Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Touzazimutin

Favoris du moment # 5

13 Octobre 2016, 21:31pm

Publié par Zazimutine

Comme d'habitude, on fait marcher les cinq sens:

  • VOIR: Le ciel

Et surtout, ce ciel de braises au soleil levant, mardi matin, en partant bosser, et que j'ai pris le temps d'immortaliser. Je ne sais pas si la photo rend grâce à la magie de cet instant mais je vous jure que j'ai savouré!

Favoris du moment # 5
  • LIRE: L'Arabe du futur, de Riad Sattouf

Je vous en ai déjà parlé ici et ici mais je suis définitivement conquise par le récit en BD que fait Riad Sattouf de son enfance, entre Syrie et Bretagne. Tellement tendre, mais aussi tragique, et tellement éclairant sur le destin de ce malheureux peuple syrien. Le tome 3 vient de sortir, je l'ai dévoré et attend déjà la suite avec impatience.

Favoris du moment # 5
  • REGARDER: la série Strangers Things

C'est la blogueuse Koalisa qui a évoqué cette série dans cet article. J'ai tout de suite pensé que le scénario conviendrait à Papa Ours, et en effet nous avons avalé la première saison en quelques soirées. L'histoire? Un mélange de E.T., X files et Alien, le tout dans un petit bled américain des années 80. Horrifiant mais passionnant! Et très chouette à regarder à deux, pour cause de besoin d'être rassurés ;) La saison 2 est actuellement en cours de tournage

  • ECOUTER: Nicole Ferroni sur France Inter

J'adorais déjà cette humoriste quand elle officiait, si mes souvenirs sont bons, chez Stephane Bern, déjà sur France Inter, son ton décalé, son humour absurde; je l'aime encore plus depuis qu'elle s'attaque à l'actualité, tous les mercredis matins dans le 7-9 de France Inter. C'est devenu mon petit rituel: je dépose les filles à l'école à 8h50, puis je saute dans ma voiture pour ne pas louper sa chronique qui démarre à 8h56-57. Et je me marre, et me réjouis du talent avec lequel elle lamine généralement l'invité politique présent ce jour-là.

  • GOÛTER: les épices Rollinger

Malgré un snobisme certain, nous avons, au cours d'un week-end à Saint-Malo, découvert la boutique de ce grand chef breton étoilé, et tenté l'expérience. Indéniablement, ses épices pour soupe ont eu un succès inégalé au vu de la vitesse d'absorption de ma banale soupe poireaux-carottes-patates dans la bouche de mes filles. Et c'est vrai que c'était délicieux (mélange contenant cumin, cannelle, coriandre et autres épices mystérieuses...)! Il faut absolument que je teste maintenant le mélange pour chocolat chaud que j'ai également ramené dans mes bagages, miam!

  • DÉCOUVRIR: la collection Poussin, chez Milan Poche

J'ai acheté vraiment par hasard un petit exemplaire de cette collection pour apprentis lecteurs à l'attention de miss Bonbon et l'ai trouvé très bien conçu : d'abord, de petits exercices et jeux autour des mots (lecture de syllabes, mots coupés...), puis une petite histoire facile à déchiffrer, et enfin une comptine pour la détente. Nous avons passé ainsi un très agréable moment avec miss Bonbon, elle déchiffrant, moi la secondant et lui faisant faire les petits exercices, sans compter qu'elle était hyper fière de lire son premier livre toute seule. Un très bon outil pour ma lectrice débutante qui a besoin d'être stimulée et surtout valorisée! Je compte bien m'en procurer d'autres exemplaires (4,99 chez votre libraire).

Favoris du moment # 5

Très bonne fin de semaine!

Lire la suite

Tous azimuts # 11

3 Octobre 2016, 20:22pm

Publié par Zazimutine

Tous azimuts # 11

 

Il va falloir se faire une raison: je suis cette fille qui jure, la main sur le cœur (les yeux dans les yeux, coucou Jérôme!), qu'elle va adopter un rythme de publication plus décent et puis pouf! J'aimerais vous dire que je suis tombée dans une faille spatio-temporelle, mais la vérité est que malgré une inspiration au taquet, les brouillons s'accumulent dans ma boite à brouillons et tout ça pour quoi je vous prie? Parce que j'ai décidé que l'illustration n'était pas adéquate et que j'allais vous bichonner une photo avec incrustation de titre s'il vous plait, et que tout ça est finalement assez... compliqué.

Un petit billet fourre-tout donc, histoire de ne pas vous laisser sur la carreau.

