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Articles avec #enfants

5 idées pour donner (peut-être) aux enfants le goût de lire

11 Mai 2017, 12:40pm

Publié par Zazimutine

5 idées pour donner (peut-être) aux enfants le goût de lire

 

On nous demande souvent, à Papa Ours et moi, quels sont nos trucs pour avoir deux filles aussi férues de livres. (En fait, non, ça n'arrive jamais mais il me fallait une introduction pour cet article!).

Miss Choco est passionnée par les bouquins. Ca a commencé à la fin du CP. La lecture et elle se sont rencontrées dans un moment particulièrement angoissant: celui de notre déménagement. L'instauration d'un rituel de lecture au lit, le soir avant de dormir, a été le seul truc vraiment efficace pour apaiser ses angoisses d'endormissement (et pourtant, on avait tout essayé: psychologue, discussion bienveillante, discussion énervée, incantations,  poudre de perlimpinpin -the famous-!, bracelet en crinière de licorne, badigeon d'excréments de bison , vraiment tout). La lecture nous a sauvés (nos soirées).

Miss Bonbon, nouvelle lectrice depuis cette année, a pris le même chemin, en grande partie par imitation je pense.

 

"Mais ça sert à quoi d'avoir un enfant lecteur?"

A rien, certes. Néanmoins, la lecture, comme tout ce qui élève l'esprit, constitue surement un de ces nombreux remparts contre l'ignorance et l'attrait pour l'obscurité (coucou le 7 mai 2017!). Il y en a bien d'autres, heureusement (et si mes filles lisent beaucoup, je vous rassure: elles chantent comme des casseroles et ne font pas de sport, notamment). Cependant, lire offre, pour un enfant (et par effet rebond pour ses parents), un certain nombre d'avantages, parmi lesquels je citerais:

- un remède à l'ennui inépuisable, et sans option bruyante ou "je déménage ma chambre pour construire une cabane dans la salle de bains",

- une façon de trouver un certain réconfort et d'apaiser ses tourments (marche aussi chez les adultes!),

- une bonne maitrise du français: orthographe, mais aussi conjugaisons et vocabulaire (en dehors de tout trouble de l'apprentissage de type dyslexie bien sûr!); miss Choco cartonne dans cette matière, c'est un réel souci en moins côté devoirs!

Enfin, si vous êtes, comme moi, passionné de lecture, vous serez sans doute heureux de partager cela avec vos enfants.

 

"Moi j'ai tout essayé, rien n'a marché!"

Oui, je vais bien entendu enfoncer des portes ouvertes dans cet article. Et ce qui marche chez nous ne va pas forcément marcher chez vous, puisque nous avons affaire à une entité éminemment compliquée: la variabilité inter-individuelle, (qui est aussi à mon sens la richesse de notre société mais c'est une autre histoire).

 

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos bouquins. Voici les 5 règles auxquelles nous n'avons pas dérogé depuis la naissance de miss Choco il y a 9 ans:

1) L'histoire du soir

Ca, c'est un point évident que vous pratiquez sans doute tous et toutes. Pour autant que je me souvienne, nous avons instauré l'histoire du soir, très tôt, peut-être dès que nos filles ont pu tenir assise et tourner des pages.

Regarder des images, toucher l'objet, écouter les mots, autant de façons sans doute bien initiatrices à faire naitre le goût des petites et grandes histoires.

Jusqu'à cette année encore, nous continuions à lire à voix haute, bien que nos deux filles sachent désormais lire. Depuis quelques semaines, nous avons autorisé le rituel de lecture au lit également pour miss Bonbon, un bon moyen de s'approprier la lecture. Nous gardons quelques moments de lecture à voix haute, pour certains livres que j'ai envie de partager, comme récemment Harry Potter, mais ça devient plus rare. Cependant, c'est le genre de choses qu'il faut à mon avis poursuivre chez les enfants non ou peu lecteurs.

2) "Offrir" de la lecture

Encore une évidence mais plus l'enfant aura de matière à nourrir son envie de lecture, plus il aura envie d'y aller. Chez nous, il y a toujours eu des livres au milieu des cadeaux de Noël et d'anniversaire. Tous les livres sont bons à lire, il n'y a pas de mauvaises et de bonnes lectures: BD, mangas, magazines, petits romans, peu importe, du moment que l'enfant a accès aux mots.

Un écueil dans l'offre de lectures: le prix! Les livres coûtent chers, et lorsque les enfants dévorent, ça devient un sacré budget; quelques moyens de contourner le côté pécunier:

- aller à la bibliothèque de quartier; tous les enfants adorent ça et c'est généralement gratuit pour peu qu'on habite la commune. Miss Bonbon est tellement fascinée par cet endroit qu'elle veut devenir "dame de bibliothèque".

- acheter des livres d'occasion; sur internet ou en vide-grenier, il y a  de quoi se faire plaisir pour un prix tout à fait dérisoire.

- dans les écoles, il y a souvent un petit programme d'abonnement pour recevoir un livre par mois directement à l'école, à un prix plutôt intéressant (chez nous l'Ecole des loisirs propose cette formule)

- et puis pourquoi ne pas créer une bibliothèque sur votre lieu de travail s'il y a suffisamment de salariés? C'est une idée qui circule actuellement au boulot de papa Ours, et que je trouve assez formidable!

3) L'abonnement à un magazine

Au plaisir de lire, s'associe celui de l'attente, et de recevoir dans sa boite aux lettres un pli à son nom. Là encore, il existe des réductions en passant par le biais de l'école. Mes filles sont abonnées cette année à Mes premiers j'aime lire (les jaunes) pour la cadette, J'aime lire (les rouges) pour l'ainée, et je peux vous assurer qu'elles guettent chaque mois l'arrivée de leur magazine avec impatience.

