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Touzazimutin

Le tout petit livre (par Miss Choco)

22 Février 2014, 17:30pm

Publié par Zazimutine

Ma fille ainée adore inventer des histoires, qu'elle reproduit ensuite sous forme de dessin.

J'avais envie de faire un clin d’œil à sa créativité, en publiant cette micro-histoire d'une fillette de 6 ans, inventée pour sa grand-mère Jouji:

"Il était une fois, un tout petit livre. Tellement petit que personne ne le voyait. Et tout le monde se moquait de lui à cause de sa taille. Ses parents se moquaient de lui, son grand frère se moquait de lui, même les plus petites bêtes qui rentraient dans sa maison se moquaient de lui."

 

au milieu le tout petit livre, a ses côtés, ses parents; à droite son grand-frère

au milieu le tout petit livre, a ses côtés, ses parents; à droite son grand-frère

 

Miss Choco, décrivant son dessin:

"Tout le monde dit son âge au tout petit livre pour lui dire qu'ils sont tous plus grands que lui. Les petites bêtes, c'est des poux. Ils habitent tout une grande maison. Dehors, il y a du soleil mais il pleut, du coup il y a un arc-en-ciel. Ils ont fait un feu. Dans le jardin, il y a un portique, un toboggan et encore une balançoire."

 

la zone en flou, c'est la retouche du fait que la miss signe toujours ses oeuvres ;-)

la zone en flou, c'est la retouche du fait que la miss signe toujours ses oeuvres ;-)

 

PS: non, je ne veux pas connaitre la dimension auto-psychanalytique de cette histoire, merci ^_^

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Le RDV chez l'orthodontiste

17 Février 2014, 08:28am

Publié par Zazimutine

Il y a quelques temps déjà, RDV fut pris pour miss Choco chez une orthodontiste.

En effet, au cours de la visite médicale de Grande Section, l'infirmière scolaire avait décelé un problème de vue, ce qui nous avait conduit tout droit (façon de parler vu les délais de rdv) chez mon ophtalmo. Ce qui nous avait conduit, selon une logique qui m'échappa alors (et pourtant j'ai fait des études longues) chez l'orthodontiste sus-nommée. Oui, miss C avait un petit problème de vue mais pas que. Miss C a aussi une obstruction nasale chronique. Miss C a aussi les dents du haut qui avancent. Miss C suce ses doigts depuis 6 ans. Mélangez le tout et vous obtenez un rdv chez l'orthodontiste.

Cette orthodontiste là semblait réputée pour prendre en charge des enfants même très petits. Chose qui m'inquiétait un peu je dois l'avouer, car je suis d'un naturel méfiant, surtout envers les soignants possédant le pouvoir de me délester d'une substantielle somme d'argent non remboursée par la Sécurité Sociale.

Mercredi matin nous nous rendîmes donc, Miss C et moi, dans un luxueux cabinet du centre-ville afin de rencontrer ce Dr que nous appellerons si vous le voulez bien le Dr Ratelier. J'étais dans mes petits chaussons et vaguement inquiète. La visite du site internet du cabinet n'avait guère amoindrie ma méfiance: on y voyait le Dr Ratelier, grosses lunettes sévères, toutes dents dehors, nous vanter les mérites de son propre appareil dentaire invisible...

Nous arrivâmes donc dans un très joli cabinet où je dus remplir un questionnaire de 3 pages sur les antécédents médicaux de ma fille remontant sur 5 générations, météo le jour de la conception comprise (j'exagère peut-être un peu...). Quand soudain ELLE arriva. Je m'attendais à une vieille rombière coincée, et voilà que surgit devant moi une personne au sourire si rassurant, à la voix si douce et au regard si clair, que j'en restais quelques secondes la mandibule pendante.

Nous suivîmes le Dr Ratelier dans son cabinet. Et là, je découvris, pour la première fois de ma vie, l'impensable: un fauteuil de dentiste à paillettes!! Tandis que le Dr Ratelier posait de sa voix sucrée tout un tas de questions à ma fille qui, à mon grand étonnement, lui répondait sans crainte, j'observais le cabinet à la dérobée. Sur le mur en face de moi, un lé de papier peint argenté, sur le sol, un bout de lino argenté, sur le pantalon du Dr... ah oui même son pantalon était pailleté. Tout dans ce cabinet n'était que brillance et volupté. Tandis que de petits cœurs roses commençaient à flotter doucement devant mes yeux, je me demandais dans un sursaut de paranoïa si tout cela n'était pas une façon d'hypnotiser le client féminin pour mieux voler son compte en banque... Mais le Dr Ratelier ne tarda pas à m'expliquer qu'elle ne pouvait rien faire tant que ma fille continuerait à sucer son pouce. Elle comprit cependant d'instinct (ou d'expérience) que ce ne serait pas chose facile pour miss Choco. Elle me recommanda alors à tout un tas de spécialistes de son réseau:

-une ostéopathe

-un homéopathe

-un orthophoniste psychologue

Je pouvais entendre les rouages de ma pauvre cervelle grincer tandis que j'essayais de comprendre son raisonnement: miss C manque de confiance en elle. Donc elle suce son pouce. Donc ses dents avancent. Donc son nez est bouché. Ce qui modifie sa vision. CQFD.

Oui, euh... je n'ai pas très bien compris la relation entre la vision et tout le bordel avant mais j'ai bien l'intention de reposer la question à l'ophtalmo quand je la reverrai.

Après quelques photos des dents de ma fille, nous nous retrouvâmes au secrétariat où l'on nous remit pas moins de 4 lettres de recommandation pour les spécialistes mentionnés plus haut.

Tout cela pour 23 euros.

