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Touzazimutin

La vérité sur la quarantaine

21 Avril 2016, 16:41pm

Publié par Zazimutine

La vérité sur la quarantaine

 

La quarantaine subit, comme les douleurs de l'accouchement dans le sketch de Florence Foresti, une espèce d'omerta. On n'en parle pas, ou plutôt, si on en parle, c'est pour vanter combien c'est chouette d'avoir 40 ans, à quel point on se sent mature dans le bon sens du terme, bien dans ses baskets, tout en conservant les avantages de sa jeunesse.

Moui. Tout ça c'est du pipeau. On vous ment! Parce qu'avoir 40 ans c'est aussi:

- croire que son corps est le même que 20 ans auparavant et qu'on peut tout lui faire subir. Oui mais non. Essayer de retrouver le grand écart facial passé 40 ans est risqué. La dernière fois que j'ai essayé, j'ai du prétexter un stage d'équitation un peu trop intensif pour expliquer ma démarche chaloupée pendant une semaine. Alors que tous les gens qui me connaissent vraiment savent très bien que j'ai des rapports tourmentés avec les canassons et que, par conséquent, je n'y ai pas posé mon auguste postérieur depuis 1989.

- investir dans un anti-cernes. Finis les matins rigolos où l'on se réveille le visage bouffi tel un hamster alcoolique, et où l'on retrouve sa peau de bébé sitôt la douche passée. Les cernes, les poches, toute trace d'excès se voit, s'incruste, les traces d'oreillers persistent plusieurs heures! Pour exemple, je me suis réveillée un matin avec une telle trace de drap sur la paupière droite, que mon oeil paraissait festonné, matelassé, voire crenelé, et ce, malgré le maquillage! En somme, très jolie impression-paupière-tombante que Monet n'aurait pas renié...

- penser qu'on fait plus jeune que son âge; soupçonner que pas du tout, mais continuer quand même à y croire; depuis mes 40 ans, je clame mon âge à qui veut l'entendre, m'attendant toujours à ce que les gens s'évanouissent de surprise "quoooi tooooi?!! 40 ans??!! Oh my God mais ce n’est pas possible!!!" Rien du tout!! Et bien sûr, ça ne va pas en s'arrangeant. Plus les années passent, plus le risque de paraitre plus de 40 ans est grand (logique). J'ai même eu récemment une expérience très désagréable. Je m'étais inscrite à un cours de stretching. Tout se passait bien, quand je remarquai que la prof se tournait toutes les 5 minutes vers moi pour me demander si ça allait. Et seulement à moi. J'ai alors réalisé que j'étais la seule participante à avoir plus de 25 ans. Le coup de grâce! Cette (jeune) femme pleine de sollicitude avait-elle renouvelé son assurance pour le cas où une "vieille" quadra viendrait se péter le col du fémur dans son cours? L'histoire ne le dit pas.

- accélérer le rythme de ses colorations. Avoir tout plein de petits cheveux blancs qui font leur apparition dans des endroits inattendus. Sans compter que ces mêmes cheveux blancs ne se contentent pas d'arborer leur couleur immaculée, non! Ils sont aussi rebelles, refusant le brushing, se redressant avec superbe sur votre crâne, pleins de morgue, vous défiant (les bâtards)! Bref, ils deviennent impossibles à cacher.

- perdre ses capacités intellectuelles. J'ai toujours pensé avoir une mémoire infaillible. C'était mon gros atout. Pas plus intelligente que la moyenne, mais avec une grosse capacité de mémorisation, voyez. Très utile dans la vie. Et puis voilà, la quarantaine est arrivée et... je dois bien le reconnaitre, je suis incapable de me souvenir de la couleur du slip des tigres qui entourent Gazelle, la chanteuse, à la fin de Zootopie. Alors que mes filles, oui.

J'arrête là ce listing pathétique.

Parce qu'en vrai, être quadra c'est d'la balle! (autant qu'utiliser des formules d'argot datant des années 80). Etre quadra, c'est se sentir bien dans ses baskets (munies de semelles orthopédiques, hallux valgus naissant oblige), c'est secouer ses cheveux (colorés) au soleil, façon "parce que je le vaux bien", et sourire à la vie (de toute la force de ses pattes d'oie).

Plénitude, j'écris ton nom.

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Favoris du moment # 3

19 Avril 2016, 20:48pm

Publié par Zazimutine

En ce moment, j'aime:

- regarder The Americans; bien que cette activité ait complètement remplacé ma lecture du soir, je suis devenue accro à cette série qui raconte le quotidien d'un couple d'espions du KGB, infiltrés dans la société américaine des années 80. Il est fascinant de se replonger dans cette ambiance de guerre froide qui a jalonné mon enfance, et surtout à en observer une vision non manichéenne. La psychologie de ce couple et leur relation est particulièrement complexe et d'autant plus intéressante. Attention toutefois, âmes sensibles s'abstenir, la série est assez complaisante niveau hémoglobine et scènes de violence (et de sexe).