Pour l'an prochain, miss Choco poursuite avec les J'aime lire rouges, tandis que miss Bonbon a choisi Youpie, qui tourne plus autour du documentaire animalier. comme ça elles pourront échanger.

4) Limiter les sources de distraction

Je me suis rendue compte de ce point somme toute important il y a peu. Chez nous, pas de télé, pas de jeux vidéo, pas de tablettes. Pourtant non, nous n'habitons pas dans un terrier, nos filles regardent des DVD et vont au cinéma. Mais comme nous, parents, vivions sans télé et sans jeux vidéo, nous n'avons pas ressenti le besoin de changer nos habitudes à leur arrivée (enfin presque, mais ce sera l'objet d'un autre article). L'absence de tels médias s'est faite naturellement. Il est indéniable qu'en l'absence d'autres sources de distraction, miss Choco, initiatrice en la matière, a eu plus facilement la tentation de se plonger dans les livres pour combler l'ennui...

5) Partager ses lectures

Je me suis permise de suggérer quelques livres que j'avais particulièrement adoré dans mon enfance à ma fille ainée. Et ça a marché, le premier roman qu'elle a lu était "Charlie et la chocolaterie"; elle a ensuite dévoré tous les "Petit Nicolas". Pas mal de vieux titres marchent encore auprès des enfants.

Edit: Un dernier point, suggéré par bibliblogueuse en commentaires, et que j'avais initialement mis dans mon article: l'enfant agissant beaucoup par imitation, nul doute que vous voir lire va aiguiser sa curiosité!!

 

Voilà, rien de révolutionnaire ni de miraculeux, comme je vous l'avais dit. J'espère que ça pourra malgré tout vous aider.

La prochaine fois, je vous ferai une petite sélection de livres qui ont particulièrement bien marché chez nous.

Bonnes lectures!

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Miss de Printemps

27 Mars 2017, 09:37am

Publié par Zazimutine

Miss de Printemps

Miss Choco (9 ans)

  • a démarré sa crise de pré-pré-adolescence. Ce qui nous gratifie  de moments particulièrement agréables, on peut s'en douter, à force de réparties que l'ami Fillon ne renierait pas du genre "et alors?", ou "de toutes façons ça sert à rien!!" (ranger sa chambre, le piano, la musique, se brosser les cheveux, l'élégance, tout y passe!).
  • a arrêté le piano en plein milieu d'année donc (puisque "ça sert à rien le piano!" -voir plus haut-).
  • angoisse beaucoup à l'idée de partir en classe de découverte, tout particulièrement quand elle songe à l'absence de câlin du soir (la pré-pré-adolescence est si pleine de paradoxes!).
  • aime inventer des blagues comme: "Ou va faire ses courses le superhéros?" Réponse: "au super marché!" - rires enregistrés -
  • a une grande faculté à savourer l'instant présent, ce dont je me réjouis beaucoup.
  • a inventé un objet très utile, le livre-sac: un ruban, un livre, et le tour est joué, elle peut ainsi emporter son livre partout avec elle.
Miss de Printemps

Miss Bonbon (7 ans)

  • a enfin atteint l'âge de raison; et c'est vrai que depuis, elle semble légèrement plus conciliante ( à moins que ce ne soit un biais d'interprétation de ma part du fait que la prépréado a pris le relais?).
  • sent toujours le pain grillé au creux du cou; j'imagine que cette odeur se modifiera quelque peu au moment de l'invasion hormonale adolescente.
  • continue à pousser comme un champignon; ou plutôt comme une grenouille puisque seules les jambes semblent s'allonger; le pouce, lui, est toujours bien accroché à sa bouche.
  • fait les poubelles de la classe; nous nous retrouvons donc avec toutes sortes d'objets hétéroclites: photocopies de leçons jetées par la maitresse, morceaux de phrases géantes à reconstituer; stickers qui ne collent plus, images chiffonnées, stylos inutilisables...
  • est très curieuse gastronomiquement parlant, avec une préférence pour le salé et le pimenté.
  • semble en voie de rompre sa phobie de se produire en spectacle: après avoir refusé de participer prochainement au spectacle de son groupe au conservatoire, s'est laissée convaincre par la description de ses profs...
  • adore aller chez sa psychologue (vue pour ses innombrables phobies justement); aimerait la voir tous les lundis au lieu d'un lundi sur deux.

 Les nouvelles des miss sont toujours d'après une jolie idée de Marjoliemaman

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Nos tête-à-tête

7 Février 2017, 10:46am

Publié par Zazimutine

Nos tête-à-tête

Il se trouve que depuis la rentrée de septembre, la ronde des activités extra-scolaires me permet de me retrouver en tête-à-tête avec chacune de mes filles, le mercredi après-midi. Avec ma grande tout d'abord, pendant 1h30, durée du cours de dessin de sa petite soeur; puis c'est au tour de la cadette, une petite heure grapillée à notre habituel trio, pendant que miss Choco joue à "jouer la comédie".

Ces instants, juste "elle et moi", ont pour moi une saveur particulière.

Avec miss Choco, nous profitons souvent de la proximité du centre-ville pour aller faire les magasins. Je lui demande de me montrer ce qu'elle aime, je lui montre ce que j'aime moi, je me fais une idée plus précise de ses goûts. Nous partageons parfois un moment de complicité féminine, comme cette fois où je cherchais un rouge à lèvres assorti à mon vernis à ongles (le truc superficiel par excellence qui m'arrive une fois par décennie!), et que c'est elle qui a trouvé pile la bonne couleur. Elle était fière.

Avec miss Bonbon, c'est différent. Près du cours de théâtre il n'y a rien d'autre que la plage et des cafés. Alors nous allons au café. Elle sirote son chocolat brûlant en regardant les photos de mon téléphone, pendant que j'admire l'océan. Je la questionne, fais en sorte qu'elle me raconte les petites anecdotes de sa vie d'écolière dont je suis si friande.