Et un RDV pour moi. Parce que j'ai eu la fâcheuse idée de demander si ça valait le coup de demander un avis me concernant... rapport à mes dents qui se chevauchent... L'othodontiste m'a diagnostiqué un encombrement de je sais pas quoi qui pourrait être responsable de mes cervicalgies chroniques... Mon cerveau étant encore embrumé par les vapeurs de paillettes, j'ai pris RDV pour le mois d'avril.

Sont très forts ces orthodontistes!!

Le RDV chez l'orthodontiste

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Actualités des miss # jan 2014

13 Février 2014, 07:35am

Publié par Zazimutine

Quelques nouvelles des filles, avec un peu de retard et toujours sur une chouette idée de Marjoliemaman

 

Miss Choco:

- vient de fêter ses 6 ans; pour l'occasion, a perdu sa première dent de lait; observe minute par minute la poussée de sa dent définitive. Et là il y a un truc dans l'appellation "dent définitive" qui me fiche un coup soudain!

- connait un moment de flottement à la danse; qui s'est manifesté d'abord par un refus d'y aller, puis actuellement par un refus de faire les mouvements qu'elle juge trop difficile... Ou comment se mettre la prof de danse à dos en 2 leçons...

- a un petit souci de relation à l'autre sur le mode fusionnel, et de manque de confiance en soi; ce qui n'est pas sans incidents en classe. Et qui nécessitera une prise de contact avec un ou une psychologue.

- veut que je l’appelle "petit trou" parce qu'elle trouve ça mignon. Rapport à son obsession dentaire du moment. M'appelle "dentelle" parce qu'elle trouve ça mignon... bien, au moins le psy ne la verra pas pour rien.

-me dit tous les soirs "bonne nuit maman adorable belle comme un arc-en-ciel et une baleine" (no coment!)

- a hâte de savoir lire; essaie de déchiffrer mais c'est difficile!

- adieu la carrière de trapéziste, elle veut maintenant devenir maitresse (moi aussi à son âge...)

 

Miss Bonbon

- a un caractère de plus en plus affirmé...oh mon Dieu, est-ce possible?

- a la ferme intention d'inviter 4 copines à la maison pour son anniversaire (4 ans); a déjà préparé des dessins à leur offrir. N'arrête pas de me répéter: "il me manque trop mon anniversaire!", traduction: il me tarde!

- me réclame désormais chaque matin de mettre une jupe ou une robe; en revanche, n'aime pas les garçons. Dans sa classe "ils sont pas beaux!", pas comme le prince et le roi dans les films de Disney... Ceci dit, est tombé en arrêt l'autre jour devant une photo de l'équipe du Stade Toulousain, je l'ai entendue dire à voix basse "Oooooh, tous ces garçons!"

- ne veut plus faire la sieste; bigre elle en a pourtant bien besoin, eu égard au volume sonore de ses cris en fin de journée lorsqu'elle la saute!!

- est dans sa période pipi caca prout; ce qui en fait une convive tout à fait agréable à table!

- a une passion pour ses cahiers de travail et de chansons; attend avec impatience les prochaines vacances pour les ramener à la maison et les feuilleter 12 fois par jour comme aux vacances de Noël.

- me parle sans arrêt de son dernier jour d'école, "le dernier jour d'école de toute ma vie". Ce jour là je devrai lui donner tous mes Petit Nicolas (???)...

- parle comme une ado, avec elle, tout est "trop nul!"; ça promet...

Actualités des miss # jan 2014

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En 1000 morceaux mon coeur de mère se brisa

13 Février 2014, 06:12am

Publié par Zazimutine

Ce soir, en allant chercher mes filles à l'école, il s'est passé un drôle de truc.

Ma fille ainée était en train de jouer à un jeu: le principe rappelle un peu 1-2-3 soleil, on met de la musique, les enfants dansent, et lorsque la musique s'arrête on ne doit plus bouger d'un pouce. Celui qui est pris en train de bouger est éliminé.

Lorsque je suis arrivée donc, le jeu venait de commencer. Pour une fois que ma fille jouait à un jeu collectif et semblait se lâcher sur la musique, je l'ai encouragée à continuer jusqu'au bout. Au fur et à mesure, les enfants sont devenus de moins en moins nombreux, si bien qu'à la toute fin, il ne restait plus que ma fille et sa meilleure copine en lice. Et c'est là que ça s'est passé. Tout à coup, pour le dernier tour qui allait voir consacrer la gagnante, les enfants se sont mis à crier pour encourager celle qu'ils voulaient voir gagner. Ils se sont tous mis à scander le nom... de la copine. Pas un seul n'a crié le nom de ma fille. La copine a gagné. Tous les enfants se sont rués sur elle. Et mon coeur a volé en éclats.

Je ne sais même pas si ma fille a remarqué la chose, elle est venue vers moi et nous sommes parties. Elle ne m'en a pas reparlé. Je sais donc que c'est ma vision d'adultes qui ne prend pas cette anecdote à la légère, mais en même temps, ma fille manque de confiance en elle, et je me demande quelles répercussions ce genre d'incident peut avoir sur elle.

C'est très banal au fond, cette histoire, c'est juste souffrir pour/avec ceux qu'on aime. C'est déjà le cas avec nos parents, nos frères et soeurs, nos amis. J'ai même le sentiment que c'est là que se situe la véritable preuve d'amour.

Je me souviens petite, d'une anecdote où j'ai vu mon frère pleurer dans la cour de récréation. Je suis allée vers lui et lui ai demandé ce qui se passait. Il m'a expliqué que Eric B s'était moqué de lui. Je me souviens de la colère que j'ai ressenti alors et de ce que je lui ai dit "je vais lui casser la gueule à Eric B", et j'avais vraiment envie d'en découdre! J'étais en CP et mon frère en CM2.

