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Touzazimutin

J'peux pas, j'ai piscine!

11 Janvier 2016, 22:11pm

Publié par Zazimutine

J'peux pas, j'ai piscine!

 

Dans la série des nouveautés inhérentes à notre changement de vie, j'ai décidé, cette année, de me porter volontaire pour accompagner la classe de chacune mes filles à la piscine. J'ai donc passé un agrément (car oui, il faut un agrément!) dont je vous épargne le récit, mais qui était déjà un moment très drôle, tant les parents, lorsqu'ils se retrouvent en milieu scolaire, régressent en copiant sur les autres, se disputant, bavardant entre eux pendant que le formateur parle etc...

Jeudi matin, j'ai donc accompagné ma première séance à la piscine.

Notez que pour me rendre disponible, j'ai changé mes jours de travail tout le mois de janvier, du jeudi pour le vendredi, occasionnant du même coup un arrachage de cheveux par poignées à ma secrétaire (oui j'ai une secrétaire hu hu hu!)-(depuis, elle porte une casquette et ne quitte plus un trident dont elle me pique les fesses, chaque fois que mon postérieur croise son chemin). Vous l'avez compris, il faut une certaine abnégation quand on veut accompagner une sortie scolaire (pour les fleurs, je vous laisse mon adresse en bas, j’accepte aussi les chèques).

Ce matin-là donc je me préparais à rejoindre l’école. J'avais bien sûr anticipé la séance 1 mois avant, en veillant à m'épiler bien partout, espérant ainsi épargner ma fille de moqueries éventuelles quant au statut pilaire de sa mère. Epilation de rigueur donc, tout le mois de janvier. J'enfilai mon maillot de bain à l'avance, ne sachant pas si je pourrais bénéficier d'un petit coin discret sur place.

A 10h15, j'arrivai à l'école, non sans avoir vérifié 17 fois que je n'étais pas toute nue sous mon pantalon, comme semblait me l'indiquer ce courant d'air inhabituel entre mes jambes, ni m’être assurée 12 fois que je n’avais pas enfilé mon maillot à l'envers, comme semblait me l'indiquer ce courant d'air inhabituel au niveau de la poitrine (encore que, pour cette dernière, ça se discute).

J’attendis, longtemps, et dans le froid (surtout à l'entrejambe); j'en profitai alors pour relire le déroulé de la séance (tout bien expliqué) que m'avait fait passer la maitresse. Ce qui, vous le verrez plus, tard était sans doute la meilleure idée que j'eus de la journée (suspense).

Un peu plus tard, le groupe des CE1 sortit de l'école en rangs serrés. Je les trouvai tout petits, minuscules à vrai dire, quoi, c'est ça des CE1??!!  C'est ça qui refuse de porter des bonnets "parce que ça fait trop CP?" Laissez-moi rire. La maitresse me demanda si j'avais bien eu le déroulé de la séance, je crus intelligent de faire un trait d"humour: "oui mais je ne l'ai pas appris par coeur hein!", ce qui, à ce stade de l'histoire, était sans doute la dernière chose à dire (suspense bis).

Je montai dans le car à la suite des élèves; à l’intérieur, pendant que je vérifiai les ceintures, j'eus droit à quelque chose comme 14 fois "t'es la maman de quiiii?". Les enfants ont une sorte de facilité dans la prise de contact très rafraichissante, je me promis de retenir et ressortir cette entrée en matière lors de ma prochaine invitation à un cocktail.

A la piscine, tout se passa très bien lors du déshabillage. En tout cas celui des enfants. Les choses se compliquèrent pour moi, lorsque je m'aperçus que je n'avais plus le déroulé de la séance, celui que je n'avais pas appris par cœur DONC. Alors que je l'avais relu sur le parking de l'école, impossible de remettre la main dessus (à l'heure actuelle, il reste introuvable, tournoyant probablement autour de la Terre, dans les limbes stratosphériques, au milieu d'un million de chaussettes célibataires, de barrettes, et autres clefs égarées mystérieusement).

