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Articles avec #coin lecture

Ma prescription littéraire # 2

31 Juillet 2017, 14:14pm

Publié par Emmanuelle

Ma prescription littéraire # 2

 

Quelques lectures pour l'été, ça vous tente? Je ne vous promets rien de vraiment léger si c'est  ce que vous recherchez,  je vous livre là seulement un compte-rendu de quelques semaines de lectures, mais peut-être trouverez-vous matière à vous détendre. Allez hop, c'est parti:

 

- A consommer sans modération -

  • Les cahiers d'Esther - Histoires de mes 11 ans

(Riad Sattouf, Allary Editions, BD)

Résumé: Voici le deuxième tome de cette série retraçant le quotidien d'Esther, petite parisienne d'une dizaine d'années. Riad Sattouf a rencontré à maintes reprises la petite fille, en lui demandant de lui raconter ses histoires de gamine (école, famille, société), et les transformant en BD.

Mon avis: C'est passionnant! Si le premier tome a eu tendance à me faire flipper (je ne suis pas vraiment pressée de voir mes filles devenir ado), ce deuxième tome m'a un peu réconcilié avec cet âge si difficile. Avec 1 an de plus, Esther  est devenue beaucoup plus critique à l'égard de la société de consommation et due la dictature du paraitre. Le regard de Riad Sattouf est toujours tendre, relevant le moindre petite détail comique et fédérateur. Bref, une BD souvent drôle et tellement ancrée dans la réalité. J'adore!

 

  • L'homme aux cercles bleus

(Fred Vargas, J'ai lu, policier)

Résumé: Depuis quelques mois, des cercles bleus, tracés dans la nuit, ornent les trottoirs de Paris, entourant des objets hétéroclites. Ce qui peut passer pour une simple blague de gamins titille l'instinct du commissaire Adamsberg. Et comme son instinct ne lui fait jamais défaut, la réalité viendra bientôt lui donner raison.

Mon avis: Il m'arrive parfois de faire preuve d'un snobisme insupportable. Fred Vargas en est l'exemple parfait: j'ai refusé pendants des années de la lire, sous prétexte que je détestais les policiers français. J'avais décrété que seuls les anglais, et plus récemment, les scandinaves, étaient capables d'écrire des livres policiers susceptibles de m'intéresser. Bref, la connasse de base. Et puis en discutant avec mon amie K. , grande grande fan de l'auteure, j'ai fini par me laisser tenter, et suis repartie de chez elle avec le premier volume des aventures du commissaire Adamsberg, personnage récurrent de Fred Vargas. Bien m'en a pris. Alors que je craignais une atmosphère austère, dans le genre Derrick, j'ai découvert des personnages gouailleurs, hauts en couleur, savoureux, le tout porté par une énigme rondement menée et dont on ne se doute pas du tout de l'issue. Du grand art de policier! Me voici donc actuellement en train de lire le deuxième tome, nul doute que vous en entendrez encore parler par ici.

 

- Gare aux effets secondaires -

  • Plus rien ne s'oppose à la nuit

(Delphine de Vigan, le Livre de Poche, roman-autobiographie)

Résumé: Après la mort de sa mère en 2008, Delphine de Vigan part à la recherche de son histoire familiale et retrace, sous forme de roman, la vie de sa mère.

Mon avis: J'aurais pu classer ce livre dans la catégorie précédente, tant il m'a remuée, je le mets cependant ici afin que vous sachiez que ce livre ne peut pas être lu à m'importe quel moment. Je le déconseille en particulier si votre moral n'est pas au beau fixe, ou si vous êtes sensible au sujet du suicide ou de la maladie psychiatrique. Cependant, j'ai rarement été aussi bouleversée par un bouquin. La boule au ventre dans sa première partie, oppressée dans la deuxième, j'ai fini en larmes à ne plus pouvoir m'arrêter de pleurer, comme cela m'était rarement arrivé. En essayant de reconstituer la vie de sa mère, enfant, adolescente puis jeune adulte et mère, jusqu'à sa mort, l'auteur plonge dans ses souvenirs, interroge les membres de sa famille, écoute, relit des textes écrits par sa mère et par elle-même au moment des faits, hésite, craint de détruire, se lance dans une vaine tentative de comprendre. Le personnage principal, la mère de Delphine de Vigan, est atteinte de bipolarité; on assiste, lecteur comme enfant, impuissant, à sa déchéance. Et puis au moment où l'on perd espoir, la résilience fait son apparition, dessinant des zones de couleur et d'espoir dans cette destinée en apparence si tragique. Il en reste finalement un fascinant portrait de femme ayant vécu de la fin des années 40 jusqu'au début des années 2000, une femme, qui, contre toute apparence, a lutté sans relâche contre la maladie, par amour pour ses filles. Delphine de Vigan lui rend en écho un vibrant hommage, ultime acte d'amour envers une mère pas comme les autres. C'est beau et déchirant. Comme la vie.

 

  • En finir avec Eddy Bellegueule

(Edouard Louis, Points, roman-autobiographie)

Résumé: Edouard Louis, tout jeune écrivain, revient à travers cet ouvrage sur son enfance picarde dévastée par la pauvreté et la violence. Seule la lecture saura le sauver de ce naufrage.

Mon avis: Difficile de vous dire que j'ai pris mon pied avec ce livre, tant il est dur, glauque, presque dénué d'espoir. La nausée vous suivra tout au long de votre lecture, car on plonge dans un monde d'une violence inouïe, physique comme psychologique. Intéressant pour le témoignage, on peut éventuellement reprocher à Edouard Louis une certaine complaisance. Mais il est facile pour moi, lectrice confortablement installée dans mon fauteuil, à l'enfance heureuse, de lui reprocher quoi que ce soit. Alors, je ne sais pas. A vous de vous faire votre idée.

 

- Si le genre vous intéresse -

  • La mémoire de nos pères

(Joël Dicker, Editions de Fallois, roman)

Résumé: Paris 1940; le jeune Paul-Emile quitte son père pour rejoindre la Résistance. Recruté par le SOE, branche des services secrets britanniques, il est intégré à un groupe de jeunes français et francophones, avec lesquels il va s'entrainer à devenir un agent chargé de mener des actions de renseignement intérieur en France occupée et de sabotage.

Mon avis:  Joël Dicker est le jeune (et bel) auteur de "La vérité sur l'affaire Harry Quebert", gros succès littéraire de l'année 2012, et prix Goncourt des lycéens notamment. Ce livre-ci est son ouvrage précédent. Il relate donc une épopée digne d'un grand film hollywoodien, autour de la constitution des services secrets britanniques: formation des agents (occupant la plus grande partie du livre), aventures sur le terrain, épilogue. Tragédie, Histoire, romance, tous les ingrédients sont présents pour faire un beau roman. Et c'est le cas, si le sujet ne vous rebute pas. Pas un gros coup de coeur mais pour le coup, une bonne lecture pour l'été, pas trop mélodramatique malgré le sujet. 

