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Articles avec #cine

--Spotlight-- un film d'utilité publique

10 Février 2016, 17:40pm

Publié par Zazimutine

--Spotlight-- un film d'utilité publique

 

Une fois n'est pas coutume, hier soir, nous nous sommes rendus au cinéma. Ayant entendu une très bonne critique dans l'émission "Le masque et la plume" sur France Inter dimanche dernier, nous avions jeté notre dévolu sur Spotlight, un film racontant l’enquête, à Boston, en 2001, d'une équipe de journalistes du Globe, sur l'existence présumée de prêtres pédophiles, protégés par l'Eglise.

Un sujet intéressant et... Maaark Ruffalo. Bon, en réalité, Mark Ruffalo a pris 10 ans et autant de kilos depuis la dernière fois que je l'ai vu, il est donc loin d'être le centre d'intérêt du film, n'en parlons plus.

La vraie force du film, c'est bien entendu son sujet. Si le démarrage est un peu long, abordant des ficelles juridiques complexes et donc difficiles à comprendre, on se laisse peu à peu happer  par l'enquête des journalistes, autour d'une affaire de pédophilie perpétrée par un prêtre, qui va se révéler bien moins exceptionnelle qu'il n'y parait.

La facture du film est assez classique, rappelant les grands films politiques américains des années 70, on suit l'enquête de manière chronologique, découvrant les unes après les autres les pièces d'un puzzle ne ménageant pas son suspense. La vie privée des journalistes est brièvement évoquée, suffisamment pour les rendre attachants, pas trop pour ne pas perdre de vue le vrai sujet du film. Surtout, on se rend compte à quel point s'attaquer à un tel sujet était risqué, et demandait un courage et une persévérance extraordinaires de la part de ces journalistes, pour affronter l'Eglise et tous les notables de Boston, désireux d'étouffer l'affaire.

Les acteurs sont bons (malgré un Mark Ruffalo un peu grimaçant), mention spéciale à Liev Schrieber, absolument impénétrable en nouveau rédacteur en chef du journal, et Michael Keaton, qui retrouve là un rôle digne de son talent (souvenez-vous, Batman, c'est lui!).

L'écran noir qui succède à la dernière image, égrénant le nombre d'affaires de ce type dévoilées dans toute L'Amérique après cette enquête, puis à travers le monde, nous laisse pantelants, presque incrédules devant l'importance du scandale, alors que je connais personnellement une victime de ces pratiques au sein de l'Eglise, à une époque où on ne dénonçait pas...

Assurément pas le film du siècle, mais un sujet véritablement passionnant: du journalisme d'utilité publique, au service d'un film hautement recommandable!

 

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Ne pas avoir aimé "la famille Bélier"

4 Mai 2015, 08:18am

Publié par Zazimutine

Ne pas avoir aimé &quot;la famille Bélier&quot;

 

Il est de ces moments, lorsque l'on vit en société, où on a l'impression de ne pas faire partie du "main stream" comme diraient les anglais. A moins que ce ne soient les américains. J'en sais rien en fait, c'est Papa Ours qui m'a fait découvrir cette expression, après notre mise à niveau buzzométrique de samedi soir.

Car oui, la famille Bélier fait partie de ces films qui ont fait beaucoup parler d'eux ces dernières semaines. Tout le monde semble avoir aimé la famille Bélier, la France entière écrasant une larme sur Michel Sardou ...

Samedi soir, donc, nous décidâmes que nous aussi nous avions besoin de remplir notre bagage émotionnel. Et nous avons vu la famille Bélier. Enfin surtout moi car je dus donner plusieurs fois des coups de coude à Papa Ours afin qu'il se réveille.

Pour rappel, le film raconte l'histoire d’une jeune adolescente issue d'une famille d'agriculteurs mal-entendants, se découvrant un talent pour la chanson. Coachée par son professeur de chant, elle va tenter un concours lui permettant de persister dans cette voix, à condition de quitter sa famille pour Paris.

Je prends donc le risque de me faire flageller par la France entière. Car nous n'avons aimé ni l'un, ni l'autre, la famille Bélier. Pour ma part, je ne dirais pas que je n'ai "pas aimé", je dirais plutôt que je n'ai pas "aimé", je ne sais pas si dit comme ça, la différence est flagrante.

