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Touzazimutin

enfants

La plage après l'école

21 Septembre 2016, 16:10pm

Publié par Zazimutine

La plage après l'école

L'un des avantages d'habiter à quelques km de la mer, est bien entendu de pouvoir profiter de la plage à peu près quand on veut. Avant que vous ne décidiez de me supprimer de votre liste d'amis après cette introduction quelque peu propice à l'envie, permettez moi toutefois de mesurer mon propos: on est en Bretagne les gars, donc à moins de disposer, comme certain de mes proches, d'une pilosité tout-terrain waterproof (et je ne parle pas de mes filles - du moins, pas encore), on ne peut guère profiter des plaisirs de la plage en toute tranquillité (comprendre: sans trop de vacanciers) qu'en juin et septembre! Ce qui est déjà beaucoup, je vous l'accorde.

Cette fin d'été nous ayant reservé de belles et chaudes journées, nous avons pu nous offrir encore quelques jolies baignades, les meilleurs restant les impromptues.

Il y a eu ce premier mardi après la rentrée, particulièrement chaud. N’arrivant pas trop tard à l'école pour récupérer mes filles, j'ai décidé de lâcher prise en faisant un bras d’honneur aux conventions de type devoirs, douches, préparation du repas, et je leur ai proposé d' aller faire un tour à la plage. Un petit crochet par la maison pour embarquer le sac de plage et hop, nous voici en route pour Bains-les-mers.

Sur la plage, quelques vacanciers tardifs s'égrenaient ici et là (intermède poétique). Miss Bonbon a réclamé une glace au chocolat, nous sommes allées acheter une glace au chocolat; à 18h (lâcher-prise). Le chocolat a coulé le long du cornet. Le chocolat a coulé le long des mains de miss Bonbon, puis de ses coudes, le chocolat a réussi à couler en remontant sur ses joues et sur son nez. Souvenez-vous j'étais en mode lâcher-prise, "c'est pas grave" j'ai dit, "tu iras te rincer dans la mer", fermant les yeux sur les tâches de chocolat maculant son beau-pantalon-rose-clair-que-j-adore-avec-le-tee-shirt-rayé-blanc-et-rose-assorti-tout-propres-sortis-de-l'armoire-le-matin-même (le lâcher prise, c'est parfois compliqué)

De son côté, Miss Choco, pressée de se baigner, a réclamé son maillot de bain. J'ai du la retenir de ne pas se dénuder devant le glacier. Une fois sur la plage, elle a enlevé ses habits précipitamment et a littéralement sauté dans l'eau, sous les yeux ahuris des plagistes cités plus haut (souvenez-vous, la poésie). Un monsieur m'a dit l'air amusé "eh bien, elle n'a a pas froid!"- "jamais!" ai -je répondu, dans un élan de fierté maternelle qui en disait long sur mon lâcher-prise (et sur ma culture publicitaire). Pendant ce temps, miss Bonbon est allée nettoyer ses tâches de chocolat sous la douche de la plage, sans oublier d'asperger copieusement ses voisins à 3 mètres à la ronde (dont sa mère). On a bien ri.

J'ai senti le regard envieux de ces retraités en vacances sur notre petit trio. Ils avaient l'air de trouver formidable de pouvoir se baigner après l’école. J'ai trouvé ça formidable aussi.

La plage après l'école

Et puis mercredi dernier, il a fait encore plus chaud. Alors, avec Papa Ours cette fois, après son travail, on a fait mieux: on a pique-niqué sur la plage. Il y avait beaucoup de familles comme nous, avec la glacière. Dès notre arrivée, tous les quatre, nous nous sommes précipités dans l'eau. On a un peu crié pour se donner du courage, elle était froide. La mer était d'un calme incroyable, grande étendue d'eau miroitante sous le jour déclinant. On a répété et répété "On est bien!!"; miss Bonbon a joué à "je nage avec les dauphins" sur le dos de Papa Ours; Miss Choco et moi avons fait quelques aller-retours, les bras et les jambes nous piquaient, alors on accélérait pour se réchauffer. On a encore dit "on est bien!!". Quand on a trop grelotté, on est sortis et on mangé notre pique-nique en regardant le coucher de soleil.

La plage après l'école

Les filles se sont couchées un peu tard ce soir-là.

Mais on était bien.

La plage après l'école

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Filles à lunettes

30 Juin 2016, 17:14pm

Publié par Zazimutine

Filles à lunettes

 

Quand je suis née, mes parents ont évidemment organisé une grande fête façon Eddie Barclay, dress-code blanc, champagne qui coule à flots et tous les grands de ce monde -de l'époque- invités (Sheila, Beatles, reine d'Angleterre etc...). Bien entendu, les soeurs De la génétique furent invitées et, dotées de grands pouvoirs magiques, elles se penchèrent sur mon berceau, m'affublant de toutes les grâces de mes aïeux (intelligence, humour, beauté, sans oublier la modestie). Seulement voilà, la soeur cadette, Maléfique De la génétique, avait été écartée de cette soirée mémorable; vexée, elle prit tout de même part à la fête et me jeta un sort: en plus de dormir 100 ans (mais en plusieurs fois), j'allais hériter de la forte myopie de mes grands-pères.

En grandissant, comme prévu, je devins donc, intelligente, drôle, belle, modeste, grosse dormeuse et... myope. Myope avec un grand M. Comme une taupe. Si ma myopie ne se déclara qu'au CM1, celle-ci dégringola de façon vertigineuse jusqu'à atteindre la limite de ce qu'en médecine on appelle une "myopie moyenne", en sachant que  cette dernière correspond en réalité, pour le commun des mortels, à une très forte myopie (pour vous donner une idée, je vois net à environ 10 cm de mon visage...). Bref, les lunettes devinrent, à partir de la 6ème, mes meilleures amies. Ou plutôt mes meilleures ennemies. Car si j'avais trouvé plutôt rigolo de les porter de temps en temps au CM1 et CM2, les supporter tout le temps devint pour moi un vértable calvaire, surtout à cet âge tellement propice au sentiment de confiance en soi qu'est l'adolescence.

