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Touzazimutin

Tous azimuts # 22

12 Mars 2018, 21:44pm

Publié par Zazimutine

Tous azimuts # 22

Je me préparais à passer une nouvelle semaine sans publier, et puis je me suis dit que quand même, ce n'était pas bien sérieux. Alors pêle-mêle, quelques nouvelles:

  • Nous revenons des sports d'hiver comme on dit dans la bonne société, et ma foi, si ce séjour a réussi à me faire oublier presque complètement mes problèmes de boulot (je suis partie en vacances remontée comme une pendule!), nous en avons ramené également un virus genre grippe qui a fait disparaitre totalement le bénéfice de l'air pur des montagnes.  Nous sommes trois sur quatre à l'avoir chopé (seule miss Bonbon est épargnée, et c'est heureux car elle part en classe découverte demain!) et la maison résonne de nos quintes de toux en choeur (la maison aux camélias!) A part ça, les Pyrénées, rien à dire, c'est beau. Pour une lyonnaise comme moi qui doutait qu'ils pussent égaler mon cher massif alpin, j'ai été soufflée!

 

  • Coté  miss Bonbon justement, parlons-en. Elle a fêté ses 8 ans il y a quelques jours, et je suis assez contente d'avoir réussi à lui faire arrêter le pouce. Tout est parti d'un mensonge il faut bien l'avouer: je lui ai fait croire avoir oublié son doudou chez ses grands-parents, moyennant quoi, pas de doudou, pas de pouce. Après 1 semaine, je lui ai rendu mais elle a accepté de l'avoir sur sa table de nuit sans y toucher. Ouf! Ses dents sont déjà bien abimées, je suis heureuse qu'on ait enfin franchi cette étape (ça fait 2 ans qu'on s'acharne tout de même!). Et j'espère que la classe découverte ne va pas tout remettre en question (je la laisse partir avec son doudou...).

 

  • Parlons film. Nous avons eu la chance de pouvoir aller une fois au cinéma voir un film d'adultes (à ne pas confondre avec les "film pour adultes" d'un genre différents ^_^) et notre choix s'est porté sur L'apparition de Xavier Giannoli. Bien que non croyante et athée, j'ai été complètement transportée par l'histoire de cette jeune fille qui prétend avoir été visitée par la Vierge. Vincent Lindon, qui interprète un journaliste en charge d'enquêter sur cette "apparition" y est magistral, tout comme la jeune actrice principale. J'avoue avoir été un peu lassée d'entendre pléthore de chants religieux arrivée à la moitié du film, mais c'est justement le moment que choisit le réalisateur pour pimenter son film d'un peu de suspense. L'impression qui s'en dégage est celle d'une belle histoire de sacrifice, un chemin de croix moderne et touchant. A voir si vous êtes amateur de films contemplatifs et subtils.

 

  • Côté bouquin, je me régale en ce moment à lire la BD Culottées de Pénélope Bagieu. Cela faisait des mois que j'espérais me les faire offrir (il y a 2 tomes) et c'est finalement après l'avoir vu sur le profil Instagram de la blogueuse Maristochat, que j'ai fini par m'offrir moi-même le premier tome. Pour rappel, cette BD présente différents profils de femmes qui ont marqué l'histoire, tant par leur parcours que par leur personnalité: atypiques, résistantes, rebelles, des femmes fortes quoi ont souvent donné l'exemple à leur soeurs et leurs filles, parfois au prix de leur vie. Superbe et réconfortant.
Tous azimuts # 22

 

  • Côté séries, j'ai dévoré avant les vacances River, série britannique en 6 épisodes. Ca vaut largement, à mon goût, Broadchurch et Happy Valley (les anglais seraient-ils des génies des séries?). "River" raconte l'histoire d'un inspecteur de police (River, c'est son nom), venant de perdre sa partenaire flic, avec laquelle il entretenait des rapports ambigus semble-t-il (amitié? amour?). River mène l'enquête pour trouver le tueur de sa partenaire, mais le flic est tourmenté par des hallucinations qui l'assaillent depuis l'enfance, l'aidant bien souvent à résoudre nombre de mystères. Je ne vous en dis pas plus. River est l'anti-héros par excellence (vieux, sombre, pas marrant), et ça fait du bien. Et pourtant, c'est une magnifique histoire d'amour qui se dessine au fil de ces six épisodes, c'est subtil, c'est tendre, c'est profond. C'est anglais. J'adore. La série est disponible sur Netflix et peut-être encore en replay sur Arte.

 

  • Pour finir, parlons rides. C'est que je vais bientôt fêter la moitié de ma décennie les amis, et si 40 ans fut toute une histoire à accepter, laissez-moi vous dire que ça ne va pas en s'arrangeant. Alors que je suis plutôt épargnée par la patte d'oie, une ride fort disgracieuse s'est invitée depuis quelques temps sur le côté droit de mon menton, qui me donne l'air patibulaire (mais presque, ah ah!). Quelles solutions s'offrent à moi: opérer, injecter? Je me suis promis de ne pas toucher à ces trucs-là. Garder la bouche ouverte? Pourquoi pas, mais la ride disparait seulement si j'ouvre vraiment grand et je ne vais pas tarder à avoir l'air demeurée. Sourire tout le temps? Au risque de creuser ma patte d'oie? Non merci! Accepter? Ah oui, peut-être... vaste programme...

Sur ce, je vous épargne une photo de ma ride et vous souhaite une belle semaine!

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Mes petites et grandes victoires

23 Février 2018, 08:18am

Publié par Zazimutine

Mes petites et grandes victoires

 

Hier, je lisais le très joli article de maman nouille sur les petits deuils que la vie nous impose, inexorablement. J'ai commencé par lister mentalement mes propres petits deuils... Et puis il y en avait tellement que ça m'a fichu le bourdon! Alors j'ai décidé de lister plutôt mes "victoires". Des petites et de grandes victoires, notre vie en est remplie, réjouissons-nous en.