 

- écouter le premier album de Jain; cette jeune toulousaine (tiens donc!) produit une musique très inventive, dont elle semble puiser les sources de façon très éclectique (pop, musiques du monde, electro...); les textes sont en anglais et je n'y comprends rien, mais c'est frais, gai et ça me met de bonne humeur. De plus, j'aime beaucoup la légère fêlure de sa voix. Une belle découverte, qui me donne envie de danser, et que je partage avec mes filles!

 

- regarder les fleurs s'épanouir dans mon jardin, mon tout premier jardin! Fleurs, que Papa Ours a planté, mais aussi les fleurs sauvages, celles à qui on n'a rien demandé et qui ont pourtant fait leur apparition: jonquilles, tulipes et... anonymes. Et puis le cerisier bon sang, qui revêt à l'heure où je vous parle ses habits d'apparât, avoir un arbre fruitier à portée de vue, tout un rêve éveillé!

Favoris du moment # 3Favoris du moment # 3Favoris du moment # 3
Favoris du moment # 3Favoris du moment # 3

 

- cuisiner des muffins. Coté culinaire, je suis monomaniaque, je fonctionne par périodes (période tartes, période cakes, etc...). En ce moment, je fais donc une fixation sur les muffins, à la recherche de la recette parfaite. La véritable recette de muffins américains ne me convient pas parce que trop secs, le terme de muffins est d'ailleurs usurpé dans mes propos et ne correspond guère qu'à la forme que je veux donner à ces petits gâteaux individuels (cherchez pas, je suis à deux doigts de faire une thèse sur le sujet!), je devrais plutôt appeler ça "petits moelleux". Bref, je suis à la recherche du "petit moelleux" parfait: ni trop gras, ni trop sucré, ni trop sec, MAIS incroyablement moelleux. Gâteaux que je pourrai ensuite décliner à l'infini: au citron, aux pépites de chocolat, fourrés ou non... Tout un programme!

 

Ce sera tout pour aujourd'hui!

Bien le bonjour chez vous :)

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Tous azimuts # 8

17 Avril 2016, 20:59pm

Publié par Zazimutine

La vie est parfois une drôle de farceuse. Figurez-vous que suite à mon dernier article, l'inspiration est revenue comme jamais, mon cerveau était en ébullition, je prenais des notes à toute allure, je savourais l'arrivée des vacances, imaginant exploser ma fréquence de publication, genre 3 articles par semaine, et.... bing! je suis tombée en panne d'internet; plus de connexion, plus de téléphone, rien. Et voilà comment je n'ai rien publié depuis plus de 15 jours, alors même que j'ai des brouillons dans tous les coins de mon ordinateur. Reprenons donc, si vous le voulez bien, avec un billet foutraque, fait de bric et de broc :

- nos vacances ont été placées sous le signe du tourisme régional. Recevant de la famille, nous en avons profité pour visiter la région et ma foi, le soleil étant, contrairement aux prédictions météo, de la partie, ce fut fort agréable, remplaçant tout à fait une virée dans n'importe quel coin de France ou de Navarre!

Quelques extraits:

vue de la rade de Lorient, depuis la citadelle de Port-Louis

vue de la rade de Lorient, depuis la citadelle de Port-Louis

Concarneau, vue depuis les remparts

Concarneau, vue depuis les remparts

Concarneau (bis), vue depuis le port

Concarneau (bis), vue depuis le port

au loin, château de Suscinio (presqu'île de Rhuys)

au loin, château de Suscinio (presqu'île de Rhuys)

- j'ai finalement postulé pour être juré du livre Inter, je n'ai pas été prise; depuis je fais grève de lecture, na! (en réalité je me suis remise aux séries, j'en reparlerai dans mes prochains favoris)

- le printemps est là et bien là et papa Ours avait raison: la lumière ici, par beau temps, est incroyable, je n'en avais pas vraiment pris conscience jusque là mais le soleil de ces vacances m'a fait ouvrir les yeux, j'espère que les photos ci-dessus vous en convainquent.

- j'ai délaissé la guitare (mea culpa), mais je continue à coudre. Après le sweat pour la cadette, et la robe pour l'ainée, j'ai attaqué un pantalon pour celle.... qui voudra bien le mettre! Mon  projet suivant sera pour moi, j'ai hâte!

petit sweat cousu main (couleur choisie par miss Bonbon, évidemment!)

petit sweat cousu main (couleur choisie par miss Bonbon, évidemment!)

A très vite!