Je m'attendais donc à ressentir la même chose pour mes enfants. Ce n'est fatalement pas une surprise de souffrir pour ses enfants, mais c'est dur, vraiment dur. D'autant plus qu'ils sont petits et encore désarmés devant ce genre de situation. D'autant plus qu'on sait "ce que ça fait", ce qu'ils peuvent ressentir et qu'on se sent impuissant à les protéger. Mais ce que je n'avais pas prévu, c'est de ressentir une forme de "responsabilité", à défaut d'une certaine culpabilité. Après tout, si ma fille souffre, n'est-ce pas de notre faute à nous qui avons tant désiré son existence? Je me souviens qu'avant d'avoir des enfants, je tombais souvent sur des interviews de célébrités qui, devenues jeunes mamans, disaient "devenir mère m'a rendue plus forte". Ah bon? Moi je crois que cela m'a fragilisée. Je sais aujourd'hui quel est mon talon d'Achille... J'en ai même deux.

PS: je me rends compte que je n'écris plus de billets rigolos en ce moment... mais ça va revenir!

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Ma semaine en émotions

10 Février 2014, 19:55pm

Publié par Zazimutine

Le lundi, c'est stress. Stress le lundi matin parce qu'il ne faut pas être en retard, stress parce que le lundi est une grosse journée au boulot, stress le lundi soir parce qu'il faut sortir à l'heure du travail pour conduire miss Choco à la danse. Stress encore, pendant le cours de danse pour canaliser l'énergie bruyante et parfois plaintive de Miss Bonbon. Mais le lundi soir, c'est détente devant Topchef (j'en parle ici)!!

Le mardi, c'est mi-figue, mi-raisin. Figue, parce que le mardi est aussi une grosse journée. Raisin, parce que la perspective du lendemain me fait de l'oeil et m'aide à avancer.

Le mercredi, c'est plaisir entremêlé d'agacement. Plaisir de ne pas avoir à me lever à 6h30, de passer le mercredi avec mes filles, de les entendre jacasser, jouer, imaginer. Agacement de constater qu'elles ne peuvent pas s'empêcher de mettre la maison sens dessus-dessous, qu'elles ne m’écoutent pas, de rabâcher et encore rabâcher. Le mercredi c'est aussi fierté parfois, quand la prof d'éveil musical me complimente sur l'une des filles, ou les deux.

Le jeudi, c'est joie. Parce que je ne travaille que le matin. Parce que c'est presque le week-end. Et parce que le jeudi à 12h30, c'est tendresse lorsque je récupère miss Bonbon à l'école et qu'elle hurle de joie à ma vue. Et je vous jure que je n'exagère pas. Comme si je ne venais pas la chercher tous les jeudis à 12h30. Et comme si elle n'allait pas être ivre de colère 30 minutes plus tard, lorsque je la mettrai à la sieste.

Le vendredi, c'est énergie. Parce qu'il en faut pour survivre aux 2h de danse le vendredi matin, ma seule activité physique de la semaine. Tout de suite après, c'est épuisement. Le vendredi je travaille épuisée; je vais chercher mes filles épuisée; je m'allonge sur mon lit en rentrant de l'école, épuisée. Je m'endors comme les poules, épuisée. Avec une pointe d'espoir: demain je fais la grasse matinée. Ou pas.

Le samedi et le dimanche, c'est variable. Parfois ennui, quand le temps ne se prête à rien. De temps en temps, morosité, quand je suis seule avec mes filles et que je me sens dépassée. Mais souvent quand même, c'est bonheur. Celui d'être ensemble, celui d'avoir le temps. De faire, ou même de ne rien faire.

Et puis le dimanche soir, c'est un peu déprime à l'idée de la semaine qui recommence. Jusqu'à la prochaine fois.

Ma semaine en émotions

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Minuscule, le film: un régal pour petits ET grands

9 Février 2014, 17:18pm

Publié par Zazimutine

Minuscule, le film: un régal pour petits ET grands

 

Voilà un dimanche qui s'achève, sur une chouette après-midi.

Après un petit repas au resto en famille, nous sommes allés voir Minuscule, la vallée des fourmis perdues.

Le pitch: une coccinelle, perdue dans la montagne, va sympathiser avec une colonie de fourmis attirée par une boite de sucre abandonnée dans le coin. Mais les fourmis rouges rôdent et le retour jusqu'à la fourmilière va être difficile.

Ce long-métrage d'animation fait suite à la série "Minuscule, la vie privée des insectes", diffusée à partir de 2006 sur France 2 et France 5 (personnellement, je ne connaissais que de nom).

A partir de quel âge: 4 ans, selon la brochure; je confirme.

Durée: 1h29

Notre avis: un régal!

Je recommande vivement, en particulier aux mamans de petites filles qui ont envie d'autre chose que de films à princesses.

Ce film a le mérite d'être sans dialogues (mais non dénué de bruitages) et sur fond de vraies photos. Les personnages de synthèses, très réussis, sont donc apposés sur des paysages tous authentiques. L'histoire est très amusante, et nous, adultes, rions de bon coeur devant les aventures de ces petites bêtes facétieuses (plein de clins d'oeil à nous autres les grands, je pense même avoir bien plus ri que mes filles). Peut-être que les amateurs de films d'animation type blockbusters trouveront le rythme un peu lent par moments, mais sincèrement, essayez, ne serait-ce que pour la mémorable course-poursuite mouches/coccinelle et l'épique guerre entre fourmis.