 

  • Le mystère Henry Pick

(David Foenkinos, Gallimard, roman)

Résumé: Au hasard d'une promenade dans sa Bretagne natale, une jeune éditrice découvre, dans une bibliothèque des livres refusés, un manuscrit jamais publié, écrit par un certain Henry Pick, mort depuis plusieurs années. Elle ne tarde pas à considérer ce livre comme un chef-d'oeuvre et se met en tête de l'éditer, partant à la recherche de l'écrivain disparu. Le mystère se met en place autour de ce personnage énigmatique, dont personne ne connaissait le talent littéraire, y compris sa veuve.

Mon avis: J'aime bien David Foenkinos, depuis plusieurs ouvrages déjà, j'aime sa fantaisie, sa loufoquerie, et je me reconnais dans beaucoup de ses tourments intérieurs. Le mystère Henry Pick est à la fois amusant, distrayant, léger, tout en ne ménageant pas le suspense. Les personnages sont très cinématographiques, et l'on comprend aisément que l'auteur ait déjà été adapté au cinéma. Bref, rien à reprocher à ce livre, si ce n'est l'absence de grand bouleversement. Je le classerais plutôt dans la catégorie des livres "faciles mais pas trop non plus" adaptés à une "consommation" sans danger (si j'ose dire!).

 

  • Giboulées de soleil

(Lenka Hornakova-Civade, Alma Editeur, roman)

Résumé: Plongeons maintenant dans l'histoire de la République tchèque, à travers le parcours de trois femmes, de mère en fille. De la deuxième guerre mondiale à l'instauration du communisme,  puis à la chute de l'empire soviétique, ces trois femmes suivent et subissent leur destin.

Mon avis: Très intéressant sur le plan historique, ce livre souffre tout de même quelque peu de sa forme. L'histoire est contée chacune à son tour par les trois personnages, et j'ai par exemple eu beaucoup de mal à différencier les deux premières femmes.  Même si leur histoire et leur époque est différente, leur façon de s'exprimer se ressemble. J'ai préféré la troisième partie, contée par l'enfant, puis l'adolescente, personnage fort, le plus à même de ne plus subir la tragédie familiale. Une bonne lecture tout de même, si on ne cherche pas de la légèreté.

 

  • L'homme du lac

(Arnaldur Indridason, Points, policier)

Résumé: suite des aventures du commissaire Erlendur le bien nommé. Cette fois, son enquête va tourner autour du squelette retrouvé au fond d'un lac asséché, dont la mort remonte à 60 ans. Particularité: le corps est retrouvé attaché à un poste émetteur semblant avoir appartenu à la Russie de l'ère soviétique.

Mon avis: Je ne vais pas être très objective car j'adore suivre les aventures d'Erlendur depuis le premier tome. Cet épisode nous plonge de façon passionnante dans l'Allemagne de l'Est des années 50, période sombre où la Stasi fait régner la terreur. La forme est toujours la même: la clef de l'énigme se situe dans le passé, comme chez Camilla Lackberg, néanmoins Indridason garde toute ma tendresse: pour le moment, je ne m'en lasse guère.

 

C'est tout pour aujourd'hui!

N'hésitez pas à partager votre point de vue si vous avez lu un de ces ouvrages, j'adore échanger à ce sujet!

Bonnes lectures!

PS: J'ai glissé une petite nouveauté, l'as tu remarquée?

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Ma prescription littéraire # 1

8 Juin 2017, 08:17am

Publié par Zazimutine

Ma prescription littéraire # 1

 

Petit  changement d'appellation et de forme pour ces articles parlant de mes dernières lectures, je vais désormais vous les raconter par ordre de préférence, façon "prescription".

Edit: (Alzheimer me guettant, je viens de me rendre compte que j'avais déjà rédigé une critique du choeur des femmes, dans un billet précédent, désolée pour le doublon!)

 

Ma prescription littéraire pour ce mois-ci sera donc:

A consommer sans modération

  • Un paquebot dans les arbres

(Valentine Goby, Editions Actes Sud, roman)

Résumé: du milieu des années 50 jusqu'en 1962, ce livre raconte le parcours de Mathilde, petite fille, puis adolescente et jeune adulte, et de sa famille dont elle va être séparée lorsque ses parents vont déclarer une tuberculose.

Mon avis: bouleversant! A travers l'écriture fine et subtile de l'auteur, on suit Mathilde dans son quotidien difficile, on éprouve l'amour infini que cette enfant ressent pour ses parents, on souffre avec elle de leur extrême pauvreté, jusqu'à une fin qui se mêle à l'actualité du moment, la guerre d'Algérie, dans un parallèle assez saisissant. Valentine Goby met en lumière un sujet dont on parle peu: des milliers de gens dont la vie a été probablement détruite par la tuberculose, à une époque ou la Sécurité Sociale n'existait pas pour tout le monde. Surtout, elle décrit avec une justesse bouleversante l'amour inconditionnel de cette petite fille pour son père, pour ses parents, dans lequel on se reconnaîtra éventuellement volontiers (ou pas, mais moi oui!). Je recommande chaudement ce livre qui ne tombe jamais dans l'apitoiement malgré le destin quelque peu tragique de cette famille. Un seul regret, qu'on ne sache rien sur le destin de Mathilde, après 1962.

  • D'après une histoire vraie

(Delphine de Vigan, Le livre de Poche, roman)

Résumé: Le récit d'une amitié particulière de l'auteur avec une autre femme, je ne vous en dis pas plus.

Mon avis: J'ai dévoré ce livre en 48h, ça vous situe un peu le degré d'addiction qu'il peut susciter. Je ne vais pas trop m'étendre sur ce bouquin, mais sachez juste qu'il est à la fois agréable à lire, passionnant, plein de rebondissements et de mises en abimes. Allez, j'arrête avant de révéler quoi que ce soit. Mais sachez une chose: Delphine de Vigan est une fabuleuse conteuse! Et très maligne!

  •  
  • Les gens dans l'enveloppe

(Isabelle Monin, Le livre de Poche, roman/enquête)

S'il n'apparait pas en photo ci-dessus, c'est parce que c'est un livre que j'ai emprunté à la médiathèque. Cependant, je vous en ai déjà parlé dans un précédent et je vous remets ici ma petite critique.

Résumé: Isabelle Monin, journaliste-écrivain, décide un jour d'acheter un lot de photos de famille sur internet. A partir de ces photos, elle imagine, dans la première partie de son livre, la vie des gens figurant sur ces clichés. En deuxième partie, elle mène l'enquête et retrouve les protagonistes, dont l'histoire retrouve des similitudes surprenantes avec ce qu'elle avait imaginé.

Mon avis: Le résultat est absolument bouleversant! Des vies ordinaires, qui le sont pourtant si peu, marquées par l'abandon. Bien qu'un peu lasse, au fil des pages, du style "métaphore météorologique" de l'auteure (qui écrit néanmoins très bien), ce livre m'a tout simplement remué les tripes!!

 

Si le cœur vous en dit

  • Vous n'aurez pas ma haine

(Antoine Leiris, Editions Fayard, témoignage)

Résumé: si vous ne connaissez pas Antoine Leiris, c'est que vous avez vécu 2 ans dans une grotte. Antoine Leiris est le mari de cette jeune femme, Hélène, victime des attentats du 13 novembre, qui avait diffusé un message bouleversant sur les réseaux sociaux au lendemain de la perte de sa femme, intitulé comme le roman « Vous n'aurez pas ma haine ». Dans ce livre, il raconte quelques jours et mois de sa vie d'après, élevant désormais seul son fils âgé de 17 mois.