  • Septembre est terminé, et voici octobre, sous un soleil radieux. Nos promenades et autres baignades se poursuivent donc, jusqu'à ce que le temps nous plonge définitivement dans l'automne, et Papa Ours est bien décidé à battre le record de la baignade la plus tardive (à ce jour: 2 octobre). Au rang des découvertes, je me suis rendue à Saint Nazaire pour raisons professionnelles, et cette arrivée sur la plage en fin de matinée, dans une lumière où se confondaient le ciel et la mer en ligne d'horizon, m'a particulièrement ravie!
Tous azimuts # 11
  • Nos pas nous ont également conduits dans le golfe du Morbihan (illustration d'ouverture et ci-dessous), et il se passe quelque chose en moi à chaque fois que je m'y rends. Quelque chose qui ressemble à une envie d'y vivre ou d'y passer beaucoup de temps. Je me surprends même à rêver, parfois, habiter sur l'une de ces îles. A l'écart, loin du tumulte, mais pas tout à fait...
Tous azimuts # 11
  • Dans cet article, la blogueuse Doublerose se demande où commence le sexisme. Au regard des propos tenus à L'Assemblée Nationale dès qu'une femme prend la parole, je me demande s'il serait intéressant d'instaurer un genre de "délit de sexisme" (à l'égard des hommes comme des femmes, du reste); un propos sexiste entrainerait une exclusion du(de la)-dit(e) député(e) de l'Assemblée pendant 1, 2, ou 3 jours, selon la gravité des propos, voire plus en cas de récidive. C'est pas comme ça qu'on fait au lycée? Après tout, ces gens ne sont-ils pas censés donner l'exemple? Bref, vous l'avez compris: j'entre en politique.
  • J'hésite à vous parler de mon affection pour le dernier album de Benjamin Biolay: Palermo Hollywood. Vu le succès que j'ai rencontré chaque fois que j'ai évoqué mes goûts musicaux, je subodore que Benjamin Biolay va achever de vous faire fuir. Alors je vous rassure, je ne suis pas particuilèrement fan du personnage (encore que, pourquoi est-il si mal aimé?), je reconnais qu'il ne chante pas vraiment (tiens, un peu comme Miossec), mais sa musique sensuelle et son univers, particulièrement dans cet album inspiré (réalisé?) par un séjour prolongé en Argentine, me transportent littéralement. Je vous laisse avec un extrait (à écouter à partir de 1'50, au moment où l'on entend toute l'instrumentation!)

A très vite!

Lire la suite

La plage après l'école

21 Septembre 2016, 16:10pm

Publié par Zazimutine

La plage après l'école

L'un des avantages d'habiter à quelques km de la mer, est bien entendu de pouvoir profiter de la plage à peu près quand on veut. Avant que vous ne décidiez de me supprimer de votre liste d'amis après cette introduction quelque peu propice à l'envie, permettez moi toutefois de mesurer mon propos: on est en Bretagne les gars, donc à moins de disposer, comme certain de mes proches, d'une pilosité tout-terrain waterproof (et je ne parle pas de mes filles - du moins, pas encore), on ne peut guère profiter des plaisirs de la plage en toute tranquillité (comprendre: sans trop de vacanciers) qu'en juin et septembre! Ce qui est déjà beaucoup, je vous l'accorde.

Cette fin d'été nous ayant reservé de belles et chaudes journées, nous avons pu nous offrir encore quelques jolies baignades, les meilleurs restant les impromptues.

Il y a eu ce premier mardi après la rentrée, particulièrement chaud. N’arrivant pas trop tard à l'école pour récupérer mes filles, j'ai décidé de lâcher prise en faisant un bras d’honneur aux conventions de type devoirs, douches, préparation du repas, et je leur ai proposé d' aller faire un tour à la plage. Un petit crochet par la maison pour embarquer le sac de plage et hop, nous voici en route pour Bains-les-mers.

Sur la plage, quelques vacanciers tardifs s'égrenaient ici et là (intermède poétique). Miss Bonbon a réclamé une glace au chocolat, nous sommes allées acheter une glace au chocolat; à 18h (lâcher-prise). Le chocolat a coulé le long du cornet. Le chocolat a coulé le long des mains de miss Bonbon, puis de ses coudes, le chocolat a réussi à couler en remontant sur ses joues et sur son nez. Souvenez-vous j'étais en mode lâcher-prise, "c'est pas grave" j'ai dit, "tu iras te rincer dans la mer", fermant les yeux sur les tâches de chocolat maculant son beau-pantalon-rose-clair-que-j-adore-avec-le-tee-shirt-rayé-blanc-et-rose-assorti-tout-propres-sortis-de-l'armoire-le-matin-même (le lâcher prise, c'est parfois compliqué)

De son côté, Miss Choco, pressée de se baigner, a réclamé son maillot de bain. J'ai du la retenir de ne pas se dénuder devant le glacier. Une fois sur la plage, elle a enlevé ses habits précipitamment et a littéralement sauté dans l'eau, sous les yeux ahuris des plagistes cités plus haut (souvenez-vous, la poésie). Un monsieur m'a dit l'air amusé "eh bien, elle n'a a pas froid!"- "jamais!" ai -je répondu, dans un élan de fierté maternelle qui en disait long sur mon lâcher-prise (et sur ma culture publicitaire). Pendant ce temps, miss Bonbon est allée nettoyer ses tâches de chocolat sous la douche de la plage, sans oublier d'asperger copieusement ses voisins à 3 mètres à la ronde (dont sa mère). On a bien ri.