A noter, nous y sommes allées avec nos 2 filles de 6 et pas tout à fait 4 ans. La plus petite m'a demandé 3-4 fois quand est-ce que c'était fini mais est restée tout de même attentive jusqu'à la fin et la grande a adorée.

Bonne fin de dimanche!

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Just pacsed!

5 Février 2014, 14:44pm

Publié par Zazimutine

Just pacsed!

 

Aujourd'hui, Papa Ours et moi, avons vécu la matinée la plus follement romantique de notre vie: nous nous sommes pacsés.

Si vous vous demandez comment se passe un Pacs, voici mon récit.

Tout a commencé en octobre dernier. Nous nous sommes rendus compte, au fil de plusieurs conversations, que tous nos amis non mariés étaient au moins pacsés. Cela semblait plus "raisonnable", plus "sécurisant", surtout avec des enfants. Papa Ours et moi nous disions bien qu'un jour, nous finirions par nous marier, mais en tant que champions de la procrastination, voilà... 14 ans que nous y réfléchissons. En octobre, j'ai été prise soudain d'un sentiment d'urgence à régulariser enfin notre situation, en particulier sur le plan juridique. Je nous connais, ça aurait pu encore trainer 14 ans.

En pratique, voici comment ça s'est passé. Le 15 octobre, j'ai cherché des informations sur le net. Dans ma ville, il faut prendre rdv auprès du tribunal d'instance, un agenda avec les créneaux disponibles est en ligne. J'ai donc pris rendez-vous pour le 5 février 2014. Un mercredi matin, afin que nos filles soient à l'école et nous laissent savourer ce moment furieusement glamour.

Après un mail de confirmation:

"Tribunal d'Instance de Trucmuche - Service PACS

Bonjour Zazimutine,

Vous avez rdv pour un Pacs

avec Papa Ours

le 5 février 2014 à 9h45"

déjà précurseur de l'intensité poétique de l'évènement à venir, il ne reste plus qu'à attendre. Longtemps. Presque 4 mois pour ce qui nous concerne. Et puis un jour, "ting", vous vous réveillez de votre léthargie, la date se rapproche, "plus qu'un mois avant le Pacs, plus que 10 jours, plus que.... tiens c'est après-demain.... Après-demain!!! Nom d'une pipe, peut-être faut-il fournir quelques documents?"

Lundi 3 février donc, me voilà consternée devant mon ordinateur en découvrant que l'établissement d'un Pacs nécessite ... un extrait d'acte de naissance! Papier que l'on ne peut obtenir imédiatement qu'en se rendant directement à la mairie. Qu'à cela ne tienne, mon futur Pacsé a justement pris son après-midi, il va obtenir son sésame très rapidement. Sauf que moi, je suis née à Lyon. J'habite à environ 558km de Lyon.

Tout en réfléchissant à la probabilité d'un magnifique acte manqué dans cette affaire, je tente le tout pour le tout en téléphonant à MamanChérie. Ma mère, qui habite à Lyon. Du moins pour encore 2 semaines. Ma mère, qui peut m'obtenir un extrait d'acte de naissance sur présentation de son livret de famille. Ma mère, qui est en plein déménagement pour la Bretagne, et donc en plein "cartonnage". Catastrophe, le livret de famille est soigneusement rangé dans un carton hermétiquement fermé... oui mais lequel? Par chance, ma mère, collectionneuse à ses heures, détient un 2ème livret de famille (NB: savez-vous qu'un collectionneur de moulins à poivre s'appelle un molipipérophile? fascinant non?), et m'obtient donc dans l'heure le fameux papier, qu'elle me poste aussitôt. Il ne restait plus qu'à croiser les doigts pour que je reçoive la lettre le lendemain, mardi. Car nous avions rdv ce mercredi à 9h45. Soit, avant le passage du facteur. Mais les dieux du Pacs étaient visiblement de notre côté. Mardi soir, je trouvai donc dans ma boite aux lettres le précieux pli en provenance de Lyon.

Revenons au côté pratique, une fois l'extrait d'acte de naissance obtenu, il ne reste plus qu'à fournir:

-une pièce d'identité + photocopie

- une attestation sur l"honneur certifiant l'absence de lien de non parenté ou d'alliance entre les partenaires (téléchargeable)

- une attestation sur l'honneur indiquant l'adresse de la résidence commune (téléchargeable)

-une convention de Pacs.

Encore un petit moment prise de tête hier soir au sujet de cette convention (toujours dans l'an-ti-ci-pa-tion!), car il existe un modèle simplifié qui ne dit en gros rien d'autre que le fait que vos avez passé un Pacs, et des modèles plus élaborés qui parlent notamment du partage des hiens. Pour notre part, nous avons opté pour un modèle avec indivision des biens, équivalent du mariage sous le régime de la communauté des biens, eh oui, nous sommes de grands idéalistes!

Enfin le jour J arriva.

Papa Ours et moi, ce matin, nous étions un peu excités, un peu comme des gamins qui s'apprêtent à faire un truc d'adultes pour la première fois. Nous avons déposé nos filles à l'école et nous sommes rendus au tribunal d'instance, magnifique bâtiment grisâtre digne des locaux de la Stasi. Le genre d'endroit qui facilite l'idée qu'on va vivre un moment passionné.

Sur le trajet, un écureuil suicidaire a tenté de se jeter sous nos roues. Oui, un écureuil, en pleine ville! Papa Ours l'a soigneusement évité. Ecraser un écureuil en allant se pacser m'aurait fortement déplu. Mais je suis un peu superstitieuse.