 

Les victoires fondamentales

  • Même si je n'y suis pour rien, je peux me réjouir d'avoir été une enfant désirée, aimée, et choyée, et plutôt épargnée par les tourments de la vie. Fondamental et tellement précurseur de notre vie d'adulte.

 

  • Je peux me réjouir d'avoir fait les études dont je rêvais à 18 ans. Même si aujourd'hui je ne pratique pas mon métier comme je l'avais imaginé, j'ai réalisé une partie de ce rêve. Ce métier (et non, je ne peux pas vous dire lequel, en tout cas pas ici), me rend aussi heureuse que malheureuse, mais la relation que j'entretiens avec lui est sans conteste passionnelle. Je ne suis pas certaine de ne pas me diriger vers autre chose un jour, mais une chose  est sûre: ce boulot, définitivement tourné vers autrui, me rend meilleure.

 

  • Après quelques errements de jeunesse, j'ai fini, comme j'en rêvais, par rencontrer l'amour. Certes, la vie de couple n'est pas toujours simple, et après 18 ans de vie commune, nous ne passons plus des heures à dessiner des coeurs sur la buée des vitres de la salle de bains, mais je pense que je ne pouvais pas faire meilleur choix qu'avec ce garçon-là. Papa Ours est mon frère d'âme. Tout simplement.

 

  • Une autre victoire fondamentale est celle d'être devenue mère. Je crois même que c'était mon rêve le plus cher, celui qui aurait pu me briser net s'il ne s'était pas réalisé. Aujourd'hui, j'ai deux petites filles, cela me rend plus riche, plus fragile aussi, mais bon sang quelle aventure merveilleuse! Cet amour-là, c'est le plus grand.

 

  • Avoir réussi à surmonter ma timidité. Je ne sais pas si c'est fondamental mais les faits sont là: je ne suis plus cette petite chose maladivement timide, qui pouvait rester 2 semaines sans parler à personne en colonie de vacances. Grâce à l'âge sans doute, grâce à mon métier, qui m'a obligée à rencontrer "l'autre", peut-être grâce à 15 ans de théâtre (s'exhiber sur scène, ce n'est pas rien!), certainement aussi grâce à la maternité (c'est fou comme être accompagné d'un enfant rend les relations plus faciles), je suis sortie de ma réserve. Je reste moi-même bien entendu:  pas du genre à me faire remarquer, mais en relation duelle, je deviens une vraie pipelette. Et surtout je n'ai plus peur d'adresser la parole à des inconnus. C'est une victoire extraordinaire!

 

Les petites victoires

  • Vivre au bord de la mer. C'est un rêve que je caressais depuis l'enfance sans imaginer qu'il pourrait se réaliser un jour. Et pourtant, la vie est pleine de surprises. Non seulement nous vivons au bord de l'océan, mais en plus, dans cette magnifique région bretonne dont il me semble ne jamais pouvoir me lasser. Un émerveillement chaque jour renouvelé!

 

  • Danser. J'ai rencontré la danse trop tardivement et si c'était à refaire.... Peu importe, je suis une piètre danseuse, trop encombrée par mon corps, mais je surmonte le regard de l'autre et je danse, pour moi, pour la musique, pour le jeu, pour l'émotion.

 

  • Apprendre à jouer du piano. Un rêve de petite fille que j'ai réalisé après 40 ans. Je me débrouille de mieux en mieux et si vous saviez comme je suis fière de ce que je sais déjà jouer, je n'aurais jamais cru ça possible. Mes objectifs sont assez modérés: juste me faire plaisir, mais quelle joie! Je pourrais y passer la journée!

 

  • Savoir coudre. Je n'ai pas beaucoup le temps de m'y consacrer cette année, mais je suis très contente d'avoir repris le flambeau d'une tradition familiale séculaire (ma mère, ma grand-mère, mon arrière grand-mère cousaient et cette dernière en avait fait son métier).

 

  • Savoir cuisiner. Petite victoire mais tellement importante au quotidien. Et puis la cuisine, pour moi, c'est de l'amour en barres. C'est même le domaine dans lequel j'exprime le mieux mes sentiments. Je ne suis pas spécialement créative, ce qui m'intéresse, c'est surtout le partage et le don de soi à travers un bon repas mitonné ("avec amour" expression d'une grande justesse!).

 

Il ne me reste plus qu'à espérer que les petites victoires continuent à s'accumuler, ce serait un peu triste de s'arrêter là non?

 

Et vous, quelles sont vos grandes et petites victoires? 

Amies blogueuses, je vous propose un petit défi sur ce sujet si le coeur vous en dit: à vos claviers!

 

 

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Ou est passée mon âme d'enfant?

15 Février 2018, 21:46pm

Publié par Emmanuelle

Ou est passée mon âme d'enfant?

 

"Est-ce que quand on devient adulte on perd l'amusement?"

Bam! Cette question m'a été posée par ma fille ainée après que j'aie refusé de jouer à une troisième partie de mystères de Pékin, pour cause de "1000 choses à faire".

L'avantage d'avoir un enfant philosophe est de nous pousser volontiers dans nos retranchements en nous occasionnant par là-même une réflexion bien prise de tête. Cette question m'a donc plongée dans un abîme de réflexion et de culpabilité. Il est vrai que j'avais auparavant pesté tout le long de la première et deuxième partie du jeu sus-cité, au prétexte que je me forçais, que j'avais autre chose à faire, alors qu'en réalité je m'amusais comme une petite folle (je suis une mère vraiment casse-pieds par moments!). Mais bon sang, c'est vrai: que s'est-il passé? Moi qui aimais tant jouer, moi qui pouvais passer la nuit à taper le carton avec les copains, toujours la dernière à abandonner la partie, moi qui continuais à danser sur la piste même après que le DJ ait éteint le stroboscope, pourquoi est-ce que je me laisse dorénavant presque systématiquement polluer par ma charge mentale? Pourquoi est-ce que je rechigne aujourd'hui à m'amuser? Pourquoi est-ce que je ne lâche pas prise? En somme, ou est passée mon âme d'enfant?