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Blog: 5 astuces pour éviter le succès

31 Mars 2016, 12:21pm

Publié par Zazimutine

Blog: 5 astuces pour éviter le succès

 

Au fond je crois, je suis une rebelle. Modérée certes, mais, sous mes dehors de jeune femme bien comme il faut (boulot-enfants-coiffure au carré), se cache une anti-conformiste convaincue.

Oui je suis une rebelle. J'ai déménagé en Bretagne alors que je vivais dans le sud, tandis que la majorité de mes concitoyens ne rêve que de soleil. Je pars volontiers en vacances l'été dans les régions où ça caille, tandis que la majorité de mes concitoyens migre vers le sud (et non, ce n'est pas que parce qu'au moment où je m'y prends, il ne reste que des locations libres dans le Perche). Je n'ai pas la télé (ma box est en panne). Je ne vais pas voir les films à succès (j'ai des enfants), je ne lis pas les livres que tout le monde aime (sauf Harry Potter), je n'écoute pas les tubes (je ne capte que breizhradio); je n'ai cédé à l'appel du slim qu'au 2ème semestre 2006 (pour mémoire, il fit son apparition en janvier de la même année), et je ne suis jamais les modes (sauf pour les Converse, les New Balance et les ballerines).

Donc, quand il s'est agi d'ouvrir un blog, ce qui en soi était déjà une énorme entorse à mon anti-conformisme flamboyant vous le constatez, il fut rapidement hors de question de suivre le flux qui tendait à devenir un "blog à succès". Des commentaires en pagaille, des partenariats, des test de produits? Très peu pour moi! Non, moi je voulais sentir le vent entre les lignes de mon blog, je voulais vibrer avec la vacuité de mes écrits, je voulais collectionner l’absence de retours et... 2 ans et demi après, toute modestie mise à part, je pense que j'ai réussi.

Jugez plutôt:

- je plafonne à 11 abonnés-mail depuis l'ouverture de mon blog

- une petite trentaine de personnes suivent ma page sur facebook, dont 70% ne sont pas des vrais gens

- je collectionne les zéros sur les portails de blog et l'absence de commentaires

Bref, en matière de blog qui ne décolle pas, j'en connais un rayon. Je me doute que je ne suis pas la seule à désirer rester dans les limbes de la blogosphère, alors, chers amis rebelles, je partage très généreusement aujourd’hui mes remèdes anti-succès.

1) Ne parler de son blog à personne ou presque

Quoi, moi, me vanter d'avoir un blog? Jamais! Non, je voulais démarrer le plus discrètement possible, les quelques personnes auxquelles j'ai révélé l'existence de ce blog ont donc souvent été mises au courant par erreur ou lors d'une soirée trop arrosée. Il ya ma mère bien sûr mais que voulez-vous, elle me connait comme si elle m'avait faite. Au total, j'ai donc parlé de ce blog à une demi-douzaine de personnes, ce qui est déjà beaucoup trop!

2) Ne pas avoir de ligne éditoriale

J'écris un peu sur tout et n'importe quoi: ma vie de famille, mes humeurs, mais aussi mes lectures, mes coups de coeur, des articles drôles, d'autres sérieux... C'est le meilleur moyen d'embrouiller le lecteur. La plupart des blogs qui marchent ont une marque de fabrique: blogueuse-beauté-de-moins-de-25-ans, blogueuse-culinaire-végétarienne, blogueuse-maman-de-famille nombreuse etc... Je suis une blogueuse-bordelique-de-bazar-éclectique.

3) Publier irrégulièrement ou arrêter de publier sans crier gare

Il y a eu un moment très difficile dans ma vie de blogueuse, environ 1 an après l'ouverture du blog, où j'ai eu l'impression que la mayonnaise commençait à prendre, une sorte de frémissement. Je publiais régulièrement, il y eut un puis deux, puis trois articles par semaine, l'inspiration était au taquet! Je commençais à etre publiée en une sur le portail d'hellocoton,  les abonnements augmentaient de façon vertigineuse (toute exagération mise à part), les commentaires allaient bon train, un véritable cauchemar! Bref, terrassée par l'angoisse lié à ce succès brutal et inattendu, j'ai baissé brutalement ma fréquence de publication, passant de 4 articles par semaine à un par mois. Redoutablement efficace!

4) Avoir un blog moche

A une période d'ennui profond dans ma vie professionnelle, j'avais commencé à étudier le code html....J'espérais ainsi améliorer la présentation de mon blog, le faire joli, le façonner à mon image. C'est ce que j'ai d'ailleurs fait en mettant un bordel infâme dans la présentation des commentaires. Il est ainsi difficile d'être tenté de réagir à un de mes articles, radical!

5) Cumuler les handicaps

Le mieux pour avoir un blog qui ne décolle pas, c'est de l'ouvrir maintenant, en 2016, à une époque qui comptabilise des milliers de blogs, et ce, dans LA catégorie la plus fréquentée, celle du blog famille. En gros, ouvrir un blog il y a 10 ans, sur un thème original (genre, votre passion pour les crustacés des mers arctiques) était beaucoup plus porteur...

