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Touzazimutin

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Tous azimuts # 7

23 Février 2016, 13:20pm

Publié par Zazimutine

Tous azimuts # 7

 

Me revoici sur les ondes après une jolie semaine de vacances très ressourçante dans les Alpes, mais toujours en panne sèche d'inspiration. Il faudra donc se contenter de 2-3 idées, couchées en vrac sur le clavier:

- nous avons repris le ski après une quasi dizaine d'années de stand-by. Autant vous dire que la reprise a été rude, notre condition physique ayant été mise à rude épreuve par la vieillerie, et par les centaines de petites découvertes gastronomiques dont nous avons été si friands au cours des dix dernières années. Miss (casse)Bonbon, comme nous nous y attendions, a râlé tous les jours à l’idée d'aller skier; mais nous avons tenu le coup et elle était finalement fière de voir une médaille épinglée sur son pull, et de la présenter en classe à ses copains. Quant à Miss Choco, elle a semblé apprécier à peu près tout: le ski, la luge, les jeux dans les igloos, les traineaux à chiens maigrissimes, et les attelages de rennes gringalets (pathétiques).

Et puis la montagne enneigée, quel bonheur! Ces paysages me procurent le même sentiment que voir la mer: admiration> béatitude> apaisement (ci-dessus, la fameuse "mer de nuages")

Tous azimuts # 7

 

- pour la première fois nous sommes donc rentrés de vacances en Bretagne (et non partis en vacances en Bretagne), impression étrange. Ce qui m'a permis de m' interroger: à 6 mois de notre emménagement, est-ce que je me sens chez moi ici? Pas vraiment. Est-ce que je me sentirai un jour chez moi? Aucune idée. Est-ce que je me suis déjà sentie un jour chez moi? Ca reste à éclaircir.

- histoire de se remonter le moral, nous sommes allés au cinéma en cette veille de rentrée, voir Zootopie. Un choix idéal pour affronter la reprise dans la bonne humeur, extrêmement drôle, bourré de clins d'oeil au cinéphiles, et porteur d'un message sur la tolérance plutôt bienvenu en ces instants, même si je doute qu'il soit perceptible par les plus petits.

Pour un bon moment en famille, je vous le recommande vraiment!

Passage avec les paresseux, à hurler de rire!

Passage avec les paresseux, à hurler de rire!

- je m'interroge, pour la 4ème fois consécutive: tenté-je ou ne tenté-je pas, d'envoyer ma candidature pour être juré du prix du livre Inter; et si oui, que raconté-je dans ma lettre de motivation? Ce brouillon qui nait dans ma tête ira-t-il rejoindre les autres dans les textes jamais utilisés?

Si vous voulez tenter votre chance, c'est ici.

- cette panne d'inspiration dure, dure, beaucoup trop à mon goût. Je ne sais pas si tenir ce blog a encore un sens à vrai dire. Pourquoi, pour qui, autant de questions qui me taraudent...

A suivre (ou pas).

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Actualités des miss #nov 2015

8 Novembre 2015, 17:04pm

Publié par Zazimutine

Actualités des miss #nov 2015

 

Miss J (7 ans et demi)

- Après une rentrée un peu difficile pour elle, semble s'être constitué un petit groupe de copains dans la cour, avec lesquels elle joue "aux billes", "au loup", et "à la barre". Boude en revanche ses camarades de classe auxquels elle ne semble pas beaucoup s'intéresser.

- Aime beaucoup sa nouvelle école, principalement en raison de la présence de la structure de jeux (il n'en faut pas beaucoup pour satisfaire un enfant)


- A toujours des problèmes d’endormissement ; ainsi qu’une nouveauté : la phobie des membres amputés. Oui... nous vivons dans une famille épanouie. Se sent beaucoup mieux,  cela dit, depuis qu'on lui a expliqué qu’on ne peut pas vivre avec une tête coupée, l’idée de croiser une personne sans tête lui étant sans doute insupportable. Nous allons donc voir une psychologue bientôt. Il a juste fallu 2 mois pour obtenir un rendez-vous, les psychologues bretons semblant débordés. J'ai appris à l'occasion de cette prise de rendez-vous que l’angoisse de perte de membre va avec l’angoisse de séparation déjà diagnostiquée à Toulouse. Je suis rassurée de savoir que miss J a développé une angoisse de séparation "toutes options incluses"! Et je confirme. Cette enfant me regarde comme si j’allais littéralement me consumer sous ses yeux ; c’est flippant.

- S’est prise de passion pour les pompiers ; du coup veut un déguisement de pompier pour Noël. Mais attention, un bleu, avec un pantalon et un casque. Un vrai  quoi. J'angoisse déjà à l'idée des jeux que cela va occasionner...


- Démarre une collection de peluches : après Christophe (gros-lapin-tout-doux), et Nino (lapin-si-doux), sa dernière acquisition (achetée avec son argent!): un renard baptisé Gaspard (ou Gustave, j’ai un doute !)


- A hérité de la myopie de sa mère et va devoir porter des lunettes… tout au moins dès qu'elle aura vu l’ophtalmo dans 2 mois, les ophtalmos bretons semblant bla bla bla...

Miss M (5 ans et demi)


- N’a eu aucune problème d’intégration dans sa nouvelle école ; certainement en raison du fait qu'elle raconte NOTRE vie à tout le monde; également grâce à un subtil système de pot-de-vin bien rôdé: promettant à tous ses camarades une invitation à son anniversaire, elle reçoit déjà des cadeaux… ce n’est pas comme si son anniversaire était en février bien sûr... (quelqu'un peut lui dire que ce n'est pas Eddie Barclay qui organise la fête?)


- A des jambes interminables ; d’ailleurs c’est simple, seules ses jambes semblent grandir. C’est assez étrange de voir cette bouille de bébé, avec son parler encore très 5 ans-et-demi à base de suçotis de pouces et autres zezaiement, littéralement posé sur ce corps de gazelle.


- A toujours un aussi "fort" caractère (formulation bienveillante!)


- A l’inverse de sa sœur, a des goûts très arrêtés : ne supporte pas d’avoir des dessins sur ses vêtements par exemple (sauf si ça brille), quitte à gratter le dessin avec ses ongles...