Je réunissais donc mes ouailles (les bonnets rouges), essayant de me remémorer ce que j'avais lu 15 minutes avant. Heureusement, mon groupe, composé initialement de 8 enfants, s'était largement étiolé: 2 avaient oublié leurs affaires, 2 autres étaient recouverts de pustules et donc privés de natation. Une petite fille vint me voir, se plaignant de l'absence de ses lunettes de piscine dans son sac. Pleine de compassion, je maudis intérieurement sa maman, qui faisait visiblement si peu preuve d'abnégation en oubliant de mettre les lunettes de piscine dans le sac de sa fille, tout en me demandant pourquoi le visage chiffonné de la fillette m'était si familier. Ah oui, c'était ma fille.

Nous nous dirigeâmes mes petits bonnets rouges et moi-même (non, je ne parle pas de mon maillot de bain), vers la partie du bassin que l'on nous avait attribué.

J'eus à peine le temps de réfléchir, que mes 4 petits oisillons avaient déjà sauté à l'eau. Je décidai alors d'intituler cette partie "échauffement free style". Non sans peine, je réussis à ramener au bord mes nageurs. J'essayai de me souvenir de la façon dont Dieu (le maitre de CP de l'an dernier) parlait à ses élèves. Je les regardai droit dans les yeux (8 yeux en même temps, c'est pas facile!) et leur expliquai bien les consignes en m’assurant qu'ils avaient compris. J'avais retenu les mots clés de la séance: entrée dans l'eau, immersion, coulée ventrale, restitution-jeu. Chacune de ces séances devait durer 10 minutes, m'amenant gentiment à la fin d'une séance de 40 minutes.

10 minutes plus tard, nous en étions déjà à coulée ventrale (=se propulser sur le ventre, tête entre les bras, en prenant appui sur le bord de la piscine avec les pieds, et aller le plus loin possible sans nager). Je m'amusais de ce qu'une petite fille se retournait comme un bouchon à chaque fois qu'elle tentait une coulée ventrale; je me dis qu'elle devait bien être légère et que sa mère, manquant sûrement d'abnégation, ne devait pas beaucoup la nourrir. Comme c'était la même petite fille qui n’avait pas ses lunettes de piscine, c'était ma fille.

A la moitié de la séance, je me retrouvai fort dépouvue, puisqu'il ne me restait plus que la partie restitution-jeu. Comme je ne comprenais pas très bien la signification du mot "restitution", et craignant que cela ait un rapport avec un problème de digestion du petit-déjeuner du matin, je passai directement au jeu. Jeu auquel je n'avais absolument rien compris. Je me retrouvai donc à hurler dans la piscine "merlaaannn!!!" ou "merluuuu!!!", sans savoir vraiment ce que ça devait entrainer pour les enfants, mais eux semblaient avoir pris leur destin de poissons en main, et s'amuser comme des petits fous.

Enfin la séance s'acheva, au grand dam de mes petits sportifs qui, si l'on se réfère aux nombres de décibels émis par ce groupe, se marrait copieusement.

L’épisode rhabillage fut un peu plus long. Dans le vestiaire, j’allai aider les fillettes qui avaient toutes la chevelure de Raiponce, je vous laisse imaginer. Je fus sidérée de voir une petite fille aux ongles vernis se mettre consciencieusement de la crème sur le visage.

Enfin, après 5 chevelures mal demêlées, nous pûmes remonter dans le car et chacun reprit le fil se sa journée.

Je ne sais pas si les petits bonnets rouges auront beaucoup progressé en natation, mais à en croire les témoignages des parents, ils en redemandent. Ca tombe bien, j'y retourne jeudi prochain (avec 14 photocopies du déroulé, dont un glissé dans mon maillot, à l'entrejambe pour me tenir chaud).