 

Malgré la mise en application très rigoureuse de ces astuces, certains lecteurs s'accrochent encore et encore. Cet article n'était rien d'autre qu'un petit clin d'oeil et un gros remerciement à ces fidèles lecteurs certes peu nombreux, mais, qui continuent à me lire malgré mon inconstance, et qui égaient considérablement cette activité: MamanChérie, Joy, Natali, Germain, mes copines janviettes, mes copines de blogs, et bien sûr, les éventuels lecteurs silencieux et/ou anonymes, constants, ou de passage!

Merciiiii!

PS: J'espère n'avoir oublié personne....

euh.... en fait, non.  ^_^

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Dominique Aaaaaaah!

29 Mars 2016, 12:31pm

Publié par Zazimutine

Dominique Aaaaaaah!

 

Bien que n'étant pas une grande fanatique du concert, je commence à avoir vu pas mal d'artistes sur scène. J'en ai donc vécu des concerts "chouettes", des concerts "très bien" et des "oui, il a vraiment une belle présence!". Mais je crois que jamais, jamais, je n'avais été à ce point remuée par un concert que celui de Dominique A, vu dans une petite salle bretonne il y a 15 jours.

Ca ne fait pas si longtemps que Dominique A est "entré dans ma vie" si j'ose dire, à peine une dizaine d'années je pense. J'avais, à l'époque, acheté son très bel album L'horizon, que j'écoutais alors en boucle, sauf quand le moral était au plus bas (parce qu'il faut bien l'avouer, ce n'est pas non plus très efficace comme anti-dépresseur!). Très vite, ce disque est devenu un indispensable, celui que l'on met pour écrire, lire, quand on reçoit des amis pour une ambiance musicale pas trop présente, ou juste pour le plaisir du son.

Chez Dominique A, il y a pour moi cette voix d’abord, cette voix que je reconnaitrais entre 1000, cette voix chaude, claire, enveloppante, l'une des plus belles de la chanson française actuelle à mon avis.

Et puis ces textes si poétiques, ces mots qui parlent bien souvent d'amour, de la couleur des sentiments, parfois jusqu'à l'incompréhensible.

Cette musique enfin, au service de sa poésie, envolée de notes électriques, percussions redondantes tels les battements du coeur, jusqu'à l'hypnotique.

Quand nous avons vu il y a quelques temps que Dominique A passait dans une petite salle près de chez nous, nous avons eu envie, Papa Ours et moi, de tenter l'expérience.

Alors j'ai acheté et écouté jusqu'à plus soif son dernier album, Eléor.

Au fur et à mesure que la date approchait, j'étais pleine de doutes, me demandant ce que pouvait donner un concert de cet artiste, il était évident que nous n'allions pas danser comme des fous sur des rythmes endiablés.

A priori bien vite balayés. Certes, on ne saute pas, et on ne danse pas le pogo dans les concerts de Dominique A, non. Mais on se laisse bercer par cette musique jusqu'à l'épuisement. Une espèce de bercement collectif, d'être là, tous ensemble, le corps qui ondule de gauche à droite, à ressentir cette musique qui rentre dans le cœur et descend dans une vibration jusqu'au sol. On se laisse submerger par cette voix, si souvent entendue, et qui vient nous chuchoter, maintenant, des mots que l'on connait déjà, en nous regardant droit dans les yeux ( j'étais au milieu au 4ème rang alors oui, il M'a regardée! -et que celui qui n'a jamais pensé que le chanteur le regardait dans les yeux me jette la première pierre-). On regarde, fasciné, les doigts agiles de Dominique A se promener sur le manche de la guitare. On se laisse un peu émoustiller par son improbable petit déhanché. On se régale pendant plus de 2h. Et on admire la simplicité du bonhomme, qui répond à ce public qui l'interpelle, tout en retenue, mais toujours sincère.

Après ce concert, je me suis réveillée plusieurs fois dans la nuit en ayant du mal à réaliser ce qui venait de se passer, un peu éberluée, comme après une rencontre amoureuse. L'avais-je rêvé?

J'ai d'ailleurs eu du mal, depuis, à réécouter son disque: je n'osais pas l'entendre à nouveau, sur une simple platine; histoire de prolonger un peu la magie, et de garder l'écho de sa vraie voix dans mes oreilles.

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Lettre ouverte à Franck, Antoine, Damien, et les autres...

15 Mars 2016, 13:45pm

Publié par Zazimutine

Lettre ouverte à Franck, Antoine, Damien, et les autres...

 

 

Depuis quelques temps, je suis harcelée de mails provenant de jeunes hommes, beaux, libres et visiblement très désireux de discuter avec moi. Ca commence toujours par un mail avec en objet un "coucou" ou alors "j'ai envie de te parler".