Arrivés avec une bonne demi-heure d'avance au tribunal, vous avons vainement cherché un café. Nous avons essuyé une pluie de grêle. Puis la pluie tout court. Nous avons hésité à nous prendre en photo sur un pont pour faire romantique mais le pont était moche. Finalement nous nous sommes présentés au tribunal en avance. Du coup, la greffière nous a pris tout de suite. Sans nous regarder elle nous a demandé les papiers demandés. Son téléphone a sonné, elle s'est engueulée avec une dame visiblement mécontente "si vous n'êtes pas contente Madame, plaignez-vous auprès du greffier en chef, moi je ne suis qu'une subordonnée!".

Après qu'elle ait raccroché, je lui ai fait un grand sourire pour l'encourager. Elle a tapé des trucs sur son ordinateur, a imprimé des papiers et nous a demandé de vérifier s'il n'y avait pas d'erreur. Puis elle a dit "voilà, c'est fait" et nous a donné un dossier rose avec les papiers du Pacs dedans.

A 9h45, nous étions sortis. Nous nous sommes faits un petit bisou sur les marches du tribunal pour rigoler.

Puis nous avons pris le métro pour le centre-ville et avons pris un petit dej dans un café pour fêter ça. Nous avons ensuite vaguement cherché une petite bague pour moi pour marquer le coup. Mais rien ne me plaisait et puis j'avais mal au ventre. Nous sommes rentrés. Mon pacsé (mon macsé? mon mac? mon pac?) est aller chercher les filles à l'école, puis il est parti travailler, et la vie a repris son cours.

Et voilà comment je me suis pacsée... so romantic!!

PS1: le dessin, en illustration, est de miss Bonbon, il nous représente papa Ours et moi. Pour l'anecdote, elle a fait ce dessin lundi, je lui ai dit qu'elle m'avait dessinée une jolie robe, ce à quoi elle a répondu "oui, parce que comme t'es pas mariée t'as pas de jolie robe alors je t'en ai dessinée une" Mais comment pouvait-elle savoir, nous n'en avons parlé à personne??!!

PS2: merci encore à ma mère, cette héroïne!!!

Just pacsed!Just pacsed!

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Topchef à la maison

4 Février 2014, 08:49am

Publié par Zazimutine

Topchef à la maison

 

Depuis 2010, année de la première saison, Papa Ours et moi sommes accro à Topchef.

Tout a commencé un certain mois de février 2010, après la naissance d'une certaine miss Bonbon, alors que je cherchais une occupation durant les longues tétées nocturnes. Je suis tombée sur un replay de Topchef, saison 1, et vite devenue addict. Les tétées étant trop courtes pour me permettre de visionner l'émission en une seule fois, j'en arrivais presque à me réjouir d'entendre mon bébé pleurer à nouveau pour la tétée suivante, afin de mettre fin à l'intolérable suspense, qui est sorti à la fin de cet épisode??

Depuis, Papa Ours et moi remettons ça chaque année, à des heures plus raisonnables. Pas le bébé, Topchef je veux dire. Encore que "plus raisonnable" se discute. Je soupçonne M6 d'avoir passé un marché avec un revendeur d'excitants en tout genre: taurine, café, vitamines... pour diffuser une émission qui se termine aussi tard un lundi soir! Un lundi topchef= un coucher à minuit = une semaine flinguée!

D'ailleurs depuis l'année dernière, j'ai décroché: je ne regarde plus que la première partie, jusqu'à 22h, puis je vais lire un peu et dormir. Et mon premier geste du matin est de me précipiter sur mon téléphone pour voir QUI est sorti la veille. J'y trouve mon compte. De toute façon je commence à me lasser de la mise en scène, du suspense qui dure 3 plombes, de la cérémonie des couteaux interrompue par de la pub...

Bref. Tout ça pour vous dire que depuis que nous regardons Topchef, nous avons pris quelques tics de grands chefs à la maison. Et on se marre bien avec Papa Ours.

- quand l'un cuisine, il y a toujours l'autre qui passe par là lançant: "c'est quoi ce plan de travail? Nettoie-moi ce plan de travail!".

-papa Ours a pris l'habitude de cuisiner avec un torchon accroché à la ceinture, ce qui a le don de m'agacer quand je me mets à chercher le-dit torchon.

-quant à moi, je me suis mise à la découpe style grand chef, avec la base du couteau et non la pointe; c'est un coup à prendre mais quand on maitrise le geste, ça va plus vite et surtout ça en jette!

-quand nous goûtons un plat, au restaurant ou que l'autre a cuisiné, nous pérorons:

façon chef Constant "alors là, y a du travail!"

façon chef Marx "mmh, belle prise de risque!"

façon chef Arabian "très bien assaisonné", ou à l'inverse "c'est fade!"

et façon Piège "ah oui, ça raconte une histoire!"

sans compter les "c'est gourmand!" et ma spécialité quand je goute un plat de Papa Ours: "ça tu vois, c'est joli mais sur le plan gustatif, ça n'apporte rien!" (ouais je suis hyper sympa comme nana!)

Le seul truc qu'on évite c'est de s'auto-encourager quand on cuisine avec des "allez machin sors-toi les doigts...", je ne sais pas vous mais moi je trouve cette expression, mille fois entendue dans Topchef, particulièrement mal venue chez des cuisiniers, mais... j'ai l'estomac fragile...

Vous l'avez compris, nous nous amusons comme des petits fous!!

Je laisse le mot de la fin à mes filles autour d'une petite conversation l'autre jour à table:

miss Choco: "papa c'est une bonne cuisinière, maman c'est une bonne cusinière..."

miss Bonbon: "et nous... on est des bonnes mangeurs!"