Car porter des lunettes, c'est inévitablement:

  • faire du sport AVEC ses lunettes

Qui n'a pas fait le tour du stade avec ses lunettes qui tressautent sur son nez, les sourcils dégoulinant de sueur sur les verres, n'a pas vraiment connu la vie!

  • aller à la piscine SANS ses lunettes

Comme c'est incompatible, il faut se résoudre à les laisser au vestiaire et à en subir les conséquences: ne pas reconnaitre ses copines au bord du bassin, ne pas comprendre que le maitre-nageur essaie désespérément depuis 5 minutes de vous faire sortir du bassin en s'époumonnant dans son sifflet, quant à aller chercher le minuscule anneau là-bas, à 3m20, comment vous dire?

  • être dépendant de la météo

Subir l'affront de la pluie et la blague récurrente qui en découle sur la praticité d'un essuie-glace intégré à la monture (ah ah ah!); en hiver, connaître également le bonheur d'avoir les verres embués quand on vient de l'extérieur et que l'on se retrouve sans transition dans une ambiance chauffée; marche aussi avec l'émotion, j'ai en mémoire un merveilleux épisode où, en première, je fus interrogée au tableau pour un commentaire de texte et où, les verres totalement opacifiés par la buée, je ne parvins pas à lire correctement mon texte.

  • penser qu'avec des lunettes, tout espoir de séduire un garçon est réduit à néant.

Quand je me remémore les montures que l'on faisait pour les enfants dans les années 80, je pense que mon à priori n'était pas dénué de bon sens. Sans compter qu'avec ma myopie de compétition, je me suis vite retrouvée avec des yeux qui paraissaient minuscules derrière mes carreaux pourtant amincis au maximum. J'ai donc passé des boums SANS lunettes, à cligner frénétiquement des yeux pour savoir qui venait m'inviter à danser un slow, et même si c'était bien à moi que le garçon s'adressait; il m'est arrivé également de me balader sans lunettes dans la rue à côté d'un garçon de ma classe en espérant qu'il s'apercevrait que SANS, j'étais drôlement mignonne (hum!); l'épisode où je m'écrase lamentablement le nez contre un abri-bus que je n'avais pas vu arriver (le côté transparent), ainsi que le fou-rire du-dit garçon et mon saignement de nez, reste un souvenir aussi douloureux qu'humiliant.

Je passe sur les dénominations couramment usitées à l'époque pour désigner les porteurs de lunettes (intello, serpent à lunettes...), vous avez compris j'imagine, que je suis une traumatisée des lunettes. J'attendis donc avec impatience d'avoir 18 ans, pour avoir droit aux fameuses lentilles (je me demande encore pourquoi l'ophtalmo me fit attendre tout ce temps alors que je devais de toutes façons changer de verres chaque année). Aussitôt mon bac en poche, je me précipitai chez l'ophtalmo pour tester les fameuses lentilles, qui ne m'ont, depuis, plus jamais quittées. Enfin, ma vie commençait.

 

Beaucoup plus tard, à la naissance de mes filles, une chose me taraudait. Allais-je, ou non, leur transmettre ma myopie, sachant que Papa Ours est également légèrement myope? Je comptais sur la présence, dans le mélange génétique, de deux grand-mères à la vue absolument parfaite.

Raté! Dès le CP, notre aînée commença à se plaindre de ne pas bien voir de loin. Elle porte des lunettes en continu depuis novembre dernier.

Lors du contrôle à 6 mois, la myopie de miss Choco avait dégringolé, et miss Bonbon, pour laquelle je pensais que tout allait bien, se retrouva affublée d'une myopie déjà conséquente. Pour moi je le confesse, ce fut un choc.

Même si j'ai changé d'avis aujourd'hui sur les lunettes, même si j'ai autour de moi plein d'exemples de femmes à lunettes que je n'imaginerais pas un seul instant dépourvues de leurs montures, et que je trouve pourtant très jolies, même si les montures sont devenues beaucoup plus esthétiques, je fus catastrophée à la pensée que mes deux petites filles allaient avoir le même destin que moi, dès l'école maternelle pour l'une, élémentaire pour l'autre.

Et puis je me suis faite une raison. C'est mon histoire et pas la leur. Malgré ma crainte que leur myopie rejoigne la mienne, voire la dépasse (ce qui est quand même bien handicapant), je suis consciente que ça ne reste qu'un problème de santé mineur. Surtout, je me suis habituée à leurs bouilles cerclées de lunettes, j'irais même jusqu'à dire que maintenant, je les préfère avec; elles leurs donnent du caractère à mes filles, ces jolies petites lunettes, rouges pour l'une, roses pour l'autre. Et comme l'a dit ma fille aînée chez l'ophtalmo, quand cette dernière m'a annoncé la myopie de miss Bonbon, et que je m'effondrai en insultant les fées de la génétique; "c'est pas grave maman, elle mettra des lunettes et puis c'est tout!".

Ben oui, c'est tout.

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Sisters

30 Mai 2016, 19:35pm

Publié par Zazimutine

Sisters

 

La première fois que j'ai entendu la chanson d'Emily Loizeau intitulée "Sister", où elle exprime son désarroi absolu quand, enfant, elle comprend qu'elle va passer une année scolaire loin de sa sœur Manon, j'ai eu étrangement les larmes aux yeux, la chair de poule, les papillons dans l'estomac, bref, tout cette sorte de chose exprimant une violente émotion. Je crois qu'à l'époque, je n'avais encore que ma fille ainée; je ne savais donc pas qu'elle allait avoir une sœur de seulement 2 ans sa cadette, avec laquelle elle allait partager ses jeux, et vivre une telle complicité. Pourtant, il m'a semblé que les mots d'Emily Loizeau résonnaient à mes oreilles comme ceux d'une expérience universelle:

"un jour de septembre,

on quittait Londres sans toi,

c'était la rentrée des classes,

on m'avait pas dit,

que je ne te verrais pas,

que tu allais rester là,

que tu allais vivre là,

passer toute cette année sans moi"

Quand j'écoute ces paroles, chaque fois, je ressens, vivace, le sentiment d'égarement de cette petite fille. Je n'ai pourtant pas de sœur; j'ai un frère de 4 ans mon ainé, avec lequel j'ai partagé peu de jeux, nos univers étaient trop différents: à lui, le foot, les courses de voitures, et les expériences transgressives consistant à aller en vélo jusqu’au stade Geoffroy Guichard, alors que nous n'avions pas le droit de dépasser le bout de la rue chez nos grands-parents; à moi, les boums de playmobils (flirts compris), les Barbies, et les expériences transgressives consistant à essayer toutes les chaussures de ma mère en son absence. De temps en temps pourtant, j'étais autorisée à participer aux jeux de mon frère et alors s'ouvrait à moi un monde qui me semblait merveilleux... Plus tard, notre relation est devenue fraternelle sur un mode plus adulte.

