Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Touzazimutin

Mes petites et grandes victoires

23 Février 2018, 08:18am

Publié par Zazimutine

Mes petites et grandes victoires

 

Hier, je lisais le très joli article de maman nouille sur les petits deuils que la vie nous impose, inexorablement. J'ai commencé par lister mentalement mes propres petits deuils... Et puis il y en avait tellement que ça m'a fichu le bourdon! Alors j'ai décidé de lister plutôt mes "victoires". Des petites et de grandes victoires, notre vie en est remplie, réjouissons-nous en.

 

Les victoires fondamentales

  • Même si je n'y suis pour rien, je peux me réjouir d'avoir été une enfant désirée, aimée, et choyée, et plutôt épargnée par les tourments de la vie. Fondamental et tellement précurseur de notre vie d'adulte.

 

  • Je peux me réjouir d'avoir fait les études dont je rêvais à 18 ans. Même si aujourd'hui je ne pratique pas mon métier comme je l'avais imaginé, j'ai réalisé une partie de ce rêve. Ce métier (et non, je ne peux pas vous dire lequel, en tout cas pas ici), me rend aussi heureuse que malheureuse, mais la relation que j'entretiens avec lui est sans conteste passionnelle. Je ne suis pas certaine de ne pas me diriger vers autre chose un jour, mais une chose  est sûre: ce boulot, définitivement tourné vers autrui, me rend meilleure.

 

  • Après quelques errements de jeunesse, j'ai fini, comme j'en rêvais, par rencontrer l'amour. Certes, la vie de couple n'est pas toujours simple, et après 18 ans de vie commune, nous ne passons plus des heures à dessiner des coeurs sur la buée des vitres de la salle de bains, mais je pense que je ne pouvais pas faire meilleur choix qu'avec ce garçon-là. Papa Ours est mon frère d'âme. Tout simplement.

 

  • Une autre victoire fondamentale est celle d'être devenue mère. Je crois même que c'était mon rêve le plus cher, celui qui aurait pu me briser net s'il ne s'était pas réalisé. Aujourd'hui, j'ai deux petites filles, cela me rend plus riche, plus fragile aussi, mais bon sang quelle aventure merveilleuse! Cet amour-là, c'est le plus grand.

 

  • Avoir réussi à surmonter ma timidité. Je ne sais pas si c'est fondamental mais les faits sont là: je ne suis plus cette petite chose maladivement timide, qui pouvait rester 2 semaines sans parler à personne en colonie de vacances. Grâce à l'âge sans doute, grâce à mon métier, qui m'a obligée à rencontrer "l'autre", peut-être grâce à 15 ans de théâtre (s'exhiber sur scène, ce n'est pas rien!), certainement aussi grâce à la maternité (c'est fou comme être accompagné d'un enfant rend les relations plus faciles), je suis sortie de ma réserve. Je reste moi-même bien entendu:  pas du genre à me faire remarquer, mais en relation duelle, je deviens une vraie pipelette. Et surtout je n'ai plus peur d'adresser la parole à des inconnus. C'est une victoire extraordinaire!

 

Les petites victoires

  • Vivre au bord de la mer. C'est un rêve que je caressais depuis l'enfance sans imaginer qu'il pourrait se réaliser un jour. Et pourtant, la vie est pleine de surprises. Non seulement nous vivons au bord de l'océan, mais en plus, dans cette magnifique région bretonne dont il me semble ne jamais pouvoir me lasser. Un émerveillement chaque jour renouvelé!

 

  • Danser. J'ai rencontré la danse trop tardivement et si c'était à refaire.... Peu importe, je suis une piètre danseuse, trop encombrée par mon corps, mais je surmonte le regard de l'autre et je danse, pour moi, pour la musique, pour le jeu, pour l'émotion.

 

  • Apprendre à jouer du piano. Un rêve de petite fille que j'ai réalisé après 40 ans. Je me débrouille de mieux en mieux et si vous saviez comme je suis fière de ce que je sais déjà jouer, je n'aurais jamais cru ça possible. Mes objectifs sont assez modérés: juste me faire plaisir, mais quelle joie! Je pourrais y passer la journée!

 

  • Savoir coudre. Je n'ai pas beaucoup le temps de m'y consacrer cette année, mais je suis très contente d'avoir repris le flambeau d'une tradition familiale séculaire (ma mère, ma grand-mère, mon arrière grand-mère cousaient et cette dernière en avait fait son métier).

 

  • Savoir cuisiner. Petite victoire mais tellement importante au quotidien. Et puis la cuisine, pour moi, c'est de l'amour en barres. C'est même le domaine dans lequel j'exprime le mieux mes sentiments. Je ne suis pas spécialement créative, ce qui m'intéresse, c'est surtout le partage et le don de soi à travers un bon repas mitonné ("avec amour" expression d'une grande justesse!).