Pour détailler un peu les choses, oui, l'histoire de cette jeune fille se découvrant un talent pour la chanson alors qu'elle est fille de mal-entendants est touchante. Oui, Karin Viard et François Damiens sont (comme d'habitude) formidables et forment un couple attachant. Oui, la jeune Louane chante bien. Mais non, je n'ai pas été émue plus que ça par cette histoire. Dommage, car le point de départ scénaristique était plein de promesses: une adolescente excellant dans le seul domaine que sa famille ne peut absolument pas toucher du doigt. Malheureusement le traitement de comédie légère qui en est fait dans ce film est très décevant. Les sujets ne sont évoqués que de façon superficielle: place pour la différence et le handicap dans notre société, adolescente portant la responsabilité d’une famille sur ses épaules etc...

Au final une comédie pas vraiment drôle (sauf peut-être pour le personnage du prof de chant), pas vraiment émouvante, pas vraiment intéressante.

Et en plus, depuis, Michel Sardou ne cesse de chantonner dans ma tête! Et ça ce n'est pas que du bonheur en chantant!

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- 3 Coeurs - qui n'ont pas fait battre le mien...

21 Octobre 2014, 11:58am

Publié par Zazimutine

 - 3 Coeurs - qui n'ont pas fait battre le mien...

 

Hier soir, Papa Ours et moi avions une soirée de liberté, sans nos filles. Comme chaque fois que cela se produit, soit environ 2 ou 3 fois par an, nous en profitons largement. Nous nous sommes donc retrouvés en ville avec la ferme intention de se faire une toile.

Il voulait voir Mommy, ou le Sel de la terre. J'ai voulu voir 3 Coeurs. On a vu 3 Coeurs. On aurait du voir Mommy, ou le Sel de la terre.

Le synopsis: petite ville de province, un homme, au hasard d'un train raté pour rentrer à Paris, rencontre une jeune femme. Ils marchent ensemble toute la nuit, discutent, se quittent à l'aube sur le quai de la gare avec un rendez-vous à Paris pour le vendredi suivant. Ils n'échangent ni leur noms, ni leur numéro de téléphone, certains de se retrouver, magie des rencontres nocturnes. Par un malheureux concours de circonstances, ils seront tous les deux présents au rendez-vous, mais se rateront. La jeune femme partira quelques jours plus tard aux Etats-Unis. Plus tard, l'homme tombera amoureux d'une autre jeune femme, qui n'est autre que la soeur de sa rencontre d'une seule nuit.

Mon avis: Benoit Poelvorde, Chiara Mastroianni, Charlotte Gainsbourg, Catherine Deneuve, casting de rêve, réuni dans un même film. Un scenario qui me faisait de l'oeil. Tout semblait réuni pour me plaire. Mais là où je m'attendais à une comédie sentimentale, je n'ai trouvé que drame sans émotions.

On sent dès le début que l'histoire va mal finir, on a cependant peine à croire à la vraisemblance du scenario. Benoit Poelvorde manque de séduction, Charlotte Gainsbourg, pourtant si gracieuse habituellement, ne semble être qu'une pauvre petite chose paumée dans des vêtements trop grands pour elle. Catherine Deneuve fait du Catherine Deneuve, rien à en dire de particulier. La seule qui tire son épingle du jeu à mon sens, est Chiara Mastroianni, belle, sincère, émouvante, et qui vieillit fichtrement bien!

Un drame passionnel, oui, mais glauque, et qui ne m'a à aucun moment emportée dans le tourment de ses personnages, me laissant un vague sentiment de déprime à la sortie du film.

Bref, une vraie déception.

Un autre film à nous conseiller?

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Le vent se lève: un beau film, ... un long film

11 Mars 2014, 13:14pm

Publié par Zazimutine

Le vent se lève: un beau film, ... un long film

 

Hier soir, s'est produit dans notre vie un petit miracle. Hier soir nous sommes allés au cinéma. Et quand je dis nous, c'est juste nous: Papa Ours et moi. Ce n'était pas arrivé depuis... bouuuuh.... mais nos filles sont en vacances avec leurs grands-parents paternels; du coup, leur père et moi revivons notre jeunesse: hier soir ciné, ce soir resto, jeudi théâtre! L'orgie, la décadence totale!