Est-ce qu'elles apprécient ces moments? Je n'en suis pas sûre. Si miss Choco semble apprécier le calme inhérent à l'absence momentanée de son tourbillon de cadette, ce n'est pas le cas de miss Bonbon qui passe souvent l'heure à râler qu'elle s'ennuie, et qu'elle déteste aller au café.

Qu'importe. Je les aime ces moments, ils sont précieux, je le sais, et je le leur dis. Dans notre quotidien, il est vraiment rare que mes filles ne soient pas l'une sans l'autre. Or, je suis persuadée qu'elles ont besoin de ces tête-à-tête pour se construire, et pour construire leur relation fille-mère, la leur, l'unique, et pas seulement un copier-coller de celle de leur soeur. J'ai moi-même partagé énormément de moments de complicité seule avec ma mère, mais aussi plus tard, à l'adolescence, avec mon père, et je suis sûre que cela a beaucoup joué dans la force de notre relation duelle.

Quant à moi, vous le savez, qu'elles soient ensemble ou seules, j'adore observer, jour après jour, la construction de ces petits êtres humains miniatures (j'en ai déjà parlé ici). 

Je me régale de voir leur identité s'affiner, d'assister à l'éclosion de ces petites bonnes femmes, qui se ressemblent  et s'opposent tant à la fois, expérience sans cesse renouvelée et probablement la plus passionnante qu'il m'ait été donné de vivre: celle de la maternité.

 

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Miss de novembre

28 Novembre 2016, 13:50pm

Publié par Zazimutine

Miss de novembre

Quelques nouvelles des miss, en ce mois de novembre quelque peu pluvieux:

Miss Choco (8 ans 3/4)

- aimerait vivre dans une médiathèque; ainsi, ne s'ennuierait jamais. Adore lire, en particulier "les-cabane-magique-les-dragons-de-salsara-les-Amandine-Malabulle-les-J'aime-lire-les-Asterix", tout ça dit très vite, sans respirer, de préférence pendant le repas (voir plus bas);

- se demande si son cartable est un garçon ou une fille. Oui je sais, moi aussi j'ai peur.

- va devoir porter un appareil dentaire à partir du printemps. L'appareil + les lunettes, ça commence à faire... mon coeur saigne...

- aime par dessus tout la danse et s'entraine toute la journée à faire ses dégagés. C'est mignon. Et un peu agaçant (surtout pendant la douche);

- a pris la fâcheuse habitude de siffloter un peu tout le temps (entre les "dégagés"). C'est agaçant. Et pas si mignon;

- est toujours aussi difficile à table; après 8 ans et des brouettes, rien n'a changé. Le repas semble être LE moment où miss Choco a décidé de nous raconter sa vie dans les moindres détails, évitant ainsi d'être confrontée au contenu de son assiette,

- dit que Zootopie est le fim qui a "marqué sa vie". Ainsi qu' Une vie de courgette (vu il y a 15 jours je le rappelle) ^_^

 

Miss Bonbon (6 ans 3/4)

- a adopté plein d'expressions locales; parle des "gars" au lieu des "garçons", dit des choses comme: "j'ai hâte à vendredi", et: "où on en était rendu?". Autant de nouveautés pour moi, qui avais eu tant de mal à m'adapter au parler toulousain;

- aimerait se faire percer les oreilles mais défaille chaque fois que je lui précise que ce n'est pas indolore,

- a très envie de porter du vernis à ongles comme les dames (euh...comment te dire? non!).

- a décrété tout à coup que sa couleur préférée était le violet;

- a plein plein plein de phobies;

- a accepté de se faire couper les cheveux, ce qui lui va à ravir (même si elle va probablement me maudire pendant ses 25 ans de psychanalyse à venir, maintenant);

- commence à pas mal savoir lire mais est une flemmarde de l'écriture; se sent généralement "très fatiguée " après une ligne d'écriture de syllabes ( ba bo bu be bi).

 

PS1: Oui, cette photo a vraiment été prise en novembre; le 1er, certes, mais en novembre ;)

PS2: les nouvelles des miss sont toujours d'après une jolie idée de Marjoliemaman

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Les instants suspendus

3 Novembre 2016, 12:14pm

Publié par Zazimutine

Les instants suspendus

Je me souviens parfaitement dans mon enfance, d'une sensation de plénitude absolue, de profonde sécurité, qui ne durait qu'un instant, mais qui me faisait répéter dans ma tête, comme un mantra: "j'aimerais que ce moment ne s'arrête jamais". Ce moment, c'était toujours le même: de nuit, dans la voiture, mes parents devant, moi à l'arrière à côté de mon frère, les cordons de lumières des phares jaunes et rouges derrière le pare-brise (coucou les années 80!), le tableau de bord qui brillait d'une lumière orangée, comme un phare rassurant dans la nuit. Le silence, la sécurité. Cette scène, je l'ai vécue des tas de fois lorsque nous rentrions d'une soirée chez des amis. Un moment de pure sérénité, empreint d'une espèce de mélancolie avec la conscience du temps qui passe  inéluctablement et qu'on ne peut pas arrêter.

Plus tard, j'ai arrêté de me répéter cette phrase mais j'ai continué à apprécier l'instant présent, à pratiquer ce genre de pleine conscience dont certains psychologues sont si friands. Pour vous résumer la chose, la "pleine conscience" c'est une technique de relaxation qui consiste, pendant quelques secondes, à se concentrer sur l'instant présent, à ressentir la sensation d'être "ici et maintenant", en essayant de ne pas laisser ses pensées vagabonder et en se rassemblant sur ses sensations (visuelles, auditives, olfactives etc...).

Depuis la naissance de mes filles, je me rends compte que je pratique presque malgré moi quotidiennement cette pleine conscience. Les enfants nous inondent de moments délicieux où l'on peut prendre du plaisir à seulement les observer (et aussi de moments hyper casse-bonbons hein, on est d'accord!). Mais revenons à ces instants.