Au moins 2 fois par semaine, je reçois donc ce genre de message (celui-ci, je l'ai reçu en 2 exemplaires, provenant de 2 interlocuteurs "différents"):

"Bonjour,

Ce n'est pas souvent que je contacte quelqu'un que je ne connais pas par mail.

Comme je suis célib depuis quelque temps, je me suis dit que j'allais tenter ma chance et éventuellement voir ce que ça pourrait donner,
surtout qu'on n'habite apparemment pas loin l'un de l'autre :)

Et... ce peut être le début... Parce que tout commence ainsi, non ?

Ouvert d'esprit, j'aime m'enrichir auprès des autres.
Curieux de nature je cherche toujours à découvrir de nouvelles personnes et des nouveaux mondes.

La vie m'a appris à évoluer et à changer, je sais aujourd'hui l'importance du travail personnel qui amène à la remise en cause de soi même et des autres.
Liberté, indépendance, humilité, courage, complicité, échange... sont des mots qui me parlent.

Alors si tu veux qu'on discute un peu, moi ce serait avec plaisir !!

je me connecte en général après le boulot et le week-end, mon pseudo sur POF c'est : Frank_32
tu verras c'est assez simple pour me retrouver. (et pas de soucis, le site est entièrement gratuit)
A très vite... j'espère !

Franck"

 

Reprenons si vous le voulez bien ce message, point par point façon explication de texte.

"Bonjour,


Ce n'est pas souvent que je contacte quelqu'un que je ne connais pas par mail.

[Il est amusant de constater que la formule "c'est pas souvent que je fais ça" donne  l'impression du contraire; là on sent bien que l'auteur cherche à justifier cette prise de contact quelque peu cavalière!]

Comme je suis célib

[formulation "d'jeune" visant à donner une image détendue à l'auteur, à ne pas confondre avec le vélib, mode de locomotion typiquement bobo parisien]

depuis quelque temps, je me suis dit que j'allais tenter ma chance et éventuellement voir ce que ça pourrait donner

[ici, l'auteur manque cruellement de romantisme, résumer une future relation passionnelle à un: "ce que ça pourrait donner" manque de force, Franck devrait faire un effort!]-[d'autre part, on voit bien que l'auteur est dans le déni puisque l'objet de son désir n'est pas "célib", et ça Franck le sait puisqu'il est bien renseigné]


surtout qu'on n'habite apparemment pas loin l'un de l'autre :)

1 [la preuve que l'auteur est bien renseigné, peut-être travaille t-il pour le contre-espionnage?]

2 [dans la formulation "pas loin l'un de l'autre", on voit bien que l'auteur met la charrue avant les boeufs en créant une illusion de proximité entre l'un (l'auteur), et l'autre (l'être aimé)]

3 [l'utilisation du smiley vise à renforcer le lecteur dans l'image "cool" qu'il pourrait avoir de l'auteur et ainsi instaurer la confiance, cf>ci-dessus]

Et... ce peut être le début... Parce que tout commence ainsi, non ?

[formulation dite "de comblement", le but étant de remplir une page avec des mots pour donner l’illusion d'une grande puissance rhétorique; appelée aussi "parler pour ne rien dire"]

Ouvert d'esprit, j'aime m'enrichir auprès des autres.

[ici l'auteur prend le risque d’être pris pour un gigolo; on sent qu'il commence à lâcher prise]


Curieux de nature je cherche toujours à découvrir de nouvelles personnes et des nouveaux mondes.

[l'auteur utilise volontiers la métaphore "nouvelles personnes" et "nouveaux mondes" pour parler de son instabilité chronique, appelée plus communément infidélité]

La vie m'a appris à évoluer et à changer, je sais aujourd'hui l'importance du travail personnel qui amène à la remise en cause de soi même

[ici, l'auteur cherche à rattraper l'impression éventuelle qu'il aurait pu laisser sur son infidélité chronique, tel Bill Clinton jurant ses grands dieux qu'il n'y pas eu relation sexuelle avec Monica Lewinsky]

et des autres

[à ce stade l’auteur interpelle l'objet du désir sur ses propres failles, c'est la technique dite du noyage de poisson]


Liberté, indépendance, humilité, courage, complicité, échange... sont des mots qui me parlent. [nouvelle technique de comblement; on remarquera que l'auteur manifeste dans ses propos une certaine pudeur, pour ne pas dire retenue, pour ne pas dire superficialité]


Alors si tu veux qu'on discute un peu, moi ce serait avec plaisir !!

