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Touzazimutin

J'ai testé pour vous: le yoga

29 Septembre 2017, 07:29am

Publié par Zazimutine

J'ai testé pour vous: le yoga

 

Après mon essai de méditation raté face à la mer, j'ai voulu aller plus loin dans l'expérience paranormale. J'ai donc décidé de tester le yoga. Vendredi dernier, j'avais rendez-vous pour mon premier cours, je vous raconte ça en détail.

10h10: je suis en tenue de yogi. Enfin je crois. Disons que j'ai enfilé ma tenue de sport toutes options (celle que j'utilise pour la danse, la course, le vélo, le jardinage et les travaux de peinture), en provenance directe du géant du sport pas cher. Avant d'investir dans une cape orange, je préfère être sûre de continuer.

10h11: en enfilant mes baskets, je me répète comme un mantra "je vais à MON cours de yoga!". C'est assez classe je trouve de dire "MON cours de yoga". Ca fait genre, cours particulier.

10h12: à force de me répéter "je vais à MON cours de yoga!", j'ai, l'impression d'être Gwyneth Paltrow. Je me sens encore plus classe

10h13: question, est-ce que Gwyneth met du rouge à lèvres avant d'aller à SON cours de yoga?

10h15: à force de me prendre pour Gwyneth, je suis en retard!

10h30: toujours auréolée de mon nouveau statut d'actrice américaine, j'arrive à la salle pile à l'heure, grande classe!

10h35: bon, en fait, le temps de trouver la bonne salle, je suis en retard et essoufflée; le cours a commencé... mon auréole se dégonfle quelque peu.

10h36: tout le monde est assis en tailleur et en silence.

10h36: je cherche le prof. Ah, ça doit être le gars qui ressemble à Bouddha en mode surfeur. Bouddha-Brice de Nice quoi.

10h37: oserais-je un petit toussotement pour signifier ma présence? Hum, non, le prof est en train de méditer. Ne pas déranger Bouddha qui médite, ça ne se fait pas. Si ça se trouve il est à deux doigts d'apaiser les relations entre Trump et la Corée du Nord.

10h38: le silence se remplit tout à coup d'un son rauque provenant de la gorge de mes camarades. Ca fait "Oooommmmeee". Oui alors là, d'accord, ce sera sans moi les gars! Même pas en rêve je vous fais profiter du son de mes entrailles!

10h39: finalement je me glisse dans la salle. Le prof ouvre les yeux enfin, il me fait un petit signe de tête (je crois qu'il me bénit).

10h40: je m'installe et tente de faire comme les autres. On commence par un exercice de respiration. Ca va, ça, je sais faire, inspire, expire, LA base.

10h41: j'essaie de copier sur mes camarades, mais ils ont tous les yeux fermés alors je ne peux pas leur demander quoi que ce soit.

10h42: je me concentre très fort pour fermer les yeux moi aussi; je me sens comme un enfant qui essaie de vite s'endormir la veille de Noël.

10h43: je serre très très fort mes paupières...

10h44: j'entends un son au-dessus de moi. Je serre les yeux encore plus fort: ne pas se laisser déconcentrer par les bruits environnants, c'est la base.

10h45: le son se répète...

10h46: le son devient insistant...

10h47: je finis par ouvrir les yeux. Je me retrouve nez à nez avec Bouddha-Brice qui me demande comment je m'appelle.

10h49: l'exercice de respiration commence à me gaver. Surtout que je suis enrhumée et que donc, quand je suis couchée, mes sécrétions coulent dans l'arrière de ma gorge et m'étouffent (bon appétit bien sûr!). Du coup pendant que les autres font de grandes et bruyantes respirations, moi, je renifle et me fend de plusieurs quintes de toux bien grasse. Et ça, je le sens,  c'est pas feng-shui!

11h10; on attaque les postures. Je comprend pas comment on peut à la fois: contracter le périnée, appuyer sur les coudes, rentrer les omoplates, aplatir le dos, et se grandir. Et puis quoi encore? ll veut pas que lui donne le cours du CAC40 en même temps le monsieur?

