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Touzazimutin

Articles avec #humeur

J'ai testé pour vous: le yoga

29 Septembre 2017, 07:29am

Publié par Zazimutine

J'ai testé pour vous: le yoga

 

Après mon essai de méditation raté face à la mer, j'ai voulu aller plus loin dans l'expérience paranormale. J'ai donc décidé de tester le yoga. Vendredi dernier, j'avais rendez-vous pour mon premier cours, je vous raconte ça en détail.

10h10: je suis en tenue de yogi. Enfin je crois. Disons que j'ai enfilé ma tenue de sport toutes options (celle que j'utilise pour la danse, la course, le vélo, le jardinage et les travaux de peinture), en provenance directe du géant du sport pas cher. Avant d'investir dans une cape orange, je préfère être sûre de continuer.

10h11: en enfilant mes baskets, je me répète comme un mantra "je vais à MON cours de yoga!". C'est assez classe je trouve de dire "MON cours de yoga". Ca fait genre, cours particulier.

10h12: à force de me répéter "je vais à MON cours de yoga!", j'ai, l'impression d'être Gwyneth Paltrow. Je me sens encore plus classe

10h13: question, est-ce que Gwyneth met du rouge à lèvres avant d'aller à SON cours de yoga?

10h15: à force de me prendre pour Gwyneth, je suis en retard!

10h30: toujours auréolée de mon nouveau statut d'actrice américaine, j'arrive à la salle pile à l'heure, grande classe!

10h35: bon, en fait, le temps de trouver la bonne salle, je suis en retard et essoufflée; le cours a commencé... mon auréole se dégonfle quelque peu.

10h36: tout le monde est assis en tailleur et en silence.

10h36: je cherche le prof. Ah, ça doit être le gars qui ressemble à Bouddha en mode surfeur. Bouddha-Brice de Nice quoi.

10h37: oserais-je un petit toussotement pour signifier ma présence? Hum, non, le prof est en train de méditer. Ne pas déranger Bouddha qui médite, ça ne se fait pas. Si ça se trouve il est à deux doigts d'apaiser les relations entre Trump et la Corée du Nord.

10h38: le silence se remplit tout à coup d'un son rauque provenant de la gorge de mes camarades. Ca fait "Oooommmmeee". Oui alors là, d'accord, ce sera sans moi les gars! Même pas en rêve je vous fais profiter du son de mes entrailles!

10h39: finalement je me glisse dans la salle. Le prof ouvre les yeux enfin, il me fait un petit signe de tête (je crois qu'il me bénit).

10h40: je m'installe et tente de faire comme les autres. On commence par un exercice de respiration. Ca va, ça, je sais faire, inspire, expire, LA base.

10h41: j'essaie de copier sur mes camarades, mais ils ont tous les yeux fermés alors je ne peux pas leur demander quoi que ce soit.

10h42: je me concentre très fort pour fermer les yeux moi aussi; je me sens comme un enfant qui essaie de vite s'endormir la veille de Noël.

10h43: je serre très très fort mes paupières...

10h44: j'entends un son au-dessus de moi. Je serre les yeux encore plus fort: ne pas se laisser déconcentrer par les bruits environnants, c'est la base.

10h45: le son se répète...

10h46: le son devient insistant...

10h47: je finis par ouvrir les yeux. Je me retrouve nez à nez avec Bouddha-Brice qui me demande comment je m'appelle.

10h49: l'exercice de respiration commence à me gaver. Surtout que je suis enrhumée et que donc, quand je suis couchée, mes sécrétions coulent dans l'arrière de ma gorge et m'étouffent (bon appétit bien sûr!). Du coup pendant que les autres font de grandes et bruyantes respirations, moi, je renifle et me fend de plusieurs quintes de toux bien grasse. Et ça, je le sens,  c'est pas feng-shui!

11h10; on attaque les postures. Je comprend pas comment on peut à la fois: contracter le périnée, appuyer sur les coudes, rentrer les omoplates, aplatir le dos, et se grandir. Et puis quoi encore? ll veut pas que lui donne le cours du CAC40 en même temps le monsieur?

11h11: ah j'oubliais: il faut aussi contracter les sphincters. Et ça, ça m'inquiète.

11h12: en fait cette histoire de sphincters me rappelle une angoisse primitive inhérente à mes accouchements...

11h15: je n'arrive plus du tout à me concentrer à cause de cette histoire de sphincters.

11h16: à côté de moi, une fille se met à pleurer; je crois qu'elle aussi est préoccupée par ses sphincters.

11h20: dans l'exercice suivant on doit essayer de se luxer la hanche. En expirant parce que ça passe mieux. La vache c'est dur!

11h21:J'avoue que là tout de suite j'ai du mal à imaginer qu'adopter  la position du chien tête en bas puisse faire du bien à mon corps. Parce que bon, si je veux me mettre la tête en bas, je le fais comme un humain point barre.  