[on se rend compte ici, que l'auteur essaie de prendre un peu de recul et apporter une touche de légèreté par rapport à ses propos précédents plus tourmentés; l'emploi du double point d'exclamation signe un certain enthousiasme et un indéniable dynamisme]

je me connecte en général après le boulot et le week-end

[ici, l'auteur ne manque pas de révéler une information capitale sur lui: il travaille, il n'est donc pas chômeur, il a raison de le préciser]

mon pseudo sur POF [référence à la légende populaire selon laquelle Pof le chien]

c'est : Frank_32

[là, en fin de texte, l'auteur se dévoile en révélant son âge, ou bien son département d'origine ou encore, son... tour de tête, laissant ainsi libre cours à l'imagination du destinataire de cette missive]


tu verras c'est assez simple [alliteration en -s] pour me retrouver, (et pas de soucis, le site [2ème allitération en -s] est entièrement gratuit)


A très vite... j'espère !

[ici, emploi de la litote, figure de sens consistant, par pudeur ou par égard, à dire moins pour faire entendre beaucoup plus; ici il faut entendre "à-tout-de-suite-je-brûle-de-te-voir-tu-me-manques-déjà-tellement-mon-amour-ma-vie!"]

Frank

[l'auteur n'hésite pas à réveler son prénom afin de finir sur une note de confiance]

 

Et voici mon droit de réponse:

Cher Franck (ou Antoine, Damien, ou quelque soit ton prénom bidon),

Tout d'abord, parce que je suis une fille polie, je tiens à te remercier pour tes nombreux messages.

J'ai bien tout compris je crois: tu es un homme jeune, libre, travailleur, courageux, libre,et surtout libre, et aussi très curieux du monde et des autres (femmes).

Quant à moi je suis une fille en couple, peu disposée à rencontrer mes voisins, manquant totalement de curiosité, surtout par internet. Alors lâche-moi la grappe! (ou plutôt le mail!)

PS: merci pour les photos; tu es tout mignon mignon, là n'est pas la question. C'est juste que tu n'existes pas.

Franck (ou Antoine) [position de détente, dite du sourire-éclat-blancheur>bien dans ses baskets]

Franck (ou Antoine) [position de détente, dite du sourire-éclat-blancheur>bien dans ses baskets]

Damien (ou Brice) [position de la reflexion, dite du regard-perdu-vers-l'horizon>romantisme]

Damien (ou Brice) [position de la reflexion, dite du regard-perdu-vers-l'horizon>romantisme]

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Tous azimuts # 7

23 Février 2016, 13:20pm

Publié par Zazimutine

Tous azimuts # 7

 

Me revoici sur les ondes après une jolie semaine de vacances très ressourçante dans les Alpes, mais toujours en panne sèche d'inspiration. Il faudra donc se contenter de 2-3 idées, couchées en vrac sur le clavier:

- nous avons repris le ski après une quasi dizaine d'années de stand-by. Autant vous dire que la reprise a été rude, notre condition physique ayant été mise à rude épreuve par la vieillerie, et par les centaines de petites découvertes gastronomiques dont nous avons été si friands au cours des dix dernières années. Miss (casse)Bonbon, comme nous nous y attendions, a râlé tous les jours à l’idée d'aller skier; mais nous avons tenu le coup et elle était finalement fière de voir une médaille épinglée sur son pull, et de la présenter en classe à ses copains. Quant à Miss Choco, elle a semblé apprécier à peu près tout: le ski, la luge, les jeux dans les igloos, les traineaux à chiens maigrissimes, et les attelages de rennes gringalets (pathétiques).

Et puis la montagne enneigée, quel bonheur! Ces paysages me procurent le même sentiment que voir la mer: admiration> béatitude> apaisement (ci-dessus, la fameuse "mer de nuages")

Tous azimuts # 7

 

- pour la première fois nous sommes donc rentrés de vacances en Bretagne (et non partis en vacances en Bretagne), impression étrange. Ce qui m'a permis de m' interroger: à 6 mois de notre emménagement, est-ce que je me sens chez moi ici? Pas vraiment. Est-ce que je me sentirai un jour chez moi? Aucune idée. Est-ce que je me suis déjà sentie un jour chez moi? Ca reste à éclaircir.

- histoire de se remonter le moral, nous sommes allés au cinéma en cette veille de rentrée, voir Zootopie. Un choix idéal pour affronter la reprise dans la bonne humeur, extrêmement drôle, bourré de clins d'oeil au cinéphiles, et porteur d'un message sur la tolérance plutôt bienvenu en ces instants, même si je doute qu'il soit perceptible par les plus petits.

Pour un bon moment en famille, je vous le recommande vraiment!

Passage avec les paresseux, à hurler de rire!

Passage avec les paresseux, à hurler de rire!

- je m'interroge, pour la 4ème fois consécutive: tenté-je ou ne tenté-je pas, d'envoyer ma candidature pour être juré du prix du livre Inter; et si oui, que raconté-je dans ma lettre de motivation? Ce brouillon qui nait dans ma tête ira-t-il rejoindre les autres dans les textes jamais utilisés?