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Mon rendez-vous avec le Dr House

6 Janvier 2016, 18:51pm

Publié par Zazimutine

Mon rendez-vous avec le Dr House

 

L'un des inconvénients, lorsqu'on arrive dans une nouvelle région, consiste à devoir se reconstituer tout un nouveau réseau: social, amical si possible, mais également... sanitaire! Après avoir paré au plus pressé, pédiatre pour les filles, psychologue pour mon angoissée, dermato et autres spécialistes pour les petits soucis intercurrents, j'avais prévu de tranquillement chercher en début d'année prochaine, un spécialiste de l'appareil reproducteur, comprenez: un gynéco. Après tout, j'avais fait mes adieux au précédent en juillet, inutile d'y retourner trop rapidement. Seulement bon, j'eus finalement besoin d'y retourner plus tôt que prévu.

Je chargeai donc Papa Ours, plutôt bien placé parmi la gente féminine, de par sa profession, de me dégoter la perle rare. Parmi ses propositions, je choisis celui qui apparaissait 3 fois. Cela semblait de bon augure, et le cabinet était à une volée de mouette de mon domicile.

J'appelai donc pour prendre rendez-vous. A mon grand étonnement, c'est le médecin lui-même qui me répondit et me fixa un rendez-vous pour... le lendemain! Enchantée je fus, j'allais être rapidement fixée sur mon sort.

Le soir, lorsque je racontai la chose à Papa Ours, celui-ci me mit en garde: on l'avait prévenu que ce médecin avait beaucoup d'humour, il valait mieux le savoir, il pouvait même être "un peu lourd". Bon, ça m'allait, je ne suis pas si facile à effaroucher. Mais soudain, papa Ours eut ces mots malheureux: "en fait c'est un peu le Dr House de la gynécologie quoi!" Là, je n'eus plus du tout envie de rigoler. Entendons-nous bien: j'adore le Dr House, mais à la télé. J'adore le personnage, mais dans une série. Dans la vraie vie, je dirais comme tout le monde que... c'est un gros con.

Le lendemain, à l'aube de mon rendez-vous, je n'en menais pas large.

Je me présentais donc au cabinet à l'heure dite: 14h40 (non sans avoir fait un détour de 5 km en étant partie tout droit en direction de la mer, j’adore ce genre d'acte manqué!).

Arrivée dans la salle d'attente, une dame déjà présente, et au regard fiévreux, se jette verbalement sur moi, sans même un bonjour:

- vous avez rendez-vous à quelle heure?

- 14h40............................... Et vous? me sens-je obligée de demander, au bout d'un long moment de silence pesant,

- 15h!!! Ouais bon, il est en retard, il est TOUJOURS en retard, faut pas être pressé quand on vient ici!

Je m'apprête à lui répondre que quand on arrive avec minimum 20 minutes d'avance à ses rendez-vous, on court le risque de trouver tout le monde en retard, mais le regard qu'elle me jette fusille littéralement les mots qui s’apprêtent à sortir de ma bouche. Je sens son regard fixé sur moi et me tourne donc vers les magazines. Je feuillette un magazine de décoration datant de ... 1996. Une autre dame, qui semble sortir des toilettes, arrive dans la salle d'attente, me sauvant la mise puisqu'entamant une conversation en breton avec la Furieuse (un peu plus tard, je me rendrai compte que ce n'était pas du breton mais bien du français; je ne sais pas, j'ai du faire une crise d'épilepsie à ce moment-là car je ne comprenais vraiment rien à leur propos -ou alors j'ai du mal à me faire à l'accent).