Mon avis: je n'avais pas forcément prévu/envie de lire ce livre mais il m'a été offert à Noël, alors j'ai succombé. Bien m'en a pris, car Antoine Leiris, loin de convoquer un quelconque voyeurisme, décrit, tout en retenue, ces petits gestes, ces petites choses du quotidien, qui crient à chaque instant l'absence d'Hélène. C'est évidemment difficile à lire, je ne me suis pas départie d'une grosse envie de pleurer tout au long de ma lecture, on souffre avec lui, on souffre avec son petit garçon, mais surtout on admire la pudeur de ce jeune père. Et on est profondément remué par ce qui est finalement, et surtout, une magnifique déclaration d'amour envers sa femme. A lire donc, si le sujet ne vous remue pas trop les tripes.

  • Le choeur des femmes

(Martin Winckler, Folio, roman)

Résumé: Jean Atwood, interne se destinant à la chirurgie gynécologique, plutôt imbue de sa personne, se retrouve dans le service de Médecine de la Femme du Dr Franz karma, généraliste barbu pratiquant la gynécologie avec passion; se heurtant d'abord à un exercice de la médecine qu'elle n'approuve pas, elle va bientôt être ébranlée dans ses certitudes, au bénéfice de chacune!

Mon avis: J'ai commencé par détester ce livre que je trouvais trop caricatural et moralisateur: d'un côté les vilains médecins qui ne se préoccupent que de leur carrière (des chirurgiens de préférence) et font peu de cas de leurs patients, de l'autre les bons médecins  (généralistes, comme l'auteur) qui donnent leur vie à leur patientèle. Mouais, connaissant bien le milieu médical, ce manichéisme m'a d'abord franchement agacée, surtout que le discours de Winckler semble oublier que le médecin est avant tout un être humain, et qu'il peut lui arriver, oui, d'être désagréable pour toutes sortes de raisons qui n'incombent pas au malheureux patient. Et puis finalement je me suis laissée emporter. Parce que ce livre est une déclaration d'amour évidente au genre féminin. Parce que tous les témoignages de femmes qui émaillent le récit sont touchants et justes. Parce que la vision idéaliste de Winckler est finalement indispensable. Et parce que dans la deuxième partie, le roman bascule dans un genre tout à fait inattendu qui nous emmène presque dans de la fantasy. Je ne le mets donc pas dans « à consommer sans modération » pour les raisons expliquées plus haut, mais c'est un livre que j'ai finalement adoré. Et dont la vision idéaliste continue de me poursuivre tous les jours dans ma vie professionnelle. Chapeau Martin!

 

Si on aime les policiers

  • La voix

(Arnaldur Indridason, Points, policier)

Résumé: nouvelle enquête du commissaire Erlendur lorsqu'un père Noël est retrouvé assassiné dans une position compromettante, dans le cagibi d'un grand hôtel.

Mon avis: j'avais délaissé presque un an les aventures de ce commissaire dont je suis pourtant une grande fan, je l'ai retrouvé avec beaucoup de plaisir. Comme d'habitude, c'est dans le passé que vont nous être apportées les clefs du mystère. Comme d'habitude, Erlendur est déprimé et se dépêtre comme il peut de sa relation compliquée avec sa fille ex-toxicomane et suicidaire. Les personnages secondaires prennent une place de plus en plus importante, et le trio qu'Erlendur forme avec ses deux acolytes est tout à fait réjouissant. Un très bel opus.

 

Voilà pour aujourd'hui, j'en garde pour la prochaine fois car je lis énormément!

Et si ma pile de livres à lire est énorme, sachez que je reste preneuse de vos suggestions (la meuf qui pense qu'elle a plein de lecteurs ^_^)!

Bonne lecture!

PS: d'autres billets lecture ici, ici, et encore ici (et plus généralement dans la catégorie "coin lecture").

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La mare aux livres # 1

12 Septembre 2016, 15:41pm

Publié par Zazimutine

La mare aux livres # 1

Je sais bien que mes articles "lectures "ne sont pas vos préférés, néanmoins, j'ai beaucoup lu depuis notre arrivée en Bretagne, et j'aime bien finalement rédiger ces billets; ils sont certes périlleux à écrire,  mais c'est un bon exercice, et puis c'est le genre d'articles que j'aime bien lire chez les autres quand je manque d'idées lectures. J'inaugure donc aujourd'hui cette rubrique sous un nouveau nom.

Depuis notre déménagement, j'avais décidé de ne pas racheter de livres avant d'avoir éclusé toute ma bibliothèque, qui regorgeait de livres offerts, prêtés, ou achetés, mais surtout jamais lus. Voici donc une sélection de lectures quelque peu éclectique de cette année écoulée (pas plus de 6 livres à la fois):

- Les romans -

J'étais Jack Mortimer

(Alexander Lernet Holenia, 10/18)

Résumé: A Vienne, dans les années 30, un jeune chauffeur de taxi découvre que le client qu'il vient d'embarquer est mort d'une balle dans le cou. Frustré de sa vie qu'il juge trop étriquée, il décide d'endosser l'identité du mort.

Mon avis: Voilà un livre qui m'a laissée bien indécise; je me désole de constater qu'à force de lire des livres contempsorains, je perds l'habitude de la littérature classique. Si bien, que ce livre, écrit en 1933, m'a paru infiniment daté, ampoulé, lourd, dans son écriture. Si le scenario de départ laissait présager un ceratin suspense, il n'en est rien et je me suis globalement assez ennuyée à suivre ce jeune homme mal dans ses baskets, qui devra assumer les conséquences de ses actes. Seule la fin m'a semblée rattraper la lecture assez morne et déprimante de cet ouvrage.

Le choeur des femmes

(Martin Winckler, folio)

Résumé: la jeune interne Jean Atwwod, pétrie de certitudes et se destinant à la chirurgie, prend son poste dans le service de consultations pour femmes du Dr Karma. Les deux médecins, qui semblent n'avoir aucun point commun dans leur perception du métier de soignants, vont, après s'être affrontés, se rencontrer, et bientôt partager leur passion pour le soin destiné aux femmes.

Mon avis: Ce livre m'a tout d'abord énervée et même mise en colère, tant le discours de Martin Winckler, lui-même médecin, m'a semblé moralisateur à l'égard des médecins qui se devraient donc, selon lui, faire toujours passer le confort de leurs patients avant tout. En oubliant la dimension humaine, et donc profondément faillible, que ce soit sur le plan intellectuel, ou relationnel, de ce même soignant. Et puis comme Jean, la jeune interne, je me suis laissée faire. Je me suis laissée entrainer dans cette utopie où le médecin serait le receptacle de toutes ces tranches de vie de femmes, blessées, naïves, brisées, ou encore exaltées, en exprimant toujours, sans exception, quelle que soit son humeur du jour, la plus sincère attention et le plus profond respect. Oh oui, comme ce serait bien que tous les médecins se comportent comme ce Dr. Karma! Le récit est entrecoupé de dizaines de témoignages de femmes, fictifs, mais tellement touchants. Martin Winckler ajoute même une pointe de suspense et de fantastique dans la dernière partie du livre, qui rend le final assez éblouissant. Un très bon livre de cet auteur, dont "la maladie de Sachs" m'avait profondément ennuyée. Une belle utopie que l'on a envie de partager!