Si vous voulez tenter votre chance, c'est ici.

- cette panne d'inspiration dure, dure, beaucoup trop à mon goût. Je ne sais pas si tenir ce blog a encore un sens à vrai dire. Pourquoi, pour qui, autant de questions qui me taraudent...

A suivre (ou pas).

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--Spotlight-- un film d'utilité publique

10 Février 2016, 17:40pm

Publié par Zazimutine

--Spotlight-- un film d'utilité publique

 

Une fois n'est pas coutume, hier soir, nous nous sommes rendus au cinéma. Ayant entendu une très bonne critique dans l'émission "Le masque et la plume" sur France Inter dimanche dernier, nous avions jeté notre dévolu sur Spotlight, un film racontant l’enquête, à Boston, en 2001, d'une équipe de journalistes du Globe, sur l'existence présumée de prêtres pédophiles, protégés par l'Eglise.

Un sujet intéressant et... Maaark Ruffalo. Bon, en réalité, Mark Ruffalo a pris 10 ans et autant de kilos depuis la dernière fois que je l'ai vu, il est donc loin d'être le centre d'intérêt du film, n'en parlons plus.

La vraie force du film, c'est bien entendu son sujet. Si le démarrage est un peu long, abordant des ficelles juridiques complexes et donc difficiles à comprendre, on se laisse peu à peu happer  par l'enquête des journalistes, autour d'une affaire de pédophilie perpétrée par un prêtre, qui va se révéler bien moins exceptionnelle qu'il n'y parait.

La facture du film est assez classique, rappelant les grands films politiques américains des années 70, on suit l'enquête de manière chronologique, découvrant les unes après les autres les pièces d'un puzzle ne ménageant pas son suspense. La vie privée des journalistes est brièvement évoquée, suffisamment pour les rendre attachants, pas trop pour ne pas perdre de vue le vrai sujet du film. Surtout, on se rend compte à quel point s'attaquer à un tel sujet était risqué, et demandait un courage et une persévérance extraordinaires de la part de ces journalistes, pour affronter l'Eglise et tous les notables de Boston, désireux d'étouffer l'affaire.

Les acteurs sont bons (malgré un Mark Ruffalo un peu grimaçant), mention spéciale à Liev Schrieber, absolument impénétrable en nouveau rédacteur en chef du journal, et Michael Keaton, qui retrouve là un rôle digne de son talent (souvenez-vous, Batman, c'est lui!).

L'écran noir qui succède à la dernière image, égrénant le nombre d'affaires de ce type dévoilées dans toute L'Amérique après cette enquête, puis à travers le monde, nous laisse pantelants, presque incrédules devant l'importance du scandale, alors que je connais personnellement une victime de ces pratiques au sein de l'Eglise, à une époque où on ne dénonçait pas...

Assurément pas le film du siècle, mais un sujet véritablement passionnant: du journalisme d'utilité publique, au service d'un film hautement recommandable!

 

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J'peux pas j'ai piscine- Epilogue

6 Février 2016, 08:16am

Publié par Zazimutine

J'peux pas j'ai piscine- Epilogue

 

Voilà, c'est fini, j'ai accompagné pour la dernière fois les CE1 à la piscine.

Un peu moins de dérision au cours de cette dernière séance, mais pas mal de tendresse. C'est qu'au fil des semaines, je me suis attachée à ces petits!

Il y a d’abord eu les petits signes de mains et les sourires des enfants qui réchauffent le cœur, lorsqu'ils m'ont vue attendre derrière le portail de l'école.

Il y a eu les courses dans les douches, et le records de décibels atteint haut la main par les douches des garçons.

Il y a eu le moment ou la maitresse-nageuse (ben quoi, on conjugue les deux non?), bref, la MSN a l'air sévère, m'a demandé d'aller dans l'eau parce qu'elle allait faire passer des tests aux enfants, et que, par mesure de sécurité, il fallait quelqu'un dans l'eau. "But wath's the fuck??" me suis-je dit, en me souvenant que je n'avais pas laissé de change dans mon sac, vu que sur les 3 dernières séances je n'étais JAMAIS allée dans l'eau. Double WTF lorsque je me suis rappelée que j'avais rendez-vous avec la maitresse de miss M. juste après la piscine, sans repasser par la case maison.

Il y a eu ce fameux passage des tests, particulièrement difficile pour les bonnets verts qui ne savent pas tout à fait nager. Comme j'étais l'objectif à atteindre ("tu nages jusqu'à la maman!"), j'avais vue panoramique sur leurs efforts à m'atteindre, leurs grands yeux concentrés, pleins d'eau, d'espoir, et de peur mêlés, et enfin de fierté lorsqu'ils attrapaient enfin ma main (j'espère que vous avez envie de pleurer parce que moi je n'étais pas loin!).

