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Articles avec #en avant la musique

Les musiques de ma vie

25 Juillet 2017, 17:13pm

Publié par Zazimutine

Les musiques de ma vie

Je publie enfin ce billet, pour lequel j'avais invité d'autres blogueuses (voir en fin de billet) à écrire sur le même thème, à savoir, les musiques de notre vie. Je suis toujours étonnée par la faculté qu'a l'âme, de voyager dans le temps à la simple écoute d'une musique, d'être renvoyée illico à l'émotion d'un instant. La musique accompagne nos vies, et même si cela est très personnel, intime même, j'ai eu envie de partager ces morceaux qui immanquablement, me rappellent des souvenirs. Voici donc un petite aperçu de ma vie... en musique!

 

Enfance: Renaud et Supertramp

Petite, comme beaucoup d'enfants, j'ai d'abord surtout entendu les albums de mes parents: je me souviens, dans un registre très éclectique, de Boby Lapointe, dont je connaissais les paroles par coeur, de Boris Vian, mais aussi d'Yves Simon, de David Bowie, de Eurythmics... Mon premier album? Dorothée bien entendu, mais le chanteur contemporain qui marque le plus cette époque pour moi fut Renaud! Ce que j'ai pu fredonner Renaud!!

 

Je dois absolument évoquer également Supertramp, écouté plutôt par mon père à l'époque. Chaque fois que j'écoute ce morceau, il me projette immédiatement dans le salon de mon enfance; je revois les petits samedis matins de printemps, fenêtres grandes ouvertes, musique un peu forte, soleil rasant le parquet, faisant briller les milliers petits grains de poussière, sensation d'éternité, de quiétude, et de sérénité absolue. Il me semble même ressentir l'odeur de ces petits matins de printemps, une odeur particulière que je n'ai plus jamais retrouvée.

 

Pré-adolescence: Police - Can't stand losing you

J'ai 10 ans, je suis en CM2 mais la fin de l'année scolaire est là et l'année suivante, je vais rentrer en 6ème. Sur la place où je vais jouer tous les après-midis avec mes copines, nous rencontrons des garçons qui sont déjà dans notre collège, en 5ème je crois. Ils nous embêtent, un peu, je ne sais pas pourquoi. Ce que je sais, c'est qu'en rentrant j'ai entendu ce morceau de Police. Et qu'il est resté éternellement associé à ce moment où mon regard sur les garçons a changé. J'étais passée de l'autre côté: celui du désir de plaire. Initiatique.

 

Adolescence: la new-wave!

Et puis c'est le collège, l'adolescence, en plein naissance du Top 50 et de la New-Wave!! Les ondes et les murs de ma chambre sont envahis par Dépêche Mode, Talk Talk, U2 et bien sûr Cure, avec l'inénarrable Robert Smith dont j'imitais la coiffure (sèche-cheveux la tête en bas) et la tenue vestimentaire (pantalon à pinces et genre de veste de costard molle). Rha la la, toute une époque!

 

Le lycée: les histoires d'amour (dans sa tête)

Je suis en seconde, folle amoureuse, persuadée de vivre une histoire complètement platonique avec un garçon de ma classe (en effet, nos regards se sont croisés au moins 2 fois au cours du premier trimestre). C'est l'époque où je commence à écouter les Beatles. Cette chanson en particulier me parle: "I say yes, you say no!" (même si en réalité nous ne nous somme jamais parlés!). Je l'écoute en boucle, papillons dans le ventre, entre espoir et désespoir (dois-je préciser qu'il ne s'est jamais rien passé?)

 

Etudes: Queen, Sprinsteen et le rock des sixties

Mon père écoutait beaucoup Queen et mon enfance a été en particulier bercée par l'album Jazz (1978!); je suis devenue, plus grande, totalement fan de Freddie Mercury que je considère comme la plus belle voix du 20ème siècle, en toute objectivité et sans exagération. Un des grands regrets de ma vie aura été de n'avoir jamais pu le voir en concert (mais il est mort en 1991, ça aurait été difficile!), car ce type se donnait avec une intensité rare! Il me prend parfois à rêver que dans l'au-delà, il donne des concerts de ouf auxquels mon père assiste.

Bref, Il faut absolument (notamment) connaitre ce morceau mythique de Queen: Bohemian Rhapsody, prodigieux!! 6 minutes de bonheur pur!

 

Mes années d'études riment aussi avec ma rencontre avec E. qui deviendra ma meilleure amie pour de nombreuses années. Fan de Bruce Sprinsgteen, elle m'initie et me convertit bien vite. J'irai même à un de ses concerts. Ce morceau, en particulier, me rappelle nos soirées à regarder ce clip, nous étions très friandes de ses manches de chemise remontées sur ses petits biscoteaux. Et si vous êtes courageux et que vous allez au bout du clip, vous remarquerez que la toute jeune fille qui monte sur scène à la fin n'est autre que... Courteney Cox, star de Friends quelques années plus tard!!