- Vient de perdre sa première dent; je ne me lasse pas de son sourire quelque peu "édenté"

- Démarre une collection de boules à neiges (youpiiiie!)

- Se fait appeler "Georges Pernout" par son père depuis que je lui ai acheté une parka trop grande pour elle (l'humour, ce mode de vie - si vous n'avez jamais vu Thalassa, nous ne rirez pas!).

Suite au prochain épisode.

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Favoris du moment #1

6 Novembre 2015, 13:05pm

Publié par Zazimutine

Favoris du moment #1

 

Ah ah, je vous avais prévenu que j'allais m'astreindre à une certaine discipline d'écriture! Même si à ce stade, 4 billets dans la semaine, on doit plutôt parler d'acharnement! Une soif inextinguible d'écrire en ce moment, je surfe donc sur la vague et vous propose mes favoris du moment.

Cette semaine, j'ai aimé:

1) Préparer un flan pâtissier selon la recette de Jérôme le Teuff, pâtissier breton, recette, du reste, dénichée dans un magazine de salle d'attente. Le flan étant le dessert préféré de Papa Ours, voilà que celui-ci est rentré directement dans son top 3. Auto-congratulation!! Mais c'est vrai qu'il était bon mon flan!

Favoris du moment #1

 

2) Entendre la pluie tomber sur le velux. Vous le visualisez le cliché romantique où l'on écoute la pluie tambouriner sur le toit pendant qu'on est bien à l'abri sous son plaid? Même si 1) je n'ai pas de plaid 2) pour l’heure, la pluie ne tambourine pas gentiment au carreau... elle se déverse plutôt telle des paquets de mer déferlant sur Ouessant (on reste dans la métaphore bretonne quand même, obligé)...

Favoris du moment #1

 

3) J'aime décidément beaucoup l'écriture si sensible et si délicate de Camille, jeune blogueuse émigrée au Canada. Le genre d'écriture qui n'autorise presque pas le moindre commentaire, tant on a juste envie de ne pas déranger, ne pas faire de bruit surtout pour ne pas bouleverser ces mots qui semblent alignés dans un fragile équilibre. Seulement entrer sur son blog à pas de loups, et le quitter sur la pointe des pieds. Le genre d'écriture qui, personnellement, me donne envie de stopper toute velleité d'écriture, tant j'ai l’impression de produire de la mélasse à côté (et encore je reste polie). A retrouver ici.

4) J'aime cette vieille machine à coudre héritée de ma grand-mère, que j'essaie de restaurer (et ce n'est pas une mince affaire!) afin de la disposer au salon, en objet déco.

Favoris du moment #1

 

5) J'aime la vision de Germain sur son métier de médecin. Si vous avez le courage d'aller jusqu'au bout de son billet sur la loi Touraine, nul doute que vous n'en sortirez pas indemne. A lire ici.

6) J'aime enfin ce tout petit coin de ma cuisine (voir plus haut) où j'arrive à disposer quelques fleurs du jardin (sauf les coquelicots evidemment, ce sont des faux!).

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Le déménagement galère en 10 leçons

11 Septembre 2015, 15:46pm

Publié par Zazimutine

Le déménagement galère en 10 leçons

 

Comme vous le savez, j'ai eu la chaaaaance, il y a peu, de vivre un déménagement.

Je ne suis pas sûre d'avoir une grande légitimité pour vous prodiguer des conseils dans ce domaine, en revanche, je suis certaine de ce qu'il faut faire pour vivre un bon gros déménagement tout pourri. C'est parti!

1) Emmagasiner

Pour bien galérer lors votre déménagement, rassembler le plus d'affaires possible est indispensable. Vous pensez bien que plus vous aurez de meubles et d'objets en tout genre, plus vous aurez de chances de peiner. Dans cette optique, avoir un grenier est très utile. Dans notre ancien chez-nous par exemple, nous avons trouvé très pratique d'avoir un grenier pour y stocker un maximum de choses (grenier accessible par une échelle qui plus est). Ainsi donc, tout ce qui ne nous servait plus ou peu, y était entreposé, couvrant à la fin une surface d’environ 20m2: emballages, mobilier d'enfant désuet (poussettes, lits, berceaux, jouets, j'en passe...), affaires de sport, emballages, costumes de théâtre, emballages...

Maintenant que vous avez thésaurisé, une bonne dizaine d'années dans l'idéal, il est temps de vider votre grenier.... allez, bon courage!!

2) Prévoir peu de temps et/ou avoir des enfants

Autre pré-requis pour bien galérer: démarrer les cartons peu de temps avant le déménagement. De toute façon vous n'arrêtez pas de regarder votre appartement en vous disant que "finger in the noise" le déménagement, vu que vous n'avez pas tant de choses que ça (vous avez oublié le grenier). Pour un peu vous vous vanteriez d'être un individu plutôt détaché du matériel...

Par ailleurs, avoir des enfants est d'une grande aide. Pour peu que vous soyez seul avec vos enfants dans la période précédent le déménagement, nul doute que vous n'aurez pas le moindre temps pour commencer à faire des cartons. Ou alors vous serez trop épuisé le soir pour vous âtteler à la tache.

Pour ma part, j'ai fait 3 ou 4 cartons un mois avant la date, histoire de me rassurer. La centaine qui a suivi  a été emballée dans les 15 jours précédent le jour du déménagement (sans enfants cette fois!)...

3) Faire les cartons seul/e

Evidemment faire les cartons seul/e présente des avantages: pas de disputes possibles avec votre conjoint. Néanmoins, vous auriez gagné 2 fois plus de temps. Inutile de vous préciser que plus le temps va passer, plus vous allez paniquer. Et dans la panique vous allez donc faire les cartons n'importe comment. Ne me remerciez pas, vous le ferez lors de l'emménagement!