Une quatrième dame arrive dans la salle d'attente. La Furieuse lui lance: "Vous avez rendez-vous à quelle heure? " (peut-être avait-elle fait le pari de prononcer cette phrase au moins 15 fois dans la journée?): - "14h40" répond la dame. Bien, ça commence très très fort. Nous sommes 4 et avons presque toutes rendez-vous à la même heure. De plus, la salle d'attente est toute petite, sans fenêtre, et meublée comme un bureau de la Stasi, avec des magazines datant  de l'invention de l'imprimerie. A bien y réfléchir, c'est tout à fait le style du Dr House de mettre le boxon comme ça, dès la salle d'attente. Peut-être espère-t-il ensuite nous enduire de boue afin de nous observer combattre sauvagement...

Finalement, le Dr House arrive et c'est moi qu'il fait rentrer en premier, en m’appelant par mon prénom. C'est un peu curieux mais on m'avait prévenue.

Je m'installe en face de lui. Il est grand, le visage émacié, les yeux bleus acier, comme le vrai Dr House. Mais plus âgé et pourvu d'une grosse barbe dans laquelle il marmonne beaucoup. Il semble aussi à l'aise dans la communication que son célèbre confrère. Parmi les mots qu'il maugrée, je l'entends parler de "jeune fille" avant de comprendre que c'est de moi qu'il s'agit, car oui, il me parle à la 3ème personne. Surtout très vite, il enchaine les blagues et les jeux de mots un peu grivois, ce qui, venant d'un gynécologue, est tout de même très surprenant.

Il prend quand même le temps de m'écouter, son langage est fleuri, par exemple "et ça fait longtemps que ça merdouille comme ça?" (et encore, je vous ai choisi le passage le plus soft!). J'imagine un instant ma belle-mère entre ses mains et réprime un fou-rire, ce qui a l'avantage de me détendre un tantinet.

Nous passons à coté, je ne suis pas franchement à l'aise mais en 2 temps 3 mouvements, le Dr House m’examine et je n'ai rien senti.

Nous passons dans une autre petite pièce sombre où trône un appareil d'échographie. Et voilà que j'ai droit au détail intégral de mon intimité passée aux ultra-sons, permettant de me rassurer tout à fait.

Enfin, je me rhabille et le rejoins à son bureau. Nous passons quelques minutes à deviser gentiment (moyennant moultes plaisanteries pas très finaudes) de mon avenir gynécologique. Et je lui fais un chèque de 28 euros. La consultation a duré 30 minutes, j'ai eu droit à un check-up complet, et derrière le langage imagé et les blagues carrément lourdes, mes questions ont trouvé une réponse.

Plutôt sympa finalement d'être suivie par le Dr House, .... du moment qu'on ne m'oblige pas à devenir son amie dans la vie!

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Charlotte, de David Foenkinos

5 Janvier 2016, 16:02pm

Publié par Zazimutine

Charlotte, de David Foenkinos

 

Il y a une sorte de boulimie à ressentir le besoin d'avaler des livres, les uns après les autres, sans jamais observer de pause. Et puis de temps en temps, il y a un livre, dans cette pile de papier, qui vous oblige à vous poser.

J'ai lu Charlotte, livre de David Foenkinos, qui avait fait l'actualité de la rentrée littéraire 2014, très vite, quasi d'une traite. Après quoi, il m'a fallu observer quelques jours de non lecture pour digérer.

Charlotte, c'est le parcours réel de Charlotte Salomon, jeune artiste-peintre allemande, née au mauvais endroit, au mauvais moment. Berlin, années 30, et bientôt, lois anti-juives qui touchent de plein fouet cette toute jeune fille. Alors ce sera l'expatriation en France, et la naissance de son oeuvre "Vie? Ou théâtre?" les deux dernières années de sa vie, dans l'urgence, avant que la barbarie nazie ne la rattrape.

Ce livre est absolument bouleversant. Si l’héroïne tragique qui l'habite n'était née que de l'imagination de son auteur, on la dirait sublime. Seulement là, tout est vrai. L'histoire est certes romancée, il en reste néanmoins des personnages, un parcours, une œuvre, tout à fait réels, eux.