J'ai senti le regard envieux de ces retraités en vacances sur notre petit trio. Ils avaient l'air de trouver formidable de pouvoir se baigner après l’école. J'ai trouvé ça formidable aussi.

La plage après l'école

Et puis mercredi dernier, il a fait encore plus chaud. Alors, avec Papa Ours cette fois, après son travail, on a fait mieux: on a pique-niqué sur la plage. Il y avait beaucoup de familles comme nous, avec la glacière. Dès notre arrivée, tous les quatre, nous nous sommes précipités dans l'eau. On a un peu crié pour se donner du courage, elle était froide. La mer était d'un calme incroyable, grande étendue d'eau miroitante sous le jour déclinant. On a répété et répété "On est bien!!"; miss Bonbon a joué à "je nage avec les dauphins" sur le dos de Papa Ours; Miss Choco et moi avons fait quelques aller-retours, les bras et les jambes nous piquaient, alors on accélérait pour se réchauffer. On a encore dit "on est bien!!". Quand on a trop grelotté, on est sortis et on mangé notre pique-nique en regardant le coucher de soleil.

La plage après l'école

Les filles se sont couchées un peu tard ce soir-là.

Mais on était bien.

La plage après l'école

Lire la suite

Humeurs de rentrée

18 Septembre 2016, 07:30am

Publié par Zazimutine

Humeurs de rentrée

Il est temps pour moi, de publier cet article démarré le 1er septembre, avant que le label "rentrée" ne devienne périmé (soit le 30 septembre à 23h59)...

En cette rentrée donc, je suis d'humeur:

- excitée; enfant, j'adorais la rentrée scolaire, la liste de fournitures, l'odeur des cahiers neufs, celle des gommes Mallat que je sniffais copieusement, les intercalaires plastiques, et comble du luxe dans les années 80: les oeillets argentés!! (que tous ceux qui ont connu les oeillets argentés se donnent la main, merci)

 Aujourd'hui je vis ça par procuration avec la rentrée de mes filles, collant amoureusement de mignons petits auto-collants avec leur nom sur leurs affaires (nan chérie, il vaut mieux que ce soit moi, toi, tu vas pas coller droit!), hénissant de joie lorsque la maitresse demande de couvrir leurs "fichiers" de papier plastique, compulsant frénétiquement le cahier de liaison tous les soirs à la recherche d'une nouveau devoir à faire pour les parents, déçue si le mot collé le jour même ne concerne qu'une information générale, criant de façon hystérique quand je découvre une pépite (t'as vuuuuu? Tu vas faire du kayaaak?!!), les emmenant à leurs nouvelles activités extra-scolaires la larme à l'oeil comme si c'était MA première fois.

Dans un mois, je vous rassure, je râlerai, comme tout le monde, engluée dans cet emploi du temps trop chargé "mais qui c'est qui m'a foutu des activités le samedi?" (moi!) et une liste d'exigences sans cesse renouvelées "un nouveau bâton de colle une semaine après la rentrée, pis quoi encore? et qui c'est qui t'a promis une nouvelle trousse faite maison, hein?" (moi!).

Pour ma propre rentrée, bien moins excitante, je me suis offerte un lot de stylos de toutes les couleurs pour me motiver au travail. Si bien que, partant d'une motivation de 0 sur l'échelle de Richter-du-travail, je suis passée à 0,25. Efficace.

- curieuse; chaque année, j'ai besoin de me lancer dans une nouvelle activité, qu'elle soit sportive ou artistique, du crochet à la guitare, en passant par le tressage de crinières de poneys, bref, il me faut de la nouveauté. Cette année je me remets à l'anglais. 15 ans que je snobe mon beau-frère allemand pour cause d'incompréhension linguistique, il est temps de faire un effort (et anecdotiquement, ça serait un plus sur mon CV... ahem)

- agacée et chagrine de la nouvelle grille de Radio France; adieu la matinale culturelle de France Musique de Vincent Josse avec ses concerts en direct, accompagnant mon trajet matinal au boulot... Finies les chroniques d'art du lundi, d'actualité le mardi et littéraire le jeudi. Terminée donc, mon ouverture à la culture et à la musique classique!