 

Avec E., nous allons aussi apprendre à danser le rock et passer plusieurs annéés à écumer les clubs le vendredi soir pour faire tournoyer nos petites jupes, nous faisant copieusement draguer par des  retraités (qui ne tente rien...). Ce morceau d'Eddie Mitchell, je ne l'ai jamais entendu ailleurs, si bien qu'il est l'illustration parfaite de cette période.

 

Fin des études: en route pour une nouvelle vie!

J'ai 26 ans et je me retrouve célibataire; quelques mois avant de partir vivre à Toulouse (et de rencontrer Papa Ours), avec Joy, mon amie de lycée, nous entreprenons un voyage dans le sud de la France, Manu Chao à fond dans la voiture. Ce morceau, c'est donc le souvenir de ce voyage, dans une atmosphère incroyablement apaisée, entre confidences et rigolade. Mon plus beau voyage amical, sans hésiter. Aucune dispute, aucune jalousie, les mêmes envies, une parfaite harmonie!

 

Quelques mois plus tard, je vais rencontrer Papa Ours. Massive Attack, Teardrop, c'est notre chanson, je n'en dirai pas plus ;)

 

Et puis Miossec...

Je peux préciser très exactement ma découverte de Miossec. Il venait de sortir son album 1964, nous étions en 2004 et je revenais de l'enterrement de ma grand-mère, la dernière qu'il me restait. Lors d'un de mes passages à la Fnac, j'ai écouté par hasard cet album. L'atmosphère douce et nostalgique, le texte légèrement désabusé, répondaient exactement à mon ressenti de cet instant. Coup de foudre. Qui se poursuit toujours. J'ai tous ses disques et l'ai vu 3 fois en concert, ce qui pour moi est un exploit! (j'y vais très peu).

 

Maternité...

J'ai jeté mon dévolu sur cette chanson de Daphné pendant  ma première grossesse. Je la trouvais idéale pour bercer un enfant, je l'ai donc faite écouter maintes fois à mon ventre, et j'avais consciencieusement appris les paroles. Je me souviens avoir essayé de la chanter à miss Choco alors qu'elle était âgée de quelques jours. Mais j'étais en train de perdre mon père et l'émotion m'a submergée au point de ne pas pouvoir aller au bout. Plus tard, une copine m'a fait remarquer le sens érotique de cette chanson. J'ai eu tellement honte que je l'ai rayée de ma discographie et ne l'ai plus jamais écoutée. Elle me rappelle pourtant toujours cet intense moment de ma vie, entre la joie immense de devenir enfin mère, et le chagrin dévastateur de perdre mon père au même moment.

 

Et aujourd'hui?

J'écoute toujours Miossec, et Queen. J'ai complètement abandonné Springsteen depuis que l'amitié avec E. s'est tarie. J'ai ajouté à mon répertoire Dominique A (je l'adore!), Yann Tiersen et bien d'autres. Avec mes filles nous écoutons des trucs plus rythmés: Jain, Stromae...

Bien sûr, je me rends compte qu'il est difficile de résumer une vie en quelques morceaux de musique, j'en ai oublié tellement!

Mais pour écrire ce billet, j'ai ré-écouté tous ces morceaux et je vous jure que toutes sortes d'émotions sont passées sur mon visage!

Et comme je veux finir sur une note positive, je vous mets la musique, beaucoup plus commerciale, moins mon genre habituel, mais qui m'a tant fait danser cette année et qui me met tellement de bonne humeur: Justin Timberlake (et puis j'avoue que je suis assez émoustillée par sa chorégraphie en jean blanc, hem...)!

 

Maintenant je me dois de remercier toutes les blogueuses, et elles sont nombreuses, qui ont participé à ce petit exercice. Merci 1000 fois, je ne m'attendais pas à recueillir autant d'enthousiasme, cela me motive pour vous proposer d'autres défis dès la rentrée. 

Je vous avais dit que j'élirais le billet qui m'a le plus touchée mais c'est impossible, ici, c'est comme chez Jacques Martin, tout le monde a gagné!! Vous m'avez toutes émue, intriguée, fait sourire et même pleurer. Je vous invite donc, cher lecteur égaré, à retrouver ici toutes leurs participations:

- la génereuse Picou Bulle, blogueuse découverte récemment sur Instagram, très prolifique et qui n'hésite pas à mettre en lumière les autres blogueuses, bref, une fille super. Sa participation est ici et j'en partage d'ailleurs l'affection pour Radiohead!

- Double rose, elle aussi blogueuse découverte récemment sur hellocoton, dont j'aime beaucoup la sincérité et la franchise; voici son billet-défi, qui m'a beaucoup ému!

- Maristochat, dont j'aime à lire le point de vue de belle-mam', en plus d'être elle-même l'heureuse maman de 2 loulous. Son billet ici, avec une sélection musicale très pointue et originale.

- Sarah, du talentueux blog nouvellement nommé Boots and Pepper, pour laquelle j'éprouve une tendresse particulière, toulousaine oblige (entre autres!). Sa sélection musicale est .