Cette relation de sœur à sœur, je la vis pourtant maintenant, en spectatrice, au quotidien. Jour après jour, j'observe mes filles se précipiter ensemble à l'étage dès que nous rentrons à la maison après qu'ait résonné le sempiternel "tu viens jouer?"; j'assiste, impuissante, au profond ennui de l'une lorsque l'autre est absente. Je me réjouis de leurs câlins, l'ainée surtout, qui aime tant enlacer sa petite sœur qu'elle trouve "trop mignonne"; je m'agace aussi, il faut bien le dire, de leurs disputes, de plus en plus présentes ces temps-ci. Bien entendu, je ne sais pas quelles seront leur relation adultes, et même adolescentes, peut-être s'éloigneront-elles, se déchireront-elles, qui sait? Mais je ne peux m'empêcher de les regarder, si complices, avec émotion, de m'en féliciter, de me nourrir de toutes les belles relations de soeurs de mon entourage, en espérant que la leur évolue dans le  même sens.

Alors aujourd'hui, chaque fois que j'entends cette chanson, je pense à mes filles; je pense à leur connivence, et combien ça me rend heureuse; et puis, à travers elles, je pense à la sœur que je n'ai pas eue.

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Miss de mai

2 Mai 2016, 11:40am

Publié par Zazimutine

Miss de mai

 

Quelques nouvelles un peu détaillées des miss, en ce joli mois de mai (comme cette photo ne l'illustre pas!):

Miss Choco (8 ans)

- j'ose à peine l’écrire, tant les choses sont souvent fragiles avec elle, mais, 8 mois après sa rentrée dans cette nouvelle école, notre aînée semble avoir enfin apprivoisé ses camarades de classe (à moins que ce ne soit le contraire!); raconte qu'elle joue avec "les filles" à la récréation, me parle souvent de L. ou de N., et était même contente d'être aux TAP dans le même groupe que C. Bref, sa vie sociale à l'école semble enfin exister, et je pense que sa maîtresse n'y est pas étrangère (coeur avec les doigts-vous savez que j'ai un coeur d’artichaut avec les instits!);

- change régulièrement de projets d'avenir; fini le projet restauratrice/créatrice de bijoux, miss Choco veut désormais tantôt être aventurière, tantôt résoudre des enquêtes; une carrière de comptable ne lui serait également pas désagréable (nous parlons d'une enfant qui fait des additions pour se détendre... oui j'avoue, je lève les yeux au ciel en l'écrivant);

- n'aime plus la gym; veut refaire de la danse l'année prochaine et apprendre à jouer du piano;

- se transforme au niveau physique; si on n'est pas encore à l'âge de la puberté, son corps n'est pourtant plus tout à fait celui de la fillette fluette qu'elle a été;

- dévore les livres au point que nous manquons cruellement de denrées littéraires, malgré nos visites régulières à la bibliothèque municipale;

- est d'une curiosité insatiable; veut tout savoir et tout comprendre, même (surtout?) ce que ses parents ne comprennent pas;

- remonte les manches de son pyjama et se frotte les bras pour s'endormir le soir "parce que c'est frais et ça fait du bien"; et ce grosso modo depuis 8 ans;

- déteste, mais vraiment, déteste les pantalons slims, à cause de leur inconfort! (comme on la comprend)

 

Miss Bonbon (6ans)

- est très préoccupée par sa vie amoureuse; me saoule parle à longueur de journée de son amoureux (date du mariage, prénoms et nombre d'enfants etc...); a même failli nous faire comettre un incident diplomatique 2 semaines avant sa fête d'anniversaire, en changeant brutalement de prétendant; est finalement revenue sur sa décision (ce n'était qu'une bluette de passage);

- est très au courant de la façon dont on fait les bébés depuis que miss Choco a emprunté à la bibliothèque "l'Encyclopédie de la vie sexuelle pour les 7-9 ans" (j'ai voulu me la jouer mère détendue sur le sujet); depuis, me pose toutes sortes de questions angoissantes du genre "est-ce qu'un enfant peut avoir des bébés s'il fait l'amour?", "est-ce qu'on se met parterre pour faire l'amour?" etc...; dans ce contexte, m'a demandé la semaine dernière si elle pouvait inviter son amoureux à dormir. Bref, je redoute le moment où elle va me demander, à 6 ans, de la conduire chez le gynécologue (vu que la super encyclopédie aborde également la question de la contraception). Au secoooours! (j'ai dit non pour inviter l'Amoureux à dormir);

- est toujours aussi passionnée par les princesses, sa préférée étant Horreur, pardon, Aurore (la belle au bois dormant);

- aimerait arrêter toutes ses activités extra-scolaires; j'ai cédé pour la gym, mais tenu bon pour l’éveil à la musique, faut pas charrier, petite demoiselle!

- est très casanière; se contenterait de jouer toute la journée à la maison avec sa soeur, plutôt que sortir en balades ou je ne sais où, activités qu'elle trouve toujours à priori "nulles"; même la plage ne trouve grâce à ses yeux;

- refuse d'apprendre à nager (quand on vit au bord de la mer c'est d'un pratique!);

- n'aime pas tellement l'école; mais veut être maîtresse quand elle sera grande, et fait régulièrement l'école à ses poupées ou à sa sœur;

- adore aussi les livres, qu'elle feuillette en racontant l'histoire à voix haute (usage du passé simple de compétition inclus);

- a la phobie des chiens;

- suce son pouce, encore et encore.