La passion secrète de Fjordur

(Jorn Riel, 10/18)

Résumé: Il s'agit là d'un recueil de nouvelles, se déroulant toutes au Groënland, dans le mileu des garde-forestiers et où l'on retrouve, au fur et à mesure des aventures, les mêmes personnages qui, de secondaires, deviennent héros de l'histoire, et inversement.

Mon avis: Une vraie bonne surprise pour moi qui, à priori, déteste les recueils de nouvelles. J'aime être happée par un livre, et la brièveté des nouvelles a tendance à me frustrer. Pourtant, celui-ci m'a plutôt réjouie. C'est drôle, décalé, voire absurde. Je l'ai lu juste après les attentats du 13 novembre, et c'est tout ce dont j'avais besoin: un dépaysement total sur les terres pôlaires, et  de la légèreté. Bon à savoir: Jorn Riel a écrit des tonnes d'autres ouvrages du même accabit.

- Les policiers -

Mma Ramotswe détective

(Alexander Mc Call Smith, 10/18)

Résumé: Les aventures peu communes de Precious Ramotswe, première femme détective du Botswana.

Mon avis: Si j'ai classé ce livre dans les romans policiers, ce sont moins les enquêtes criminelles de Mma Ramostwe qui m'ont interessées, que le tableau que ses aventures nous dépeignent de la vie au Botswana, ses habitants, ses traditions, sa culture. J'ai adoré m'immerger dans cet univers après mon passage dans les terres arctiques de Jorn Riel, encore un moment d'évasion bien salvateur après les heures noires de la fin 2015. Mma Ramotswe est un personnage bougrement attachant. Et je viens de me rendre compte, en faisant des recherches pour cet article (oui je fais des recherches, dingue non?!), que plein d'autres aventures sont disponibles, alors que je croyais ce personnage l'oeuvre d'un seul livre, youpi!

- Les BD -

L'arabe du futur (tomes 1 et 2)

(Riad Sattouf, Allary Editions)

Je vous ai déjà parlé de ce réjouissant ouvrage de Riad Sattouf ici.

Résumé: Riad Sattouf relate son enfance assez incroyable, à cheval, entre la Bretagne et la Syrie.

Mon avis: Passionnant! La vie en Lybie, le passage en France, puis l'arrivée en Syrie, avant le retour définitif en France, vue à travers le prisme de l'enfance d'un petite garçon à la double culture est fascinante. Riad Sattouf nous livre un récit à la fois léger, plein d'anecdotes enfantines, mais aussi terrible, où l'histoire, notamment, de ce peuple syrien dans les années 80, se heurte de plein fouet à notre brûlante actualité. Doux et dur à la fois, un régal.

Persepolis

(Marjane Satrapi, L'Association)

Résumé: On s'envole cette fois pour l'Iran, ou Marjane Satrapi nous raconte, elle aussi, son enfance et son adolescence, des années 70 aux années 80, jusqu'à son départ d'Iran pour l'Europe.

Mon avis: tout aussi passionannt que l'histoire de Riad Sattouf, le récit que nous livre Marjane Satrapi est beaucoup plus dur. Il est vrai que l'histoire de l'Iran (que je vous conseille de réviser avant cette lecture pour bien comprendre le contexte) est à cette époque tourmentée: règne dictatorial du Shah, puis révolution, et finalement république islamique répressive. C'est donc une enfance vécue dans un climat très insecure que nous raconte son auteur, avec pourtant les interêts, puis les tourments, propres à l'enfance et à l'adolescence. Une lecture indéniablement enrichissante.

 

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Charlotte, de David Foenkinos

5 Janvier 2016, 16:02pm

Publié par Zazimutine

Charlotte, de David Foenkinos

 

Il y a une sorte de boulimie à ressentir le besoin d'avaler des livres, les uns après les autres, sans jamais observer de pause. Et puis de temps en temps, il y a un livre, dans cette pile de papier, qui vous oblige à vous poser.

J'ai lu Charlotte, livre de David Foenkinos, qui avait fait l'actualité de la rentrée littéraire 2014, très vite, quasi d'une traite. Après quoi, il m'a fallu observer quelques jours de non lecture pour digérer.

Charlotte, c'est le parcours réel de Charlotte Salomon, jeune artiste-peintre allemande, née au mauvais endroit, au mauvais moment. Berlin, années 30, et bientôt, lois anti-juives qui touchent de plein fouet cette toute jeune fille. Alors ce sera l'expatriation en France, et la naissance de son oeuvre "Vie? Ou théâtre?" les deux dernières années de sa vie, dans l'urgence, avant que la barbarie nazie ne la rattrape.

Ce livre est absolument bouleversant. Si l’héroïne tragique qui l'habite n'était née que de l'imagination de son auteur, on la dirait sublime. Seulement là, tout est vrai. L'histoire est certes romancée, il en reste néanmoins des personnages, un parcours, une œuvre, tout à fait réels, eux.

David Foenkinos explique avoir mis des années à écrire son livre, tant la forme qu'il devait prendre lui paraissait impossible à atteindre. Alors il l'a écrit comme ça, des phrases courtes, des retours à la ligne. Le résultat est là: haletant, tragique mais sans complaisance, l’urgence toujours, de vivre. On tourne les pages frénétiquement, frémissant avec elle, dans la peur de ne pas arriver à finir, en apnée, enfin, dans les toutes dernières pages. Et puis la chute, attendue et pourtant si brutale. On a du mal à réaliser. Charlotte est une comète écrasée en pleine ascension sur une planète sans vie. Engloutie. Nous laissant submergés par autant de questions sans réponse. Et par son silence.

J'ai passé quelques soirées à regarder ce que je pouvais trouver de Charlotte Salomon sur internet. Les quelques peintures que j'ai pu voir sont stupéfiantes de vérité. La tragédie de cette artiste fauchée en pleine ascension créatrice en est d'autant plus criante.

David Foenkinos a édité un second livre, son texte faisant face cette fois à des reproductions de l'artiste. Je brûle de me le procurer. Car je suis, nous sommes, désormais, comme lui, subjuguée par Charlotte Salomon. C'est sans doute là sa seule et dérisoire revanche.

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Lectures 2014 - fin

31 Décembre 2014, 13:44pm

Publié par Zazimutine

Lectures 2014 - fin

 

Dernier billet "lectures" de l'année; probablement le dernier billet tout court de l'année, sauf si l'inspiration revient d'ici minuit ce dont je doute fortement, mon cerveau se contentant actuellement d'une activité digne d'une boule de flipper qui rebondirait sans cesse, sans jamais atteindre le jackpot...

-Les policiers-

La femme en vert

(Arnaldur Indridason, Points)

Résumé: alors que Rekjavik s'étend et se construit sur les campagnes alentours, des ossements sont retrouvées dans les fondations d'une maison, remontant probablement à la seconde guerre mondiale. A qui appartient ce squelette? Qui l'a tué et pourquoi? Erlendur et ses acolytes mènent l'enquête.