Je me souviens: ces petites choses qui faisaient la différence...

Cette façon de me jeter sur le canapé et de raconter ma journée à ma mère, la tête en bas et les pieds en l'air.

Les petits pois que je mangeais un par un en leur attribuant un prénom.

Les quartiers de mandarine qui représentaient chacun un banc de ma classe, Alan et Ariane, Francois et Stéphanie, et que je mangeais l'un après l'autre en terminant par mes copains préférés.

Cette façon de marcher dans la rue en essayant d'éviter les lignes; ne surtout pas marcher sur cette tâche de peinture rouge, au coin de la rue Duguesclin et de la rue de Créqui parce qu'on dirait du sang.

L'envie de jouer toujours, et que ça ne s'arrête jamais.

La capacité à faire tous les manèges, même ceux qui mettent la tête à l'envers. 

La peur de rien finalement, ou de pas grand chose, à part de voir disparaitre mes proches.

Cette âme d'enfant j'ai l'impression de l'avoir gardée longtemps, très longtemps. Me lancer dans des études longues ne doit rien au hasard, il y avait ancrée cette envie de ne pas grandir, me préserver le plus longtemps possible du monde adulte. Ce besoin  de rire aussi, tout le temps, de ne rien prendre au sérieux parce que le monde adulte c'est grave et puis ennuyeux.

Pourtant je dois bien l'admettre: la vie a pris le dessus. Mon âme d'enfant s'est peu à peu diluée, et curieusement, essentiellement à partir du moment où je suis devenue mère. Pas au début non. Au début je me souviens de ma joie primitive à choisir les jolis vêtements, la jolie déco, et puis surtout les  premiers jouets, les premiers livres, comme si j'allais pouvoir tout recommencer moi-même. Mais  l'amusement permanent s'est un peu envolé, recouvert par le poids des responsabilités, penser à tout, anticiper, organiser, tout le temps.

Bien sûr je pourrais continuer à raconter ma journée la tête en bas mais j'ai désormais les cervicales fragiles.

Je pourrais continuer à donner des prénoms à mes petits pois mais je n'en cuisine presque jamais.

Je pourrais continuer à transposer ma vie professionnelle dans mes quartiers de clémentine mais....oh oui! ce serait bon ça! Massacrer à coups de dents mes collègues les moins agréables!

Je pourrais continuer à marcher uniquement sur les bandes blanches dans la rue mais je serais sans doute assez vite repérée.

Mon âme d'enfant, elle est là pourtant:

- chaque fois que je les emmène au cinéma voir un film pour enfants et que mes yeux brillent avec les leurs.

- chaque fois que nous allons au restaurant parce que ce lieu reste définitivement pour moi un moment de fête.

- chaque fois que j'accepte, malgré tout, de jouer avec elles, même en râlant.

- chaque fois que nous acceptons de regarder un DVD en famille en mangeant un peu n'importe quoi.

- chaque fois que nous retardons l'heure du coucher parce que nous avons voulu prolonger cette promenade si agréable dimanche après-midi.

- chaque fois que Papa Ours et moi leur faisons des blagues foireuses parce que rire c'est essentiel.

- chaque fois que je fais partie de ces folles hystériques qui hurlent dans les montagnes russes, même si je ne fais plus les manèges qui mettent la tête à l'envers.

- chaque fois que je cuisine un gâteau pour que leurs papilles gardent toute la vie le goût de l'amour d'une maman.

Aujourd'hui mon âme d'enfant doit coexister avec la personne de 15 ans, celle de 25 ans, celle de 35 ans, et celle qui n'assume pas sa quarantaine. La cohabitation n'est pas toujours facile et de temps en temps l'une prend le pas sur l'autre. Mais la petite fille, la gosse, la gamine, la môme, la mioche, la pitchoune, elles sont toujours là

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Tous azimuts # 21

7 Février 2018, 21:31pm

Publié par Zazimutine

Tous azimuts # 21

 

Je peine à trouver du temps pour écrire ces temps-ci, la faute à trop de boulot, à trop de fatigue, à trop de soucis aussi. Vous me pardonnerez alors la facilité de jeter quelques infos et autres pensées en vrac, et de ne pas me lancer dans l'habituel article philosophico-politico-sociétal hyper documenté dont j'ai l'habitude (ah ah ah!).

  • Tout d'abord, sachez que j'ai survécu à la classe de neige de Miss Choco (je vous en parlais précedemment). Car oui, j'appréhendais les 14h de car de nuit depuis notre arrivée en Bretagne (l'anticipation négative est ma meilleure amie). Et puis tout s'est bien passé, la divine enfant nous est revenue avec des étoiles plein les yeux et surtout la deuxième épinglée à son revers d'anorak, des souvenirs plein ses bagages (pour sa soeur, une mignonne boule à neige, pour nous un saucisson- elle nous connait bien la coquine!), et une subite envie de rébellion dans le coeur ("les voyages scolaires, ça fait grandir les enfants, vous verrez" nous disait la maitresse; merci bien!). A peine remise, il me faut déjà me préparer au séjour de la cadette en mars...