 

Les actualités des miss sont toujours sur une idée de marjoliemaman.

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L'anniversaire princesses et chevaliers (making-off et ratés inclus)

28 Avril 2016, 13:02pm

Publié par Zazimutine

L'anniversaire princesses et chevaliers (making-off et ratés inclus)

 

Depuis 3 ans maintenant, date de son entrée en petite section, miss Bonbon, notre cadette, nous demande d'organiser une fête d'anniversaire avec ses copains/copines, à la maison. Ou est-elle allée chercher cette idée saugrenue? Mystère. N'empêche que depuis, nous vivons toute l'année au rythme du décompte de sa fête d'anniversaire et de ses desideratae (notez ma maitrise flagrante du latin!) pour celui-ci (quoique sa dernière fête datant d'un mois, nous avons actuellement un peu de répit).

3 années donc, et autant d'expériences différentes, dont nous essayons de sortir chaque fois, riches de leçons pour l'année suivante (je veux dire, en plus de l'envie de ne plus jamais recommencer).

Le making-off

  • Le thème

Cette année, pour ses 6 ans, le thème de la fête fut un peu différent des autres années, puisque nous passâmes de "Princesses" à "Princesses et chevaliers". Non pas que miss Bonbon s'interessât brutalement à ces derniers, mais plutôt qu'elle décidât pour la première fois d'inviter des garçons. Et non pas un, ni deux, mais trois garçons! (oui je l'avoue, j'ai eu peur!)

Très attentifs au bien-être de nos futurs hôtes de sexe masculin, nous décidâmes donc de testostéroniser la fête en ajoutant la mention "et chevaliers" au thème initial.

Nous envoyâmes donc  des invitations façon moyen-âge aux 6 invités (avec nos 2 filles, cela ferait donc 8 enfants à gérer). Comme chaque année, j'espérai quelques réponses négatives. Comme chaque année, tous répondirent présents (youpiiie!).

  • La déco

Là je ne me suis pas embêtée, j'ai tout acheté sur internet, un kit anniversaire princesses, dans les tons de rose et doré: ballons, guirlandes, assiettes, verres, pailles, serviettes en papier et confettis.

  • Le goûter d'anniversaire

Comme chaque année, j'avais uniquement confectionné THE gâteau au chocolat, tout simple mais que mes filles adorent, moule en forme de coeur, décors "princesse" à l'aide de pochoirs et de sucre glace, et j'avais rappelé le thème de l'invitation en piquant dedans des stickers collés sur des piques apéro. J'avais également disposé quelques bonbons.

  • L'animation

Forts de notre expérience de casse de jouets pendant le moment "quartier libre" de l'an dernier, il fut exclu de laisser le moindre temps mort. Nous avions donc découpé l'après-midi en différents temps:

1) Une chasse au trésor incluant plusieurs jeux et un final en pinata.

L'idée de départ: retrouver la princesse enlevée par le dragon (la pinata); la cachette du trésor étant détenue par la princesse, il va falloir attaquer le dragon. Mais pour pouvoir attaquer le dragon, il faut passer des épreuves, chacune permettant de récolter des billes. Quand le nombre de billes récoltés sera de 50, les enfants pourront attaquer le dragon, délivrer la princesse, et donc trouver le trésor. Okaaay??? Moui bon c'est en effet un peu compliqué, j'ai pu m'en rendre compte.

En pratique, voici les épreuves que nous avons proposé:

- parcours de motricité dans le jardin à l'issue duquel chacun devait trouver une bille, et comprenant, marche sur une planche, passage sous l'étendage, marche avec des palmes, trottinette, vélo, jeux de chamboule-tout, course à l'oeuf, grimpette à l'echelle, tente à balles avec billes cachées dedans.

- jeu de dessiné/c'est gagné; chaque fois qu'un enfant trouvait ce qui était  dessiné, il ramenait une bille à la communauté

- donjon de kapla à construire, le plus haut et le plus vite possible (2 équipes); l'équipe gagnante ramenait 10 billes, l'autre 5.

2) Un temps de goûter suivi de l'ouverture des cadeaux

 

3) Un temps d'activités manuelles/retour au calme: coloriages de chevaliers pour les garçons et pâte à modeler princesses pour les filles (Djeco, un bon filon!)

 

Bref, comme vous pouvez le constater, un planning de 2h30 chronométré à la seconde, sans temps mort, et qui passerait à la vitesse de la lumière.

Vous noterez également la présence quasi exclusive de jeux coopératifs, tant j'avais été traumatisée par les crêpages de chignons (au sens propre!) entre fillettes lors de la chasse au trésor du premier anniversaire de miss Bonbon.

 

ma pinata-dragon (couchers à 3h du matin inside)

ma pinata-dragon (couchers à 3h du matin inside)

Le déroulement et les ratés

Encore une fois ça ne s'est pas passé du tout comme nous l'avions prévu; d'abord les enfants n'ont pas tellement adhéré à notre histoire de princesse à libérer (je crois qu'ils l'ont oubliée au bout de 2 secondes). Les billes + la princesse à libérer + le dragon à attaquer + le trésor à trouver = trop d'informations pour des cerveaux de 5-6 ans (Papa Ours lui-même... bref!). De plus il fallait surveiller le parcours et les aider à remettre les quilles, leur tenir la main lors de certains passages "dangereux" et à 2 parents pour 8 enfants, c'était juste. On nous appelait de tous côtés. Le premier à s'aventurer dans la tente a bien entendu ramené TOUTES les billes alors qu'il y en avait une pour chaque enfant. De plus je pensais que les enfants allaient demander à  refaire, le parcours tellement il était chouette mais...euh... non.

Après cette première épreuve, ils sont rentrés et ont commencé à s'installer à table pour goûter sans demander leur reste à...15h30! Qu'à cela ne tienne, nous leur avons servi à boire (ils avaient eu chaud) et avons essayé de faire diversion avec notre fameux jeu de "dessiner c"est gagné" (à table donc).