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Le chaos du vendredi soir

21 Janvier 2014, 12:17pm

Publié par Zazimutine

Le chaos du vendredi soir

 

D'habitude le vendredi soir, je me la joue à la cool, la semaine de travail et d'école dans les pattes, personne n'est tellement apte à sévir/obéir. C'est donc souvent jeux en rentrant de l'école sans chrono dans la tête, toilette de chat, repas vite fait, no stress!

Mais vendredi dernier, il y avait orthoptie après l'école, à 17h40, au centre-ville. Le centre-ville c'est ce quartier tout à fait au milieu de la ville, entouré de voitures agglutinées sur les axes y menant... Il fallait donc faire fissa.

Ca avait plutôt bien commencé pourtant puisque j'avais réussi à partir tôt du boulot, à 16h pétantes j'étais donc postée devant la classe de Miss Bonbon.

A 16h05, après avoir récupéré ma première précieuse, je suis devant la classe de Miss Choco. Je profite d'apercevoir la maitresse pour lui lancer innocemment un "tout va bien en ce moment?". Pas si innocente que ça ma question, puisque depuis quelques jours, Miss Choco nous fait des espèces de crises d'angoisse au coucher. Crise des 6 ans? Syndrome de stress post-traumatique après passage de la petite souris? Quoiqu'il en soit, je ne m'attendais pas à repartir 5 minutes plus tard, rdv avec la maitresse en poche pour discuter de ma fille. Hum. Bon.

La fine équipe marche alors cahin-caha vers le parking, les deux petites courant devant, la maman essayant tant bien que mal de les suivre avec ses 3 sacs, ses 2 valises-gouter et ses 5 dessins dans les mains. Arrivées à la voiture, je dis d'un ton ferme n'autorisant aucune discussion "bon, on va au centre-ville donc vous gouterez à l'aire de jeux". Ce à quoi ma fille ainée, sensible à mon autorité naturelle, répond "euh moi je mange juste un tronche de cake et le reste à l'aire de jeux". Je cède. Dans la voiture alors que nous roulons, j'aperçois dans mon rétroviseur, des papiers cellophane voler de toutes parts, la petite a imité sa soeur, les gourdes de compotes suivent bientôt les gâteaux, et... le gouter est finalement englouti en deux temps-3 mouvements. Bon.

Arrivée au parking du centre-ville, je propose à Miss Bonbon, piètre marcheuse malgré ses presque 4 ans, de prendre la poussette. "Ooooooh, nooooooooon! Pas la poussette!!!" J'entame alors une discussion totalement inutile -"tu vas marcher c'est sûr?"-"Ouiii!"-"Tu ne vas pas me demander de te porter?"-"Nan!"

Ouhin-ouhin-ouhin, alarme mentale, comment-peux-tu faire confiance à ce que pense une petite fille de pas tout à fait 4 ans de ses capacités physiques? J'ignore l'alarme, tout comme j'ignore les miettes et les cadavres de compotes qui jonchent désormais le plancher et les sièges autos de ma voiture.

Pour sortir du parking, il faut emprunter des escalators. C'est rigolo de prendre les escalators, surtout sans sa maman. Surtout que c'est strictement interdit comme me le rappelle à chacun de mes passages la grosse étiquette rouge de mise en garde, m'obligeant à courir encore une fois pour rattraper les oiselles.

17h: Aire de jeux et suite des hostilités.

Après 5 min de balançoire, la plus petite vient s'asseoir à côté de moi et me dit "qu'est-ce que je peux faire maman? je sais pas quoi faire!" Je la regarde interloquée. On est à l'aire de jeux là. Si je dois jouer à la gentille animatrice même à l'aire de jeux, mais ou va le monde? Je n'ai pas le temps de débattre de la question puisque j'aperçois du coin de l’œil ma grande entamer sa carrière de trapéziste sur les grilles entourant le petit parc. Je n'ai que le temps de la rattraper avant le triple salto. Miss Choco ressent tout à coup une envie pressante du genre à ne pas autoriser une petite incartade entre deux voitures. Je transpire mentalement à l'idée que certes, nous pouvons envahir plus tôt que prévu le cabinet d'orthoptie, mais qu'ensuite, il va me falloir tenir mes filles une bonne demi-heure dans la salle d'attente jusqu'à l'heure du rdv. En même temps, pas le choix.

A quelques mètres du cabinet, j'aperçois à quelques encablures de là la boutique qui vend mon café. Et justement, nous n'en avons plus, du café. Et demain c'est samedi, et ensuite c'est dimanche et... il me faut du café pour tenir le week-end!!! Tout de suite! Je demande perfidement à miss Choco si elle pense pouvoir se retenir, elle acquiesce. Nous nous dirigeons donc vers la boutique jusqu'à ce que retentisse le fameux "porter maman!!!" -"oh non miss B, tu m'avais promis!"- "porteeeeeeer!" la boutique me parait tout à coup extrêmement éloignée.... Je prends miss B à bras, mon épaule droite m'insulte au passage des 16 kilos et me menace de rééducation à 7h du matin avant d'aller bosser, comme l'an dernier. Heureusement, sur le chemin menant à la boutique, il ya tout un tas de petits magasins avec une marche devant, mes filles trouvent tout à coup l'énergie nécessaire à longer toute la rue en empruntant cette marche, les doigts et le nez collés aux vitrines. J'enregistre le regard noir des vendeuses. J'ai un peu chaud.

A la boutique de café, tout se passe bien, hormis quelques doigts égarés sur les miroirs du magasin.

17h20: nous arrivons finalement au cabinet d'orthoptie. Miss Choco occupe donc les toilettes en me demandant de rester derrière la porte, ce qui est très pratique car ainsi, je bloque l'accès à un des bureaux médicaux.