 

  • Je crois que ma dentiste est en train de tomber amoureuse de moi. Nos rapports sont devenus hyper intimes, au point qu'elle me rappelle, comme Aline, pour que je revienne . Les dents c'est un peu comme euh, le chocolat, quand on commence la tablette, on ne sait pas si on va pouvoir s'arrêter. Mouais, la comparaison est un peu aléatoire. Vous voyez ce que je veux dire? Plus je soigne mes dents, plus la situation s'aggrave. A cela s'ajoute ma décision de finalement m'occuper de redresser mes quenottes. En projet, un arrachage, un appareil, toute l'armada. Gageons que ma dentiste me demande bientôt en mariage. A moins que ce ne soit l'orthodontiste. Ou mon banquier.

 

  • Vous souvenez-vous de l'émission cultissime "Strip-tease"? Eh bien figurez-vous que les réalisateurs sortent un film au cinéma qui suit le quotidien d'une juge d'instruction bruxelloise qui n'a pas froid aux yeux. Ca s'appelle "Ni juge ni soumise" et la bande-annonce est déjà très alléchante, je meurs d'envie d'aller le voir. Jugez plutôt:

 

  • Suivant le conseil de Caroline, du célèbre blog pensées by Caro, j'ai regardé la série danoise Rita sur Netflix et y suis devenue complètement accro. Le quotidien d'une prof haute en couleurs y est décrit avec humour et sensibilité, tout en abordant des sujets de société hyper actuels: homosexualité, harcèlement, grossesse, drogues, etc... La société danoise ressemble beaucoup à la nôtre, avec ce côté très "libéré" tel qu'on l'imagine chez les scandinaves. Gros coup de coeur pour ma part envers le personnage de Rasmus, principal du collège à la collection impressionnante de bermudas assortis à ses pulls. En revanche, j'ai beaucoup de mal à m'habituer à la sonorité de la langue danoise, plus guttural tu meurs, à côté l'allemand ressemble à la douce mélodie d'un chant de sirène sous anxiolytiques!

 

  • Vous avez peut-être remarqué que j'ai tenu parole et acheté mon nom de domaine. Non? Ben c'est normal, parce que ça ne change rien, à part  me pourrir la police de mes articles et m'amputer de quelques euros. Il faudrait que je me penche sur le codage html mais comment dire? Je n'ai pas le temps! En tout cas vous pouvez désormais me retrouver directement à l'adresse "touzazimutin.com". C'est pas la classe ça? Si.

 

Sur ce, je retourne à ma Rita préférée,

Bonne semaine, et surtout, prenez soin de vous!

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Miss de la nouvelle année

22 Janvier 2018, 22:15pm

Publié par Zazimutine

Miss de la nouvelle année

 

Quelques changements dans la vie de mes deux miss, qui mérite bien une petite mise à jour puisque je me rends compte que je n'ai pas fait ce genre de billet depuis... fin août!

 

Miss Choco (10 ans tout neufs!)

  • part en fin de semaine en classe de neige; 14h de car, trajet de nuit, aller et retour. Je suis, à deux doigts de me rouler parterre samedi, à 1h du matin, devant tous les parents,  devant toutes les maitresses,  devant tous les enfants, et devant le chauffeur de car pour qu'il accepte de m'emmener dans la soute à bagages. Non franchement, 14h d'angoisse, c'est pas humain de faire vivre ça à des parents. Sans compter le risque majeur inhérent au ski, surtout en cette période de neige (nan mais c'est vrai quoi, ils pourraient aller au ski en été nom d'une pipe!). Cela étant dit..., une classe de neige! J'en aurais tellement rêvé à son âge!

 

  • entrera finalement au collège l'an prochain. Nous avons finalement accepté cette solution puisque tout se semble bien se dérouler en CM2. Et d'ailleurs, vendredi, c'est la soirée portes ouvertes au collège. La veille de son départ en classe de neige! Autant vous dire qu'en terme d'émotions, je suis au bout de ma vie cette semaine!!

 

  • hésite entre devenir éditrice ou pédiatre finalement. (Pédiatre... non mais d'où ça sort cette histoire??). Ou écrivain (toujours). Ou chanteuse (voir plus loin).

 

  • a commencé à écrire deux livres. L'un raconte ses mémoires (et ça m'amuse parce qu'à son âge, j'ai fait exactement la même chose!), l'autre est une fiction racontant les aventures d'une famille qui a le pouvoir de se téléporter. Bon, pour l'instant, le héros se contente de se téléporter dans les toilettes des filles et dans les autres classes pendant les cours...  mouais, va falloir mettre un peu d'action là-dedans!

 

  • compose des chansons depuis cet été. Enfin... les textes. Je ne résiste pas au plaisir d'en partager une avec vous: "Guliette bohème, Guliette je t'aime, ton sourire franche, ta chemise blanche, était trop courte, MANGE TON YAOURT!!" -là, à mon avis c'est la partie rock où il faut secouer les cheveux- Et c'est bien Guliette avec un -gu- comme dans gag. Voilà voilà. Coté musique c'est encore un peu... binaire. A suivre.

 

  • a finalement repris le théâtre, ce qui est une bonne chose je pense.

 

  • ​​​​​​​est "assistante de maitresse", titre auto-décerné, consistant essentiellement à aller apporter un café aux maitresses qui surveillent la récréation! Elle s'est même fabriqué un badge, j'adore!

 

Miss Bonbon (7 ans et demi)

  • a pris 1 kilo en 1 an! 1 kilo!! Tu m'étonnes qu'elle ressemble à une sauterelle! En revanche, elle n'a plus que 6cm d'écart de taille avec sa soeur...

 

  • a finalement accepté d'apprendre à nager et même, dans un cours collectif! Alléluia! Il me tarde maintenant qu'elle se lâche...

 

  • refuse catégoriquement d'aller au ski encore cette année. Sachant que nous avons déjà réservé, euh, mais que va-t-on faire d'elle? Une idée? Quelqu'un pour nous la garder peut-être?