Hier soir nous sommes allés voir Le vent se lève le dernier film de Miyazaki. Miyazaki, si vous ne connaissez pas, c'est LE pape du film d'animation japonaise, un  fabuleux conteur, avec, je dirais, un univers onirico-mélancolique. Tous ses films sont d'une rare poésie, mes préférés allant du Voyage de Chihiro à Princesse Mononoké, et le merveilleux Mon voisin Totoro à destination des enfants.

Le vent se lève est un beau condensé de l'histoire japonaise, mêlant histoire d'amour et accomplissement personnel, à travers la vie d'un jeune garçon rêvant de construire des avions.

Un beau film tragique, presque hollywoodien. Un graphisme absolument magnifique. L'histoire du Japon, la Grande Histoire, de la première à la deuxième guerre mondiale, entre bombardements, séismes, grande Dépression...

Et quelques longueurs. Un très long film de 2h09 tout de même. Certes, Miyazaki est un contemplatif. Tous ses films comportent cette espèce de langueur, longs plans sur des paysages, bruit du vent dans les feuilles, conscience aiguë du temps qui s'écoule, inexorablement... Mais au final, sur un film de plus de 2h, nous avons trouvé Papa Ours et moi que cela s'étirait un peu trop en longueur.

En conclusion, un très beau film de Miyazaki, une vraie épopée digne des plus grands films avec acteurs. Mais qui ne restera pourtant pas mon préféré dans la filmographie de ce cinéaste que j'adore.

 

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Pour changer des Disniaiseries

9 Septembre 2013, 12:44pm

Publié par Zazimutine

Pour changer des Disniaiseries

 

Maman de 2 petites filles, ça veut dire bouffer de la princesse à toutes les sauces! Mon ainée n’était pas très fan à la base (ou du moins je l'en avais protégée), mais elle a été contaminée par son entrée à l'école bien évidemment... et a aussitôt contaminé sa petite soeur qui semble génétiquement plus encline à devenir accro. Bref, après avoir cédé de multiples fois à l'achat de DVD, d'albums de coloriage et de brosses à dents racontant les histoires de Cendrillon, Blanche-Neige, la Belle au bois dormant et autres Petite Sirène, je m'efforce aussi de les ouvrir à une autre culture.

Certes, je ne boude pas toujours mon plaisir de regarder un bon Disney, surtout les derniers en date qui ont introduit une bonne dose d'humour dans leur scénarios, même si je n'aime pas toujours le graphisme (vous avez remarqué que Raiponce a un léger strabisme??). Et j'avoue que j'aime beaucoup de façon générale les films labellisés Pixar mais peu de princesses là-dedans. En revanche, quand je vois Blanche-Neige faire le ménage chez les 7 nains avec un enthousiasme suspect d'une prise massive d'amphétamines, j'avoue, ça m'agace!

Quelques exemples de films qui changent:

  • La semaine dernière je les ai emmenées au cinéma voir un petit bijou: mon voisin Totoro de Miyazaki. Le même Miyazaki que "Princesse Mononoké", "le voyage de Chihiro", destinés à un public plus adulte. Et sincèrement, je vous le recommande. C'est d'une poésie folle, un régal pour les yeux, la musique de Joe Hisaichi est transcendante, bref, nous avons adoré! A tel point que miss Choco a pleuré à chaudes larmes lorsque le film s'est terminé, elle voulait que ça dure encore parce que "c'était trop chouette!".

 

  • On est également assez fan ici des Kirikou pour la poésie, la naïveté peut-être, mais aussi la philosophie sous-jacente plein de sagesse des conversations entre Kirikou et sa maman.

 

  • Nous avons aussi la chance d'avoir plusieurs cinémas d'art et d'essai qui programment régulièrement des films d'animation destinés aux plus petits, nous y avons vu récemment l'Ogre de la Taiga; plusieurs petits courts-métrages, un peu inégaux mais très sympathiques.

Et dans tout cela, point de princesses ni de princes charmants...

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