. Certes, les "rapports automobiles" sont beaucoup plus froids, moins affectifs, mais au moins, on ne craint pas le malus à chaque coin de rue (sauf si on s'évertue à ne pas respecter le (vrai) code de la route bien entendu).

 

3) S'habituer aux noms bretons

Quand je parle de région à forte identitié culturelle, je ne rigole pas: plus de la moitié des élèves des classes de mes filles ont des prénoms typiquement bretons dont, pour certains, je ne soupçonnais même pas l'existence. Dans mon boulot, plutôt "en contact avec le public" comme l'on dit, cela me pose quelques soucis car j'ai tendance à inverser les noms et les prénoms; exemple (non contractuel) "-Mr Guévan? -Non, moi c'est Mr Thomas. Guévan Thomas". Bien sûr.

 

4) Prononcer comme il faut

Là aussi gros travail. Surtout que tous les bretons ne sont pas d'accord. Par exemple, nous sommes entrainés pendant des mois à prononcer correctement ce qui donne phonétiquement le mot: "goch'tial" (la chose sus-nommée correspondant à une sorte de brioche), tel qu'on le nomme sur la presqu'île de Rhuys. C'est donc non sans une certaine fierté que Papa Ours est allé demander un goch'tial dans une boulangerie du Finistère. Il en est ressorti dépité, avec un got'chial sous le bras... (un autre jour, il faudra qu'on parle sérieusement du kig ha farz....).

Je vous fais grâce des noms de villages prononcés différement selon que l'on se situe dans le Morbihan ou le Finistère, au nord ou au sud du Finistère, au nord-du sud-du nord-du Finistère MAIS  avec une légère inclinaison de 40° vers l'est, etc...

Apprivoiser la Bretagne ne se fait pas en un jour comme vous pouvez le constater, et le chemin  est encore long. Comme l'a dit un grand philosophe..., la route est droite, mais la pente est raide. Ou l'inverse. A moins que ce ne soit le contraire... Kenavo!

 

Lire la suite

Tous azimuts #6

1 Novembre 2015, 22:51pm

Publié par Zazimutine

Tous azimuts #6

 

Petit billet-des-familles en vrac, parce que l'heure est grave les amis, ce blog est muet depuis des semaines, ça ne peut plus durer!

- je prends la décision ce jour, solennellement, de m'astreindre à une certaine discipline d'écriture. Non je ne vous précise pas laquelle, j'ai peur de vous décevoir, mais les publications vont se faire plus fréquentes!

- j'ai décidé de ne plus publier de billets tels que celui de "Lucie" où je parle de ce que je peux rencontrer à mon travail. Il y a longtemps j'ai ouvert un 2ème blog, uniquement destiné à ce type de récits. Je n'y ai encore jamais écrit mais "Lucie" va déménager là-bas et on verra bien si elle reste seule ou non. D'un côté, ce besoin d'écrire se fait sentir. De l'autre, je ne peux pas tout mélanger si je veux avoir ici, ne serait-ce qu'un semblant de ligne "éditoriale".

- voilà maintenant 3 mois que nous avons quitté notre sud-ouest pour nous transporter 700km plus loin. Pendant 2 mois j'ai eu l'impression de vivre une parenthèse, un peu comme si elle allait très vite se refermer, une façon sans doute de refuser la séparation (toujours eu un problème avec la séparation). Et puis je vois que la parenthèse de fermeture s'estompe peu à peu, et même si j'ai encore un peu de mal à prendre mes marques dans cette nouvelle ville, des habitudes se dessinent (des restos et des endroits pour boire des coups surtout ^_^). C'est long tout de même de reconstruire ailleurs, même quand l'essentiel est à côté. Il y a une certaine mélancolie (de moins en moins!) et en même temps, je vous jure que chaque jour je me frotte les yeux d'émerveillement devant les paysages qui nous entourent tellement j'ose à peine y croire!

- j'ai commencé mon nouveau travail à 60km de notre domicile. Nouveau est un bien grand mot puisque j'y fais exactement la même chose qu'à mon ancien travail. Sauf que je n'ai plus que 3 collègues au lieu d'une trentaine. J'ai donc désormais 1h de trajet le matin et le soir. Comme je ne capte plus rien dans ma voiture, je me suis mise à écouter la matinale culturelle de France Musique. C'est excellent: la douce voix de Vincent Josse de 8h à 9h me réveille doucement, l'invité est toujours intéressant, et il y a des concerts en direct à 8h30! Très apaisant. En replay ici.

- j'ai également repris le rythme de mes lectures, peu de pages mais je relis donc je revis. Vous n’échapperez pas au billet de mes lectures du moment mais je ne résiste pas à l'envie de déjà vous faire partager mon coup de coeur: la BD autobiographique de Riad Sattouf, l'Arabe du futur (tomes 1 et 2). L'histoire passionnante de ce petit garçon né d'une mère bretonne et d'un père syrien, et qui va grandir entre la Lybie, la Bretagne, et la Syrie. A dévorer!

Tous azimuts #6

- autre coup de cœur du moment: Barbara. Il se passe un truc en ce moment, chaque fois que je l'entends, de totalement inédit pour moi... Bizarre... Comme s'il fallait que ce soit maintenant et seulement maintenant que tout à coup, je me mette à aimer Barbara, mais sa voix et ses textes me bouleversent. Sa façon de chanter surtout, comme si sa vie en dépendait. L'une de mes préférées:

Je vous laisse sur cette belle musique...

A bientôt!

Lire la suite