Sur France Inter, je pleure aussi l'absence de Katleen Evin tous les soirs à 20h, remplacée par la soporifique Laure Adfler. Et que dire des publicités neuneu pour des groupes d'assurances et des laboratoires pharmaceutiques? Le service public donc...

- indécise, toujours, quant à mon avenir professionnel. Quitter mon boulot actuel, oui, mais pour quoi? Quitter ma branche et me reconvertir? Ou trouver une autre façon d'exercer? Devenir rentière, oui, mais avec quel argent? Cette indécision me hante chaque jour (au moins chaque lundi matin) (surtout quand ma chef m'adresse la parole) (c'est rare).

- inquiète, forcément, quant à notre avenir politique. En cette année de campagne électorale, je me sens si désabusée, que je n'ai aucune idée de pour qui je vais voter au premier tour, et encore moins au second tour. Je me demande même, pour la première fois de ma vie, si je ne vais pas jouer l'abstention militante. Quant à l'arrivée possible de Donald à la tête des Etats-Unis... Si seulement c'était juste un canard...

 

PS: si quelqu'un a une idée pour enlever les lignes de code html qui apparaissent en haut du blog, je suis preneuse, je ne sais pas d'où ça sort...

Lire la suite

La mare aux livres # 1

12 Septembre 2016, 15:41pm

Publié par Zazimutine

La mare aux livres # 1

Je sais bien que mes articles "lectures "ne sont pas vos préférés, néanmoins, j'ai beaucoup lu depuis notre arrivée en Bretagne, et j'aime bien finalement rédiger ces billets; ils sont certes périlleux à écrire,  mais c'est un bon exercice, et puis c'est le genre d'articles que j'aime bien lire chez les autres quand je manque d'idées lectures. J'inaugure donc aujourd'hui cette rubrique sous un nouveau nom.

Depuis notre déménagement, j'avais décidé de ne pas racheter de livres avant d'avoir éclusé toute ma bibliothèque, qui regorgeait de livres offerts, prêtés, ou achetés, mais surtout jamais lus. Voici donc une sélection de lectures quelque peu éclectique de cette année écoulée (pas plus de 6 livres à la fois):

- Les romans -

J'étais Jack Mortimer

(Alexander Lernet Holenia, 10/18)

Résumé: A Vienne, dans les années 30, un jeune chauffeur de taxi découvre que le client qu'il vient d'embarquer est mort d'une balle dans le cou. Frustré de sa vie qu'il juge trop étriquée, il décide d'endosser l'identité du mort.

Mon avis: Voilà un livre qui m'a laissée bien indécise; je me désole de constater qu'à force de lire des livres contempsorains, je perds l'habitude de la littérature classique. Si bien, que ce livre, écrit en 1933, m'a paru infiniment daté, ampoulé, lourd, dans son écriture. Si le scenario de départ laissait présager un ceratin suspense, il n'en est rien et je me suis globalement assez ennuyée à suivre ce jeune homme mal dans ses baskets, qui devra assumer les conséquences de ses actes. Seule la fin m'a semblée rattraper la lecture assez morne et déprimante de cet ouvrage.

Le choeur des femmes

(Martin Winckler, folio)

Résumé: la jeune interne Jean Atwwod, pétrie de certitudes et se destinant à la chirurgie, prend son poste dans le service de consultations pour femmes du Dr Karma. Les deux médecins, qui semblent n'avoir aucun point commun dans leur perception du métier de soignants, vont, après s'être affrontés, se rencontrer, et bientôt partager leur passion pour le soin destiné aux femmes.

Mon avis: Ce livre m'a tout d'abord énervée et même mise en colère, tant le discours de Martin Winckler, lui-même médecin, m'a semblé moralisateur à l'égard des médecins qui se devraient donc, selon lui, faire toujours passer le confort de leurs patients avant tout. En oubliant la dimension humaine, et donc profondément faillible, que ce soit sur le plan intellectuel, ou relationnel, de ce même soignant. Et puis comme Jean, la jeune interne, je me suis laissée faire. Je me suis laissée entrainer dans cette utopie où le médecin serait le receptacle de toutes ces tranches de vie de femmes, blessées, naïves, brisées, ou encore exaltées, en exprimant toujours, sans exception, quelle que soit son humeur du jour, la plus sincère attention et le plus profond respect. Oh oui, comme ce serait bien que tous les médecins se comportent comme ce Dr. Karma! Le récit est entrecoupé de dizaines de témoignages de femmes, fictifs, mais tellement touchants. Martin Winckler ajoute même une pointe de suspense et de fantastique dans la dernière partie du livre, qui rend le final assez éblouissant. Un très bon livre de cet auteur, dont "la maladie de Sachs" m'avait profondément ennuyée. Une belle utopie que l'on a envie de partager!