17h25: nous nous installons dans la salle d'attente; encore 15 minutes à tuer. Par chance (oui quand même, un peu!), l’orthoptiste nous prend avec un peu d'avance coupant court aux "pourquoi c'est pas mon tour? Je veux qu'elle vienne maintenant!" de miss Choco. Nous attendons avec Miss Bonbon, qui, habituellement, lit sagement les quelques livres pour enfants qu'elle trouve. Cette fois, elle veut que je lui lise Paris match. Devant mon refus, elle recommence sa litanie "qu'est-ce que je peux faire maman? je sais pas quoi faire!". Comme je suis plongée dans un article culturel sur les vacances de Nico et Carla, j'essaie de gagner du temps en lui proposant des choses insensées comme "tu pourrais euh... je réfléchis.... (je réfléchis longtemps, ce qui me permet de grappiller quelques secondes de silence, elle suspendue à mes lèvres), compter les chaises!- "nan!"-"euh bon alors, tu pourraaaaaiiiis..... euh, ranger les magazines sur la table"-nan!" etc...

18h: la séance d'orthoptie se termine. Pendant que je paye la jeune femme, je vois avec horreur ma fille ainée s'allonger parterre parce qu'elle est fatiguée. Bien vite imitée par sa soeur. Après quelques remontrances et enfilages de manteaux, nous nous apprêtons enfin à retrouver la voiture. Dans un élan de folie et passant devant une boucherie, je pense à mon frigo vide et je décide d'acheter un peu de jambon et de viande pour le repas du lendemain (j'essaie d'anticiper pour une fois!). Regardant les yeux cernés de mes filles, j'hésite. Puis je rentre. Mauvaise décision. La boucherie est bondée et miss Bonbon décide de ne pas rentrer mais de m'attendre sur les marches dehors. Juste à quelques mètres de la rue. J'essaie de la convaincre mais aussitôt sa voix grimpe dans les aigus. Voulant m'éviter un moment de honte, je la laisse. D'un œil je la surveille, de l'autre j'essaie de conserver ma place dans la file d'attente. Une dame visiblement pleine de pitié d'empathie "allez-y, je vous dirai quand ce sera votre tour!" C'est mon tour. Je commence à commander lorsque j'aperçois de mon oeil latéral (héritage de l’évolution femme>mère) ma fille se lever et avancer vers la rue. Je me précipite dehors. Pendant ce temps le boucher me harcèle de questions "comment les tranches, fines? moyennes?-comme ça? et avec ça? de l'échine ou des côtes? je vous la coupe en morceaux? comme ça les morceaux? et avec ça?" J'essaie tant bien que mal de répondre, la tête pivotant de gauche à droite, telle la tourterelle. Maintenant ma fille est allongée en plein milieu des marches, empêchant la sortie et l'entrée des clients. J'ai envie de pleurer.

Je m'enfuis avec mon sauté de porc et mon jambon. Et aussi avec mes filles. "Porteeeer maman!" Je m’exécute tant bien que mal, nous avançons à notre rythme, les bras de ma fille entourant mon cou, tandis que le reste de son corps pend dans le vide devant moi, mes bras toujours chargés de mon sac et maintenant des sacs de course. Je n'ose imaginer le spectacle que nous donnons à voir.

Au parking, au moment de payer, comme chaque fois, c'est la dispute entre les deux, pour ramasser le plus de pièces. Un couple qui passe à côté ricane en voyant mes filles se battre pour plonger leurs mains là où sort la monnaie. Je me suis faite délester de 6 euros 40 en plus de ma dignité.

19h: Sur la route du retour, Papa Ours m'appelle, il part juste de son travail. Je m'entends lui dire: "dépêche-toi parce que je les supporte plus là!" (oui j'ai dit ça, devant elles, oui je sais, c'est mal!) Il me rappelle que ce soir il va au cinéma. Avec mon propre frère.

Game over!

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Mes lectures 2013

16 Janvier 2014, 13:11pm

Publié par Zazimutine

Mes lectures 2013

 

 

J'ai du lire en 2013 autant de livres qu'au cours des six années précédentes. Je n'ai jamais été une grande lectrice (du moins par la quantité, je fais 1m71 quand même), mais on peut dire que la maternité aura marqué un arrêt brutal et prolongé de toute tentative de lecture. Avec une reprise tout aussi brutale à la faveur d'une gastro prolongée (comme quoi, ça peut avoir du bon parfois...)

Voici donc une revue de mes lectures en 2013, avec ma petite critique, sans prétention. En rouge, mes coups de coeur.

 

Policiers/thrillers

La reine dans le palais des courants d'air Millenium 3 

(Stieg Larsson, Actes Sud Actes Noirs)

résumé: suite des aventures de Lisbeth Salander et Mikael Blomkvist

Je triche, je l'ai lu en novembre 2013, mais c'est avec ce bouquin que je me suis remise à lire. Ma lecture avait été interrompue par mon 2ème accouchement. J'ai finalement repris ma lecture près de 3 ans plus tard, avec grand bonheur, et à mon grand étonnement, un souvenir précis des chapitres déjà lus.

Si vous êtes vierge de Stieg Larsson et plutôt attirés par les lectures de type policier/espionnage, je ne saurai trop vous recommander cette célèbre trilogie. L'intrigue est palpitante, la psychologie des personnages extrêmement fouillée (mention spéciale au fabuleux personnage de Lisbeth Salander), et en plus ça se passe en Suède, pays suffisamment peu connu pour permettre le fantasme.