Nous avons réussi tant bien que mal à les faire quitter la table du goûter (sans avoir goûté du coup, pas à 15h30 quoi!) pour construire le donjon en kapla. Ce jeu, pourtant le seul un peu compétitif je le rappelle, a provoqué malgré tout une guerre terrible entre les deux équipes, et un sentiment d'injustice profond de la part des perdants, accusant les gagnants d'avoir triché (et on s'étonne que l'humanité continue à se faire la guerre...). Et je ne vous parle pas de ceux qui ont carrément refusé d'y participer.

Au milieu de tout ce bazar, tout le monde avait oublié le dragon. J'ai donc décidé de réduire brutalement le nombre de billes à collecter pour pouvoir attaquer le dragon, et passer à autre chose . Là encore petite déception, la pinata s'est ouverte en 4 coups d'épée de la part d'un de nos preux chevaliers (du coup les ficelles censées ouvrir la trappe, et posées entre 2h15 et 2h30 du matin la nuit précédente n'ont pas été utilisées).

Ensuite, tout le monde était bien trop occupé à remplir ses poches de bonbons pour penser à la princesse (l'âme chevaleresque est faible). Finalement, nous avons remis les enfants sur les rails du jeu et la princesse a été libérée. Ah oui, l'indice. Ben tout le monde s'en fichait de l'indice. Alors j'ai soufflé la cachette à l'un d'entre eux qui a alerté les autres et le trésor a été vite découvert.

Puis nous sommes passés au goûter pour de vrai. Miss Bonbon pleurait pendant que nous lui chantions sa chanson d'anniversaire, parce que son bracelet fluorescent de m.... dans sa pochette cadeau de m.... n'était pas rose. Les bougies se décomposaient au rythme de ses larmes et coulaient sur le gâteau, Papa Ours prenait des photos, nous nous maîtrisions pour ne pas crier, c'était super chouette!

Comme les anniversaires se suivent et ne se ressemblent pas, cette fois le gâteau est parti en entier et j'étais limite gênée de ne rien avoir d'autre à offrir...

Puis nous sommes passés à l'ouverture des cadeaux. Et là... nous avons lâché l'affaire. Les filles se sont mises à jouer avec les lego Disney, allongées sur le carrelage du salon, tandis que les garçons sont montés à l'étage mettre le bordel bazar. Je suis montée pour leur proposer l'activité créative que je leur avais réservé. Ils ont réussi à se poser 10 minutes, après quoi deux d'entre eux sont repartis dans les chambres (opération bazar!).

J'ai commencé à regarder l’heure toutes les 5 minutes et bon sang, il n'était que 16h30, encore 1h minimum! Quand les premiers parents sont arrivés, les garçons s'amusaient à courir autour de la maison, une petite fille se déguisait seule dans la salle de jeux, les autres jouaient toujours au lego; l'impression de maitrise de la situation était je crois frappante...

L'anniversaire princesses et chevaliers (making-off et ratés inclus)

 

Ne vous inquiétez pas, malgré ce récit quelque peu apocalyptique, nous avons passé un très bon après-midi en présence de ces enfants charmants (polis, bien élevés tout ça!), heureux de faire plaisir à notre fille, ce qui était, au fond, le plus important: qu'elle se soit amusée, qu'elle ait apprécié l’organisation au taquet, qu'elle se soit réjouie de la présence de ses copains chez elle, et en effet, ce qu'elle a préféré elle, finalement, ce sont.... les cadeaux.

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J'peux pas j'ai piscine- Epilogue

6 Février 2016, 08:16am

Publié par Zazimutine

J'peux pas j'ai piscine- Epilogue

 

Voilà, c'est fini, j'ai accompagné pour la dernière fois les CE1 à la piscine.

Un peu moins de dérision au cours de cette dernière séance, mais pas mal de tendresse. C'est qu'au fil des semaines, je me suis attachée à ces petits!

Il y a d’abord eu les petits signes de mains et les sourires des enfants qui réchauffent le cœur, lorsqu'ils m'ont vue attendre derrière le portail de l'école.

Il y a eu les courses dans les douches, et le records de décibels atteint haut la main par les douches des garçons.

Il y a eu le moment ou la maitresse-nageuse (ben quoi, on conjugue les deux non?), bref, la MSN a l'air sévère, m'a demandé d'aller dans l'eau parce qu'elle allait faire passer des tests aux enfants, et que, par mesure de sécurité, il fallait quelqu'un dans l'eau. "But wath's the fuck??" me suis-je dit, en me souvenant que je n'avais pas laissé de change dans mon sac, vu que sur les 3 dernières séances je n'étais JAMAIS allée dans l'eau. Double WTF lorsque je me suis rappelée que j'avais rendez-vous avec la maitresse de miss M. juste après la piscine, sans repasser par la case maison.

Il y a eu ce fameux passage des tests, particulièrement difficile pour les bonnets verts qui ne savent pas tout à fait nager. Comme j'étais l'objectif à atteindre ("tu nages jusqu'à la maman!"), j'avais vue panoramique sur leurs efforts à m'atteindre, leurs grands yeux concentrés, pleins d'eau, d'espoir, et de peur mêlés, et enfin de fierté lorsqu'ils attrapaient enfin ma main (j'espère que vous avez envie de pleurer parce que moi je n'étais pas loin!).

Il y a eu L., une de mes chouchoutes, qui entre deux récits de la vie aquatique de sa grand-mère, m'avoua après m'avoir copieusement crachoté dans la figure qu'elle avait mal au ventre depuis le matin, faisant passer devant mes yeux l’ombre inquiétante d'une gastro pendant le week-end suivant.

Il y a eu N. qui n'a pas retrouvé son slip après la piscine. Puis qui a perdu son sac. Avant de se souvenir l'avoir donné à sa grand-mère (son sac, pas son slip) qu'il avait justement croisé à la piscine en sortant.

Il y a encore eu un paquet de chevelures à sécher et de pudeurs à respecter en tenant la serviette bien serrée autour pendant l'extraction du maillot de bain, de vêtements difficiles à enfiler rapidement (fucking pantalons slims sur peau humide!), de chevelures à démêler, sécher et à coiffer, et autant de sacs et de manteaux à porter.

Enfin il y a eu mon rendez-vous avec la maitresse de miss M, durant lequel je ne me suis pas assise et je n'ai pas enlevé mon manteau...