Mon avis: 2ème opus des aventures policières d'Erlendur Svensson. J'avais été séduite par le premier tome des aventures de cet inspecteur de police islandais un peu décalé, je l'ai été encore plus avec ce deuxième tome, encore meilleur que le premier. Arnaldur Indridason développe la psychologie de ses personnages, on fait plus ample connaissance avec Erlendur, son passé tourmenté, ses blessures secrètes, mais aussi avec ses acolytes: Sigurdur Oli et Elinborg (par ordre d'apparition, un homme, et une femme -j'avoue, j'ai du mal avec les prénoms islandais!). Les 3 personnages se complètent à merveille, certains moments sont même assez drôles, et ce trio fonctionne très bien.

La construction de ce volume est particulièrement intéressante: on suit parallèlement dans ce tome, l'enquête contemporaine d'Erlendur, et l'histoire 40 ans auparavant qui a conduit à cette enquête, jusqu'à ce que le passé et le présent se rejoignent de façon particulièrement réussie. Un très bon policier, évoquant avec beaucoup de subtilité les violences conjugales. Je vais bien entendu me procurer le 3ème le plus vite possible!

Danse avec l'ange

(Ake Edwardson, 10/18)

Un livre qui m'a été recommandé par une de mes lectrices. Oui je sais, je me la pète mais ne m'en voulez pas, j'ai aussi presque peu de lecteurs que d'eau dans le désert du Sahel, alors je me gargarise un peu quoi! Bref, Claire donc, une lectrice, me sachant férue de policiers, m'a conseillé cette saga suédoise dont le personnage récurrent se nomme Erik Winter, commissaire à Goteborg de son état.

Résumé: un serial killer sévit, à la fois en Suède, à Goteborg, tuant de jeunes étudiants britanniques fraichement arrivés, et à Londres, s'en prenant à de jeunes suédois nouvellement débarqués dans la capitale britannique. Le comissaire Erik Winter et son équipe va mener l’enquête en parallèle de l'équipe anglaise menée par Steve Mac Donald.

Mon avis: je dois dire que j'ai été très déstabilisée par ce policier dont la forme n'est pas classique du tout. Les 10 premières pages, je n'ai même rien compris du tout, peinant à réaliser que l'on suivait deux histoires parallèles, à deux endroits distincts et avec des personnages différents. Puis tout s’éclaire et l’histoire se concentre sur l'équipe suédoise et en particulier le personnage principal Erik Winter, beau gosse, collectionneur de femmes, un brin tourmenté par la noirceur de son métier. Ce qui est tout à fait surprenant c'est que l'intrigue policière n’est presque pas dévoilée jusqu'à la moitié du livre: on assiste surtout à une présentation des différents personnages et à leurs questionnements intérieurs. Puis à mi parcours, l'enquête prend corps et le suspense devient intense. Au final, Ake Edwardson ménage tellement son effet qu'on ne voit pas venir du tout le dénouement. Et qu'on se rend compte qu'on a finalement très peu d'explications sur le déroulement des meutres et leur motivation. Certes, le personnage d'Erik Winter est un peu caricatural, comme j'ai pu le lire ici et là, le classique "beau mais tourmenté", j'ai pourtant été bien accrochée et compte lire la suite des aventures de ce policier suédois.

-Les romans-

Les mains du miracle

(Joseph Kessel, folio)

Je n’aurais jamais eu l'idée de lire ce livre si je n'en avais pas entendu des extraits lus par Guillaume Gallienne dans son émission "Ca peut pas faire de mal" le samedi après-midi sur France Inter. Le principe en est justement la lecture à voix haute d'un bouquin, classique ou non, par Guillaume Galienne ou un autre comédien invité. J'ai été immédiatement happée par l'histoire de ce livre.

résumé: Felix Kersten est un praticien masseur reconnu pour ses dons de massage analgésique au début des années 1930. Possédant un cabinet à Berlin, il va eêtre contacté pour soigner Himmler lui-même, qui souffre de douleurs intolérables et récurrentes de l'estomac. Malgré son antipathie pour le régime nazi, il va accepter de soigner le chef des SS. Himmler trouvant enfin un remède efficace à ses douleurs, va s'approprier le praticien qui va se retrouver piégé au service du chef nazi. Il va alors essayer de profiter de sa fonction et de la faiblesse de Himmler lors de ses crises douloureuses, pour lui arracher des promesses de libération de prisonniers, et ainsi sauver des milliers de vie.

mon avis: L'histoire est passionnante et d'autant plus impressionnante qu'elle est totalement vraie. On plonge avec effroi dans l'ambiance de ce troisième Reich, avant, puis pendant la guerre. Himmler apparait comme un être faible complètement à la solde de son idole Hitler. On apprend même que Hitler était un fou furieux malade de la syphilis, probablement à un stade avancé, ce qui affectait  vraisemblablement son jugement. Un authentique malade responsable de millions de mort... Enfin, il apparait que dans ce monde de haine aveugle, tous les cadres du régime nazi ne furent pas des monstres sanguinaires sans scrupules: certains aidèrent Felix Kersten à accomplir sa mission. L'être humain est décidément bien complexe. Et lorsque l'actualité fait écho à cette part excessivement sombre de notre histoire, cela fait froid dans le dos. L'écriture de Joseh Kessel est classique, un brin désuète, mais très accessible. Un bon livre que je recommande.

Le lièvre de Vatanen

(Arto Paasilina, folio)

Voici un petit livre amusant qui dormait depuis plusieurs années sur mes étagères.

Résumé: Vatanen est journaliste. Un jour qu'il rentre de reportage, sa route croise celle d'un lièvre blessé. En partant à sa recherche pour le soigner, puis en l'adoptant, Vatanen va complètement changer de vie, abandonner son métier et sa femme pour une succession d'aventures l'amenant à pacourir toute la Finlande, toujours affublé de son lièvre.

Mon avis: comme je l'ai dit plus haut, ce livre se lit le sourire au lèvres. Pas de franche rigolade mais un amusement qui persiste tout au long de la lecture, tant les aventures de ce Vatanen sont burlesques. La forme est très agréable à lire: chaque chapitre, assez court, correspond à une aventure de notre héros, une lecture idéale pour les soirs de fatigue. L'auteur nous fait parcourir toute la Finlande et même un peu plus, en suivant les traces de son personnage. Une lecture très distrayante qui vous fera passer un bon moment.

 

C'est fini pour 2014. Un bilan plutôt positif puisque l'une de mes résolutions pour l'année consistait à maintenir mon rythme de lecture. 14 bouquins lus, un peu plus d'un par mois, ce rythme me convient, je pourrais de toute façon difficilement faire plus.

Les lectures qui m'ont marquée cette année:

- les aventures d'Erlendur de Arnaldur Indridason le policier islandais; mon polar préféré du moment (ici et ci-dessus)

- l'Ombre du vent de Carlos Ruiz Safon, un bijou

- les Cerfs-volants de Kaboul, de Khaled Hosseini (je nourris depuis cette lecture une profond empathie pour le peuple afghan)

- les Mains du miracle, de Joseph Kessel, surtout pour le côté historique (ci-dessus).