 

  •  a eu très très peur au laser game pour l'anniversaire de sa soeur, si bien que j'ai du la remplacer au pied levé (n'empêche je me suis bien marrée moi!)

 

  • écrit un livre elle aussi, mais à 4 mains, avec l'aide de sa copine J., qui tape le texte à l'ordinateur. En somme, on pourrait dire que J. est le "nègre" de miss Bonbon. 

 

  • a toujours un petit zozotement; je ne sais pas s'il faut voir un orthophoniste, d'un autre côté, il va y avoir un tel boulot niveau orthodontiste que tout va peut-être se régler en même temps?

 

  • a entrepris de faire l'éducation extra-scolaire des CP. Organise des cours d'"histoires dessinées": pendant la récréation  elle raconte, les élèves doivent illustrer ses propos. Râle parce que "ses" élèves sont de moins en moins nombreux à ses cours (ah ah!).

 

  • hésite elle aussi entre plusieurs carrières: maitresse (sans blague?), écrivain (copieuse!), ou dame de médiathèque :)

 

Toutes les deux

  • aiment certains soirs lire dans le même lit, en cachette de leurs parents. Je n'aime rien tant que les surprendre ainsi lisant l'une à côté de l'autre.

 

Bon début de semaine!​​​​​​​

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Tous azimuts # 20

17 Janvier 2018, 09:02am

Publié par Zazimutine

Tous azimuts # 20

 

Aujourd'hui, pas d'article débilo-humoristique, un peu de nouveautés en vrac parce que ça fait longtemps, et parce que je manque de temps pour soigner ma forme (d'écriture j'entends!).

 

  • Peut-être aurez vous remarqué que je n'ai fait aucun article sur la période des fêtes. C'est que je soigne mon image de rebelle à contre-courant (vous savez, de celui qui éloigne le succès, voir ici). Et surtout parce que je n'avais rien à en dire. D'ailleurs, c'est déjà de l'histoire ancienne ces vacances. Je peux juste en dire que nous continuons à cultiver une certaine forme d'amitié à distance, et que ça me chamboule à chaque fois d'observer l'évolution des relations avec nos amis désormais loin. Pour certains, ce sont des nouvelles ténues, pour d'autres, c'est de fait, le silence qui s'installe, pour d'autres encore, ce sont au contraire des retrouvailles, avec tout ce que ce mot comporte d'intensité et de profondeur. Bref, des amitiés qu'il nous appartient de cultiver, d'autant qu'elles sont assorties d'amitiés enfantines très fortes.

 

  • Nous nous sommes fait le Grand Chelem des films pour enfants de Noël: Coco, Santa et Cie, et Paddington 2, les trois films nous procurant un plaisir égal

Coco, blockbuster de chez Pixar, est un joli film sur la place de la musique dans notre vie, sur la mémoire et comment vivre "avec" nos disparus, mais également sur la rédemption, bref un film aux multiples facettes et profond, qui m'a beaucoup émue.

 

Santa et Cie est dans la droite ligne des films d'Alain Chabat, très drôle (quand on est amateur de ce genre d'humour absurde, personnellement j'en suis très friande!) et tout à la fois complètement dans le fameux "esprit de Noël": magie et effet spéciaux sont au rendez-vous. J'ai bien l'intention de le revoir en "shoot de magie" de pré-fêtes (je pense qu'il va sortir assez vite en DVD). Oh, et il y a Pio Marmaï dedans, je sais pas vous mais moi...

 

Enfin, Paddington 2 est peut-être, et contre toute attente, mon préféré: hilarant! J'ai énormément ri aux péripéties de cet ours maladroit, le comique de situation façon Charlot étant exploité dans ses moindre détails. A mon avis, ce deuxième épisode est même meilleur que le premier, un vrai film à partager en famille.

 

  • J'ai repris la lecture, et je dois absolument publier mes billets littéraires en retard, patience, patience...

 

  • J'apprends le piano depuis bientôt 9 mois. Oui je sais, il y a 2 ans c'était la guitare. Bon eh bien, le piano est beaucoup plus gratifiant, pas besoin de s'arracher les doigts, et je peux me vernir les ongles si je veux, nan mais oh! Bref, comme je ne fais jamais les choses à moitié, je travaille dure, au moins 1h chaque jour. C'est que... je m'entraine  pour Prodiges 2018 catégorie 3ème âge... voyez-vous? N'empêche que cette histoire de piano, c'est un rêve de petite fille que je réalise enfin, et réaliser un rêve d'enfant, ça n'a pas de prix (enfin si quand même, en l'occurrence!)

 

  • Cette fois ça y est, j'ai prix la décision d'acheter mon nom de domaine pour le blog, il risque donc d'y avoir du changement très prochainement, après la publication de cet article, en espérant que tout ne disparaitra pas...

 

Je vous donnez rendez-vous le plus tôt possible (mais vous commencez à connaitre le flou artistique de ma fréquence de publication) pour des articles littéraires, une histoire d'amour avec Roberta, de la philosophie enfantine, et puis tiens, un billet de nouvelles de mes poulettes!

Bon mercredi!

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Le rêve du glaçage

10 Janvier 2018, 08:37am

Publié par Zazimutine

Le rêve du glaçage

 

L'autre nuit j'ai fait un rêve pour le moins étrange. J'essayais de réaliser un glaçage au chocolat afin de le verser sur un cake marbré. Oui mais voilà, j'avais beau m'escrimer, impossible de verser le glaçage sur le dît-gâteau, soit ça coulait à côté, soit ça ne coulait pas, soit ça se figeait de suite. Un échec cuisant. 