4) Etre indécis

Vous avez un problème: vous et votre conjoint êtes indécis. Du coup vous avez du mal à trier, jeter... Alors vous mettez de coté, vous prendrez une décision plus tard. Sauf que là, vous allez devoir mettre toute cette indécision cumulée en carton et là, je peux vous dire que vous allez le regretter. Car il va falloir prendre un bon millier de décisions en très peu de temps: jeter, garder, donner??? Surchauffe cérébrale assurée!!

5) Ne pas prévoir de garder des objets utiles

Bien sûr, n'oubliez pas de bien mettre en carton tout ce qui pourrait vous servir les jours précédant le déménagement, le jour J, et les jours suivants: draps, affaires de toilette, nécessaire pour le ménage avant l’état des lieux, outils etc... Voilà, c'est bon, vous n'avez plus rien sous la main.

6) Déménager en été et/ou habiter une région chaude

Une bonne petite canicule au moment de votre préparation accélérera le processus de dépressurisation psychologique, faites-moi confiance!

7) Vider le garage au dernier moment

Le garage c'est du gâteau, prévoyez de le faire le dernier jour. Oui, vous allez découvrir encore et encore des emballages, voire des meubles dont vous ne soupçonniez plus l'existence. Oui vous allez faire 5 aller-retour à la déchetterie dans la journée, et serez à deux doigts d’accepter la proposition de mariage du monsieur à l'accueil, mais vous allez le vider ce garage!

8) Avoir un scooter

Vous êtes généreux. Vous voulez partager votre galère avec les déménageurs professionnels qui viendront chez vous. Donc ayez un scooter. Qui ne marche pas de préférence. Par exemple, une batterie à plat depuis des années. Il va falloir alors le pousser. Réservez une surprise à vos déménageurs. Lorsque ces messieurs se proposeront de monter le scooter dans le camion, vous vous apercevrez qu'il y a un antivol accroché à la roue avant; dont la clef est.... quelque part dans un carton. Un antivol non relié à un point fixe certes, mais avec une roue qui ne roule pas. Les déménageurs devront donc ruser en hissant la bête ( qui pèse un âne mort) sur une plate-forme à roulettes pour le conduire dans le camion. Marrant non? (ayez tout de même à l'esprit que vous serez probablement mort de honte avant votre arrivée dans votre nouvelle maison).

9) Réparer soi-même

Une fois le camion rempli, il reste le ménage à faire, et plein de petits détails à corriger avant l'état des lieux. Un interrupteur que vous aviez enlevé (car gênant un meuble) à remettre par exemple. Vous armant de courage, vous irez acheter un interrupteur (puisque le précédent est evidemment parti dans un carton!) et vous allez le poser (je vous passe l'étape du choix de l'interrupteur en hot-line avec Mr Ewing). Miracle, la lumière jaillira. Mais l'autre interrupteur de la pièce ne fonctionnera plus. De même que tous les prises electriques du reste de la maison.... Ne vous plaignez pas, vous avez un interrupteur qui fonctionne!

10) Oublier de vider un tiroir

Vous avez bien sué? Malgré tous ces petits désagréments, vous y êtes arrivé? Le camion est parti et l'appartement est nettoyé? Ce n'est pas fini! Car au moment de l'état des lieux vous vous apercevrez que vous avez oublié de vider un tiroir. Dont vous viderez alors précipitamment le contenu dans votre sac à main... tellement classe!

 

Sachez que si vous suivez mes conseils, il est probable que votre emménagement sera tout aussi compliqué que l'étape précédente....

Mais au moins vous aurez presque appris à changer un interrupteur!

 

PS: grand merci à

- F. et V., mes amis secourables

- Grand-papa et Grand-maman Ours pour les 15 jours sans enfants

- Jouji et Mr Ewing pour les nombreux épisodes de hot-line (et pour l'emménagement!)

 

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J'ai testé pour vous: le casting de cinéma

19 Juillet 2015, 22:40pm

Publié par Zazimutine

J'ai testé pour vous: le casting de cinéma

 

Il y a 15 jours, je vous le racontais dans mon article précédent, j'ai eu un rendez-vous professionnel d'une extrême importance, m'obligeant à monter de toute urgence à Paris.

Bon, en fait, j'ai menti. Je suis juste montée à Paris passer un casting. Pour un film de cinéma. Un vrai.

Petit flash-back: fin juin, ambiance torride. Alors que je me sens quelque peu débordée par les devis des déménageurs et autres fêtes d'adieux de toutes sortes, je vois passer une annonce sur facebook pour un casting sauvage. Un casting sauvage, pour les non-initiés (maintenant que je fais partie de la grande famille des gens du spectacle huhuhu!), consiste à "caster" (Dieu que je déteste ce mot, ça fait foire aux bestiaux non?) des quidams comme vous et moi, aller chercher des vrais gens de la vraie vie, au lieu de prendre des comédiens, pour le tournage d'un film.

Voyant passer cette annonce pour laquelle je corresponds, pour une fois, au profil demandé, j'envoie un mail avec 2-3 photos débiles. Ca ne coûte rien, et puis de toute façon ce n'est pas la première fois que je fais ça, et je n'ai jamais été contactée. Ah si, j'ai été figurante sur un spectacle de théâtre une fois, c'était chouette d'ailleurs.

Je reçois une réponse de mail automatique, genre "merci de votre mail, vous serez recontactés si vous êtes sélectionnés".

Je retourne à ma petite vie débordante/débordée de cette fin juin.

Dans l'après-midi je reçois un sms me conviant à un casting la semaine suivante. A Paris. Stupeur. Aussitôt suivie d'un sentiment de désespoir.

1) je suis loin de Paris

2) je travaille toute la semaine en question

3) j'ai deux filles qui me suivent partout

Dans le texto il est fait mention d'une possibilité de casting le samedi 4 juillet. Je réponds fébrilement: "impossible pour moi la semaine, peut-être le samedi 4 juillet, ou? quand ? comment?"

Mon message reste sans réponse.

Quelques heures plus tard je me rends compte que je n'ai pas envoyé mon message à la bonne personne. Je recommence "ou? quand? comment?"

Pas de réponse.

Je commence à faire (difficilement) le deuil de cette expérience inoubliable.