 

Il ne me reste plus qu'à espérer que les petites victoires continuent à s'accumuler, ce serait un peu triste de s'arrêter là non?

 

Et vous, quelles sont vos grandes et petites victoires? 

Amies blogueuses, je vous propose un petit défi sur ce sujet si le coeur vous en dit: à vos claviers!

 

 

Lire la suite

Ou est passée mon âme d'enfant?

15 Février 2018, 21:46pm

Publié par Emmanuelle

Ou est passée mon âme d'enfant?

 

"Est-ce que quand on devient adulte on perd l'amusement?"

Bam! Cette question m'a été posée par ma fille ainée après que j'aie refusé de jouer à une troisième partie de mystères de Pékin, pour cause de "1000 choses à faire".

L'avantage d'avoir un enfant philosophe est de nous pousser volontiers dans nos retranchements en nous occasionnant par là-même une réflexion bien prise de tête. Cette question m'a donc plongée dans un abîme de réflexion et de culpabilité. Il est vrai que j'avais auparavant pesté tout le long de la première et deuxième partie du jeu sus-cité, au prétexte que je me forçais, que j'avais autre chose à faire, alors qu'en réalité je m'amusais comme une petite folle (je suis une mère vraiment casse-pieds par moments!). Mais bon sang, c'est vrai: que s'est-il passé? Moi qui aimais tant jouer, moi qui pouvais passer la nuit à taper le carton avec les copains, toujours la dernière à abandonner la partie, moi qui continuais à danser sur la piste même après que le DJ ait éteint le stroboscope, pourquoi est-ce que je me laisse dorénavant presque systématiquement polluer par ma charge mentale? Pourquoi est-ce que je rechigne aujourd'hui à m'amuser? Pourquoi est-ce que je ne lâche pas prise? En somme, ou est passée mon âme d'enfant?

Je me souviens: ces petites choses qui faisaient la différence...

Cette façon de me jeter sur le canapé et de raconter ma journée à ma mère, la tête en bas et les pieds en l'air.

Les petits pois que je mangeais un par un en leur attribuant un prénom.

Les quartiers de mandarine qui représentaient chacun un banc de ma classe, Alan et Ariane, Francois et Stéphanie, et que je mangeais l'un après l'autre en terminant par mes copains préférés.

Cette façon de marcher dans la rue en essayant d'éviter les lignes; ne surtout pas marcher sur cette tâche de peinture rouge, au coin de la rue Duguesclin et de la rue de Créqui parce qu'on dirait du sang.

L'envie de jouer toujours, et que ça ne s'arrête jamais.

La capacité à faire tous les manèges, même ceux qui mettent la tête à l'envers. 

La peur de rien finalement, ou de pas grand chose, à part de voir disparaitre mes proches.

Cette âme d'enfant j'ai l'impression de l'avoir gardée longtemps, très longtemps. Me lancer dans des études longues ne doit rien au hasard, il y avait ancrée cette envie de ne pas grandir, me préserver le plus longtemps possible du monde adulte. Ce besoin  de rire aussi, tout le temps, de ne rien prendre au sérieux parce que le monde adulte c'est grave et puis ennuyeux.

Pourtant je dois bien l'admettre: la vie a pris le dessus. Mon âme d'enfant s'est peu à peu diluée, et curieusement, essentiellement à partir du moment où je suis devenue mère. Pas au début non. Au début je me souviens de ma joie primitive à choisir les jolis vêtements, la jolie déco, et puis surtout les  premiers jouets, les premiers livres, comme si j'allais pouvoir tout recommencer moi-même. Mais  l'amusement permanent s'est un peu envolé, recouvert par le poids des responsabilités, penser à tout, anticiper, organiser, tout le temps.

Bien sûr je pourrais continuer à raconter ma journée la tête en bas mais j'ai désormais les cervicales fragiles.

Je pourrais continuer à donner des prénoms à mes petits pois mais je n'en cuisine presque jamais.

Je pourrais continuer à transposer ma vie professionnelle dans mes quartiers de clémentine mais....oh oui! ce serait bon ça! Massacrer à coups de dents mes collègues les moins agréables!

Je pourrais continuer à marcher uniquement sur les bandes blanches dans la rue mais je serais sans doute assez vite repérée.

Mon âme d'enfant, elle est là pourtant:

- chaque fois que je les emmène au cinéma voir un film pour enfants et que mes yeux brillent avec les leurs.

- chaque fois que nous allons au restaurant parce que ce lieu reste définitivement pour moi un moment de fête.

- chaque fois que j'accepte, malgré tout, de jouer avec elles, même en râlant.

- chaque fois que nous acceptons de regarder un DVD en famille en mangeant un peu n'importe quoi.