La passion secrète de Fjordur

(Jorn Riel, 10/18)

Résumé: Il s'agit là d'un recueil de nouvelles, se déroulant toutes au Groënland, dans le mileu des garde-forestiers et où l'on retrouve, au fur et à mesure des aventures, les mêmes personnages qui, de secondaires, deviennent héros de l'histoire, et inversement.

Mon avis: Une vraie bonne surprise pour moi qui, à priori, déteste les recueils de nouvelles. J'aime être happée par un livre, et la brièveté des nouvelles a tendance à me frustrer. Pourtant, celui-ci m'a plutôt réjouie. C'est drôle, décalé, voire absurde. Je l'ai lu juste après les attentats du 13 novembre, et c'est tout ce dont j'avais besoin: un dépaysement total sur les terres pôlaires, et  de la légèreté. Bon à savoir: Jorn Riel a écrit des tonnes d'autres ouvrages du même accabit.

- Les policiers -

Mma Ramotswe détective

(Alexander Mc Call Smith, 10/18)

Résumé: Les aventures peu communes de Precious Ramotswe, première femme détective du Botswana.

Mon avis: Si j'ai classé ce livre dans les romans policiers, ce sont moins les enquêtes criminelles de Mma Ramostwe qui m'ont interessées, que le tableau que ses aventures nous dépeignent de la vie au Botswana, ses habitants, ses traditions, sa culture. J'ai adoré m'immerger dans cet univers après mon passage dans les terres arctiques de Jorn Riel, encore un moment d'évasion bien salvateur après les heures noires de la fin 2015. Mma Ramotswe est un personnage bougrement attachant. Et je viens de me rendre compte, en faisant des recherches pour cet article (oui je fais des recherches, dingue non?!), que plein d'autres aventures sont disponibles, alors que je croyais ce personnage l'oeuvre d'un seul livre, youpi!

- Les BD -

L'arabe du futur (tomes 1 et 2)

(Riad Sattouf, Allary Editions)

Je vous ai déjà parlé de ce réjouissant ouvrage de Riad Sattouf ici.

Résumé: Riad Sattouf relate son enfance assez incroyable, à cheval, entre la Bretagne et la Syrie.

Mon avis: Passionnant! La vie en Lybie, le passage en France, puis l'arrivée en Syrie, avant le retour définitif en France, vue à travers le prisme de l'enfance d'un petite garçon à la double culture est fascinante. Riad Sattouf nous livre un récit à la fois léger, plein d'anecdotes enfantines, mais aussi terrible, où l'histoire, notamment, de ce peuple syrien dans les années 80, se heurte de plein fouet à notre brûlante actualité. Doux et dur à la fois, un régal.

Persepolis

(Marjane Satrapi, L'Association)

Résumé: On s'envole cette fois pour l'Iran, ou Marjane Satrapi nous raconte, elle aussi, son enfance et son adolescence, des années 70 aux années 80, jusqu'à son départ d'Iran pour l'Europe.

Mon avis: tout aussi passionannt que l'histoire de Riad Sattouf, le récit que nous livre Marjane Satrapi est beaucoup plus dur. Il est vrai que l'histoire de l'Iran (que je vous conseille de réviser avant cette lecture pour bien comprendre le contexte) est à cette époque tourmentée: règne dictatorial du Shah, puis révolution, et finalement république islamique répressive. C'est donc une enfance vécue dans un climat très insecure que nous raconte son auteur, avec pourtant les interêts, puis les tourments, propres à l'enfance et à l'adolescence. Une lecture indéniablement enrichissante.

 

Lire la suite

"Les Experts"en Bretagne

6 Septembre 2016, 12:07pm

Publié par Zazimutine

"Les Experts"en Bretagne

De notre envoyé spécial en Breizhibeauté-de-Bretagne:

La semaine dernière à Kerbled, dans une maison individuelle de la rue kernonyme, s'est déroulée une scène de crime particulièrement terrifiante.

Les faits

Aux environs de 19h, mercredi soir, ce père de famille, qui préfère rester anonyme et que nous appellerons désormais Papa Ours, laissait, au moment du repas, négligemment tomber l'information selon laquelle un individu s'était introduit dans le garage de cette banale maison de banlieue, la nuit précédente.

Immédiatement, nos experts en analyse criminelle furent dépêchés sur les lieux et se mirent à l'oeuvre; en exclusivité, quelques éléments de leur enquête:

Indice numéro 1

L'individu a laissé la trace de ses empreintes dentaires sur des végétaux de type Solanum lycopersicum L, laissant supposer une mâchoire de petite taille mais néanmoins puissante; une analyse est en cours auprès de nos experts en odontologie afin d'obtenir une empreinte mandibulaire.