11h11: ah j'oubliais: il faut aussi contracter les sphincters. Et ça, ça m'inquiète.

11h12: en fait cette histoire de sphincters me rappelle une angoisse primitive inhérente à mes accouchements...

11h15: je n'arrive plus du tout à me concentrer à cause de cette histoire de sphincters.

11h16: à côté de moi, une fille se met à pleurer; je crois qu'elle aussi est préoccupée par ses sphincters.

11h20: dans l'exercice suivant on doit essayer de se luxer la hanche. En expirant parce que ça passe mieux. La vache c'est dur!

11h21:J'avoue que là tout de suite j'ai du mal à imaginer qu'adopter  la position du chien tête en bas puisse faire du bien à mon corps. Parce que bon, si je veux me mettre la tête en bas, je le fais comme un humain point barre.  

11h22: je suis pas un chien nan mais oh!!

11h25: une douce chaleur m'envahit le corps et viens apaiser ma colère d'avoir été prise pour un canidé.

11h30: ce qui devait arriver, arriva, j'ai envie de faire pipi. Je sors, je cherche les toilettes.

11h32: j'ai pas trouvé les toilettes mais j'ai pris mon pull au passage. Ca caille, et Gwyneth a oublié son pull!

11h50: on attaque la relaxation. Comme d'habitude mon corps se détend pendant que mon cerveau part dans toutes les directions: je pense à mon prochain article sur le blog, je pense à tous les livres que je n'aurai pas le temps de lire dans ma vie, je pense à ma retraite à 82 ans, je pense à Robert De Niro (WTF??), je pense à mon géranium de Madère qui ne pousse pas.

11h55: finalement je crois que je vais m'endormir...

11h57: Bouddha-Brice nous réveille; mince j'étais bien!

12h: nous nous remettons en tailleur pour respirer. Et là l'impensable se passe. Un son rauque sort de ma gorge; un truc qui vient du plus profond de mes entrailles et fait vibrer tous mon corps. Ca fait "Ooooooooommmmmmme......"  

 

PS: Oui oui je sais c'est bourré de clichés mais sinon ce ne serait pas drôle. Alors pour la petite histoire, sachez que je me suis inscrite... pour l'année! Finalement le yoga, j'ai aimé ça!

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Son goût du bonheur

21 Septembre 2017, 21:32pm

Publié par Zazimutine

Son goût du bonheur

 

S'il y a une chose à laquelle j'ai du mal à échapper en tant que mère, c'est bien à la culpabilité. Tout ce qui arrive à mes filles, tous les traits de leur personnalité, sont ma faute et mon entière faute. Leur timidité? C'est ma faute, je suis pareille! Leur manque de confiance en elles? Ma faute, je ne les ai pas assez sécurisées lorsqu'elles étaient bébé... Leurs angoisses? C'est moi qui leur transmets les miennes! Leurs yeux miros? Ce sont mes gènes pourraves! Leur absence totale de talent pour le ping-pong aquatique? Oui ça aussi c'est de ma faute! Etc, etc... la liste est longue.

Cependant, depuis quelques temps, j'ai remarqué, chez notre fille ainée, une certaine aptitude à goûter aux joies simples de la vie. Oh bien sûr, elle ne s'est pas transformée en petite Heidi des montagnes, éclatant d'un rire cristallin chaque  fois que le vent soulève une mèche de ses cheveux, non, tout de même, n'oublions pas que nous sommes dans la phase pré-ado, et que les "je m'ennuie" et "c'est nul, y a rien à faire"  arrivent encore au palmarès des phrases les plus citées dans la journée, mais désormais, ils cohabitent avec de fulgurants éclats d'enthousiasme, du style:

- ce soir: "maman tu sais, le soir, j'aime trop me glisser dans les draps frais!" (yeux qui pétillent)

- vendredi soir, en sortant du restaurant: "j'aime bien sortir du restaurant, parce qu'il fait nuit, et qu'on peut être excité dans la rue et qu'on peut regarder les étoiles!" (yeux qui pétillent ET sauts de cabri)

- samedi matin, au petit-déjeuner: "j'adooore les tartines grillées quand le beurre fond sur la tartine encore chaude mmmmmhh!" (mine de chatte gourmande)

- dimanche midi: "c'est les meilleures moules que j'ai jamais mangé de ma vie, elles sont tellement fondantes, mmmmh!" (léchage de babines).