En fin d'aprèm, mon portable sonne "Allô E.?"-"euh oui..."- "c'est N. l'assistant de casting de Truc machine la directrice du casting pour le film bla bla bla"- j'articule péniblement un "bonjour" (ça y est je suis accueillie à bras ouvert par le milieu du cinéma: on m'appelle par mon prénom!). N. me demande si je peux venir le samedi 4 juillet et à quelle heure. Bien sûr que je peux venir. A n'importe quelle heure. Mais plutôt l'après-midi quand même (je calcule simultanément dans mon cerveau parallèle que Toulouse est quand même assez éloigné de Paris, des fois que je devrais partir le samedi matin...) "14h? Oui bien sûr, j'y serai, au revoir!".

Je raccroche. Je suis à la fois en apesanteur (j'ai été sélectionnée sur photo! -mon physique n'a pas repoussé la directrice de casting quoi!), et irrésistiblement attirée par le vide, car je n'ai en réalité aucune idée de la faisabilité du truc. Je suis très très très énervée. Je ne veux absolument pas passer à côté de cette folie expérience.

Je vais donc passer les 3 jours suivant à essayer d’organiser ma venue à Paris, tenter de faire garder mes filles ce week-end là, sans succès, et finalement décider de les emmener à Paris avec moi, convaincre Papa Ours que ce serait tellement chouette de se faire un week-end à Paris tous les 4, oui, juste avant notre déménagement pourquoi? Oui, juste après le dernier jour d'école, quelle bonne idée! Pour changer les idées aux filles, pour ne pas qu'elles pensent à leur tristesse de déménager... (et pour passer ce p.... de casting-de-chance-de-ma-vie bordel!) Je finis par obtenir gain de cause. Je trouve une location de dernière minute, j’achète un billet de train à Papa Ours, j'assume entièrement ma déraison.

Enfin samedi 4 juilllet, j'y suis, Paris, 37°C à l'ombre, 14h.

J'ai laissé Papa Ours et les oursonnes finir tranquillement leur repas tandis que je me suis acheminée quartier Bastille, avec pour toute information une adresse et un code d'entrée. Je ne sais même pas chez qui je vais exactement. A l'adresse indiquée, la porte est ouverte, l'immeuble en grands travaux. Je regarde les noms, une plaque indique "Trucmuche productions"; ça doit être là. Un peu plus loin, un petit écriteau indiquant "casting" avec une flèche. C'est donc bien réel. J'avais envisagé quelques minutes revenir bredouille "j'ai pas trouvé"- "j'ai vu personne". mais non c'est là maintenant devant moi, une porte avec indiqué "casting" et le nom du film concerné (que je garde pour moi).

J'entre dans une petite pièce. A ma droite une cafetière, un pack de bouteilles d'eau. A ma gauche un canapé, style empire (j'en sais rien en fait, mais disons un vieux machin en velours, voyez). Et personne, je suis seule. Sur une porte ce mot: "Merci de patienter, je viens vous chercher, vous pouvez vous servir en eau et en café". Voilà, j'y suis dans l'antichambre de la gloire. C'est donc ainsi qu'on accueille les stars de cinema: un canapé en velours, une cafetière, de l'eau à volonté, tout cela pour moi toute seule. Je suis enchantée. Je m'asseois. Mes fessent touchent presque par terre à travers le tissu, le canapé est complètement défoncé. Je me relève, vais écouter à la porte, j'entends parler.... Tout à coup j'ai peur, très peur. Je suis liquéfiée par la chaleur, voilà que le trouillle qui me tord maintenant les boyaux ne va pas tarder à me vaporiser.

La porte s'ouvre. Un homme d'un certain âge sort, serre la main du type plus jeune derrière lui. Le jeune type s'dresse à moi: " salut je suis C., l'assistant de N., l'assistant de E., la directrice du casting (aïe, je suis reçue par l'assistant de l'assistant... mauvais signe!). C. ressemble à un surfeur. Il est bronzé et porte un genre de headband qui retient sa chevelure poésidonesque. Il me fait entrer pour poser mes affaires et me demande si ça ne me dérange pas qu'il m'explique le déroulement du casting dehors pendant qu'il fume une clope. Du coup, pour faire un peu moi aussi ma rebelle, je me prends un café et l'accompagne dehors.

Le surfeur fumeur m'explique le déroulement du casting:

- d'abord on va prendre des photos d'identité (zut!)

- ensuite tu vas te présenter devant la caméra,

- enfin tu vas jouer une petite scène d'improvisation; et ce sera fini. (OK)

Le surfeur m'a plutôt mise à l'aise au cours de cette pause cigarette, j'ai volontiers ri à ses blagues, bref, le surfeur et moi sommes clairement en train de devenir amis.

Nous rentrons. C. me laisse quelques minutes pour envoyer messages ou textos ou je ne sais quoi. J'observe la pièce dans laquelle nous sommes. Au mur, en photos, est affiché une bonne partie du casting déjà retenu pour le film, quelques têtes connues... Je me demande pour quel rôle on m'auditionne.

Il arrive enfin. Je pose pour les photos d'identité. Catastrophe, je ne souris pas, j'ai les yeux fermés, c'est mal barré. Ensuite je me présente devant la caméra; là, je suis à l'aise, mais c'est court, trop court. Enfin, le plus difficile, la petite scène d'impro; je donne la réplique au surfeur. Je dois jouer la scène comme je le ferais dans la vraie vie. Là aussi, c'est trop court et je suis mal à l'aise, je bredouille. C. coupe la caméra. "C'était bien..." dit-il, rassurant. Non, c'était nul. Il m'explique: "Je vais faire un montage avec tes photos, la scène de présentation et la scène jouée; la directrice de casting va visionner tout ça et tu auras une réponse d'ici 2 ou 3 semaines, qu'elle soit positive ou négative".

Voilà c'est fini, le visage du surfeur s'est refermé et il est retourné pianoter sur son téléphone portable. Je suppose que je dois m'en aller. Je salue mon ex-ami et je m'en vais, ça a duré une petite vingtaine de minutes, à peine.

Dans la pièce qui était mon royaume de future star auparavant, un petit homme attend son tour. Et déjà, C., lui propose d'aller lui expliquer en fumant une clope.