Indice numéro 2

Le criminel a une propension certaine à la gourmandise, puisqu'ayant réussi à grignoter un emballage plastique fermé, afin de pénétrer dans un paquet de viennoiseries de type briochus-aux-pépitus de-chocolatus, attiré probablement par l'aspect sucré/gras/chocolaté de la chose. Cela permet d'estimer un gabarit assez conséquent, nous orientant vers un individu de souche Amérique du nord.

Indice numéro 3

L'individu, victime d'un stress important et/ou, d'un repas trop riche, a laissé derrière lui des traces substantielles d'excréments de très petite taille, laissant supposer un orifice anal anormalement petit par rapport à sa taille, donc probablement victime d’une pathologie digestive terminale de type micro-rectum. Des prélèvements ADN ont été réalisés et nos experts interrogent actuellement tous les spécialistes en micro-rectologie de la région, afin d'établir une liste de suspects possibles parmi leur patientèle. Les pharmaciens de Kerbled seront également mis à contribution, afin de déterminer si un suspect s'est présenté dans la journée de mercredi dernier, demandant de toute urgence des anti-diarrhéiques et des anxiolytiques.

indice n°1, 2 et 3indice n°1, 2 et 3indice n°1, 2 et 3

indice n°1, 2 et 3

Après étude de ces différents éléments, nos experts ont pu supprimer de la liste des suspects:

- les individus de type humanoïdes, trop grands, trop impatients, et trop soucieux de leur santé pour grignoter des substances issues de la pétrochimie afin d'accéder au Graal.

- les individus de type ailés; après étude biochimique des excréments (décidément!) laissés par le suspect, il s'avère que la composition en substances fromagères élimine formellement cette catégorie de criminels

Tous ces éléments ont permis d'établir le portrait robot suivant:

Cochon? Hérisson? Souris?

Cochon? Hérisson? Souris?

 

Si vous rencontrez cet individu, surtout n'intervenez pas, mais prévenez notre équipe d'experts au plus vite!

PS1: au passage, si vous avez une idée de piège à souris non létal (pour la souris), je suis preneuse

PS2: merci Delphine de m'avoir soufflé involontairement cette idée :)

Lire la suite

Miss de rentrée

1 Septembre 2016, 12:25pm

Publié par Zazimutine

Miss de rentrée

 

Petit bilan de mes oiselles, en cette rentrée; à l'heure où j'écris ces mots, le bilan de cette première matinée de reprise semble positif: un double niveau pour chacune, des copines retrouvées et des maitresses sympas. A suivre...

Miss Choco (8 ans et demi)

- est mitigée quant à l'idée de reprendre l'école; a trouvé les vacances "trop courtes" (so what???); mais est contente à l'idée de croiser désormais sa sœur dans la cour!

- est obsédée par l'idée de reprendre la danse cette année; ne se meut plus que les bras en couronne et en faisant des entrechats; fatigant, surtout lorsque je tente de l'enduire de crème, rapport à son eczema récalcitrant!

- aime les fromages très forts et la viande très saignante;

- a un nouveau projet professionnel: voyageur-écrivain-comédienne; elle voyagerait à travers le monde, en tirerait des aventures écrites sous forme de pièces de théâtre, dans lesquelles elle jouerait. Les conseillers d'orientation vont s'arracher les cheveux!

- a vu cet été une étoile filante pour la première fois de sa vie.

Miss Bonbon (6 ans et demi tout rond)

- est très inquiète à l'idée d'entrer à l'école élémentaire cette année; ne cesse de me répéter qu'elle n'a pas "hâte à la rentrée" (cherchez pas, c'est du breton!);

- refuse de faire toute forme d'activité extra-scolaire, surtout le sport et la musique car "les enfants sont méchants" (cours d'éveil musical de l'année passée);

- adore dessiner, veut devenir dessinatrice plus tard, et accepte même d'être inscrite à un cours d'arts plastiques le mercredi après-midi!

- semble toujours plantée sur des jambes démesurément grandes; d'ailleurs l’écart de taille avec sa soeur devient presque anecdotique;

- oublie très souvent de porter ses lunettes;

- a raté l'étoile filante mais a trouvé un ver "louizan" :)

Toutes les deux

- acceptent sans broncher mes petites cousettes et même avec un certain enthousiasme :)

- ont découvert la randonnée en vacances; après s'être pavanées dans le jardin avec leurs chaussures de marche toutes neuves et leur sacs à dos, ont pleuré leur mère et leur père tous les jours à Belle-Ile dès que la distance excédait 100 mètres; puis, ont bizarrement accepté sans presque moufter, les randonnées en haute montagne beaucoup plus difficiles que nous leur avons proposé dans les Pyrénées.