Sans compter les innombrables "oooooh c'est magnifique!!" quand on lui montre un ciel couchant aux multiples nuances de rose, de mauve et de bleu, un arc-en-ciel, ou bien encore les couleurs de l'automne sur les arbres de notre rue.

Si je fais le compte, je réalise que Miss Choco s'émerveille de mille et une petites choses, et le dit avec une grande ferveur: oui, elle aime lire, regarder, écouter, danser, goûter!!!

Dans tous ces moments-là, c'est moi alors qui m'émerveille de l'observer, c'est moi qui me sens alors profondément sécurisée, rassurée. Parce que savoir s'émerveiller et l'exprimer, pour un enfant, il me semble que c'est déjà beaucoup.  

Et cela aussi, j'espère que c'est de (ma) notre faute.

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Face à la mer

17 Septembre 2017, 21:59pm

Publié par Zazimutine

Face à la mer

 

Après avoir tournoyé en orbite autour de notre chère planète toute la semaine, il a bien fallu redescendre sur Terre (pour ceux et celles qui n'auraient pas suivi, mon dernier article a recueilli tellement de commentaires que j'ai pris la première fusée pour la station orbitale "blogueuse-qui-se-sent-plus péter").

En fin de semaine, j'ai pensé alors qu'il serait sage de reprendre rapidement contact avec la réalité (surtout quand je me suis aperçue que je cherchais si on parlait de moi dans Gala). Et pour ça, quoi de mieux que de communier avec la nature? Quand on habite à 3 km de la mer, fastoche. Sauf qu'il fallait faire avec le temps catastrophique de ces deux dernière semaines, et que de mer, je n'avais vu, depuis quelques temps, que son substrat atmosphérique.

Alors vendredi matin (jour chômé pour moi) quand le ciel s'est habillé tout en bleu, j'ai pensé que l'occasion était idéale d'aller au bord de l'océan pour m'évader de mes préoccupations matérielles. J'avais envie d'air frais, je frémissais à l'idée d'atteindre peut-être une sorte d'état méditatif, de me transcender, voire, pourquoi pas, de léviter.

Je me suis dépêchée de préparer mes affaires: baskets, polaire, thermos de thé, tablette de chocolat et mon bouquin en cours.

A 10h, j'étais garée au bord de l'eau, et me suis ruée sur le chemin côtier. Il était là devant moi, l'océan majestueux, d'un bleu sombre dans la lumière du matin. J'ai commencé à marcher, toute guillerette, songeant à ma chance de me trouver ici et maintenant (méditation, étape 1 enclenchée), à déambuler et regarder la mer, avec tout loisir d'observer: plantes, joggueurs, couples de petits vieux chancelant marchant main dans la main, bateaux de pêche côtière travaillant d'arrache-pied...

Après quelques minutes, je me suis trouvée totalement grisée. Je marchais, un sourire béat plaqué sur les lèvres.

Alors je me suis assise et j'ai sorti mon calepin, j'ai bu une gorgée de thé et agrippé fébrilement mon stylo, dans l'état de bien-être où j'étais, je le sentais, j'allais écrire les lignes de ma vie,  les mots allaient éclore au bout de mon stylo au rythme des vagues s'écrasant sur les rochers (poésie, étape 1 enclenchée).

L'inspiration ne venant pas, j'ai rebu une gorgée de thé et j'ai grignoté un petit bout de chocolat.

Un (gros) chien est venu me renifler et a failli me renverser.

J'ai cherché un autre endroit où me poser. C'est qu'ici sur mon rocher,  le vent commençait à m'étourdir un peu. Le fracas des vagues était au fond vraiment assourdissant.