.........

Vendredi soir, alors que je potassais mon discours pour la remise du césar de la meilleure actrice, j'ai reçu ce mail:

"Bonsoir,

Vous n'avez malheureusement pas été retenus pour le petit rôle pour lequel vous êtes venus nous rencontrer pour un casting"

Finalement passer un casting c'est comme passer un oral d'examen: tout de suite après, on a envie de recommencer parce qu'on sent qu'on s'est planté. Et quand arrive le mauvais résultat, on a un peu envie de pleurer.

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Partir, s'en aller, quitter

2 Juillet 2015, 07:40am

Publié par Zazimutine

Partir, s'en aller, quitter

 

J'ai longtemps cru qu'il était plus facile de quitter que d'être quitté.

Après avoir passé la plus grande partie de ma journée d'hier à pleurnicher comme une petite fille qui vient d'apprendre la non existence du Père Noël, je peux dire qu'il n'en est rien. Surtout lorsque les au revoir semblent ne jamais vouloir s’arrêter.

Nous savons que nous allons partir depuis des mois, presque depuis septembre dernier puisque nous avons démarré l'année scolaire avec cette hypothèse.

Du coup, en grande sentimentale que je suis, je crois que j'aurais préféré un départ brutal, une mutation du jour au lendemain, hop, en 1 mois c’est plié. Au lieu de ça, c'est presque une année scolaire complète qu'il a fallu se farcir, en sachant pour tout, tout le temps, que c'était la dernière fois.

Une perspective qui semblait malgré tout assez éloignée au début, suffisamment pour la tenir à distance en tout cas, pour ne pas ressentir d'émotion particulière.

A l'école, découverte de l'école élémentaire, connaissance de nouveaux parents d'élèves, amitiés naissantes avec certains, avec toujours cette pensée enfouie, que dans quelques mois il n'en sera plus rien.

Dernière année au boulot, nouvelles collègues, nouvelle directrice, et déjà le sentiment que mince, sympa cette nouvelle équipe qu'il va déjà falloir quitter.

Dernier spectacle avec mes amis bien aimés du théâtre. Dernières répétitions, première de cette pièce que nous travaillons depuis 2 ans qui sera pour moi également la dernière. Et puis déjà, je ne suis plus là, the show must go on, le spectacle continue sans moi et c'est tant mieux même si ça fait mal.

Tous ces petits signes et la conscience sourde mais toujours présente de la fin qui se rapproche, pendant 9 mois.

Et puis ces dernières semaines, les choses qui s'accélèrent en même temps que le temps semble s'étirer comme un film qu'on regarderait au ralenti pour bien en savourer chaque moment, conscience aiguë cette fois de chaque instant qui se termine, rupture, séparation, l'une après l'autre; vie toulousaine qui semble se détricoter, maille après maille, en tirant lentement sur le fil pour que la boucle tienne jusqu'au dernier moment ou... clac! c'est terminé.

Derniers jours de travail, séminaire du service ou l'on fête le départ de ceux qui s'en vont. Repas entre collègues ou l'on insiste encore une fois. Derniers moments de complicité, derniers fous-rires à la pause de midi avec l'équipe.

Dernière kermesse de maternelle, premier et dernier spectacle de l'école élémentaire. Des regrets, beaucoup, que la cadette ne connaisse pas les mêmes instituteurs, de s'être fait de nouveaux amis, de nouvelles connaissances, jusqu'au dernier moment.

Dernier gala de danse.

Dernière assemblée générale avec tous les amis du théâtre, 10 ans que la troupe existe cette année. Ecouter leurs projets d'avenir, essayer de ne pas penser "plus jamais".

Enfin, plus tard, ce sera autre chose, nouveau travail, nouveaux collègues; nouvelle école, nouveaux parents d'élèves; nouvelle région, nouveaux voisins...

Vivement d'autres débuts ailleurs pour apaiser les fins d'ici!

 

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Tous azimuts # 5

23 Juin 2015, 08:41am

Publié par Zazimutine

Tous azimuts # 5

 

Peut-être que certains d'entre vous l'ont remarqué, mes fans les plus fidèles, c'est-à-dire, vous deux au premier rang, et toi, là-bas, près du radiateur, mais depuis quelques mois, ce blog vit au ralenti. J'ai du mal à l'expliquer. Certes j'ai beaucoup moins de temps qu'auparavant, mais je manque également d'inspiration, d'envie. Je ne sais pas si c'est le fait d'avoir arrêté les tisanes de marguerite, mais mon cerveau semble s'être vidé de toute substance, finies les circonvolutions encombrées d'idées toutes plus farfelues les unes que les autres, finies les formules que je dois noter fébrilement sur un calepin avant des les oublier. Non, actuellement j'observe mes pensées se déverser au compte-gouttes. C'est à la fois angoissant et reposant. D'un autre côté, je pense que la fatigue y est pour beaucoup. Il n'est pas rare, en effet, que je m'endorme le soir, la joue incrustée sur l'accoudoir du canapé, un filet de bave au coin de la bouche, image parfaite de la mère en solo qui assure.

Quelques nouvelles pour ne pas vous laisser sur le carreau.

- le projet Bretagne se rapproche. Nous avons trouvé une location sur place, rencontré les futurs locataires de notre appartement, presque finalisé les dates du déménagement. Côté boulot, j'ai eu quelque opportunité que j'ai finalement décliné. Pour vous donner une idée, on me proposait un job qui ressemblerait un peu à ce que pourrait faire un prof d'histoire à qui on demanderait d'enseigner du français. Affaire à suivre, et non des moins préoccupantes, car à cela s'ajoute une crise de vocation que je dois considérer sérieusement.

- je continue à ingurgiter des séries ad libitum (pour la traduction,se référer au Gaffiot, j'ai envie de me la jouer latiniste de haut vol); je vous avais parlé de la série Engrenages, voilà que je viens de terminer Broadchurch; intrigue policière, duo de détectives bancal, héros tourmentés, paysage anglais de bord de mer, cette série avait tout pour me plaire. J'ai enchainé avec The Killing, version danoise. Pas mal aussi mais dans le même style, n'arrive pas à la cheville de Broadchurch à mon sens. Je suis preneuse de toutes vos suggestions lorsque j'aurai fini les deux saisons. Quoique....

