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Apprivoiser la Bretagne

2 Novembre 2015, 21:42pm

Publié par Zazimutine

Apprivoiser la Bretagne

 

Loin de moi l'idée/l'envie, de caricaturer la Bretagne et ses habitants. Néanmoins, vivre dans une région à l'identité culturelle aussi forte, nécessite forcément quelques ajustements. 3 mois que nous vivons ici. 3 mois que nous nous adaptons, que nous nous apprivoisons mutuellement, la Bretagne et moi. 

Concrètement, apprivoiser la Bretagne, c'est:

 

1) Faire face à une certaine déroute capillaire

Je ne vais pas vous mentir, le climat breton est loin de rappeler celui de Marseille. Du soleil oui, mais aussi du vent, et de temps en temps (rarement) de la pluie. Etant l'heureuse détentrice d'une tignasse fort bien pourvue, et de cheveux d'une espèce réagissant de façon hystérique à la moindre trace d'humidité en frisottant et en remontant, le résultat n'a pas tardé à se faire sentir. Me voici affublée d'une coiffure mi-raide mi frisée, d'un volume non sans rappeler les Jackson Five à leur grande époque, d'une frange qui s'enroule sur elle-même, échouant à me faire passer pour plus jeune que je ne suis (l'idée de départ de la frange, étant de dissimuler les premiers stigmates de quadra dévalant la pente de mon front). Soyons honnêtes: je ressemble à un mouton passé dans un rouleau pour laver les voitures; celui avec les grands poils bleus; en vitesse turbo.

 

2) Réapprendre le code de la route

Cet item-ci caricature plus les toulousains que les bretons. Car en effet, en bonne toulousaine que j'étais, je ne respectais le code la route qu'à moitié. Il est d'usage, à Toulouse, de laisser passer le plus grand/gonflé/fort. Pour exemple, une grande avenue entrecoupée de (minables) petites rues perpendiculaires est prioritaire. Même si aucun cédez le passage ne caractérise la (minable) petite rue en question. Donc, quand on roule sur cette grande avenue, c'est assez simple, on va tout droit sans s'arrêter. A l'inverse, quand on conduit sur la dite (minable) perpendiculaire, on a peur. On s'introduit donc sur l'avenue tout doucement en faisant bien attention, alors qu'on a priorité. Si, par erreur, une voiture vous laisse la priorité (bien méritée), on le remercie pendant 5 minutes: signe de la main, feux de détresse, signe dans le rétroviseur, coeur avec les mains, la totale!

Ici, rien de tout ça, on respecte le code de la route. Fatalement, j'ai failli avoir 18 accidents en allant tout droit, sans regarder, sur l'avenue qui me paraissait la plus grande (donc prioritaire). Ensuite, quand j'ai compris qu'il fallait vraiment pour de vrai laisser la priorité aux véhicules prioritaires arrivant à ma droite des rues pourtant minables de la ville (non sans avoir essuyé quelques furieux coups de klaxon et autres gestes que la décence m'interdit de reproduire ici), j'ai été très choquée de constater qu'on ne me remerciait même pas. Non mais quel manque d'éducation! Finalement je m'y suis faite. Certes, les "rapports automobiles" sont beaucoup plus froids, moins affectifs, mais au moins, on ne craint pas le malus à chaque coin de rue (sauf si on s'évertue à ne pas respecter le (vrai) code de la route bien entendu).

 

3) S'habituer aux noms bretons

Quand je parle de région à forte identitié culturelle, je ne rigole pas: plus de la moitié des élèves des classes de mes filles ont des prénoms typiquement bretons dont, pour certains, je ne soupçonnais même pas l'existence. Dans mon boulot, plutôt "en contact avec le public" comme l'on dit, cela me pose quelques soucis car j'ai tendance à inverser les noms et les prénoms; exemple (non contractuel) "-Mr Guévan? -Non, moi c'est Mr Thomas. Guévan Thomas". Bien sûr.

 

4) Prononcer comme il faut

Là aussi gros travail. Surtout que tous les bretons ne sont pas d'accord. Par exemple, nous sommes entrainés pendant des mois à prononcer correctement ce qui donne phonétiquement le mot: "goch'tial" (la chose sus-nommée correspondant à une sorte de brioche), tel qu'on le nomme sur la presqu'île de Rhuys. C'est donc non sans une certaine fierté que Papa Ours est allé demander un goch'tial dans une boulangerie du Finistère. Il en est ressorti dépité, avec un got'chial sous le bras... (un autre jour, il faudra qu'on parle sérieusement du kig ha farz....).