Comme mon sourire faiblissait, j'ai repensé à la chance que j'avais. J'ai rebu une gorgée de thé et me suis concentrée sur ce moment parfait. J'ai pris en photo mon thermos, mon livre et ma tablette de chocolat, pour les poster sur Instagram et montrer à tout le monde justement ma vie parfaite.

J'ai encore bu une gorgée de thé pour me réchauffer parce que ça commençait à sacrément cailler.

Je me suis avancée sur un promontoire rocheux, reniflant à plein nez l'air iodé, parfum de la liberté. J'ai voulu manifester bruyamment la magie de cet instant alors j'ai crié Aline pour qu'elle revienne (pardon, je m'égare).

Debout sur mon rocher, je me suis étirée, et face à la grandeur de l'océan j'ai communié. J'étais l'eau, j'étais le vent, j'étais la pierre. J'étais la mouette tournoyant au soleil levant. J'étais  l'agapanthe ondulant dans le vent. 

C'est à ce moment là qu'elle m'a envahie: la puissance physique de la liberté.

Comme une sensation de chaleur au bas du ventre.

Oserai-je dire de pesanteur?

En fait, ça me rappelait vaguement quelque chose...

Pour tout dire, la liberté, ma liberté, ressemblait terriblement à une envie pressante de faire pipi.

Finalement, je suis vite rentrée chez moi pour me soulager.

J'avais bu trop de thé.

PS: mais sinon c'était bien :)

Face à la mer

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24h dans la peau d'une blogueuse loose

11 Septembre 2017, 13:43pm

Publié par Zazimutine

24h dans la peau d'une blogueuse loose

 

7h: je me réveille; premier réflexe, j'allume mon téléphone, sur lequel je vérifie les stats* de mon blog, et vérifie si j'ai de nouveaux commentaires*. L'humeur de ma journée en dépend!

7h05:  mes statistiques ont augmenté de 200%!!! (de 3, je suis passée à 6 passages sur les dernières 24h) Youpiie!

7h10: avant de lire mes nouveaux commentaires (j'en ai deux!), je me fais couler un petit café histoire de les savourer :)

7h15: je me rends compte que les commentaires ont été écrits par ma mère; elle a beau masquer son identité sous différents pseudo, je reconnais direct son style...

8h: après avoir rafraîchi la page d'Hellocoton* 25 fois, je me rends à l'évidence: je n'obtiendrai aucun autre petit coeur* sous mon dernier article.

8h10: il ne faut pas en rester là, je ne dois pas me laisser décourager. Allez j'ai 30 minutes avant de partir au boulot, je décide de publier un nouvel article, un déjà écrit, mais que je me gardais en réserve pour les moments de grande disette: "5 conseils pour garder son calme face à un rat épileptique".

8h20: voilà, j'ai terminé. En plus j'ai une superbe illustration*: Mercury, mon rat domestique, a justement convulsé la semaine dernière; j'ai réussi à le photographier en pleine action et la photo est à peine floue, ça va le faire!

8h30: j'attends un peu pour publier, il ne faut pas que je me retrouve dans le flot des nouveaux articles si veux me faire remarquer et sélectionner pour la une d'Hellocoton. J'hésite pour la catégorie: "famille" ou "lifestyle"?

8h45: il faut quand même que je parte bosser, allez hop, je publie!

9h: dans les bouchons; je rafraichis* ma page Hellocoton.

9h10: j'arrive au boulot; je m'installe à mon bureau et je rafraichis ma page.

9h15: mince, j'ai oublié de publier sur Instagram*! Vite, vite, je publie ma photo et un petit commentaire pour ramener les followers* sur mon blog. Oh, avec le filtre sélectionné,  ma photo de Mercury prend une teinte romantique et évoque presque une peinture de Monet!

10h: waouh, j'ai plein de "likes" sur Instagram.

10h15: 10 nouveaux abonnés sur Instagram!!! En revanche, je suis étonnée de trouver parmi eux au moins 3 dentistes exerçant en Floride...

12h: je surveille la une d'Hellocoton, toujours rien.

12h02: tiens, dans la sélection d'Hellocoton, il y a un article sur les partenariats*, une blogueuse dit qu'elle a plein de propositions, mais qu'elle a peur de perdre son âme. Au moins un problème que je n'ai pas. Ah ah ah (rire factice).