 

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L'ombre du vent - Carlos Ruiz Zafon

29 Septembre 2014, 20:14pm

Publié par Zazimutine

L'ombre du vent - Carlos Ruiz Zafon

 

Un billet un peu spécial aujourd'hui, puisque consacré à un seul livre.

L'Ombre du vent m'a été conseillé à l'occasion de mon premier billet "lectures", à la fois par Joy, mon-amie-de-30-ans, et par Lilicerise, une autre blogueuse férue de lectures, et je ne saurais trop les en remercier, tant sa lecture m'a enchantée!

Comme à mon habitude, je découvre ce livre 10 ans après sa parution.

L'Ombre du vent c'est l'histoire de ce jeune garçon barcelonais, Daniel Sempere, fils de libraire, qui, au lendemain de la 2ème guerrre mondiale, se voit mis dans la confidence par son père, de l'existence d'un cimetière des livres oubliés. Dès lors, Daniel aura la possibilité de choisir un livre et un seul dans ce cimetière. Il choisira "l'Ombre du vent", oeuvre écrite par un certain Julian Carax. Fasciné par la lecture de cet ouvrage, Daniel n'aura de cesse de percer le secret de cet énigmatique écrivain qui semble avoir semé la tragédie autour de lui, au point que sa propre existence en sera transformée.

Roman initiatique pour Daniel, roman d'amour contant une véritable tragédie grecque, roman historique sur le Barcelone du début du dix-neuvième siècle à 1955, roman policier et même thriller avec des accents de fantastique, ce livre mêle tous les genres avec un grand talent.

L'écriture de Carlos Ruiz Zafon est fluide, limpide et solaire. Le tableau qu'il brosse de Barcelone est bien loin des clichés: on y découvre une ville sombre, nimbée de mystères. L'atmosphère de guerre civile, puis de guerre mondiale, est admirablement bien rendue, nous plongeant dans l'angoisse.

L'histoire d'amour est poignante, et sans niaiseries (ce qui est, à mon avis, un exploit). L'écheveau que l'auteur déroule au fil des pages n'a rien à envier aux plus grand romans policiers. S’ajoutent à cela des moments très drôles où j'ai franchement éclaté de rire, grâce au truculent personnage Fermin Romero de Torres, genre d’anarchiste provocateur et bon vivant.

Ce livre est parfait. Tout est joli, sans aucune fausse note, aucun regret. Sauf celui de l'avoir terminé.

Il me reste une mission à accomplir, vous le faire partager: lisez ce livre, vous ne le regretterez pas! (sinon, je vous rembourse... euh, en fait... non!).

PS: je reste preneuse d'idées de romans à lire, pour les policiers j'ai tout ce qu'il me faut mais je vais bientôt tomber en panne de romans, je lirais bien un classique pas ennuyeux si vous avez des idées?...

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Mes lectures de l'été

15 Septembre 2014, 14:41pm

Publié par Zazimutine

Mes lectures de l'été

 

Oui, oui, je sais bien que mes billets lecture vous barbent, c'est vrai quoi, pour qui je me prends à jouer à la critique littéraire alors que plein de gens font ça très bien et sont payés pour ça en plus?! Certes. Disons que ça m'amuse. Que le partage c'est bien. Et puis que grâce à mon premier billet "lectures", certaines d'entre vous m'ont fait découvrir le livre absolument sublime que je viens de terminer et dont je vous reparlerai très bientôt.

N'ayant tenu aucune de mes résolutions pour cet été, mon cru estival se résume donc à seulement 4 livres : 3 policiers, et 1 roman. C'est assez nul pour quelqu'un qui a eu ... beaucoup (trop) de vacances.

Habituellement je rythme mes lectures de la façon suivante : 1 livre « normal »/ 1 policier.

Beaucoup de policiers, parce que j'adore ça (je dirais même que j’ai appris à lire avec les policiers, souvenez-vous, le club des 5, les 6 compagnons, Alice…) et parce que ça aère mes lectures plus « littéraires » (encore qu’on pourrait disserter à loisir sur le thème «policier: genre littéraire ou littérature à part entière ? », prenez vos copies, vous avez 2h…)

Après cette longue introduction, au rayon policier, cet été :

- La cité des jarres

(Arnaldur Indridason, Points)

Résumé: Un nouveau cadavre est retrouvé à Reykjavik. Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans. L'inspecteur Erlendur va mener l'enquête.

Mon avis: La lecture d’un article sur cet écrivain islandais m’a immédiatement accrochée. Policier+Islande (un pays qui me fait rêver), voilà un duo qui me plaisait à priori énormément. Je n’ai pas été déçue. Le personnage de détective récurrent (qui se nomme Erlendur, ça ne s’invente pas !!) n’est pas politiquement correct, vieux, fumeur, peut-être malade, et mène une vie guère reluisante. L’intrigue est très chouette et l’écrivain ne maintient pas en permanence de façon artificielle le lecteur en haleine, comme chez Camilla Läckberg. Les éléments du puzzle sont donnés les uns après les autres de façon simple. Pour autant, on est loin de se douter de l’issue de l’intrigue policière. Je me suis donc empressée d’acheter le 2ème épisode de cet auteur "La femme en vert", que je viens de commencer.

- Un avion sans elle

(Michel Bussi, Pocket)

Résumé: Noël 1980, un avion s'écrase dans les monts du Jura; à son bord, deux bébés du même âge, dont un seul survivra au crash. 2 identités possibles, 2 familles qui vont se disputer la paternité. La justice tranchera. Recruté par l'une des familles, le détective Crédule Grand Duc va enquêter, pour finalement trouver la solution 18 ans plus tard, juste avant d'être assassiné; restera son carnet de notes pour découvrir la vérité.

Mon avis: J’ai été très surprise de découvrir l’existence de cet écrivain de policiers français à succès. Par habitude, peut-être par snobisme, je ne lis pas de policiers français. Peut-être aussi parce que je trouve que certaines atmosphères se prêtent plus à ce genre de littérature et que j’aime les ambiances sombres (d’où mon attrait pour les auteurs scandinaves ou anglo-saxons). Peut-être aussi parce que je préfère lire en anglais ou en suédois dans le texte (je plaisante). J’ai voulu quand même me faire une opinion, bien que très réticente à l’évocation des titres des bouquins de Michel Bussi, trop Mary Higgins Clark à mon goût.

Que dire de ce livre ? Commençons par le positif : le scenario, très chouette ! Certes, on se doute d'une partie du dénouement mais pas dans les détails. En revanche, l’histoire autour de l’intrique policière est assez plate, convenue et je dirais même cul-cul la praline. Et je n’aime pas du tout le style de Michel Bussi, très... roman de gare. Je passe mon tour.

- L'oiseau de mauvais augure

(Camilla Läckberg, Babel noir)

Résumé: Tome 3 des aventures de Erica et Patrick Hedström. Afin de ne pas spoiler, je ne vous dévoile rien de leurs aventures personnelles. L'intrigue policière dans ce tome tourne autour du cas d'une jeune femme victime d'un accident de voiture, avec un taux d'alcoolémie anormalement élevé pour une personne abstinente. Parallèlement, une émission de téléréalité se tourne dans la ville de Tanumshede, semant dans son sillage quelques cadavres...