On essaie souvent de trouver une signification à nos rêves, voire même parfois, de lire l'avenir à travers eux. Si pour certains, le sens est assez évident, j'avoue que ce rêve-là me laisse perplexe. Que peut bien signifier cette histoire de glaçage raté?

Il y a eu plusieurs rêves dans ma vie dont j'ai aisément trouvé le sens, des rêves récurrents le plus souvent.

Je me souviens par exemple, au moment où je passais le bac (hier), d'avoir souvent rêvé que j'essayais de courir mais que mes jambes se transformaient en chamallow, et que je n'arrivais plus à les mettre l'une devant l'autre. Un rêve bien légitime, à ce moment de ma vie où je ne savais pas de quoi demain serait fait. Du reste, ce rêve revient chaque fois que je suis dans une période de doutes.

Il y a eu aussi les rêves, où je vivais des histoires d'amour torrides avec des camarades de promo, des collègues de travail, le boucher, le facteur (pas tous en même temps hein!), en somme des gens qui ne m'attiraient absolument pas dans la vraie vie, mais dont la présence signifiait clairement un certain manque affectif (j'étais alors célibataire), et qui m'occasionnaient le lendemain des fous-rires, assortis d'un certain malaise, lorsque je rencontrais le héros éphémère, et forcément décevant à la lumière du jour, de ma nuit précédente.

Pendant longtemps, après avoir réussi un concours, j'ai rêvé que je le repassais, ou bien que j'allais voir les résultats, et que je ne me trouvais pas sur la liste des reçus, expression évidente de mon syndrome de l'imposteur, leitmotiv de ma vie (j'ai une confiance en moi démesurée). 

Il y a bien sûr ce cauchemar que je fais régulièrement depuis la mort de mon père, ce rêve où je sais qu'il est vivant mais malade, et où je n'ai pas pris de ses nouvelles depuis des années. Chaque fois que je fais ce cauchemar, le compteur augmente, cela fait bientôt 10 ans que je sais qu'il a un cancer et que je n'ai pas pris de ses nouvelles. Centre de traitement de la culpabilité bonjour?!

Tous ces rêves-là révèlent un message assez clair. Mais pour ce qui concerne le rêve du glaçage, là j'avoue, je sèche. Une vocation de pâtissière frustrée? Un abus de tisane de cacaoyer? Une surdose de sucreries responsable d'un syndrome de manque post-Noël?

Or voilà que quelques jours plus tard, je tombe, dans un livre de cuisine, sur la photo d'un magnifique cake marbré dont le glaçage chocolaté me nargue de ses atours.  L'auteur du livre? Jean-François Piège. Le nom ricoche à mon oreille..., Piège, Topchef, Lignac, le meilleur pâtissier... Mais bon sang, mais c'est bien sûr, j'ai trouvé la signification de mon rêve: je regarde trop la télé!

Et vous, de quoi vous rêvez?

 

PS1: la photo est donc issue d'un livre de JF Piège, dont je ne retrouve malheureusement pas la référence, déniché chez mon beauf', ce gourmand! Si quelqu'un connait ce bouquin, je veux bien connaitre les références pour rendre grâce à l'auteur de la photo ;)

PS2: je sais que ça ne parait pas évident à la lecture de cet article mais au départ je voulais écrire sur mon père... 

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Les jolis mots de Marie

7 Janvier 2018, 18:18pm

Publié par Emmanuelle

Les jolis mots de Marie

 

Vendredi, Marie, blogueuse désormais incontournable de la sphère blogo, publiait un de ses articles doudou, un nuage de mots aux belles sonorités, histoire de laisser vagabonder notre imagination. J'ai immédiatement eu envie de composer une petite histoire intégrant chacun de ces mots. Le résultat n'est pas fameux, mais pour remercier Marie, qui n'hésite jamais à partager sa passion pour les autres blogs, j'ai eu envie de la partager.

La voici, nous appellerons ça:

Le grand voyage.

Ce serait aujourd'hui. Lili la libellule en avait décidé ainsi: c'est ce matin qu'elle partirait pour le grand voyage dont elle rêvait depuis toujours. Ce qu'elle avait été volubile à ce sujet! Elle en avait parlé à tout le monde sans vergogne, surtout à ses amis: Gigi la grenouille, et Lulu, le  grillon croquignolet passionné de pêche à la turlutte.

"Saperlipopette! -lui avait dit sa mère, -ne t'en va pas trop loin batifoler, au premier obstacle tu vas te casser la margoulette, et tu nous reviendras la clochette entre les pattes! C'est encore ce chenapan de grillon qui t'as mis ce salmigondis d'idées en tête, ce malotru, ce poulbot,  il t'a abreuvé de billevesées, en réalité il ne pense qu'à sa bistouquette et veut faire de toi sa gourgandine!".

Mais la décision de Lili était prise, elle n'était pas versatile, et aujourd'hui, elle volerait jusqu'au-delà de la lisière de la forêt.  Ce matin-là, elle but un grand jus de pamplemousse (secret de sa taille de sylphide), grignota un morceau de courgette farcie à la frangipane, emporta dans un baluchon le reste de paupiettes de la veille (son seul péché de gourmandise), fit quelques papouilles à ses deux amis, et déploya ses ailes. 

Le matin était lumineux, le ciel bleu strié d'une farandole de nuages roses évanescents dans le soleil levant. Lili prit de l'altitude, de là-haut le paysage était époustouflant! Elle volait si-haut qu'elle songea qu'elle pourrait accrocher au passage une météorite.