J'ai l'impression, depuis elles, de pouvoir suspendre le temps quelques secondes. Cela va être la petite main légère de la cadette autour de mon cou lorsque je lui dis bonne nuit; la  grimace bien à elle qu'a miss Choco de remonter ses lunettes sur son nez. Leurs voix chantonnantes qui nous réveillent lorsqu'elles jouent ensemble, les samedis et dimanches matins. La façon qu'a miss Bonbon de se hisser sur la pointe des pieds pour se rincer les dents. Celle de miss Choco de me regarder droit dans les yeux, cils noirs bien déployés, quand elle ne comprend pas quelque chose. Les regarder jouer, observer le rire qui fait partir la tête en arrière, les cheveux qui se baladent au gré de positions plus ou moins farfelues, les doigts qui s’agrippent, l'équilibre précaire.Tous ces instantanés d’enfance que je connais si bien pour les avoir vécu avant elles, et que je ne peux pas toujours figer à jamais en photo.

Alors j'essaie d'en attraper chaque seconde,  je m'en remplis les poches et la cervelle, je m'en gave jusqu'à l'indigestion, puisque je sais depuis longtemps, que j'aurai beau me répéter la petite phrase magique, ces instants suspendus qui me remplissent de bien-être ne dureront pas toujours.

Et quoi de mieux pour illustrer mon propos, que ce moment où, complétement déconnectée du monde, j'ai passé 30 minutes à observer miss Bonbon jouer dans cette aire de jeux magique en bord de mer.

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La plage après l'école

21 Septembre 2016, 16:10pm

Publié par Zazimutine

La plage après l'école

L'un des avantages d'habiter à quelques km de la mer, est bien entendu de pouvoir profiter de la plage à peu près quand on veut. Avant que vous ne décidiez de me supprimer de votre liste d'amis après cette introduction quelque peu propice à l'envie, permettez moi toutefois de mesurer mon propos: on est en Bretagne les gars, donc à moins de disposer, comme certain de mes proches, d'une pilosité tout-terrain waterproof (et je ne parle pas de mes filles - du moins, pas encore), on ne peut guère profiter des plaisirs de la plage en toute tranquillité (comprendre: sans trop de vacanciers) qu'en juin et septembre! Ce qui est déjà beaucoup, je vous l'accorde.

Cette fin d'été nous ayant reservé de belles et chaudes journées, nous avons pu nous offrir encore quelques jolies baignades, les meilleurs restant les impromptues.

Il y a eu ce premier mardi après la rentrée, particulièrement chaud. N’arrivant pas trop tard à l'école pour récupérer mes filles, j'ai décidé de lâcher prise en faisant un bras d’honneur aux conventions de type devoirs, douches, préparation du repas, et je leur ai proposé d' aller faire un tour à la plage. Un petit crochet par la maison pour embarquer le sac de plage et hop, nous voici en route pour Bains-les-mers.

Sur la plage, quelques vacanciers tardifs s'égrenaient ici et là (intermède poétique). Miss Bonbon a réclamé une glace au chocolat, nous sommes allées acheter une glace au chocolat; à 18h (lâcher-prise). Le chocolat a coulé le long du cornet. Le chocolat a coulé le long des mains de miss Bonbon, puis de ses coudes, le chocolat a réussi à couler en remontant sur ses joues et sur son nez. Souvenez-vous j'étais en mode lâcher-prise, "c'est pas grave" j'ai dit, "tu iras te rincer dans la mer", fermant les yeux sur les tâches de chocolat maculant son beau-pantalon-rose-clair-que-j-adore-avec-le-tee-shirt-rayé-blanc-et-rose-assorti-tout-propres-sortis-de-l'armoire-le-matin-même (le lâcher prise, c'est parfois compliqué)

De son côté, Miss Choco, pressée de se baigner, a réclamé son maillot de bain. J'ai du la retenir de ne pas se dénuder devant le glacier. Une fois sur la plage, elle a enlevé ses habits précipitamment et a littéralement sauté dans l'eau, sous les yeux ahuris des plagistes cités plus haut (souvenez-vous, la poésie). Un monsieur m'a dit l'air amusé "eh bien, elle n'a a pas froid!"- "jamais!" ai -je répondu, dans un élan de fierté maternelle qui en disait long sur mon lâcher-prise (et sur ma culture publicitaire). Pendant ce temps, miss Bonbon est allée nettoyer ses tâches de chocolat sous la douche de la plage, sans oublier d'asperger copieusement ses voisins à 3 mètres à la ronde (dont sa mère). On a bien ri.

J'ai senti le regard envieux de ces retraités en vacances sur notre petit trio. Ils avaient l'air de trouver formidable de pouvoir se baigner après l’école. J'ai trouvé ça formidable aussi.

La plage après l'école

Et puis mercredi dernier, il a fait encore plus chaud. Alors, avec Papa Ours cette fois, après son travail, on a fait mieux: on a pique-niqué sur la plage. Il y avait beaucoup de familles comme nous, avec la glacière. Dès notre arrivée, tous les quatre, nous nous sommes précipités dans l'eau. On a un peu crié pour se donner du courage, elle était froide. La mer était d'un calme incroyable, grande étendue d'eau miroitante sous le jour déclinant. On a répété et répété "On est bien!!"; miss Bonbon a joué à "je nage avec les dauphins" sur le dos de Papa Ours; Miss Choco et moi avons fait quelques aller-retours, les bras et les jambes nous piquaient, alors on accélérait pour se réchauffer. On a encore dit "on est bien!!". Quand on a trop grelotté, on est sortis et on mangé notre pique-nique en regardant le coucher de soleil.

La plage après l'école

Les filles se sont couchées un peu tard ce soir-là.

Mais on était bien.