PS: en mai et juin j'accompagne les maternelles... je vous tiens au courant ;)

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J'peux pas, j'ai piscine!

11 Janvier 2016, 22:11pm

Publié par Zazimutine

J'peux pas, j'ai piscine!

 

Dans la série des nouveautés inhérentes à notre changement de vie, j'ai décidé, cette année, de me porter volontaire pour accompagner la classe de chacune mes filles à la piscine. J'ai donc passé un agrément (car oui, il faut un agrément!) dont je vous épargne le récit, mais qui était déjà un moment très drôle, tant les parents, lorsqu'ils se retrouvent en milieu scolaire, régressent en copiant sur les autres, se disputant, bavardant entre eux pendant que le formateur parle etc...

Jeudi matin, j'ai donc accompagné ma première séance à la piscine.

Notez que pour me rendre disponible, j'ai changé mes jours de travail tout le mois de janvier, du jeudi pour le vendredi, occasionnant du même coup un arrachage de cheveux par poignées à ma secrétaire (oui j'ai une secrétaire hu hu hu!)-(depuis, elle porte une casquette et ne quitte plus un trident dont elle me pique les fesses, chaque fois que mon postérieur croise son chemin). Vous l'avez compris, il faut une certaine abnégation quand on veut accompagner une sortie scolaire (pour les fleurs, je vous laisse mon adresse en bas, j’accepte aussi les chèques).

Ce matin-là donc je me préparais à rejoindre l’école. J'avais bien sûr anticipé la séance 1 mois avant, en veillant à m'épiler bien partout, espérant ainsi épargner ma fille de moqueries éventuelles quant au statut pilaire de sa mère. Epilation de rigueur donc, tout le mois de janvier. J'enfilai mon maillot de bain à l'avance, ne sachant pas si je pourrais bénéficier d'un petit coin discret sur place.

A 10h15, j'arrivai à l'école, non sans avoir vérifié 17 fois que je n'étais pas toute nue sous mon pantalon, comme semblait me l'indiquer ce courant d'air inhabituel entre mes jambes, ni m’être assurée 12 fois que je n’avais pas enfilé mon maillot à l'envers, comme semblait me l'indiquer ce courant d'air inhabituel au niveau de la poitrine (encore que, pour cette dernière, ça se discute).

J’attendis, longtemps, et dans le froid (surtout à l'entrejambe); j'en profitai alors pour relire le déroulé de la séance (tout bien expliqué) que m'avait fait passer la maitresse. Ce qui, vous le verrez plus, tard était sans doute la meilleure idée que j'eus de la journée (suspense).

Un peu plus tard, le groupe des CE1 sortit de l'école en rangs serrés. Je les trouvai tout petits, minuscules à vrai dire, quoi, c'est ça des CE1??!!  C'est ça qui refuse de porter des bonnets "parce que ça fait trop CP?" Laissez-moi rire. La maitresse me demanda si j'avais bien eu le déroulé de la séance, je crus intelligent de faire un trait d"humour: "oui mais je ne l'ai pas appris par coeur hein!", ce qui, à ce stade de l'histoire, était sans doute la dernière chose à dire (suspense bis).

Je montai dans le car à la suite des élèves; à l’intérieur, pendant que je vérifiai les ceintures, j'eus droit à quelque chose comme 14 fois "t'es la maman de quiiii?". Les enfants ont une sorte de facilité dans la prise de contact très rafraichissante, je me promis de retenir et ressortir cette entrée en matière lors de ma prochaine invitation à un cocktail.

A la piscine, tout se passa très bien lors du déshabillage. En tout cas celui des enfants. Les choses se compliquèrent pour moi, lorsque je m'aperçus que je n'avais plus le déroulé de la séance, celui que je n'avais pas appris par cœur DONC. Alors que je l'avais relu sur le parking de l'école, impossible de remettre la main dessus (à l'heure actuelle, il reste introuvable, tournoyant probablement autour de la Terre, dans les limbes stratosphériques, au milieu d'un million de chaussettes célibataires, de barrettes, et autres clefs égarées mystérieusement).

Je réunissais donc mes ouailles (les bonnets rouges), essayant de me remémorer ce que j'avais lu 15 minutes avant. Heureusement, mon groupe, composé initialement de 8 enfants, s'était largement étiolé: 2 avaient oublié leurs affaires, 2 autres étaient recouverts de pustules et donc privés de natation. Une petite fille vint me voir, se plaignant de l'absence de ses lunettes de piscine dans son sac. Pleine de compassion, je maudis intérieurement sa maman, qui faisait visiblement si peu preuve d'abnégation en oubliant de mettre les lunettes de piscine dans le sac de sa fille, tout en me demandant pourquoi le visage chiffonné de la fillette m'était si familier. Ah oui, c'était ma fille.

Nous nous dirigeâmes mes petits bonnets rouges et moi-même (non, je ne parle pas de mon maillot de bain), vers la partie du bassin que l'on nous avait attribué.

J'eus à peine le temps de réfléchir, que mes 4 petits oisillons avaient déjà sauté à l'eau. Je décidai alors d'intituler cette partie "échauffement free style". Non sans peine, je réussis à ramener au bord mes nageurs. J'essayai de me souvenir de la façon dont Dieu (le maitre de CP de l'an dernier) parlait à ses élèves. Je les regardai droit dans les yeux (8 yeux en même temps, c'est pas facile!) et leur expliquai bien les consignes en m’assurant qu'ils avaient compris. J'avais retenu les mots clés de la séance: entrée dans l'eau, immersion, coulée ventrale, restitution-jeu. Chacune de ces séances devait durer 10 minutes, m'amenant gentiment à la fin d'une séance de 40 minutes.

10 minutes plus tard, nous en étions déjà à coulée ventrale (=se propulser sur le ventre, tête entre les bras, en prenant appui sur le bord de la piscine avec les pieds, et aller le plus loin possible sans nager). Je m'amusais de ce qu'une petite fille se retournait comme un bouchon à chaque fois qu'elle tentait une coulée ventrale; je me dis qu'elle devait bien être légère et que sa mère, manquant sûrement d'abnégation, ne devait pas beaucoup la nourrir. Comme c'était la même petite fille qui n’avait pas ses lunettes de piscine, c'était ma fille.