Par-delà la lisière de la forêt, un paradis déroula son tapis miroitant: la mer, dans toute sa splendeur, l'appelait de son doux clapotis. "Mazette! -siffla-t-elle entre ses lèvres, quel endroit exquis!" Elle descendit voler à sa surface, se laissant guider par la brise, telle une funambule sautillant de vague en vague, une saltimbanque jonglant de flots en flots. Elle sut alors que son odyssée se terminerait ici, un éphémère voyage pour sa mère, une expédition de clopinettes pour certains, une vie de breloque ou encore de la gnognotte pour d'autres, mais pour elle l'essentiel, car pour toujours, maintenant, elle voulait demeurer dans ces étincelles d'écumes, regarder sa vie scintiller, écouter le doux son du bonheur tintinnabuler à son oreille, à en  épuiser ses zygomatiques. Un opercule de plénitude qui recouvrirait désormais sa vie jusqu'à la fin des temps.

Fin.

Le seul mot que je n'ai pas réussi à caser est "esperluette", dont je ne connaissais pas la signification jusqu'à ce jour (tout comme "billevesées" et "salmigondis")

Merci encore Marie, pour la minute culturelle, et surtout pour ta générosité, les différents liens que tu introduis dans tes articles me valent un paquet de passage sur le blog, je te suis profondément reconnaissante!

Bonne reprise à ceux qui reprennent demain!

PS: Le blog de Marie, c'est ici, ou à l'adresse: http://www.picou-bulle.com

 

 

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Les 5 options à éviter chez votre futur enfant

4 Janvier 2018, 06:28am

Publié par Emmanuelle

Les 5 options à éviter chez votre futur enfant

Futurs parents bonjour,

Dans mon dernier article je vous proposais ma sélection d'options indispensables à réserver chez votre futur enfant pour vous permettre un épanouissement optimal dans la parentalité (si vous avez loupé cet article indispensable, il est ici).

Aujourd'hui nous allons parler des options non indispensables, facultatives, voire même totalement déconseillées, testées en situation réelle par de vrais parents bien sûr.

C'est parti:

  • L'option "troubadour"

Il est possible que nous nous soyons légèrement laissés influencer par la description du catalogue :"l'enfant troubadour ravira vos soirées, avec ses dons pour toutes les disciplines artistiques, danse, chant, cirque, vous ne vous ennuierez plus jamais". Le catalogue ne mentait pas: nous ne nous ennuyons jamais. Entre les spectacles de danse, de chant, et de théâtre tous les samedis soirs (4h sans entracte, parfois avec des mises en scène dignes des plus grands metteurs en scène scandinaves, faisant la part belle aux cris et aux chuchotements, voire à l'absence totale de dialogues), les trajets en voiture "lecture à voix haute", et les passages aux urgences motivées par quelques approximations cirquassiennes, reconnaissons-le: les sensations fortes sont au rendez-vous!

  • L'option "philosophe"

Si votre souhait principal est de jouer à la poupée avec un bambin aux joues roses qui éclate de rire dès que vous lui faites risette, évitez l'option philosophe: dès que celui ci aura acquis le langage, il vous harcèlera de questions sur le sens de la vie. Et je vous assure que discuter du 5ème mouvement post-impressionniste et de son retentissement sur la société de consommation dans l'après-guerre avec un enfant de 3 ans, n'est vraiment pas ce dont vous avez toujours rêvé (particulièrement si vous n'avez pas investi dans l'option "nuit tranquille" - voir mon précédent article).

  • L'option "sens de la repartie"

Voila une belle boulette que nous avons faite, Papa Ours et moi-même, en sélectionnant cette option lors de notre deuxième commande. Souffrant nous-même d'un certain défaut de repartie du genre "gifles-moi la joue droite que je te tende la joue gauche", nous avons cru bon d'affubler notre deuxième fille de ce qui nous semblait être un atout indéniable pour sa vie future. En oubliant que précisément les premières victimes en seraient... ses parents... Bref, notre fille cadette nous coupe souvent la chique avec ses réponses cinglantes et toujours argumentées s'il vous plaît. Que du bonheur.

    • L'option "Pierre Richard"

    Ayant grandi fin des années 70/début des années 80, grande époque des films où apparaissait Pierre Richard, nous nous sommes laissés séduire par cette option pour notre fille ainée. Qui n'a pas rêvé en effet d'un enfant lunairenaïf, gentil, enchainant les petites "bêtises" pour le plus grand amusement de son entourage? Il nous semblait que nous allions bien rigoler. En fait non. On rigole la première fois et on se laisse assez vite dépasser par cette option incontrôlable: verre d'eau systématiquement renversé à table, quand ce n'est pas l'assiette de soupe, le bol de chocolat, ou le jus d'orange, jus de tomates renversé sur les livres à peine déballés du papier cadeau, casse d'objets variés, dégradation de bien d'autrui (livres de sa soeur à peine déballés du papier cadeau, tombés par "inadvertance" dans une flaque de boue, vandalisation du rayon magazine d'une station service au gaspacho), vêtements déchirés, non, trop c'est trop, remboursez!

    • L'option "curieux"

    Variante de l'option philosophe, l'option "curieux" se concentre sur les explications scientifiques de toute chose. Personnellement, je me suis laissée emporter par mon enthousiasme en imaginant le petit enfant trop mignon qui nous harcèlerait de "pourquoi", vous savez: "pourquoi le ciel est bleu"- "pourquoi y a de l'air dans le ciel?"- "pourquoi on a besoin d'air pour respirer" etc etc... Je ne me doutais pas qu'un jour, mon enfant curieux me demanderait en pleine épidémie de gastro, pourquoi le vomi ça sent mauvais, pourquoi le vomi c'est jaune, pourquoi quand il vomit il arrête de respirer,  pourquoi vous êtes obligés de lui tenir la tête quand il vomit, et pourquoi quand il vomit ça fait du bruit alors que, vous même nauséeux, vous n'avez envie que d'une chose: ne plus jamais entendre le mot vomi, bordaaaayyyl!