David Foenkinos explique avoir mis des années à écrire son livre, tant la forme qu'il devait prendre lui paraissait impossible à atteindre. Alors il l'a écrit comme ça, des phrases courtes, des retours à la ligne. Le résultat est là: haletant, tragique mais sans complaisance, l’urgence toujours, de vivre. On tourne les pages frénétiquement, frémissant avec elle, dans la peur de ne pas arriver à finir, en apnée, enfin, dans les toutes dernières pages. Et puis la chute, attendue et pourtant si brutale. On a du mal à réaliser. Charlotte est une comète écrasée en pleine ascension sur une planète sans vie. Engloutie. Nous laissant submergés par autant de questions sans réponse. Et par son silence.

J'ai passé quelques soirées à regarder ce que je pouvais trouver de Charlotte Salomon sur internet. Les quelques peintures que j'ai pu voir sont stupéfiantes de vérité. La tragédie de cette artiste fauchée en pleine ascension créatrice en est d'autant plus criante.

David Foenkinos a édité un second livre, son texte faisant face cette fois à des reproductions de l'artiste. Je brûle de me le procurer. Car je suis, nous sommes, désormais, comme lui, subjuguée par Charlotte Salomon. C'est sans doute là sa seule et dérisoire revanche.

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Des baumes au coeur pour 2016

3 Janvier 2016, 16:32pm

Publié par Zazimutine

Des baumes au coeur pour 2016

 

Voilà des semaines que je me demande comment reprendre le fil de l'écriture. Cette fin d'année 2015, sombre et angoissante, ont en effet coupé net mon inspiration convalescente. J'ai décidé finalement de publier cet article commencé après les attentats, un moment où j'ai eu besoin de faire le point sur ce qui me faisait du bien. En grande angoissée de la vie que je suis, j'ai eu le temps de mettre au point quelques stratégies pour tenir le cap face à cette vie ô combien imparfaite. Des trucs qui m'aident à ne pas psychoter, à ne pas flancher, à me libérer parfois, de mon anxiété et d'une certaine mélancolie.

Voici donc 5 baumes, parmi d'autres, qui soulagent mes bleus au coeur:

1) L'humour

Le truc essentiel de ma vie. Quelqu'un a dit qu'une journée sans rire était une journée perdue, j'adhère totalement à cette citation (-ndlr- il semblerait que cette citation soit attribuée à Charlie Chaplin). Chez nous, l'humour, c'est un mode de vie hérité de mes parents: d'un côté ma mère, à l'humour ravageur, un brin provocateur, très noir, de l'autre, mon père, appréciant les plaisanteries absurdes et décalées. J'ai hérité mon affection pour les deux. De plus j’évolue dans une profession où l'humour (très noir!) est salvateur, pas toujours bien compris par les autres. La dérision donc toujours, presque tout le temps. Le rire, c'est la vie. C'est même devenu mon moteur principal, le socle de mes amitiés, la solution pour résoudre les conflits, le remède quand je suis mal à l'aise, pas toujours à bon escient il faut bien le reconnaitre; car l'humour, c'est aussi une fuite, une façon de se couper des émotions trop envahissantes, de les tenir à distance. Bref, je ris le plus souvent possible, je suis très bon public, je plaisante volontiers.

Parmi ceux que j'écoute et qui me font rire:

- Florence Foresti, qui est pour moi le comique incarné, tant son jeu de scène est drôlissime. Je vous avais parlé ici de son dernier spectacle; il est disponible en DVD (et je ne l'ai même pas eu pour Noël, un scandale!). Je m'étais promis de la regarder pour supporter la douleur lors de mes accouchements.... sur le moment je n'y ai même pas pensé! (et puis je crois me souvenir que le rire au moment d'une contraction c'est affreux!)

- sur France Inter, j'aime bien tomber sur l'émission de Charline et ses comparses "si tu écoutes j'annule tout" à 17h (ici). Ce n'est pas toujours des plus subtils, mais dans l'ensemble, ça me fait bien marrer.