La plage après l'école

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Filles à lunettes

30 Juin 2016, 17:14pm

Publié par Zazimutine

Filles à lunettes

 

Quand je suis née, mes parents ont évidemment organisé une grande fête façon Eddie Barclay, dress-code blanc, champagne qui coule à flots et tous les grands de ce monde -de l'époque- invités (Sheila, Beatles, reine d'Angleterre etc...). Bien entendu, les soeurs De la génétique furent invitées et, dotées de grands pouvoirs magiques, elles se penchèrent sur mon berceau, m'affublant de toutes les grâces de mes aïeux (intelligence, humour, beauté, sans oublier la modestie). Seulement voilà, la soeur cadette, Maléfique De la génétique, avait été écartée de cette soirée mémorable; vexée, elle prit tout de même part à la fête et me jeta un sort: en plus de dormir 100 ans (mais en plusieurs fois), j'allais hériter de la forte myopie de mes grands-pères.

En grandissant, comme prévu, je devins donc, intelligente, drôle, belle, modeste, grosse dormeuse et... myope. Myope avec un grand M. Comme une taupe. Si ma myopie ne se déclara qu'au CM1, celle-ci dégringola de façon vertigineuse jusqu'à atteindre la limite de ce qu'en médecine on appelle une "myopie moyenne", en sachant que  cette dernière correspond en réalité, pour le commun des mortels, à une très forte myopie (pour vous donner une idée, je vois net à environ 10 cm de mon visage...). Bref, les lunettes devinrent, à partir de la 6ème, mes meilleures amies. Ou plutôt mes meilleures ennemies. Car si j'avais trouvé plutôt rigolo de les porter de temps en temps au CM1 et CM2, les supporter tout le temps devint pour moi un vértable calvaire, surtout à cet âge tellement propice au sentiment de confiance en soi qu'est l'adolescence.

Car porter des lunettes, c'est inévitablement:

  • faire du sport AVEC ses lunettes

Qui n'a pas fait le tour du stade avec ses lunettes qui tressautent sur son nez, les sourcils dégoulinant de sueur sur les verres, n'a pas vraiment connu la vie!

  • aller à la piscine SANS ses lunettes

Comme c'est incompatible, il faut se résoudre à les laisser au vestiaire et à en subir les conséquences: ne pas reconnaitre ses copines au bord du bassin, ne pas comprendre que le maitre-nageur essaie désespérément depuis 5 minutes de vous faire sortir du bassin en s'époumonnant dans son sifflet, quant à aller chercher le minuscule anneau là-bas, à 3m20, comment vous dire?

  • être dépendant de la météo

Subir l'affront de la pluie et la blague récurrente qui en découle sur la praticité d'un essuie-glace intégré à la monture (ah ah ah!); en hiver, connaître également le bonheur d'avoir les verres embués quand on vient de l'extérieur et que l'on se retrouve sans transition dans une ambiance chauffée; marche aussi avec l'émotion, j'ai en mémoire un merveilleux épisode où, en première, je fus interrogée au tableau pour un commentaire de texte et où, les verres totalement opacifiés par la buée, je ne parvins pas à lire correctement mon texte.

  • penser qu'avec des lunettes, tout espoir de séduire un garçon est réduit à néant.

Quand je me remémore les montures que l'on faisait pour les enfants dans les années 80, je pense que mon à priori n'était pas dénué de bon sens. Sans compter qu'avec ma myopie de compétition, je me suis vite retrouvée avec des yeux qui paraissaient minuscules derrière mes carreaux pourtant amincis au maximum. J'ai donc passé des boums SANS lunettes, à cligner frénétiquement des yeux pour savoir qui venait m'inviter à danser un slow, et même si c'était bien à moi que le garçon s'adressait; il m'est arrivé également de me balader sans lunettes dans la rue à côté d'un garçon de ma classe en espérant qu'il s'apercevrait que SANS, j'étais drôlement mignonne (hum!); l'épisode où je m'écrase lamentablement le nez contre un abri-bus que je n'avais pas vu arriver (le côté transparent), ainsi que le fou-rire du-dit garçon et mon saignement de nez, reste un souvenir aussi douloureux qu'humiliant.

Je passe sur les dénominations couramment usitées à l'époque pour désigner les porteurs de lunettes (intello, serpent à lunettes...), vous avez compris j'imagine, que je suis une traumatisée des lunettes. J'attendis donc avec impatience d'avoir 18 ans, pour avoir droit aux fameuses lentilles (je me demande encore pourquoi l'ophtalmo me fit attendre tout ce temps alors que je devais de toutes façons changer de verres chaque année). Aussitôt mon bac en poche, je me précipitai chez l'ophtalmo pour tester les fameuses lentilles, qui ne m'ont, depuis, plus jamais quittées. Enfin, ma vie commençait.

 

Beaucoup plus tard, à la naissance de mes filles, une chose me taraudait. Allais-je, ou non, leur transmettre ma myopie, sachant que Papa Ours est également légèrement myope? Je comptais sur la présence, dans le mélange génétique, de deux grand-mères à la vue absolument parfaite.

Raté! Dès le CP, notre aînée commença à se plaindre de ne pas bien voir de loin. Elle porte des lunettes en continu depuis novembre dernier.

Lors du contrôle à 6 mois, la myopie de miss Choco avait dégringolé, et miss Bonbon, pour laquelle je pensais que tout allait bien, se retrouva affublée d'une myopie déjà conséquente. Pour moi je le confesse, ce fut un choc.

Même si j'ai changé d'avis aujourd'hui sur les lunettes, même si j'ai autour de moi plein d'exemples de femmes à lunettes que je n'imaginerais pas un seul instant dépourvues de leurs montures, et que je trouve pourtant très jolies, même si les montures sont devenues beaucoup plus esthétiques, je fus catastrophée à la pensée que mes deux petites filles allaient avoir le même destin que moi, dès l'école maternelle pour l'une, élémentaire pour l'autre.