L'esprit des enfants reste insondable...

 

Les actualités des Miss sont toujours d'après une idée de marjoliemaman

Lire la suite

Tous azimuts #10

31 Août 2016, 07:55am

Publié par Zazimutine

Me revoilà sur les ondes après ces très longues vacances (7 semaines!! j'ai presque honte de l’écrire... En fait non:J'AI honte. Bref.)

 

Mon été tous azimuts ce fut:

- un été placé sous le signe du charivari émotionnel que ces émotions soient négatives (attentats, soucis perso et professionnels), mais aussi pour beaucoup très positives. Un premier été en Bretagne qui ne nous fait pas regretter un seul instant notre déménagement, tant il est agréable de ne pas partir quand on habite ici. Surtout lorsque les uns et les autres viennent nous rendre visite, ce qui nous permet de joindre les retrouvailles au bonheur de découvrir toujours plus la région. Ces intermèdes nous ont permis d’affiner notre circuit touristique, et surtout (très important chez nous!) notre carnet d’adresses gourmandes. Un de ces jours je vous ferai peut-être bien un article en forme de guide touristique!

Il y eut donc de la visite, plein de moments passés en famille ou entre amis, un terrain de jeux inépuisable pour les enfants, un baptême d'optimist pour notre aînée, et tellement d'autres choses!

Tous azimuts #10Tous azimuts #10
Tous azimuts #10
Tous azimuts #10Tous azimuts #10

 

- beaucoup trop de route, pour cause d'aller-retours dans le Sud-Ouest, avec option bison futé rouge de colère, qu'il faudra s'efforcer d'éviter les prochains étés. Ce n'est ni écologique, ni reposant, même s'ils furent aussi, et c'est indispensable, l'occasion de retrouvailles pleines de joie, et les circonstances d'amitiés qui s'embellissent...

- 2 semaines de vacances en famille, la première à Belle-Ile la bien nommée (là aussi je vous prépare quelque chose), la deuxième entre Pyrénes et Languedoc. Courtes vacances mais tellement riches!

Et ce n'est qu'un avant-goût!
Et ce n'est qu'un avant-goût!
Et ce n'est qu'un avant-goût!

Et ce n'est qu'un avant-goût!

 

- de la lecture, beaucoup, il faut que je vous en parle (avec toujours cet effet de vases communicants: quand je lis, je ne regarde plus de séries, et inversement!)

entre autres!

entre autres!

 

- et enfin la reprise du travail, sans motivation, il faut bien l'avouer (en plus le premier jour, j'avais oublié ma tablette de chocolat à la framboise: horreur et damnation!).Cette année sera placée je l'espère sous le signe du changement, ou au moins de la reflexion amenant à celui-ci.

 

En résumé, tout un tas d'articles à vous pondre, en m'espérant plus assidue cette année!

A très vite!

Lire la suite

Les j'aime/ j'aime pas de l'été

8 Août 2016, 12:43pm

Publié par Zazimutine

Les j'aime/ j'aime pas de l'été

 

J'aime m'installer dans une maison inconnue pour une durée déterminée, trouver une place pour chaque chose, m'approprier les lieux.

J'aime pas faire les valises pour les vacances. Trop d'indécision (je prends? je prends pas?), trop de flou artistique, trop de peur d'oubli.

J'aime voir la peau de mes filles dorer doucement, surtout celle de miss Choco qui a hérité du gène pain d'épice du côté paternel, ce qui a le don de faire étinceler ses yeux dorés.

J'aime pas sentir les rayons du soleil darder ma propre peau; j'ai presque l'impression de sentir mes radicaux libres se multiplier à la surface de mes pores, mes ridules se creuser un peu plus, et mes taches de soleil se multiplier (je suis une fille un peu tourmentée...).

J'aime les fêtes de village bon enfant, surtout lorsqu'il se joue des tubes des annés 80 et que je me retrouve 25 ans en arrière, fébrile adolescente, à me trémousser sur "3 nuits par semaine"!

J'aime pas les fêtes des villages alentours lorsque je ne suis pas en vacances et que je ne peux par dormir avant 2h du matin à cause des boum-boum des basses.

J'aime les petites bestioles de l'été que l'on peut trouver au détour d'une balade, comme les vers luisants, les libellules, les rainettes dans les mares...

J'aime pas les moustiques, le bruit des moustiques, les piqûres de moustiques, tout ce qui est moustique.

J'aime le linge qui sèche au soleil, l'odeur, et puis le fait d'être dispensée de la corvée de rapassage.