A la moitié de la séance, je me retrouvai fort dépouvue, puisqu'il ne me restait plus que la partie restitution-jeu. Comme je ne comprenais pas très bien la signification du mot "restitution", et craignant que cela ait un rapport avec un problème de digestion du petit-déjeuner du matin, je passai directement au jeu. Jeu auquel je n'avais absolument rien compris. Je me retrouvai donc à hurler dans la piscine "merlaaannn!!!" ou "merluuuu!!!", sans savoir vraiment ce que ça devait entrainer pour les enfants, mais eux semblaient avoir pris leur destin de poissons en main, et s'amuser comme des petits fous.

Enfin la séance s'acheva, au grand dam de mes petits sportifs qui, si l'on se réfère aux nombres de décibels émis par ce groupe, se marrait copieusement.

L’épisode rhabillage fut un peu plus long. Dans le vestiaire, j’allai aider les fillettes qui avaient toutes la chevelure de Raiponce, je vous laisse imaginer. Je fus sidérée de voir une petite fille aux ongles vernis se mettre consciencieusement de la crème sur le visage.

Enfin, après 5 chevelures mal demêlées, nous pûmes remonter dans le car et chacun reprit le fil se sa journée.

Je ne sais pas si les petits bonnets rouges auront beaucoup progressé en natation, mais à en croire les témoignages des parents, ils en redemandent. Ca tombe bien, j'y retourne jeudi prochain (avec 14 photocopies du déroulé, dont un glissé dans mon maillot, à l'entrejambe pour me tenir chaud).

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Actualités des miss #nov 2015

8 Novembre 2015, 17:04pm

Publié par Zazimutine

Actualités des miss #nov 2015

 

Miss J (7 ans et demi)

- Après une rentrée un peu difficile pour elle, semble s'être constitué un petit groupe de copains dans la cour, avec lesquels elle joue "aux billes", "au loup", et "à la barre". Boude en revanche ses camarades de classe auxquels elle ne semble pas beaucoup s'intéresser.

- Aime beaucoup sa nouvelle école, principalement en raison de la présence de la structure de jeux (il n'en faut pas beaucoup pour satisfaire un enfant)


- A toujours des problèmes d’endormissement ; ainsi qu’une nouveauté : la phobie des membres amputés. Oui... nous vivons dans une famille épanouie. Se sent beaucoup mieux,  cela dit, depuis qu'on lui a expliqué qu’on ne peut pas vivre avec une tête coupée, l’idée de croiser une personne sans tête lui étant sans doute insupportable. Nous allons donc voir une psychologue bientôt. Il a juste fallu 2 mois pour obtenir un rendez-vous, les psychologues bretons semblant débordés. J'ai appris à l'occasion de cette prise de rendez-vous que l’angoisse de perte de membre va avec l’angoisse de séparation déjà diagnostiquée à Toulouse. Je suis rassurée de savoir que miss J a développé une angoisse de séparation "toutes options incluses"! Et je confirme. Cette enfant me regarde comme si j’allais littéralement me consumer sous ses yeux ; c’est flippant.

- S’est prise de passion pour les pompiers ; du coup veut un déguisement de pompier pour Noël. Mais attention, un bleu, avec un pantalon et un casque. Un vrai  quoi. J'angoisse déjà à l'idée des jeux que cela va occasionner...


- Démarre une collection de peluches : après Christophe (gros-lapin-tout-doux), et Nino (lapin-si-doux), sa dernière acquisition (achetée avec son argent!): un renard baptisé Gaspard (ou Gustave, j’ai un doute !)


- A hérité de la myopie de sa mère et va devoir porter des lunettes… tout au moins dès qu'elle aura vu l’ophtalmo dans 2 mois, les ophtalmos bretons semblant bla bla bla...

Miss M (5 ans et demi)


- N’a eu aucune problème d’intégration dans sa nouvelle école ; certainement en raison du fait qu'elle raconte NOTRE vie à tout le monde; également grâce à un subtil système de pot-de-vin bien rôdé: promettant à tous ses camarades une invitation à son anniversaire, elle reçoit déjà des cadeaux… ce n’est pas comme si son anniversaire était en février bien sûr... (quelqu'un peut lui dire que ce n'est pas Eddie Barclay qui organise la fête?)


- A des jambes interminables ; d’ailleurs c’est simple, seules ses jambes semblent grandir. C’est assez étrange de voir cette bouille de bébé, avec son parler encore très 5 ans-et-demi à base de suçotis de pouces et autres zezaiement, littéralement posé sur ce corps de gazelle.


- A toujours un aussi "fort" caractère (formulation bienveillante!)


- A l’inverse de sa sœur, a des goûts très arrêtés : ne supporte pas d’avoir des dessins sur ses vêtements par exemple (sauf si ça brille), quitte à gratter le dessin avec ses ongles...


- Vient de perdre sa première dent; je ne me lasse pas de son sourire quelque peu "édenté"

- Démarre une collection de boules à neiges (youpiiiie!)

- Se fait appeler "Georges Pernout" par son père depuis que je lui ai acheté une parka trop grande pour elle (l'humour, ce mode de vie - si vous n'avez jamais vu Thalassa, nous ne rirez pas!).

Suite au prochain épisode.

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Se souvenir des belles choses

5 Novembre 2015, 13:00pm

Publié par Zazimutine

Se souvenir des belles choses

 

Au début des vacances de la Toussaint, nous avons eu la grande tristesse de perdre Très-Grand-Maman-Ours, la grand-mère de mon compagnon et l’arrière grand-mère (la seule encore en vie) de mes filles.
Chaque fois que nous la voyions, j'étais à la fois fascinée et amusée de l'observer en compagnie de ses arrière-petites filles, quatre générations d'écart jouant ensemble en dépit de l'écart d'âge.