Et puis je me suis faite une raison. C'est mon histoire et pas la leur. Malgré ma crainte que leur myopie rejoigne la mienne, voire la dépasse (ce qui est quand même bien handicapant), je suis consciente que ça ne reste qu'un problème de santé mineur. Surtout, je me suis habituée à leurs bouilles cerclées de lunettes, j'irais même jusqu'à dire que maintenant, je les préfère avec; elles leurs donnent du caractère à mes filles, ces jolies petites lunettes, rouges pour l'une, roses pour l'autre. Et comme l'a dit ma fille aînée chez l'ophtalmo, quand cette dernière m'a annoncé la myopie de miss Bonbon, et que je m'effondrai en insultant les fées de la génétique; "c'est pas grave maman, elle mettra des lunettes et puis c'est tout!".

Ben oui, c'est tout.

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Sisters

30 Mai 2016, 19:35pm

Publié par Zazimutine

Sisters

 

La première fois que j'ai entendu la chanson d'Emily Loizeau intitulée "Sister", où elle exprime son désarroi absolu quand, enfant, elle comprend qu'elle va passer une année scolaire loin de sa sœur Manon, j'ai eu étrangement les larmes aux yeux, la chair de poule, les papillons dans l'estomac, bref, tout cette sorte de chose exprimant une violente émotion. Je crois qu'à l'époque, je n'avais encore que ma fille ainée; je ne savais donc pas qu'elle allait avoir une sœur de seulement 2 ans sa cadette, avec laquelle elle allait partager ses jeux, et vivre une telle complicité. Pourtant, il m'a semblé que les mots d'Emily Loizeau résonnaient à mes oreilles comme ceux d'une expérience universelle:

"un jour de septembre,

on quittait Londres sans toi,

c'était la rentrée des classes,

on m'avait pas dit,

que je ne te verrais pas,

que tu allais rester là,

que tu allais vivre là,

passer toute cette année sans moi"

Quand j'écoute ces paroles, chaque fois, je ressens, vivace, le sentiment d'égarement de cette petite fille. Je n'ai pourtant pas de sœur; j'ai un frère de 4 ans mon ainé, avec lequel j'ai partagé peu de jeux, nos univers étaient trop différents: à lui, le foot, les courses de voitures, et les expériences transgressives consistant à aller en vélo jusqu’au stade Geoffroy Guichard, alors que nous n'avions pas le droit de dépasser le bout de la rue chez nos grands-parents; à moi, les boums de playmobils (flirts compris), les Barbies, et les expériences transgressives consistant à essayer toutes les chaussures de ma mère en son absence. De temps en temps pourtant, j'étais autorisée à participer aux jeux de mon frère et alors s'ouvrait à moi un monde qui me semblait merveilleux... Plus tard, notre relation est devenue fraternelle sur un mode plus adulte.

Cette relation de sœur à sœur, je la vis pourtant maintenant, en spectatrice, au quotidien. Jour après jour, j'observe mes filles se précipiter ensemble à l'étage dès que nous rentrons à la maison après qu'ait résonné le sempiternel "tu viens jouer?"; j'assiste, impuissante, au profond ennui de l'une lorsque l'autre est absente. Je me réjouis de leurs câlins, l'ainée surtout, qui aime tant enlacer sa petite sœur qu'elle trouve "trop mignonne"; je m'agace aussi, il faut bien le dire, de leurs disputes, de plus en plus présentes ces temps-ci. Bien entendu, je ne sais pas quelles seront leur relation adultes, et même adolescentes, peut-être s'éloigneront-elles, se déchireront-elles, qui sait? Mais je ne peux m'empêcher de les regarder, si complices, avec émotion, de m'en féliciter, de me nourrir de toutes les belles relations de soeurs de mon entourage, en espérant que la leur évolue dans le  même sens.

Alors aujourd'hui, chaque fois que j'entends cette chanson, je pense à mes filles; je pense à leur connivence, et combien ça me rend heureuse; et puis, à travers elles, je pense à la sœur que je n'ai pas eue.

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Miss de mai

2 Mai 2016, 11:40am

Publié par Zazimutine

Miss de mai

 

Quelques nouvelles un peu détaillées des miss, en ce joli mois de mai (comme cette photo ne l'illustre pas!):

Miss Choco (8 ans)

- j'ose à peine l’écrire, tant les choses sont souvent fragiles avec elle, mais, 8 mois après sa rentrée dans cette nouvelle école, notre aînée semble avoir enfin apprivoisé ses camarades de classe (à moins que ce ne soit le contraire!); raconte qu'elle joue avec "les filles" à la récréation, me parle souvent de L. ou de N., et était même contente d'être aux TAP dans le même groupe que C. Bref, sa vie sociale à l'école semble enfin exister, et je pense que sa maîtresse n'y est pas étrangère (coeur avec les doigts-vous savez que j'ai un coeur d’artichaut avec les instits!);

- change régulièrement de projets d'avenir; fini le projet restauratrice/créatrice de bijoux, miss Choco veut désormais tantôt être aventurière, tantôt résoudre des enquêtes; une carrière de comptable ne lui serait également pas désagréable (nous parlons d'une enfant qui fait des additions pour se détendre... oui j'avoue, je lève les yeux au ciel en l'écrivant);

- n'aime plus la gym; veut refaire de la danse l'année prochaine et apprendre à jouer du piano;

- se transforme au niveau physique; si on n'est pas encore à l'âge de la puberté, son corps n'est pourtant plus tout à fait celui de la fillette fluette qu'elle a été;

- dévore les livres au point que nous manquons cruellement de denrées littéraires, malgré nos visites régulières à la bibliothèque municipale;

- est d'une curiosité insatiable; veut tout savoir et tout comprendre, même (surtout?) ce que ses parents ne comprennent pas;

- remonte les manches de son pyjama et se frotte les bras pour s'endormir le soir "parce que c'est frais et ça fait du bien"; et ce grosso modo depuis 8 ans;