Mon avis: Je ne vais pas revenir sur le procédé narratif de Camilla Läckberg, c’est toujours le même et cela reste agaçant (voir plus haut). Cependant, j’ai bien aimé cette nouvelle histoire, les retours dans le passé y sont me semble-t-il moins présents que d’habitude, la réflexion sur la télé-réalité est intéressante, et j’aime toujours retrouver le couple phare de ces aventures. D’autant que ce livre ouvre de nouvelles perspectives sur l’histoire d’Erica et de sa soeur qui me donnent très envie de connaitre la suite (L’enfant allemand, malheureusement pour moi pas encore sorti en poche mais prévu pour novembre prochain!).

- La tâche

(Philippe Roth, folio)

Résumé: Un professeur d'université fait l’objet d'une dénonciation anonyme l'accusant d'entretenir une liaison avec une femme de 30 ans sa cadette et illettrée; quelques mois auparavant, il avait déjà été contraint de démissionner de son poste de doyen, accusé d'avoir tenu des propos racistes. En voulant raconter son histoire, Nathan Zuckerman, son ami écrivain, va découvrir un personnage terriblement plus complexe qu'il n'y parait.

Mon avis: Je n’avais jamais lu de livre de Philippe Roth, écrivain américain célébrissime. Le moins que l'on puisse dire, c'est que la tâche fut rude, au sens propre comme au figuré, tant il me fut difficile de m’y plonger.  J’ai donc souffert et lutté chaque soir pour ne pas abandonner jusqu’à la 80ème page, où une révélation concernant le personnage principal donne un éclairage différent et tout à fait passionnant au récit. La lecture devient alors plus intéressante, les portraits psychologiques des différents personnages sont extrêmement fouillés, nous plongeant dans l'histoire des Etats-Unis de la fin de la 2ème guerre mondiale à l'ère Clinton, avec un aspect bouleversant de la ségrégation raciale. Je persiste pourtant à penser que c'est un livre "difficile" à lire, aussi bien dans sa tournure (absence de chapitres), son style, que son histoire, très sombre.

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Mes lectures 2014 # 1

3 Juin 2014, 06:48am

Publié par Zazimutine

Mes lectures 2014 # 1

 

Comme je le désirais, j'ai réussi à augmenter mon rythme de lectures en ce début d'année. Je ne lis pas beaucoup en quantité mais un peu tous les jours. J'aurais aimé publier un billet lecture trimestriel mais je cours après le temps.

Dans mes lectures récentes, point de roman paru récemment, je ne lis que du "vieux".

En ce début d'année 2014, j'ai donc lu:

 

Le sermon sur la chute de Rome

(Jerôme Ferrari, Babel, prix Goncourt 2012)

Résumé: l'histoire d'un jeune homme d'origine corse qui abandonne ses études pour reprendre le café du village de ses ancêtres, avec en parallèle, le récit de la vie de son grand-père.

Mon avis: Première fois que je lis un Goncourt. Au début, j'ai trouvé le style de l’auteur vraiment pénible avec ses phrases qui n'en terminent jamais. Puis je me suis habituée. Et je me suis finalement laissée prendre par l'histoire. Une histoire qui n'en est pas vraiment une du reste, on peut plutôt parler d'un cheminement de vie, et d’une réflexion sur le sens de la vie. Une parabole est faite sur la vie de Saint Augustin dans laquelle l'auteur m'a perdue, dans la mesure où la vie de ce saint m'est totalement inconnue. Au final, un livre sombre, presque désespéré.

 

Le portrait de Dorian Gray

(Oscar Wilde, Folio)

Résumé: un jeune homme d’une grande beauté se voit faire le portrait par un ami peintre. Ce portrait va recevoir les marques du temps et des vices tandis que la beauté du jeune homme reste inchangée au fil des années.

Mon avis: Un classique, mais que je n'avais jamais lu. Une plongée fascinante dans l'Angleterre du 19ème siècle. C'est bavard et érudit (et je n'ai pas eu le courage de lire les notes en bas de page), mais l'histoire de ce Dorian Gray est proprement fascinante! Et la réflexion sur le désir de conserver sa jeunesse entre tout à fait en résonance avec notre époque. Bref, un bon classique à conseiller pour qui voudrait augmenter sa culture littéraire classique.

 

Le tailleur de pierres

(Camilla Lackberg, Babel noir)

Résumé: le corps d'une fillette est retrouvé dans la mer par un pêcheur. Patrick Edström mène l'enquète.

Mon avis: Dans mon article précédent je râlais un peu contre la structure des livres de Camilla Lackberg, toujours semblables, un bond dans le passé, retour au présent, l'histoire vue à travers différents personnages etc... Celui-ci ne déroge pas à la règle, néanmoins je l'ai bien aimé. Je ne me suis doutée à aucun moment du dénouement de l'intrigue. En parallèle, l'histoire de Patrick, Erica et de leur bébé tout neuf (dépression du post-partum inclus), et celle de sa soeur me donnent envie de lire les épisodes suivants...

 

Les cerfs-volants de Kaboul

(Khaled Hosseini, 10/18)

Résumé: un américain d'origine afghane, se retrouve rattrapé par son passé lorsqu'un vieil ami lui demande un service nécessitant de retourner en Afghanistan. En filigrane, une magnifique histoire d'amitié entre deux petits garçons issus de classes sociales différentes,

Mon avis: Mon coup de coeur! Une immersion passionnante dans la culture afghane avant l'arrivée au pouvoir des talibans, une tragédie absolue qui émeut aux larmes. Je recommande!!!

 

Le maitre des illusions

(Donna Tartt, Pocket)

Résumé: un étudiant originaire de Californie vient poursuivre ses études dans le Vermont. Son inscription à des cours de grec va lui permettre de rejoindre un groupe très fermé d'étudiants qui va le conduire à suivre, en leur compagnie, un chemin des plus obscurs.

Mon avis: Comme d'habitude, je découvre ce livre 15 ans après tout le monde. Je me souviens de la sensation qu'il avait fait lors de sa parution dans les années 90, premier roman d'une toute jeune femme de 29 ans à l'époque. Je l'avais acheté mais jamais lu. Et je dois dire que le succès qu'il avait eu à l'époque est amplement mérité. Le maitre des illusions est une sorte de thriller psychologique, où comment des jeunes gens bien sous tous rapports vont commettre l'irréparable, au prétexte d'une recherche d'absolu. A savoir, gros bouquin de 700 pages, mais dans lequel on ne s'ennuie jamais.

 

PS 1: et je comprends maintenant pourquoi critique littéraire est un métier, l'exercice est fort difficile!!

PS 2: merci de vos conseils de lecture lors de mon précédent billet, j'ai retenu quelques titres qui font partie de ma sélection de cette année. Je reste preneuse de vos recommandations. Pour l'heure, je suis plongée dans le polar islandais, meilleur à mon sens que le suédois!