Aujourd'hui, je me demande ce qu’elles garderont dans leur mémoire de cette arrière grand-mère :
• Les « bisous qui piquent » ?
• Les paquets de Kinder Bueno qu’elle leur donnait chaque fois qu’elle les voyait ?
• La chaise mécanique qui permettait à Très-Grand-Maman-Ours de monter à l’étage de sa maison sans se fatiguer, avec laquelle elles adoraient jouer, et elle, enchantée de les voir autant s'amuser?
• La canne avec laquelle elle marchait ?
• Ou encore cette famille de canard en bois ramené d’un de ses nombreux voyages et dont elles ont tenu à "hériter"?
• Sa voix ? Son regard ? Son rire? D’autres souvenirs, auxquels je n’ai pas accès, ou d’autres encore, un peu « fabriqués » par les récits et les photos ?

J’ai perdu ma grand-mère maternelle lorsque j’avais tout juste 6 ans. D’elle je n’ai que peu de souvenirs, je suis presque incapable de raconter une anecdote la concernant. Je me souviens de ses mains, tachées par l’âge ; j’ai une image d’elle en train de cuisiner. Et c'est à peu près tout. On me raconte ses beaux yeux bleus, à quel point elle aimait chanter, toutes les fois où elle m'a gardée, et je n'en ai aucun souvenir. Et pourtant, ce que je garde au fond de moi et de plus précieux, c’est la certitude de son affection. Cette grand-mère, je le sens, je le sais, je l’ai connue, nous nous sommes rencontrées, nous nous sommes aimées, je le ressens encore comme une richesse. Bien sûr, rationnellement, je regrette de ne pas l'avoir connue plus longtemps. Mais finalement, quand j'y réfléchis, je crois bien qu'en moi, je la sens encore "en plein", et non pas "en creux".

J’espère qu’il en sera de même pour mes filles et leur arrière-grand-mère, qui leur a témoigné tant d'affection.

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Deux fillettes à Paris

14 Juillet 2015, 13:23pm

Publié par Zazimutine

Deux fillettes à Paris

 

Il y a 8 jours,  nous avons effectué, mes gardes du corps en robe courte et moi, un périple express à Paris.

J'avais en effet obtenu au débotté, un rendez-vous professionnel d'une extrême importance (en fait non, c'était juste un caprice mais je vous raconterai ça plus tard, le temps que je ravale ma honte), et n'ayant pas trouvé de moyen de garde, j'ai décidé d'embarquer mes filles avec moi.

Au dernier moment, j'ai donc trouvé une location pour 2 nuits, pris un billet de train pour que Papa Ours nous rejoigne de Bretagne, jeté quelques affaires dans les valises, et surtout... prié très fort pour ne pas finir trop tard le vendredi soir (il est possible que j'ai perdu toute dignité en rampant devant ma chef afin de finir plus tôt).

A 16h, j'étais enfin libre. J'ai couru à l'école, embarqué mes filles en disant au revoir très rapidement (et en évitant du même coup les démonstrations lacrymales qui me piquaient les yeux puisque c'était donc le dernier jour de l'école), récupéré les bagages et hop, c'était parti pour Paris.

Le matin j'avais annoncé aux filles que nous partions rejoindre Papa Ours pour une destination surprise. Miss Choco a tout de suite deviné.

Paris. La tour Eiffel..

C'était amusant de les retrouver exactement sur mes propres traces lorsque 30 ans auparavant, Jouji et Mr Ewing m'avaient emmené à Paris pour la première fois, en juillet 1985; et comme elles, la première chose que je voulais voir était la tour Eiffel.

6 "petites" heures plus tard, nous y étions donc dans l'antre de la France.

Nous avons visité Paris "à la japonaise", l'idée étant de montrer aux filles un maximum de monuments en un minimum de temps (moins de 48h).

Paris donc, vu à travers les yeux de mes fillettes:

- à Paris, il y a des immeubles blancs. Samedi matin lorsque nous avons ouvert les volets, miss Choco s'est exclamé: "oh la la que c'est beau Paris avec tous ces immeubles blaaanncs!" C'est vrai que lorsqu'on habite la ville rose, ça peut surprendre.

- à Paris on ne parle pas français. Certes, lorsqu'on écume les lieux les plus touristiques, on pourrait en douter. Et pourtant si, ma chérie, ces gens que tu entends sont des touristes, à Paris on parle la même langue qu'à Toulouse (sauf pour les "pains au chocolat")

- à Paris, il y a la tour Eiffel. "Elle est pas si grande que ça la tour Eiffel" vue du Trocadéro (miss Choco, déçue). En tout cas "elle est beaucoup plus grande que la tour Montparnasse!" vue du Trocadéro (miss Choco, le sens de la perspective).  "Ah mais en fait elle est très très grande la tour Eiffel" vue d'en dessous (miss Choco, réjouie, enfin!).

- à Paris il y a l'arc de Triomphe et on peut monter tout en haut pour voir tout Paris. Même que c'est gratuit pour les enfants. Et si on a de la chance on tombera même sur une cérémonie du souvenir à laquelle on comprend rien mais c'est pas grave parce que "c'est beau tous ces gens en uniforme et ces fleurs" (chacun ses goûts...)

- à Paris il y a le métro, et "le métro c'est chouette parce que ça dure longtemps MAIS il y a des gens qui font peur". Par exemple ce Monsieur qui mendie, amputé d'une jambe, en se trainant parterre aux genous de miss Choco. Qui depuis n'arrive plus à s’endormir parce que le soir, seule dans son lit, elle pense "au Monsieur" (me ruinant du même coup 4 séances de psychothérapie qui avaient été plutôt efficaces!)

- à Paris il y a la butte Montmartre et "ça fait mal aux jambes toutes ces marches à grimper" (miss Bonbon, fatiguée).

- à Paris "il y a du monde et il fait chaud" (miss Choco et miss Bonbon, toulousaines averties)

Alors, c'était bien Paris?

- miss Bonbon: "Paris c'est beau, mais moi ce que j'ai préféré c'est la Tour Eiffel à cause des ascenseurs rouge et jaune et quand Papa m'a mis la tête à l'envers et que je voyais les pieds des gens tout là-haut!"

- miss Choco: "moyen! La tour Eiffel et l'arc de Triomphe c'était bien mais l'appartement bof, et surtout... tu sais..." Ah oui! Le Monsieur...

 

 

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