- j'adore l'humour absurde de Pierre Dac; je m'offrirais bien ses mémoires!

- sur facebook, je suis plusieurs profils qui me font mourir de rire, notamment celui de Jorge Bernstein: trash mais sans gratuité, j'adore! (son profil est public mais nécessite un compte sur ce réseau social malheureusement!)

2) La lecture

Mon meilleur remède à l'angoisse. Le seul qui me permet vraiment de me déconnecter de mes pensées parasites. J'avais fait une longue trêve de lectures durant mes mois de maman solo, j'ai repris dès mon arrivée en Bretagne. Je vous réserve d'ailleurs un billet lectures long comme le bras; polars, romans, BD, tout y passe. Après les attentats de novembre, j'ai particulièrement aimé m'évader dans des mondes très éloignés du nôtre, en Afrique, au Groënland, ou à d'autres époques. 

Mais les livres, ça coûte cher, je viens donc de m'inscrire dans la médiathèque de ma commune, très bonne solution  que je vous recommande pour ne pas faire exploser son budget bouquins! (ça permet en plus de lire tous les livres qui font l'actualité de la rentrée littéraire et donc de se la péter en société, sans débourser un sou ou presque!)

3) La musique

Sous toutes ses formes. L'écouter, la jouer, la chanter.

La musique est la seule façon pour moi d'accepter l'émotion, je ne sais pas si je vais être claire mais je me laisse volontiers envahir par des sentiments grandiloquents, du moment qu'ils sont générés par de la musique. Je ne vais pas vous faire un flortilège de mes goûts musicaux, ce serait long et ennuyeux, et puis chacun ses goûts.

Je vous ai déjà parlé de mes trajets en voiture à l'écoute de la matinale de France Musique. J'y apprends plein de choses dans des domaines jusque là méconnus pour moi: le classique, le jazz, l'opéra. C'est vraiment devenu mon petit rendez-vous du matin. 

Et puis la musique c'est la jouer, alors depuis quelques mois, je ré-appprends la guitare (en tout cas j'essaie, avec plus ou moins de réussite).

La musique c'est aussi la chanter. Alors je chante dans ma voiture, lorsque je suis seule. Plus jeune j'ai fait partie d'une chorale, et même d'un groupe. Jamais compris pourquoi ils avaient accepté que je chante (peut-être parce que je ne savais rien faire d'autre). En tout cas, leur groupe a commencé à fonctionner quand j'en suis partie. Dans ma voiture donc.

4) la contemplation

Une minute de sérénité par jour, juste en contemplant le beau. C'est encore plus facile depuis que nous habitons en Bretagne, plus proches de la nature.

Avant de démarrer mon nouveau travail, j'avais pris l'habitude, après avoir emmené mes filles à l'école, d'aller prendre un café au bord de la mer. Aujourd'hui, c'est plus difficile à intégrer à mon quotidien, alors j'accroche mon regard à la moindre trace de beauté: l'autre matin, ce ciel rouge sang dans mon rétroviseur au lever du jour; ces nappes de brouillard accrochées à la rivière; ou encore, le grondement de la mer déchainée, pas si loin. Respire!

5) la couture

En ce moment, je réalise enfin le rêve d'apprendre à coudre. J'avais testé le tricot, le crochet, bizarrement seule la couture me permet de me déconnecter totalement de la réalité; avec l'énorme satisfaction d'obtenir un résultat, rapide de surcroît. Evidemment si la durée de vie de ma passion pour la couture égale celle de mes autres centres d'interêt passés, ma machine à coudre ne devrait pas tarder à retrouver son placard...

 

Voilà pour mon premier billet de l'année, surement pas le meilleur de mon aventure bloguesque, mais histoire de reprendre le contact...

Je vous souhaite en tout cas une très bonne année 2016 à tous!!

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