    J'espère que ces conseils vous seront utiles, n'hésitez pas à me suggérer de nouvelles options testées et désapprouvées. Et la prochaine fois... on se concentre sur les parents!

    Bonne fin de semaine!

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    Les 7 options à réserver chez votre futur enfant

    19 Décembre 2017, 08:09am

    Publié par Zazimutine

    Les 7 options à réserver chez votre futur enfant

    Alors ça y est, votre décision est prise, vous vous décidez à vous jeter dans la merveilleuse aventure de la maternité, ou à agrandir la famille? Vous avez rempli votre bon de commande et ne savez pas au juste quelles options choisir parmi celles qui vous son proposées?

    Eh bien, suivez mes conseils, car si certaines options sont "de série" chez votre futur enfant (par exemple, le bruit, la naïveté, l'intolérance à la frustration), d'autres sont très recommandables, encore faut-il y mettre le prix. Petite revue des options hautement conseillées:

    • L'option nuit calme

    Ne vous faites pas d'illusions, cette option là est la plus chère. Mais s'il n'y en a qu'une à retenir, c'est bien celle-ci. Avec l'option nuit calme, votre enfant dormira comme un bébé (expression très surfaite!) et vous aurez plus de chances de garder vos capacités intellectuelles intactes, lesquelles ont déjà  été bien mises à mal lors de la gestation (pour des raisons mystérieuses, votre légendaire capacité d'analyse s'est transformée en torrent de larmes pendant les 9 mois de votre  grossesse). Or, je vous rappelle que contrairement à vos cheveux, vos neurones ne repoussent pas, ce qui est perdu est perdu, et il se trouve que la retraite, c'est pas pour demain, vous avez donc encore une vie professionnelle/sociale à gérer après la naissance de vos enfants. (Personnellement j'ai fait ma demande de retraite anticipée=avant ma vie professionnelle mais elle m'a été refusée. Bon.)

    • L'option bon goût

    Peut-être moins indispensable que la précédente, cette option vous épargnera tout de même pas mal de désagréments. Sans cette option, vous allez devoir vous taper pas mal de festivités du genre: pêche aux canards des fêtes foraines avec cadeaux en plastique cheap, vêtements estampillés des plus "beaux" personnages du paysage audiovisuel enfantin, nombre conséquent d'heures de visionnage de dessins animés neuneu avec générique débile imprimant votre mémoire vive pour toujours (cramant au passage quelques neurones supplémentaires), etc etc... Croyez-moi, vous vous enlevez une grosse épine du pied.

    • L'option sourdine

    Une option que nous, parents, négligeons souvent, considérant qu'il est normal qu'un enfant fasse du bruit, et qui pourtant est indispensable pour garder sa bonne humeur en toutes situations. Pour notre fille cadette, nous avons omis de choisir cette possibilité, espérant secrètement que la prunelle de nos yeux deviendrait chanteuse soprano. En attendant sa future carrière, nos tympans ont souvent vibré à l'unisson, de façon assez douloureuse, dans la mesure ou le caractère tempétueux de la demoiselle en question s'exprimât volontiers par le cri. Vos oreilles vous remercieront, croyez-en mon sonotone!

    • L'option infra-sécrétoire

    ​​​​​​​A choisir particulièrement si vous êtes photographe amateur et que vous espérez réaliser de jolis clichés de votre futur enfant. Avec l'option infra-sécrétoire, finies les photos ratées pour cause de bavoir à demeure ou de tee-shirt mouillé jusqu'au milieu de nombril, fini le gros plan gâché par la morve qui se fraie un chemin délicat de la narine au menton...

    • L'option balayette

    ​​​​​​​Une option bien pratique chez les enfants plus grands, et qui vous évitera de nettoyer les toilettes après chaque membre de la famille. C'est simple, chez nous, les filles sont atteinte du syndrome assez fréquent de "déni de balayette", ce n'est pas qu'elles ne veulent pas l'utiliser, c'est que l'objet n'existe tout simplement pas pour elles, à croire qu'il n'imprime pas leur rétine. Attention, renseignez-vous, je ne sais pas si cette option est disponible chez les modèles masculins, à vérifier (vous reprendrez bien un peu de sexisme avec votre café?).

    • L'option propre

    D'après les données actuelles de la science, cette option, pourtant très recherchée par les parents, est toujours en phase d'expérimentation et non encore disponible (il est vrai qu'elle est très difficile à mettre en oeuvre). Et pourtant, imaginez: un enfant qui mange  et joue proprement... Imaginez les heures en moins de corvées de lessive, de travaux de couture, et de balayage!  Finies les taches de gras et de peinture sous les poignets qu'il faut frotter, fini les pantalons troués aux genoux, fini la tenue propre du matin qui termine dans le panier de linge sale dès le soir-même, fini le ramassage de denrées alimentaires dans un périmètre d'un mètre autour de votre enfant, toutes surfaces confondues! Le rêve!...

    • ​​​​​​​L'option grasse-mat'

    ​​​​​​​Si vous n'avez pas réussi à obtenir l'option "nuit calme", tentez celle-ci. Elle est difficile à trouver mais vous permettra de récupérer peut-être quelques heures de vos nuits pourries. Attention cependant, l'option nuit calme n'est pas compatible avec l'option "grasse-mat" (dites donc vous vous imaginez que vous allez avoir une vie de patachon ou quoi?!)

     

    Voilà, j'espère que mes conseils vous seront précieux, ne tardez pas trop à passer commande, tout le monde veut son futur enfant au pied du sapin mais je vous le rappelle, pour le bébé du 25 décembre vous n'aurez pas le choix du prénom, c'est Jésus "de série".

    La prochaine fois je vous listerai  toutes les options testées et désapprouvées par les parents.

    A bientôt!

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