- déteste, mais vraiment, déteste les pantalons slims, à cause de leur inconfort! (comme on la comprend)

 

Miss Bonbon (6ans)

- est très préoccupée par sa vie amoureuse; me saoule parle à longueur de journée de son amoureux (date du mariage, prénoms et nombre d'enfants etc...); a même failli nous faire comettre un incident diplomatique 2 semaines avant sa fête d'anniversaire, en changeant brutalement de prétendant; est finalement revenue sur sa décision (ce n'était qu'une bluette de passage);

- est très au courant de la façon dont on fait les bébés depuis que miss Choco a emprunté à la bibliothèque "l'Encyclopédie de la vie sexuelle pour les 7-9 ans" (j'ai voulu me la jouer mère détendue sur le sujet); depuis, me pose toutes sortes de questions angoissantes du genre "est-ce qu'un enfant peut avoir des bébés s'il fait l'amour?", "est-ce qu'on se met parterre pour faire l'amour?" etc...; dans ce contexte, m'a demandé la semaine dernière si elle pouvait inviter son amoureux à dormir. Bref, je redoute le moment où elle va me demander, à 6 ans, de la conduire chez le gynécologue (vu que la super encyclopédie aborde également la question de la contraception). Au secoooours! (j'ai dit non pour inviter l'Amoureux à dormir);

- est toujours aussi passionnée par les princesses, sa préférée étant Horreur, pardon, Aurore (la belle au bois dormant);

- aimerait arrêter toutes ses activités extra-scolaires; j'ai cédé pour la gym, mais tenu bon pour l’éveil à la musique, faut pas charrier, petite demoiselle!

- est très casanière; se contenterait de jouer toute la journée à la maison avec sa soeur, plutôt que sortir en balades ou je ne sais où, activités qu'elle trouve toujours à priori "nulles"; même la plage ne trouve grâce à ses yeux;

- refuse d'apprendre à nager (quand on vit au bord de la mer c'est d'un pratique!);

- n'aime pas tellement l'école; mais veut être maîtresse quand elle sera grande, et fait régulièrement l'école à ses poupées ou à sa sœur;

- adore aussi les livres, qu'elle feuillette en racontant l'histoire à voix haute (usage du passé simple de compétition inclus);

- a la phobie des chiens;

- suce son pouce, encore et encore.

 

Les actualités des miss sont toujours sur une idée de marjoliemaman.

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L'anniversaire princesses et chevaliers (making-off et ratés inclus)

28 Avril 2016, 13:02pm

Publié par Zazimutine

L'anniversaire princesses et chevaliers (making-off et ratés inclus)

 

Depuis 3 ans maintenant, date de son entrée en petite section, miss Bonbon, notre cadette, nous demande d'organiser une fête d'anniversaire avec ses copains/copines, à la maison. Ou est-elle allée chercher cette idée saugrenue? Mystère. N'empêche que depuis, nous vivons toute l'année au rythme du décompte de sa fête d'anniversaire et de ses desideratae (notez ma maitrise flagrante du latin!) pour celui-ci (quoique sa dernière fête datant d'un mois, nous avons actuellement un peu de répit).

3 années donc, et autant d'expériences différentes, dont nous essayons de sortir chaque fois, riches de leçons pour l'année suivante (je veux dire, en plus de l'envie de ne plus jamais recommencer).

Le making-off

  • Le thème

Cette année, pour ses 6 ans, le thème de la fête fut un peu différent des autres années, puisque nous passâmes de "Princesses" à "Princesses et chevaliers". Non pas que miss Bonbon s'interessât brutalement à ces derniers, mais plutôt qu'elle décidât pour la première fois d'inviter des garçons. Et non pas un, ni deux, mais trois garçons! (oui je l'avoue, j'ai eu peur!)

Très attentifs au bien-être de nos futurs hôtes de sexe masculin, nous décidâmes donc de testostéroniser la fête en ajoutant la mention "et chevaliers" au thème initial.

Nous envoyâmes donc  des invitations façon moyen-âge aux 6 invités (avec nos 2 filles, cela ferait donc 8 enfants à gérer). Comme chaque année, j'espérai quelques réponses négatives. Comme chaque année, tous répondirent présents (youpiiie!).

  • La déco

Là je ne me suis pas embêtée, j'ai tout acheté sur internet, un kit anniversaire princesses, dans les tons de rose et doré: ballons, guirlandes, assiettes, verres, pailles, serviettes en papier et confettis.

  • Le goûter d'anniversaire

Comme chaque année, j'avais uniquement confectionné THE gâteau au chocolat, tout simple mais que mes filles adorent, moule en forme de coeur, décors "princesse" à l'aide de pochoirs et de sucre glace, et j'avais rappelé le thème de l'invitation en piquant dedans des stickers collés sur des piques apéro. J'avais également disposé quelques bonbons.

  • L'animation

Forts de notre expérience de casse de jouets pendant le moment "quartier libre" de l'an dernier, il fut exclu de laisser le moindre temps mort. Nous avions donc découpé l'après-midi en différents temps:

1) Une chasse au trésor incluant plusieurs jeux et un final en pinata.

L'idée de départ: retrouver la princesse enlevée par le dragon (la pinata); la cachette du trésor étant détenue par la princesse, il va falloir attaquer le dragon. Mais pour pouvoir attaquer le dragon, il faut passer des épreuves, chacune permettant de récolter des billes. Quand le nombre de billes récoltés sera de 50, les enfants pourront attaquer le dragon, délivrer la princesse, et donc trouver le trésor. Okaaay??? Moui bon c'est en effet un peu compliqué, j'ai pu m'en rendre compte.

En pratique, voici les épreuves que nous avons proposé:

- parcours de motricité dans le jardin à l'issue duquel chacun devait trouver une bille, et comprenant, marche sur une planche, passage sous l'étendage, marche avec des palmes, trottinette, vélo, jeux de chamboule-tout, course à l'oeuf, grimpette à l'echelle, tente à balles avec billes cachées dedans.