12h05: justement, ça fait longtemps que je n'ai pas consulté la messagerie de mon blog, moi, si ça se trouve j'ai de nouvelles propositions de partenariats!

12h07: yep, un message! 

12h08: mince, c'est la boite qui m'a déjà envoyé des boites de petits pois gratis. Apparemment mon article vantant la qualité de leur produit n'a pas fait mouche, ils n'ont pas augmenté leurs ventes, et ils veulent que je leur renvoie les boites. Ils sont gonflés quand même, c'est qu'on les a mangés les 150 boites de petits pois nous! Même que ma fille ainée déteste ça maintenant!! 

12h09: une nouvelle proposition, un mec nous invite à son spectacle de poney unijambiste à Sydney. L'entrée nous serait offerte mais les frais de transport à notre charge. Dommage.

13h: nouveau message!

13h01: Punaise, c'est un message de Catibibi, la marque pour enfants que j'adore mais qui coute un rein! Et ils me proposent de choisir une robe dans leur collection pour chacune de mes filles! Oh-mon-Dieu!! J'hyperventile!! Voilà, je savais qu'il me fallait persévérer. 4 ans que j'avale des boites de petits pois alors que je déteste ça, et ça y est, la consécration! Le bonheur c'est simple comme un bon partenariat.

13h30: j'envoie à Catibibi ma sélection. J'ai eu du mal à choisir, tout est tellement beau!! Mes filles vont être tellement contentes, je suis bouffie de joie, je plane à 10000 mètres!!

13h31: je reçois un message d'excuses de Catibibi, ils se sont trompés de blogueuse. La chute est vertigineuse. Je pleure.

13h35: Bon, assez de misérabilisme. En plus, j'ai pas mangé. Heureusement que j'ai toujours sur moi une boite de petits pois.

14h: toujours pas de réactions à mon article de ce matin, à mon avis les gens sont restés sans voix devant une telle verve.

14h30: en revanche sur Instagram, ma photo "impressionniste" plait beaucoup!

15h: pour me remonter le moral, je regarde mes stats du mois.

15h01: en fait, c'était pas une bonne idée...

15h02: je regarde mes stats depuis le début du blog: 34000 visites depuis sa création! Non mais 34000 quoi! Je regarde sur google  quelle ville a un nombre d'habitants de 34000 âmes. Réponse: Chatellerault. Je connais pas Chatellerault. Mais ça a l'air très joli.

15h03: alors comme ça, TOUTE la population de Chatellerault est allée au moins une fois sur mon blog??!! Je dois absolument visiter Chatellerault. Aller à Chatellerault devient mon nouveau projet de vie! Là-bas, je suis incontestablement une star!

16h30: je crois que c'est définitivement râpé pour la sélection Hellocoton aujourd'hui. C'est vraiment pas de chance, une blogueuse a été sélectionnée avec ses "10 conseils pour gérer un canari agressif", mauvais timing quoi!

17h30: je rentre du boulot; en chemin j'ai rafraîchi ma page 42 fois.

17h31: je regarde mes chiffres sur Instagram. C'est bizarre, malgré mes 10 nouveaux abonnements et tous mes likes, mon nombre d'abonnés a chuté, comment est-ce possible? 

18h: 20 nouveaux likes sur Instagram!! Apparemment c'est quelqu'un qui a eu un gros coup de coeur pour mon profil :) il a liké toutes mes dernières photos à la suite!! Ca me remonte le moral.

18h01: euh...du coup s'il aime tant que ça ce que je publie, pourquoi il ne s'abonne pas à mon compte?? Bizarre...

19h: j'abandonne, ce blog est une erreur, je ne percerai jamais.

19h05: c'est pas juste, je l'avais bossé mon article!

19h10: et puis non, je suis une battante moi! Je dois réfléchir à un nouvel article, un truc qui va tout casser!

19h15: j'ai trouvé: "DIY : mon joli tapis zéro déchet à base de cotons-tiges usagés "; Alors là si je casse pas la baraque! C'est parti!