Il y a eu L., une de mes chouchoutes, qui entre deux récits de la vie aquatique de sa grand-mère, m'avoua après m'avoir copieusement crachoté dans la figure qu'elle avait mal au ventre depuis le matin, faisant passer devant mes yeux l’ombre inquiétante d'une gastro pendant le week-end suivant.

Il y a eu N. qui n'a pas retrouvé son slip après la piscine. Puis qui a perdu son sac. Avant de se souvenir l'avoir donné à sa grand-mère (son sac, pas son slip) qu'il avait justement croisé à la piscine en sortant.

Il y a encore eu un paquet de chevelures à sécher et de pudeurs à respecter en tenant la serviette bien serrée autour pendant l'extraction du maillot de bain, de vêtements difficiles à enfiler rapidement (fucking pantalons slims sur peau humide!), de chevelures à démêler, sécher et à coiffer, et autant de sacs et de manteaux à porter.

Enfin il y a eu mon rendez-vous avec la maitresse de miss M, durant lequel je ne me suis pas assise et je n'ai pas enlevé mon manteau...

PS: en mai et juin j'accompagne les maternelles... je vous tiens au courant ;)

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Favoris du moment # 2

2 Février 2016, 17:08pm

Publié par Zazimutine

Est-il possible que cela fasse vraiment 3 semaines que je n'ai rien publié ici? Et j'osais, il y a peu, parler de discipline? Chassez le naturel et la flemme revient au galop.

Sans transition inutile, un 2ème épisode de mes favoris du moment :

- ce petit marais, découvert à 300m de la mer, au hasard d'une promenade. J'y suis depuis retournée 3 fois, espérant pouvoir en faire le tour. Il s'avère qu'on ne peut pas. Je peux donc juste rêver de ce panorama, particulièrement féérique à la tombée de la nuit, et imaginer la vue des maisons qui le bordent...

Favoris du moment # 2

 

- écouter, encore et encore, cette chanson, "Under Pressure", qui réunit mes deux icônes absolues de tous les temps: Freddie Mercury et David Bowie. La boule dans la gorge qui m'a saisie à l'annonce de la mort de ce dernier, m'a accompagnée toute la journée, un peu comme une envie de pleurer qu'on retiendrait trop longtemps. Encore la jeunesse de mes parents (et mon enfance, par la même occasion) qui s'enfuit irrémédiablement.

Je n'arrive pas à écouter Black Star pour l'instant, ça me donne le bourdon cet album pré-moribond. Alors je ré-écoute mes vieux classiques.

Vous avez vu le charisme de ces deux gars?!! (bon d’accord, j'admets que la veste de Freddie est un peu ridicule, un peu d'indulgence, on est au début des années 80...)

 

- acheter, à l'occasion de l'anniversaire de miss J, un cadeau de la part de sa soeur, et ce, à sa propre demande, cadeau qu'elle a consciencieusement choisi (une femelle lapin pour le doudou lapin) et payé avec nos sous ^_^. Un cadeau qu’elle a voulu offrir elle-même, très cérémonieusement (ce qui n'a en rien empêché une sévère crise de jalousie à la fin de l'ouverture des cadeaux).

oui, c'est vrai, la femelle n'a pas forcément l'air ravie d'être là...

oui, c'est vrai, la femelle n'a pas forcément l'air ravie d'être là...

 

- j'ai complètement décollé un matin, sur la route de mon travail en entendant ce pianiste, Simon Ghraishy, jouer ce morceau au piano dans la matinale culturelle de France Musique. Limite j'aurais pu fermer les yeux. Limite je me serais crue pousser des ailes aux portières. Je ne connais absolument rien à la musique classique, mais alors là, ce morceau de Beethoven... Wousshhh!

Regardez, ou plutôt, écoutez (parce que la mise en scène est un  peu outrée je trouve dans ce clip, et puis c'est mieux les yeux fermés!)

 

- j'aime coudre, beaucoup plus que je ne l'aurais pensé. J'aime penser à un projet, choisir du tissu, j'aime l'ambiance des cours  le mercredi matin, j'aime entendre le ronronnement des machines à coudre, les discussions de mes camarades, dans une ambiance chaleureuse qui me fait tout oublier, et surtout, j'aime finir et obtenir un résultat. Après les accessoires, je m'attaque aux vêtements pour mes filles... si ça continue je vais ouvrir un blog couture, ça ne pourra pas moins marcher que ce blog-ci.

 

- j'aime massacrer mes doigts à la guitare; je joue plutôt mal, mais je m'en fous. Je m'installe dans ma chambre, je joue, et je chante à tue-tête "dis-moi Céline", "il est libre Max" et autres chansons ringardes des années 80, qui me rappellent l'ambiance de mes colonies de vacances. Adieu vernis à ongles, nous nous sommes tant aimés!

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