- chaque fois que nous retardons l'heure du coucher parce que nous avons voulu prolonger cette promenade si agréable dimanche après-midi.

- chaque fois que Papa Ours et moi leur faisons des blagues foireuses parce que rire c'est essentiel.

- chaque fois que je fais partie de ces folles hystériques qui hurlent dans les montagnes russes, même si je ne fais plus les manèges qui mettent la tête à l'envers.

- chaque fois que je cuisine un gâteau pour que leurs papilles gardent toute la vie le goût de l'amour d'une maman.

Aujourd'hui mon âme d'enfant doit coexister avec la personne de 15 ans, celle de 25 ans, celle de 35 ans, et celle qui n'assume pas sa quarantaine. La cohabitation n'est pas toujours facile et de temps en temps l'une prend le pas sur l'autre. Mais la petite fille, la gosse, la gamine, la môme, la mioche, la pitchoune, elles sont toujours là

Lire la suite

Tous azimuts # 21

7 Février 2018, 21:31pm

Publié par Zazimutine

Tous azimuts # 21

 

Je peine à trouver du temps pour écrire ces temps-ci, la faute à trop de boulot, à trop de fatigue, à trop de soucis aussi. Vous me pardonnerez alors la facilité de jeter quelques infos et autres pensées en vrac, et de ne pas me lancer dans l'habituel article philosophico-politico-sociétal hyper documenté dont j'ai l'habitude (ah ah ah!).

  • Tout d'abord, sachez que j'ai survécu à la classe de neige de Miss Choco (je vous en parlais précedemment). Car oui, j'appréhendais les 14h de car de nuit depuis notre arrivée en Bretagne (l'anticipation négative est ma meilleure amie). Et puis tout s'est bien passé, la divine enfant nous est revenue avec des étoiles plein les yeux et surtout la deuxième épinglée à son revers d'anorak, des souvenirs plein ses bagages (pour sa soeur, une mignonne boule à neige, pour nous un saucisson- elle nous connait bien la coquine!), et une subite envie de rébellion dans le coeur ("les voyages scolaires, ça fait grandir les enfants, vous verrez" nous disait la maitresse; merci bien!). A peine remise, il me faut déjà me préparer au séjour de la cadette en mars...

 

  • Je crois que ma dentiste est en train de tomber amoureuse de moi. Nos rapports sont devenus hyper intimes, au point qu'elle me rappelle, comme Aline, pour que je revienne . Les dents c'est un peu comme euh, le chocolat, quand on commence la tablette, on ne sait pas si on va pouvoir s'arrêter. Mouais, la comparaison est un peu aléatoire. Vous voyez ce que je veux dire? Plus je soigne mes dents, plus la situation s'aggrave. A cela s'ajoute ma décision de finalement m'occuper de redresser mes quenottes. En projet, un arrachage, un appareil, toute l'armada. Gageons que ma dentiste me demande bientôt en mariage. A moins que ce ne soit l'orthodontiste. Ou mon banquier.

 

  • Vous souvenez-vous de l'émission cultissime "Strip-tease"? Eh bien figurez-vous que les réalisateurs sortent un film au cinéma qui suit le quotidien d'une juge d'instruction bruxelloise qui n'a pas froid aux yeux. Ca s'appelle "Ni juge ni soumise" et la bande-annonce est déjà très alléchante, je meurs d'envie d'aller le voir. Jugez plutôt:

 

  • Suivant le conseil de Caroline, du célèbre blog pensées by Caro, j'ai regardé la série danoise Rita sur Netflix et y suis devenue complètement accro. Le quotidien d'une prof haute en couleurs y est décrit avec humour et sensibilité, tout en abordant des sujets de société hyper actuels: homosexualité, harcèlement, grossesse, drogues, etc... La société danoise ressemble beaucoup à la nôtre, avec ce côté très "libéré" tel qu'on l'imagine chez les scandinaves. Gros coup de coeur pour ma part envers le personnage de Rasmus, principal du collège à la collection impressionnante de bermudas assortis à ses pulls. En revanche, j'ai beaucoup de mal à m'habituer à la sonorité de la langue danoise, plus guttural tu meurs, à côté l'allemand ressemble à la douce mélodie d'un chant de sirène sous anxiolytiques!

 

  • Vous avez peut-être remarqué que j'ai tenu parole et acheté mon nom de domaine. Non? Ben c'est normal, parce que ça ne change rien, à part  me pourrir la police de mes articles et m'amputer de quelques euros. Il faudrait que je me penche sur le codage html mais comment dire? Je n'ai pas le temps! En tout cas vous pouvez désormais me retrouver directement à l'adresse "touzazimutin.com". C'est pas la classe ça? Si.

 

Sur ce, je retourne à ma Rita préférée,

Bonne semaine, et surtout, prenez soin de vous!

Lire la suite