 

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Mes lectures 2013

16 Janvier 2014, 13:11pm

Publié par Zazimutine

Mes lectures 2013

 

 

J'ai du lire en 2013 autant de livres qu'au cours des six années précédentes. Je n'ai jamais été une grande lectrice (du moins par la quantité, je fais 1m71 quand même), mais on peut dire que la maternité aura marqué un arrêt brutal et prolongé de toute tentative de lecture. Avec une reprise tout aussi brutale à la faveur d'une gastro prolongée (comme quoi, ça peut avoir du bon parfois...)

Voici donc une revue de mes lectures en 2013, avec ma petite critique, sans prétention. En rouge, mes coups de coeur.

 

Policiers/thrillers

La reine dans le palais des courants d'air Millenium 3 

(Stieg Larsson, Actes Sud Actes Noirs)

résumé: suite des aventures de Lisbeth Salander et Mikael Blomkvist

Je triche, je l'ai lu en novembre 2013, mais c'est avec ce bouquin que je me suis remise à lire. Ma lecture avait été interrompue par mon 2ème accouchement. J'ai finalement repris ma lecture près de 3 ans plus tard, avec grand bonheur, et à mon grand étonnement, un souvenir précis des chapitres déjà lus.

Si vous êtes vierge de Stieg Larsson et plutôt attirés par les lectures de type policier/espionnage, je ne saurai trop vous recommander cette célèbre trilogie. L'intrigue est palpitante, la psychologie des personnages extrêmement fouillée (mention spéciale au fabuleux personnage de Lisbeth Salander), et en plus ça se passe en Suède, pays suffisamment peu connu pour permettre le fantasme.

 

La princesse des glaces - Le Prédicateur

(Camilla Läckberg, Babel Noir)

résumé: enquêtes d'Erica Falck, écrivain biographe, et de son ami (puis mari) Patrick Hedström, policier, le tout dans une ambiance scandinave (oui la Suède a la cote!)

Difficile de me passer du décor suédois après Millenium, je me suis donc plongée dans les lectures de cet auteur policier à succès. Si j'ai beaucoup aimé la Princesse des glaces, j'ai moins apprécié le Prédicateur pour lequel les ficelles de l'intrigue sont du même ressort que le premier. C'est également beaucoup moins bien écrit que Millenium. Mais je me laisserai tenter tout de même par un autre volume, séduite encore une fois par le décor scandinave.

 

La vérité sur l'affaire Harry Quebert

(Joël Dicker -prix Goncourt des lycéens 2013- Editions de Fallois, L'Age d'Homme)

résumé: les restes d'une jeune fille disparue dans les années 1970 sont retrouvés dans le jardin d'un célèbre écrivain; Marcus Goldman, écrivain lui aussi, et ami du meurtrier présumé, va mener l'enquête afin de le disculper.

J'ai littéralement dévoré ce livre pendant les vacances de Pâques, terriblement addictif. L'intrique est fabuleuse, il n'y a qu’une toute partie de l'histoire que j'avais compris avant la révélation finale. Le voyage au travers de différentes époques des Etats-Unis est assez fascinant. Les questionnement sur le rapport de l'écrivain à ses propres écrits est également intéressant. Un bémol: le style d’écriture, que je trouve assez quelconque voire "sitcom", mais je me demande si ce n'est pas un parti pris de l'auteur pour mieux situer l'action dans son contexte américain, et une histoire d'amour un peu cul-cul par moments (même si plus sombre qu'il n'y parait au premier abord)

 

Les fleurs de l'ombre

(Steve Mosby, Points)

résumé: jeune professeur d'université, Neil se voit malgré lui entrainer dans l'enquête sur le suicide apparent de son père, écrivain; une enquête qui débute dans les pages d'un roman à succès, ou quand la fiction devient réalité, à moins que ce ne soit l'inverse...

Polar très efficace, noir à souhait.

 

Tokyo

(Mo Hayder, Pocket)

résumé: une étrange jeune femme débarque à Tokyo afin d'élucider un pan mystérieux de l'histoire de la guerre sino-japonaise

Je crois me souvenir que ce livre a eu un prix il y a plusieurs années. Mérité, tant l'histoire est palpitante et les personnages complexes. Jusqu'à la révélation finale proprement horrifiante. Le meilleur livre que j'ai lu dans l'année!

 

Romans

Une forme de vie 

(Amélie Nothomb, Albin Michel)

résumé: échange épistolaire entre l'auteur et un admirateur militaire basé en Irak

Je ne suis pas un grande fan du personnage d'Amélie Nothomb mais je dois reconnaitre que j'ai été accrochée à la lecture de chacun de ses livres. J'aime particulièrement cet ouvrage avec cette histoire complètement farfelue, j'aime énormément la fluidité de l'écriture. J'ai aussi beaucoup apprécié les longs passages sur sa relation à l'écrit et les relations épistolaires qu'elle a pu nouer. Et puis comme tous les Nothomb, c'est vraiment vite lu, très efficace en somme.

 

O.N.G!

(Iegor Gran, P.O.L)

résumé: récit "humoristique" d'un militant d'une ONG écolo

Gros bide de mon été. J'ai difficilement réussi à finir ce livre pour moi sans intérêt, et même à la fin plutôt choquant. Je n'ai sans doute pas compris le douzième degré mais en tout cas pour moi, à éviter.

 

Docu

Saignant ou à point?

(Cédric Dassas, Fleuve Noir)

résumé: quotidien d'un jeune médecin du Samu

Amusant... Rien de transcendant non plus mais une lecture divertissante, un auteur plein d'humour tout en restant toujours respectueux de ses patients.

 

Ni putes ni soumises 

(Fadela Amara, La Découverte Poche)

Intéressante réflexion sur ce qui se passe dans les banlieues, le retour à la religion, les violences envers les femmmes. Je n'ai cependant pas réussi à le terminer, n'ayant pas le niveau de concentration nécessaire le soir au coucher... (lecture quand même un peu hardue)

 

Psychologie

Tout se joue avant 6 ans

(Dr Fitzhugh Dodson, Marabout)

Lecture peu profitable pour ce qui me concerne, hormis me faire culpabiliser de mes méthodes d'éducation apparemment peu psychologues...

 

Frères et soeurs sans rivalité

(Adele Faber et Elaine Mazlish, Editions du phare)

Intéressant point de vue que celui de ces deux canadiennes sur la rivalité qui peut naitre entre frères et soeurs, selon le comportement des parents, les réflexions apparemment sans conséquences... Livre très facile à lire, grâce à ses nombreux témoignages. J'essaie, même si je n'y arrive pas toujours de mettre en application leurs conseils. Et même s'il faut souvent se replonger dans un chapitre parce qu'on a "oublié" comment gérer telle situation.

 

Au total une cadence d'environ un livre par mois, j'espère pouvoir augmenter le nombre de mes lectures et publier ainsi un petit billet trimestriel qui sera moins fastidieux. Pour commencer: lire tous les livres de ma bibliothèque jamais ouverts, à commencer par Le portrait de Dorian Gray, tant sa lecture par Guillaume Galienne dans l'émission "Ca peut pas faire de mal" sur France Inter, m'a remuée.

Si vous avez des lectures à conseiller, un avis différent du mien sur tel bouquin, n'hésitez pas, votre avis m'intéresse!

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