- oui, quoique, car mes soirées peinard démarrent désormais vers 22h30-23h, lorsque mon ainée daigne s'endormir. Cette dernière souffre depuis quelques semaines d'une insomnie d'endormissement qui m'occupe grandement (psychothérapie de soutien, fâcheries, initiation à la sophrologie, j'ai tout essayé). Nous avons même consulté un "docteur des soucis" qui a diagnostiqué une angoisse de séparation exacerbée par le déménagement. Fichtre!

- ma passion pour les vernis à ongles ne s'est toujours pas tarie. Mes ongles en revanche me supplient d'arrêter; cruels petits appendice digitaux!! (tout à coup je me demande si le manque d'inspiration ne serait pas en rapport avec les vapeurs de vernis?...)

Tous azimuts # 5Tous azimuts # 5Tous azimuts # 5
Tous azimuts # 5Tous azimuts # 5Tous azimuts # 5

 

Voilà pour ce petit billet vite fait-mal fait.

Je vous promets de ne pas vous laisser sans nouvelles; je pense, et j'espère, que ce blog reprendra une activité normale au plus tard en septembre prochain. Car en effet, sans travail, sans amis dans cette nouvelle région, j'aurai tout mon temps! Glurps.

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Tous azimuts # 4

17 Février 2015, 18:42pm

Publié par Zazimutine

Tous azimuts # 4

 

Un petit billet un peu décousu aujourd'hui, parce que si j'ai plein d'articles débiles en réserve aucun n'est encore abouti. Et que si j'attends d’aboutir, je ne vais pas publier avant des semaines, or je n'ai rien posté depuis 3 semaines ce qui est, à mon sens, un véritable scandale (j'ai toujours eu le sens de la mesure).

Au rayon tous azimuts, on trouvera donc:

- un peu de conscience politique. Je ne sais pas vous, mais les attentats de Charlie Hebdo, plus récemment ceux du Danemark, et tout ce climat nauséabond qui en découle, ont réveillé chez moi une espèce de conscience politique et de curiosité de l'autre. Depuis quelques semaines, je me nourris de documentaires de la même façon que j’ingurgitais auparavant des séries (mention spéciale à ceux d'Arte!), je me passionne pour la géopolitique, les religions, l'histoire du Moyen-Orient, j'écoute de nouveau les infos sans avoir peur de ce que j'y entends, bref, je cesse ma politique de l'autruche. J'aimerais bien m'engager pour une cause, mais je cherche encore laquelle.

- du totalement futile (on n'est pas à une contradiction près!) ou comment je suis devenue soudainement addict aux vernis à ongles. Je m'entends encore il y a quelques années proclamer que ça ne m’intéresserait jamais. Et voilà que je m'admire les mains, et que je me les prends en photo sous toutes les coutures... N'importe quoi! Ma seule consolation étant que ça ne va pas durer, j'ai l'habitude de ces lubies qui me tenaillent quelques temps pour disparaitre totalement (comme le crochet en décembre et la guitare l'été dernier...), appelez-moi Constance...

- de la cuisine régressive avec ma maman, championne du monde des oreillettes (ou des bugnes car à vrai dire, je crois qu'hormis le contexte régional, c'est la même chose). J'ai eu la joie de regoûter à ces merveilles (notez le jeu de mots) pendant ces vacances et j'ai retrouvé exactement le goût de celles de mon enfance. J'ai donc soigneusement noté et photographié sa recette afin de la transmettre à toutes les générations futures. J'aime ces instant précieux de transmission, je réfléchis d'ailleurs à écrire un petit livre de recettes de famille pour mes filles.

- pour terminer, une nouvelle de la plus grande importance, nous avons finalement décidé de prendre notre courage à 2 mains et de continuer notre vie dans un ailleurs nous l'espérons meilleur, en Bretagne. Papa Ours a démarré sur place son nouveau travail hier. Quant à moi, j'hésite entre me bourrer d’anti-dépresseurs ou d’amphétamines pour tenir le coup seule avec mes filles durant les 5 prochains mois, jusqu'à ce que nous puissions le rejoindre. Ou alors je vais devenir une fille organisée, zen, et je vais me coucher tôt (oui bon, je vais me donc me droguer!).

A bientôt pour de nouvelles aventures (et beaucoup d'humour débile!).

Je vous laisse avec cette musique qui, dans le contexte, me met du baume au coeur...

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Infos tous azimuts # 3

15 Mai 2014, 13:03pm

Publié par Zazimutine

Un billet en forme de teasing pour les billets à venir.

Car je n'écris plus, non parce que je manque d'inspiration, mais parce que je manque de temps.

J'ai voulu donner suite à mes bonnes résolutions pour l'année 2014, résultat, je suis débordée!

Voilà donc un petit résumé des dernières semaines:

- nous sommes partis en vacances dans le Minervois, un très chouette moment, je vous en reparlerai.

- j'ai joué tous les soirs de la deuxième semaine des vacances dans un théâtre; pas sûr que je vous en parle.

- je me suis enfin mise à la course, ça mérite que je vous en fasse le récit plus longuement.

- j'ai mis à exécution mes envies de travaux manuels, en relookant, pour commencer, le lit de ma fille ainée qui devient désormais celui de la cadette.

- Papa Ours a répondu à une annonce de boulot en Bretagne... à suivre!

- je lis. Beaucoup, beaucoup (billet à venir)

 

Et puisqu'on est dans du tous azimuts:

- je déteste l'idée que le nouveau maire veuille faire disparaitre toutes les zones de "friche" de la ville, friches initialement conçues pour améliorer la biodiversité, et remplie de fleurs sauvages à cette saison, en particulier mon rond-point aux coquelicots (oui, c'est le mien!) devant lequel je passe chaque matin.

- j'ai écouté et réécouté et re-réécouté le dernier album de Miossec; je ferai un billet spécial sur Miossec, obligé!