- Mamandelire, ma copine bordelaise, une fille que je n'ai jamais rencontrée mais dont je suis certaine de la valeur! Je partage beaucoup de ses musiques, génération oblige! Son article est ici.

- Frau Pruno, à l'origine de cette idée de défi, inspirante blogueuse (c'est aussi à cause d'elle que je me suis mise au régime et que je me suis achetée une robe, vous n'imaginez pas l'influence de certaines blogueuses!!); son billet parle d'une musique tout aussi originale que sa personne, entre Queen et jazz et c'est ici.

Et enfin plein de petites nouvelles que je découvre avec leur participation, merci beaucoup les filles, j'ai eu beaucoup de plaisir à vous découvrir en musique:

- Polly, son billet-musique ici

- Cécile, à la sélection très mélomane: .

le rire des anges, sa participation ici,

- et enfin les toute jeunes Louane (ici), et Rozie et Colibri ();  vos sélections musicales m'ont fichu un sacré coup de vieux mais ça m'a beaucoup amusé également, merci!

Enfin, sachez que j'ai laissé un commentaire sous chacun de vos articles mais qu'il a parfois disparu dans les limbes de la blogosphère...

J'espère n'avoir oublié personne, sinon, n'hésitez pas à me le dire!

Bonne écoute, et à très vite pour d'autres défis (j'en ai 2 ou 3 dans mon sac)!

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Dominique Aaaaaaah!

29 Mars 2016, 12:31pm

Publié par Zazimutine

Dominique Aaaaaaah!

 

Bien que n'étant pas une grande fanatique du concert, je commence à avoir vu pas mal d'artistes sur scène. J'en ai donc vécu des concerts "chouettes", des concerts "très bien" et des "oui, il a vraiment une belle présence!". Mais je crois que jamais, jamais, je n'avais été à ce point remuée par un concert que celui de Dominique A, vu dans une petite salle bretonne il y a 15 jours.

Ca ne fait pas si longtemps que Dominique A est "entré dans ma vie" si j'ose dire, à peine une dizaine d'années je pense. J'avais, à l'époque, acheté son très bel album L'horizon, que j'écoutais alors en boucle, sauf quand le moral était au plus bas (parce qu'il faut bien l'avouer, ce n'est pas non plus très efficace comme anti-dépresseur!). Très vite, ce disque est devenu un indispensable, celui que l'on met pour écrire, lire, quand on reçoit des amis pour une ambiance musicale pas trop présente, ou juste pour le plaisir du son.

Chez Dominique A, il y a pour moi cette voix d’abord, cette voix que je reconnaitrais entre 1000, cette voix chaude, claire, enveloppante, l'une des plus belles de la chanson française actuelle à mon avis.

Et puis ces textes si poétiques, ces mots qui parlent bien souvent d'amour, de la couleur des sentiments, parfois jusqu'à l'incompréhensible.

Cette musique enfin, au service de sa poésie, envolée de notes électriques, percussions redondantes tels les battements du coeur, jusqu'à l'hypnotique.

Quand nous avons vu il y a quelques temps que Dominique A passait dans une petite salle près de chez nous, nous avons eu envie, Papa Ours et moi, de tenter l'expérience.

Alors j'ai acheté et écouté jusqu'à plus soif son dernier album, Eléor.

Au fur et à mesure que la date approchait, j'étais pleine de doutes, me demandant ce que pouvait donner un concert de cet artiste, il était évident que nous n'allions pas danser comme des fous sur des rythmes endiablés.

A priori bien vite balayés. Certes, on ne saute pas, et on ne danse pas le pogo dans les concerts de Dominique A, non. Mais on se laisse bercer par cette musique jusqu'à l'épuisement. Une espèce de bercement collectif, d'être là, tous ensemble, le corps qui ondule de gauche à droite, à ressentir cette musique qui rentre dans le cœur et descend dans une vibration jusqu'au sol. On se laisse submerger par cette voix, si souvent entendue, et qui vient nous chuchoter, maintenant, des mots que l'on connait déjà, en nous regardant droit dans les yeux ( j'étais au milieu au 4ème rang alors oui, il M'a regardée! -et que celui qui n'a jamais pensé que le chanteur le regardait dans les yeux me jette la première pierre-). On regarde, fasciné, les doigts agiles de Dominique A se promener sur le manche de la guitare. On se laisse un peu émoustiller par son improbable petit déhanché. On se régale pendant plus de 2h. Et on admire la simplicité du bonhomme, qui répond à ce public qui l'interpelle, tout en retenue, mais toujours sincère.

Après ce concert, je me suis réveillée plusieurs fois dans la nuit en ayant du mal à réaliser ce qui venait de se passer, un peu éberluée, comme après une rencontre amoureuse. L'avais-je rêvé?

J'ai d'ailleurs eu du mal, depuis, à réécouter son disque: je n'osais pas l'entendre à nouveau, sur une simple platine; histoire de prolonger un peu la magie, et de garder l'écho de sa vraie voix dans mes oreilles.

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