- jeu de dessiné/c'est gagné; chaque fois qu'un enfant trouvait ce qui était  dessiné, il ramenait une bille à la communauté

- donjon de kapla à construire, le plus haut et le plus vite possible (2 équipes); l'équipe gagnante ramenait 10 billes, l'autre 5.

2) Un temps de goûter suivi de l'ouverture des cadeaux

 

3) Un temps d'activités manuelles/retour au calme: coloriages de chevaliers pour les garçons et pâte à modeler princesses pour les filles (Djeco, un bon filon!)

 

Bref, comme vous pouvez le constater, un planning de 2h30 chronométré à la seconde, sans temps mort, et qui passerait à la vitesse de la lumière.

Vous noterez également la présence quasi exclusive de jeux coopératifs, tant j'avais été traumatisée par les crêpages de chignons (au sens propre!) entre fillettes lors de la chasse au trésor du premier anniversaire de miss Bonbon.

 

ma pinata-dragon (couchers à 3h du matin inside)

ma pinata-dragon (couchers à 3h du matin inside)

Le déroulement et les ratés

Encore une fois ça ne s'est pas passé du tout comme nous l'avions prévu; d'abord les enfants n'ont pas tellement adhéré à notre histoire de princesse à libérer (je crois qu'ils l'ont oubliée au bout de 2 secondes). Les billes + la princesse à libérer + le dragon à attaquer + le trésor à trouver = trop d'informations pour des cerveaux de 5-6 ans (Papa Ours lui-même... bref!). De plus il fallait surveiller le parcours et les aider à remettre les quilles, leur tenir la main lors de certains passages "dangereux" et à 2 parents pour 8 enfants, c'était juste. On nous appelait de tous côtés. Le premier à s'aventurer dans la tente a bien entendu ramené TOUTES les billes alors qu'il y en avait une pour chaque enfant. De plus je pensais que les enfants allaient demander à  refaire, le parcours tellement il était chouette mais...euh... non.

Après cette première épreuve, ils sont rentrés et ont commencé à s'installer à table pour goûter sans demander leur reste à...15h30! Qu'à cela ne tienne, nous leur avons servi à boire (ils avaient eu chaud) et avons essayé de faire diversion avec notre fameux jeu de "dessiner c"est gagné" (à table donc).

Nous avons réussi tant bien que mal à les faire quitter la table du goûter (sans avoir goûté du coup, pas à 15h30 quoi!) pour construire le donjon en kapla. Ce jeu, pourtant le seul un peu compétitif je le rappelle, a provoqué malgré tout une guerre terrible entre les deux équipes, et un sentiment d'injustice profond de la part des perdants, accusant les gagnants d'avoir triché (et on s'étonne que l'humanité continue à se faire la guerre...). Et je ne vous parle pas de ceux qui ont carrément refusé d'y participer.

Au milieu de tout ce bazar, tout le monde avait oublié le dragon. J'ai donc décidé de réduire brutalement le nombre de billes à collecter pour pouvoir attaquer le dragon, et passer à autre chose . Là encore petite déception, la pinata s'est ouverte en 4 coups d'épée de la part d'un de nos preux chevaliers (du coup les ficelles censées ouvrir la trappe, et posées entre 2h15 et 2h30 du matin la nuit précédente n'ont pas été utilisées).

Ensuite, tout le monde était bien trop occupé à remplir ses poches de bonbons pour penser à la princesse (l'âme chevaleresque est faible). Finalement, nous avons remis les enfants sur les rails du jeu et la princesse a été libérée. Ah oui, l'indice. Ben tout le monde s'en fichait de l'indice. Alors j'ai soufflé la cachette à l'un d'entre eux qui a alerté les autres et le trésor a été vite découvert.

Puis nous sommes passés au goûter pour de vrai. Miss Bonbon pleurait pendant que nous lui chantions sa chanson d'anniversaire, parce que son bracelet fluorescent de m.... dans sa pochette cadeau de m.... n'était pas rose. Les bougies se décomposaient au rythme de ses larmes et coulaient sur le gâteau, Papa Ours prenait des photos, nous nous maîtrisions pour ne pas crier, c'était super chouette!

Comme les anniversaires se suivent et ne se ressemblent pas, cette fois le gâteau est parti en entier et j'étais limite gênée de ne rien avoir d'autre à offrir...

Puis nous sommes passés à l'ouverture des cadeaux. Et là... nous avons lâché l'affaire. Les filles se sont mises à jouer avec les lego Disney, allongées sur le carrelage du salon, tandis que les garçons sont montés à l'étage mettre le bordel bazar. Je suis montée pour leur proposer l'activité créative que je leur avais réservé. Ils ont réussi à se poser 10 minutes, après quoi deux d'entre eux sont repartis dans les chambres (opération bazar!).

J'ai commencé à regarder l’heure toutes les 5 minutes et bon sang, il n'était que 16h30, encore 1h minimum! Quand les premiers parents sont arrivés, les garçons s'amusaient à courir autour de la maison, une petite fille se déguisait seule dans la salle de jeux, les autres jouaient toujours au lego; l'impression de maitrise de la situation était je crois frappante...

L'anniversaire princesses et chevaliers (making-off et ratés inclus)

 

Ne vous inquiétez pas, malgré ce récit quelque peu apocalyptique, nous avons passé un très bon après-midi en présence de ces enfants charmants (polis, bien élevés tout ça!), heureux de faire plaisir à notre fille, ce qui était, au fond, le plus important: qu'elle se soit amusée, qu'elle ait apprécié l’organisation au taquet, qu'elle se soit réjouie de la présence de ses copains chez elle, et en effet, ce qu'elle a préféré elle, finalement, ce sont.... les cadeaux.

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