- j'ai enfin vu, après tout le monde, le film de Guillaume Gallienne "Les garçons et Guillaume à table!". Voir les trucs en décalé, c'est un mode de vie chez moi, j'ai vu "Les visiteurs" 10 ans après tout le monde, donc là, dans un sens, je progresse. Bref. J'ai beaucoup aimé ce film, mais surtout été très bouleversée par l'histoire qu'il narre, très déstabilisée. Plus que je ne saurais dire. Et je ne sais pas pourquoi. En tout cas, quel merveilleux comédien que Guillaume Gallienne, je reste toujours pantoise devant les performances d'acteurs. Ca m'émeut profondément. Peut-être parce que le rêve de ma vie aurait été d'être comédienne. Mais ça va aller, merci.

That's all folks! A très vite!

 

dans le Minervois, le Graal: un champ de coquelicots

dans le Minervois, le Graal: un champ de coquelicots

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La fête des 4 ans

4 Mars 2014, 22:25pm

Publié par Zazimutine

La fête des 4 ans

 

Chaque année pour les anniversaires de nos filles, nous faisons un petit quelque chose avec la famille géographiquement proche, mais jamais encore nous n'avions fait d'anniversaire avec les copines. Nous attendions que les filles soient demandeuses, et comme ça n'avait pas été le cas pour miss Choco, nous en étions resté là. Mais voilà que miss Bonbon nous avait fait part, il y a déjà un bon moment, de son désir d'inviter 4 copines de sa classe à la maison pour ses 4 ans. Et que nous avions accepté.

Certes, j'étais un peu inquiète, nous vivons en appartement, je ne suis guère habituée à gérer un groupe d'enfants, et je me posais pas mal de questions aussi sur la gestion de parents que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam. Allaient-ils partir vite ou vouloir voir comment nous nous en sortions avec leurs enfants? Qu'est-ce que nous allions bien pouvoir leur dire, ma timidité légendaire et moi-même? Y allait-il avoir des chagrins à leur départ? Etc etc... Mais comme chaque fois qu'un truc me turlupine, et forte de mes résolutions 2014, le meilleur moyen de m'en sortir est de me jeter à l'eau sans respirer, les yeux fermés, les oreilles bouchées et... bref, une fois les invitations lancées, il ne restait plus qu'à agir, et puis on verrait bien.

Finalement, c'est 5 copines qui furent invitées et à mon grand étonnement, toutes répondirent présentes. Avec mes 2 filles, c'est donc de 7 enfants dont il allait falloir s'occuper, dont 6 de 3-4 ans.

Je me suis donc renseignée à droite à gauche, auprès de mes copines plus expérimentées, mais aussi sur des blogs où les articles sur les fêtes d'anniversaires sont légions.

Nous décidâmes donc que la fête se tiendrait le 1er mars entre 15h et 17h. Pour une première fois, 2h me semblait un bon début.

Côté déco, j'avais fait hyper sobre. Evidemment, ma folie des grandeurs habituelle m'avait fait rêver d'une déco beaucoup plus girly mais j'ai une fois de plus, j'ai manqué de temps. J'avais juste accroché quelques ballons ici et là, argent et rose à pois, commandés sur le site mysweetboutique (repéré sur de nombreux blogs, notamment mercipourlechocolat et marjoliemaman). J'avais aussi fabriqué deux pompons en papier de soie que j'avais accroché au plafond. Au départ j'avais prévu d'en faire une dizaine mais bon euh... voilà. En tout cas, les pompons en papier de soie, c'est hyper simple et rapide à faire et le rendu est vraiment très chouette. Internet regorge de tutos pour les confectionner, il suffit de taper sur google "DIY pompons papier de soie" et le tour est joué. Et j'ai dépensé 0 euros puisque je garde tous les papiers de soie que je reçois, et même froissés, le rendu est parfait. Si j'ai un petit conseil à donner, c'est de prévoir l'accrochage si on souhaite les faire pendre du plafond, car une fois ficelés, on ne peut plus passer un lien. Et c'est nettement moins joli si on passe le lien ailleurs qu'au centre, je ne sais pas si je suis bien claire mais pour plus de précisions, je suis à votre disposition.

La fête des 4 ansLa fête des 4 ans

 

J'avais acheté sur le même site quelques jolis verres, pailles et autres cuillères. J'adore tout particulièrement les petites cuillères à  pois, réutilisables qui plus est (ce qui n'est pas le cas des adorables pailles en carton, logique en même temps!).

J'avais également pris des bocaux en plastique qui ne sont pas sans rappeler les bocaux d'épicier: remplis de bonbons, l'effet est très chouette et face à de petites mains avides, on ne risque pas la casse!

La fête des 4 ans

 

Concernant le goûter d'anniversaire, on m'avait prévenu de ne pas trop en faire, dans la mesure où les enfants préfèrent souvent s'amuser que manger. A part les bonbons, j'avais donc juste prévu un gâteau au chocolat tout simple que j'avais essayé de personnaliser sur le thème princesse tant aimé de Miss Bonbon. Et franchement, j'avoue que je suis assez fière du résultat, surtout pour quelque chose d'aussi simple: j'ai juste imprimé une silhouette de princesse que j'ai découpée, puis je l'ai posée sur le gâteau et saupoudré autour de sucre glace. J'ai enlevé la silhouette et tadam! Evidemment ça aurait été plus joli sur un joli glacage au chocolat mais je voulais faire un gâteau le plus simple possible pour que les enfants le mangent. Le plus dingue c'est que je n'ai même pas piqué l'idée sur un blog pour une fois, oui parce qu'un inconvénient à fréquenter la blogosphère, c'est de se retrouver à suivre toutes les modes... mais là non! Bon d'accord j'arrête l'auto satisfaction, c'est pas comme si j'avais inventé les antibiotiques non plus...

mon gâteau princesse

mon gâteau princesse

 

Ensuite il fallait bien sûr réfléchir aux activités.