 

Glossaire à l'attention des non blogueurs et/ou non pratiquants des réseaux sociaux:

- stats/statistiques: données chiffrées indiquant le nombre de visiteurs sur un blog, qu'il soit journalier, mensuel, ou même depuis la création du blog.

- commentaires: messages laissés par les visiteurs à la fin d'un article. 

- Hellocoton: plate-forme numérique sur laquelle un blogueur peut partager ses publications. Chaque jour, les administrateurs d'Hellocoton sélectionnent les articles qu'ils jugent les plus intéressants. C'est la fameuse "une d'Hellocoton". 

rafraîchir sa page: chaque blogueur ayant un compte sur Hellocoton possède sa propre page; la mettre à jour régulièrement permet de savoir en temps réel si un article a été "liké".

coeur/like: sur la plupart des réseaux sociaux et sur hellocoton, les visiteurs ont la possibilité de donner un coup de pouce à un article ou une photo qui leur a plu en "likant" l'article (il suffit généralement de cliquer sur un coeur ou sur "j'aime")

- illustration: généralement une photo illustrant les propos d'un article publié sur un blog.

- Instagram: réseau social reposant sur la publication d'une ou plusieurs photos, accompagnées ou non d'un commentaire plus ou moins long. Instagram permet aussi de modifier ses photos en appliquant des filtres, les rendant éventuellement plus jolies.

- followers: littéralement, les "suiveurs", ceux qui sont abonnés à votre profil quelqu'il soit (réseau social ou blog).

- partenariat: accord entre une marque et un auteur de blog, permettant de mettre en avant un produit fabriqué par la marque, au travers d'un article du-dit blog dédié à ce produit. Ces articles sont également dit "sponsorisés". L'auteur du blog est soit rémunéré en nature (produit offert), soit payé, soit les deux j'imagine. 

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Déni de rentrée

6 Septembre 2017, 13:29pm

Publié par Zazimutine

Déni de rentrée

 

Bien sûr, quelques jours avant, cartables, trousses, crayons et stylos, nous avions tout préparé et étiqueté.

Evidemment, à la tradition d'acheter une tenue neuve pour le jour J. nous n'avions pas dérogé.

Bien entendu, lundi matin, comme des milliers de familles, une photo d'elles, le cartable sur le dos, nous avions immortalisé.

Mais ensuite, j'avais décidé de tout faire pour leur faire oublier. Par chance, ne travaillant pas ce lundi, j'avais tout préparé. J'avais acheté tous les ingrédients nécessaires, et les avais informées:"vous ne mangerez pas à la cantine, je viens vous chercher!". A la sortie de l'école je me serais glissée, mon panier rempli et les affaires de plage dans le coffre de la voiture, heureuse de ma petite surprise inopinée. Nous aurions mis le cap sur la plage, dans la voiture elles m'auraient tout raconté. Nous nous serions installées sur le sable et nous aurions dévoré nos sandwichs en riant de ce temps, au retour du quotidien déjà volé. Puis elles auraient joué, seraient allées se tremper les pieds dans l'eau, peut-être se baigner. Nous aurions eu le temps: presque 2h avant la fin de la pause déjeuner. Vers 13h45 je les aurais prévenues que c'était l'heure d'y retourner. Elle se seraient essuyés les pieds et auraient remis leurs sandales, gardant quelques grains de sable collés sur les chevilles et entre les doigts de pieds, petits souvenirs de notre escapade, plus tard à contempler.

Je les aurais ramenées à l'école et leur aurais promis d'y retourner.

Le soir, nous en aurions encore et encore profité. Je n'aurais pas lu les mots dans les cahiers, je ne leur aurais pas demandé si elles avaient des devoirs, on aurait tout fait pour L'oublier.

Mais rien ne s'est passé comme je l'avais imaginé. Lundi matin, la pluie a raccompagné les écoliers. Plus de pique-nique, plus de plage, plus de liberté. Le soir, j'ai signé les mots, et rempli les papiers. Par son tourbillon, je me suis laissée happer.

J'ai raté mon déni de rentrée.

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