J'aime pas les serviettes de bain qui sèchent pas à cause de l'eau salée et qu'on remet humides et collantes dans le sac de plage.

J'aime avoir pour seule préoccupation de la journée de répondre à la question cruciale: "on va à quelle plage?".

J'aime pas ne pas profiter du dernier jour de vacances parce que je suis stressée à l'idée de devoir tout ranger, replier, nettoyer, ne rien oublier...

 

PS: toutes mes excuses pour ce long silence estival; j'aimerais être une blogueuse organisée qui aurait pris soin de programmer ses articles pour l'été à venir. Je ne le suis pas. Je reprendrai donc une activité digne de ce nom dès la rentrée.

Bonnes vacances à ceux qui le sont, bon courage à ceux qui bossent!

Lire la suite

Un 5 juillet 1991

5 Juillet 2016, 10:31am

Publié par Zazimutine

Un 5 juillet 1991

 

Ce matin, j'ai entendu à la radio, comme chaque année, le petit reportage habituel inhérent aux résultats du bac attendus ce 5 juillet; or, ce reportage se déroulait exactement dans le lycée où j'ai passé mon bac, celui où je suis allée voir mes propres résultats.

Alors je ne sais pas si c'était un 4, un 5, ou un 6 juillet, mais une chose est sûre, il y a 25 ans (car j'avais au moins 5 ans d'avance...), alors que la plupart de ces nouveaux bacheliers n’étaient pas même l'ombre d'une ébauche d'un brouillon de bébé, j'étais à leur place. J'étais devant les grilles du lycée Saint Just de Lyon, à scruter les résultats.

J'avais pris le métro, puis le bus, c'est que le trajet était long pour venir de chez moi jusqu'à ce lycée perché sur la colline de Fourvière; c'était l'après-midi je crois, je n'avais pas voulu y aller tout de suite. Fuir la foule, fuir les témoins et les cris de joie, des fois que... la fuite, un mode de vie. J'avais peur de l'avoir raté, ce bac. Je savais que ça n’avait pas très bien marché en "sciences naturelles" (je sais, ça ne se dit plus!), en physique et en maths, et pour un bac dit scientifique c'était plutôt gênant. Les langues vivantes ne pouvaient guère me faire espérer quoi que ce soit. Seuls les points gagnés au bac de français l'année précédente, l'histoire géo, et la philo, me laissaient entrevoir l'espoir de ne pas être obligée de passer le rattrapage.

Je ne me souviens pas exactement de mon nom sur le tableau. Je me revois juste après, soulagée. Que dis-je? Libérée (oui, délivrée aussi, déjà)! J'étais admise, sans mention bien sûr, ras les pâquerettes mais admise, ça suffisait. Les études que j’envisageais ne demandaient rien d'autre que le bac, pas besoin de super dossier gonflé de bonnes notes toute l'année, comme mes camarades qui postulaient pour les prépas d'écoles d'ingénieurs (ça représente quoi, au fait le boulot d'un ingénieur, pour un gamin de 18 ans??).

Je me revois sortir du lycée et me précipiter dans une cabine téléphonique. (J'ai bien écrit: cabine téléphonique, so 1991...) J'ai appelé dans l’ordre ma mère, qui était déjà allée voir les résultats, puis mon père, qui attendait mon appel. J'ai ensuite repris le bus, sur un petit nuage. Là, le nez collé à la vitre, je me sentais tellement légère, que je souriais toute seule. J'avais beau lutter, j'avais un peu honte au fond de sourire toute seule comme une débile, rien à faire, ce sourire intérieur, m'étirait les lèvres et me faisait sans doute briller les yeux irrémédiablement. J'avais envie de crier à tout le monde dans le bus que j'avais mon bac, un peu comme quand on est amoureux et qu'on a envie de le dire à tout le monde, surtout à des inconnus.

Ce soir-là, je n'ai pas fait la fête avec mes amis. Je n'avais pas beaucoup d'amis, et je ne faisais pas partie du style de lycéens à faire la fête (attention, sortez vos mouchoirs, je vais bientôt vous parler de mon enfance, tapie dans une bouche d'aération). Surtout l'une de mes amies était au rattrapage, elle.

Ce matin en écoutant la radio, j'ai entendu les cris de joie des lycéens reçus au bac. Il y avait sûrement aussi quelques larmes mais ceux-là, on ne les a pas entendus.

Dans les propos de ceux qui étaient reçus, j'ai reconnu, comme si c'était hier, le soulagement et la légèreté.

Une légèreté universelle.

Une légèreté ô combien éphémère aussi, mais de celle, pourtant, dont on se souvient toute une vie.

Lire la suite

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>