Sur les conseils des copines, j'avais donc prévu:

-une chasse au trésor; pour cela Grand Maman Ours m'avait prêté un jeu de chasse au trésor tout prêt (Oxybull) où le principe consistait à reconstituer un puzzle. Chaque morceau de puzzle était caché dans la maison, et chaque cachette était trouvée à l'aide de devinettes. Une fois le puzzle reconstitué, on pouvait trouver l'endroit où était dissimulé le trésor. A la réflexion, on peut bien entendu faire la même chose sans jeu "tout-prêt", du moins si l'on a eu le temps de le préparer et une fois de plus, ça n'a pas été mon cas.

Le trésor était un gros sac contenant des pochettes individuelles nominatives dans lesquelles j'avais glissé toutes les cochonneries dénichées au Casino du coin 1h avant le début de l'anniversaire (oui, je suis décidément une organisée-née!): mini-smarties, sucette, sifflet et Kinder Barbie!

-la course aux oeufs, prêté là aussi par Grand Maman Ours. Oui parce que je suis courageuse mais pas téméraire, le principe de marcher le plus vite possible en tenant un faux oeuf dans une cuillère me convenant donc beaucoup plus que la version pas chère/maison.

-une activité créative de couronnes à décorer, que l'on peut trouver un peu partout; j'avais trouvé les miennes chez Oxybull.

- au milieu de tout cela étaient bien sur prévus le goûter et l'ouverture des cadeaux, censés occuper tout ce joli monde quelques minutes

Finalement, voici le récit des évènements: tout le monde est arrivé vers 15h.

Le temps que les parents s'en aillent, que tout le monde soit bien à son aise, nous n'avons démarré la chasse au trésor qu'à 15h30. J'ai fait asseoir toutes les petites filles autour de moi sur le tapis et leur ai expliqué le principe du jeu. Et là, grand moment de gloire pour moi: toutes ces petites filles suspendues à mes lèvres et répondant d'une seule voix à mes questions "Ouiiiii!!!", "Noooooon!", je me suis sentie comme une... comme une.... maitresse! Et c'était très chouette! Mais ça n'a pas duré.... le jeu a beaucoup excité les enfants qui couraient en tout sens dans l'appartement pour trouver la pièce du puzzle cachée par les soins de Papa Ours. Je me suis auto-félicitée plusieurs fois d'avoir mis un mot pour prévenir les voisins du bruit. Il y a même eu quelques vilains gestes. Peut-être que je n'avais pas assez expliqué le principe coopératif du jeu. Du coup, les fillettes se battaient pour trouver la pièce du puzzle la première. Bref. A la 8ème devinette, une des petites filles en a eu assez. A posteriori, 12 devinettes, c'est trop pour des petits de 3-4 ans.

A 16h, le trésor a été découvert: chacune a donc reconnu son nom sur la pochette (notez la caution éducative du jeu) et ouvert sa surprise. Un petit moment de calme est revenu lorsque Papa Ours a ouvert un Kinder à chaque fillette pour dénicher la surprise cachée dedans.

A 16h10 nous sommes passées au goûter/bougies/chanson d'anniversaire et à l'ouverture des cadeaux. Et là c'est parti en live: chacune voulait ouvrir le cadeau qu'elle avait amené pour miss Bonbon. Après quelques secondes de consternation/surprise/égarement de ma part, j'ai haussé le ton et pressé miss B. d'ouvrir les cadeaux en vitesse, étant donné que cette partie de l'anniversaire semblait rendre les copines hystériques (on se serait cru aux Galeries Lafayette à l'ouverture des soldes!).

Puis nous sommes passés à la décoration de couronnes et ça c'est LA bonne idée: le calme est revenu pendant un bon quart d'heure, malgré encore quelques heurts quand il s'agissait de partager les feutres et autres planches d'autocollants (et aussi parce qu'elles voulaient toutes décorer la couronne rose ou violette!).

A 16h50, les fillettes ont commencé une à une à quitter la table d'activités pour rejoindre les chambres. Comme leurs parents devaient arriver peu de temps après, je leur ai laissé ces 10 minutes de quartier libre.

A 17h tout le monde est venu récupérer sa progéniture. Il y a eu un petit moment de flottement, des parents qui semblaient intimidés, restant dans l'entrée, en attendant que leurs filles récalcitrantes daignent les suivre, Papa Ours et moi qui n'osions les inviter à boire un café (nous l'avions déjà fait à la livraison) etc... C'est un peu la partie de l'après-midi que j'ai le moins aimé. Et puis finalement, à 17h30, tout était terminé.

 

En résumé, occuper les enfants est vraiment indispensable car les 10 minutes où je les aies laissées en "quartier libre " sont celles ou il y a eu de la casse (de jouets, j'entends). Notons que je n'ai pas utilisé le jeu de la course à l'oeuf.

Les erreurs à ne pas refaire:

-12 devinettes, trop long. 10 devrait suffire pour des 3-4 ans.

-acheter des couronnes différentes, toutes les mêmes serait de meilleur aloi. Et tant qu'à faire prévoir une planche d'autocollants par personne évitera les disputes.

Les trucs à garder:

- un seul gâteau et des bonbons suffit effectivement amplement: j'ai jeté les deux tiers du gateau délaissé par les enfants

- sur le principe, la chasse au trésor est une bonne chose. Cela a beaucoup plu à mes filles qui m'en réclament une chaque jour depuis.

- l'activité créative (quelle qu'elle soit) permet de calmer un peu les esprits.

- etre au moins à deux pour gérer tout ce petit monde (là, Papa Ours et moi-même)

L'avis des enfants:

Miss Choco a trouvé qu'elle s'était un peu ennuyée, que les copines de miss Bonbon ne l'écoutaient pas.

Miss Bonbon a trouvé ça trop court et n'a pas selon elle assez joué avec ses copines.

Mon ressenti: je suis ravie d'avoir tenue ma promesse et d'avoir fait plaisir à ma fille pour son anniversaire. Je suis contente aussi d'avoir fait connaissance avec ses copines, certaines sont vraiment attachantes. En revanche, je suis un peu déçue de ne pas avoir fait plus ample connaissance avec leurs parents (timide mais... sociable au fond!) sauf avec ma voisine, dont la fille est dans la même classe que miss B.

Et ce n'est déjà pas mal!

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