Je vous fais grâce des noms de villages prononcés différement selon que l'on se situe dans le Morbihan ou le Finistère, au nord ou au sud du Finistère, au nord-du sud-du nord-du Finistère MAIS  avec une légère inclinaison de 40° vers l'est, etc...

Apprivoiser la Bretagne ne se fait pas en un jour comme vous pouvez le constater, et le chemin  est encore long. Comme l'a dit un grand philosophe..., la route est droite, mais la pente est raide. Ou l'inverse. A moins que ce ne soit le contraire... Kenavo!

 

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En attendant un jour, peut-être, la Bretagne

14 Septembre 2013, 13:30pm

Publié par Zazimutine

Ca devient de plus en plus évident cette envie de partir...

Miss Choco m'a conforté dans mes (in)certitudes l'autre jour quand elle m'a dit "moi j'ai envie de partir habiter dans un autre pays! Parce qu'ici y a trop de voitures et trop de bruit!". C'est vrai que le trajet pour aller à l'école le long de l'avenue du-vieil-aviateur-mort n'est guère réjouissant!

Bref, reste plus qu'à trouver un boulot là-bas pour Papa Ours... plus qu'à, ouais, dit comme ça, ça parait tellement simple, alors que c'est juste le plus compliqué.

Et se préparer aux conséquences:

- renoncer à toute notre vie sociale ici

- changer les enfants d'école alors que cette école, je m'y sens bien elles s'y sentent bien

- être un peu au chômage  le temps de moi aussi trouver un boulot

- partir là ou on ne connaît personne, juste pour un cadre de vie meilleur (est-ce bien raisonnable)

- abandonner ma troupe de théâtre (un crève-coeur!)

 

Mais aussi espérer que:

-les sorties à l'aire de jeux se transformeront en balades à la plage,

-qu'on se refera très vite des amis et que nos amis viendront nous voir ,

-que les écoles seront aussi chouettes qu'ailleurs (ben oui y a pas de raison!),

-qu'on pourra enfin avoir une maison avec un petit bout de jardin.

 

En attendant, je tente de me bretonniser peu à peu:

-j'ai un autocollant rose à l'aise breizh collé à l'arrière de ma voiture,

-j'apprends le breton (nan j'déconne!),

-j'ai des personnages bretons magnets ktichissimes sur mon frigo (d'ailleurs miss Bonbon en a guillotiné un, il faudra que j'aille me ravitailler!),

-j'écoute Miossec (Miossec, je t'aime!!!),

-j'écoute même parfois les chansons bretonnes de Nolwenn Leroy dans son album "Bretonne", mais uniquement les chants traditionnels,

- j'écoute volontiers parler mon patient breton de sa région qui lui manque tant (ça nous fait du bien à tous les deux!); et j'aime à me rappeler qu'il m'a demandé, en entendant mon nom la première fois, si j'étais bretonne :)

- j'entraine mes filles aux promenades sur la plage en les laissant jouer avec les coquillages ramenés lors de notre dernier séjour...

En attendant un jour, peut-être, la Bretagne
En attendant un jour, peut-être, la Bretagne

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Bretagne, ça nous gagne!

18 Juillet 2013, 07:12am

Publié par Zazimutine

Bretagne, ça nous gagne!

 

 

Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours ressenti quelque chose de spécial pour la Bretagne. Je crois que ma première rencontre remonte à une colonie de vacances à Lanmodez, je devais avoir une dizaine d'années; je me souviens que nous nous étions déguisés et avions défilé dans les rues du village, mon costume de Pierrot en papier crépon n'avait pas survécu au crachin breton! Je me souviens aussi de ce terrain de jeux inépuisable pour les gosses, la marée basse laissant son lot de petit trous d'eau et de coquillages, pêche miraculeuse!

Plus tard, je me suis faite les côtes d'Armor en camping avec une copine. Encore plus tard, le Finistère en amoureux, je m'en suis bouffé des enclos paroissiaux!

Dernière découverte, le Morbihan, et un coup de coeur encore plus fort que les précédents.

Mais qu'est-ce donc qui me plait tant?

La mer bien sûr, cette présence apaisante et déchirante à la fois; les côtes marquées par le lent mais sûr travail de la nature; la vie, complètement tournée vers l'océan, bateaux de pêche, criée, café de la Marine...; ses traditions, eh oui, pour une fois! Comme j'aimerais avoir été une petite bigoudène en costume les jours de fête! Et même, la pluie, rassurante par sa constance. Mais comme dit un ami breton "en Bretagne, il fait beau plusieurs fois par jour", on se rassure comme on peut.

Bref, la Bretagne et moi, c'est une grande histoire d'amour, partagée par le compagnon de mes jours. A tel point que nous songeons à nous y installer... Affaire à suivre...

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