 

La princesse des glaces - Le Prédicateur

(Camilla Läckberg, Babel Noir)

résumé: enquêtes d'Erica Falck, écrivain biographe, et de son ami (puis mari) Patrick Hedström, policier, le tout dans une ambiance scandinave (oui la Suède a la cote!)

Difficile de me passer du décor suédois après Millenium, je me suis donc plongée dans les lectures de cet auteur policier à succès. Si j'ai beaucoup aimé la Princesse des glaces, j'ai moins apprécié le Prédicateur pour lequel les ficelles de l'intrigue sont du même ressort que le premier. C'est également beaucoup moins bien écrit que Millenium. Mais je me laisserai tenter tout de même par un autre volume, séduite encore une fois par le décor scandinave.

 

La vérité sur l'affaire Harry Quebert

(Joël Dicker -prix Goncourt des lycéens 2013- Editions de Fallois, L'Age d'Homme)

résumé: les restes d'une jeune fille disparue dans les années 1970 sont retrouvés dans le jardin d'un célèbre écrivain; Marcus Goldman, écrivain lui aussi, et ami du meurtrier présumé, va mener l'enquête afin de le disculper.

J'ai littéralement dévoré ce livre pendant les vacances de Pâques, terriblement addictif. L'intrique est fabuleuse, il n'y a qu’une toute partie de l'histoire que j'avais compris avant la révélation finale. Le voyage au travers de différentes époques des Etats-Unis est assez fascinant. Les questionnement sur le rapport de l'écrivain à ses propres écrits est également intéressant. Un bémol: le style d’écriture, que je trouve assez quelconque voire "sitcom", mais je me demande si ce n'est pas un parti pris de l'auteur pour mieux situer l'action dans son contexte américain, et une histoire d'amour un peu cul-cul par moments (même si plus sombre qu'il n'y parait au premier abord)

 

Les fleurs de l'ombre

(Steve Mosby, Points)

résumé: jeune professeur d'université, Neil se voit malgré lui entrainer dans l'enquête sur le suicide apparent de son père, écrivain; une enquête qui débute dans les pages d'un roman à succès, ou quand la fiction devient réalité, à moins que ce ne soit l'inverse...

Polar très efficace, noir à souhait.

 

Tokyo

(Mo Hayder, Pocket)

résumé: une étrange jeune femme débarque à Tokyo afin d'élucider un pan mystérieux de l'histoire de la guerre sino-japonaise

Je crois me souvenir que ce livre a eu un prix il y a plusieurs années. Mérité, tant l'histoire est palpitante et les personnages complexes. Jusqu'à la révélation finale proprement horrifiante. Le meilleur livre que j'ai lu dans l'année!

 

Romans

Une forme de vie 

(Amélie Nothomb, Albin Michel)

résumé: échange épistolaire entre l'auteur et un admirateur militaire basé en Irak

Je ne suis pas un grande fan du personnage d'Amélie Nothomb mais je dois reconnaitre que j'ai été accrochée à la lecture de chacun de ses livres. J'aime particulièrement cet ouvrage avec cette histoire complètement farfelue, j'aime énormément la fluidité de l'écriture. J'ai aussi beaucoup apprécié les longs passages sur sa relation à l'écrit et les relations épistolaires qu'elle a pu nouer. Et puis comme tous les Nothomb, c'est vraiment vite lu, très efficace en somme.

 

O.N.G!

(Iegor Gran, P.O.L)

résumé: récit "humoristique" d'un militant d'une ONG écolo

Gros bide de mon été. J'ai difficilement réussi à finir ce livre pour moi sans intérêt, et même à la fin plutôt choquant. Je n'ai sans doute pas compris le douzième degré mais en tout cas pour moi, à éviter.

 

Docu

Saignant ou à point?

(Cédric Dassas, Fleuve Noir)

résumé: quotidien d'un jeune médecin du Samu

Amusant... Rien de transcendant non plus mais une lecture divertissante, un auteur plein d'humour tout en restant toujours respectueux de ses patients.

 

Ni putes ni soumises 

(Fadela Amara, La Découverte Poche)

Intéressante réflexion sur ce qui se passe dans les banlieues, le retour à la religion, les violences envers les femmmes. Je n'ai cependant pas réussi à le terminer, n'ayant pas le niveau de concentration nécessaire le soir au coucher... (lecture quand même un peu hardue)

 

Psychologie

Tout se joue avant 6 ans

(Dr Fitzhugh Dodson, Marabout)

Lecture peu profitable pour ce qui me concerne, hormis me faire culpabiliser de mes méthodes d'éducation apparemment peu psychologues...

 

Frères et soeurs sans rivalité

(Adele Faber et Elaine Mazlish, Editions du phare)

Intéressant point de vue que celui de ces deux canadiennes sur la rivalité qui peut naitre entre frères et soeurs, selon le comportement des parents, les réflexions apparemment sans conséquences... Livre très facile à lire, grâce à ses nombreux témoignages. J'essaie, même si je n'y arrive pas toujours de mettre en application leurs conseils. Et même s'il faut souvent se replonger dans un chapitre parce qu'on a "oublié" comment gérer telle situation.

 

Au total une cadence d'environ un livre par mois, j'espère pouvoir augmenter le nombre de mes lectures et publier ainsi un petit billet trimestriel qui sera moins fastidieux. Pour commencer: lire tous les livres de ma bibliothèque jamais ouverts, à commencer par Le portrait de Dorian Gray, tant sa lecture par Guillaume Galienne dans l'émission "Ca peut pas faire de mal" sur France Inter, m'a remuée.

Si vous avez des lectures à conseiller, un avis différent du mien sur tel bouquin, n'hésitez pas, votre avis m'intéresse!

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