11h22: je suis pas un chien nan mais oh!!

11h25: une douce chaleur m'envahit le corps et viens apaiser ma colère d'avoir été prise pour un canidé.

11h30: ce qui devait arriver, arriva, j'ai envie de faire pipi. Je sors, je cherche les toilettes.

11h32: j'ai pas trouvé les toilettes mais j'ai pris mon pull au passage. Ca caille, et Gwyneth a oublié son pull!

11h50: on attaque la relaxation. Comme d'habitude mon corps se détend pendant que mon cerveau part dans toutes les directions: je pense à mon prochain article sur le blog, je pense à tous les livres que je n'aurai pas le temps de lire dans ma vie, je pense à ma retraite à 82 ans, je pense à Robert De Niro (WTF??), je pense à mon géranium de Madère qui ne pousse pas.

11h55: finalement je crois que je vais m'endormir...

11h57: Bouddha-Brice nous réveille; mince j'étais bien!

12h: nous nous remettons en tailleur pour respirer. Et là l'impensable se passe. Un son rauque sort de ma gorge; un truc qui vient du plus profond de mes entrailles et fait vibrer tous mon corps. Ca fait "Ooooooooommmmmmme......"  

 

PS: Oui oui je sais c'est bourré de clichés mais sinon ce ne serait pas drôle. Alors pour la petite histoire, sachez que je me suis inscrite... pour l'année! Finalement le yoga, j'ai aimé ça!

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Face à la mer

17 Septembre 2017, 21:59pm

Publié par Zazimutine

Face à la mer

 

Après avoir tournoyé en orbite autour de notre chère planète toute la semaine, il a bien fallu redescendre sur Terre (pour ceux et celles qui n'auraient pas suivi, mon dernier article a recueilli tellement de commentaires que j'ai pris la première fusée pour la station orbitale "blogueuse-qui-se-sent-plus péter").

En fin de semaine, j'ai pensé alors qu'il serait sage de reprendre rapidement contact avec la réalité (surtout quand je me suis aperçue que je cherchais si on parlait de moi dans Gala). Et pour ça, quoi de mieux que de communier avec la nature? Quand on habite à 3 km de la mer, fastoche. Sauf qu'il fallait faire avec le temps catastrophique de ces deux dernière semaines, et que de mer, je n'avais vu, depuis quelques temps, que son substrat atmosphérique.

Alors vendredi matin (jour chômé pour moi) quand le ciel s'est habillé tout en bleu, j'ai pensé que l'occasion était idéale d'aller au bord de l'océan pour m'évader de mes préoccupations matérielles. J'avais envie d'air frais, je frémissais à l'idée d'atteindre peut-être une sorte d'état méditatif, de me transcender, voire, pourquoi pas, de léviter.

Je me suis dépêchée de préparer mes affaires: baskets, polaire, thermos de thé, tablette de chocolat et mon bouquin en cours.

A 10h, j'étais garée au bord de l'eau, et me suis ruée sur le chemin côtier. Il était là devant moi, l'océan majestueux, d'un bleu sombre dans la lumière du matin. J'ai commencé à marcher, toute guillerette, songeant à ma chance de me trouver ici et maintenant (méditation, étape 1 enclenchée), à déambuler et regarder la mer, avec tout loisir d'observer: plantes, joggueurs, couples de petits vieux chancelant marchant main dans la main, bateaux de pêche côtière travaillant d'arrache-pied...

Après quelques minutes, je me suis trouvée totalement grisée. Je marchais, un sourire béat plaqué sur les lèvres.

Alors je me suis assise et j'ai sorti mon calepin, j'ai bu une gorgée de thé et agrippé fébrilement mon stylo, dans l'état de bien-être où j'étais, je le sentais, j'allais écrire les lignes de ma vie,  les mots allaient éclore au bout de mon stylo au rythme des vagues s'écrasant sur les rochers (poésie, étape 1 enclenchée).

L'inspiration ne venant pas, j'ai rebu une gorgée de thé et j'ai grignoté un petit bout de chocolat.

Un (gros) chien est venu me renifler et a failli me renverser.

J'ai cherché un autre endroit où me poser. C'est qu'ici sur mon rocher,  le vent commençait à m'étourdir un peu. Le fracas des vagues était au fond vraiment assourdissant.

Comme mon sourire faiblissait, j'ai repensé à la chance que j'avais. J'ai rebu une gorgée de thé et me suis concentrée sur ce moment parfait. J'ai pris en photo mon thermos, mon livre et ma tablette de chocolat, pour les poster sur Instagram et montrer à tout le monde justement ma vie parfaite.

J'ai encore bu une gorgée de thé pour me réchauffer parce que ça commençait à sacrément cailler.

Je me suis avancée sur un promontoire rocheux, reniflant à plein nez l'air iodé, parfum de la liberté. J'ai voulu manifester bruyamment la magie de cet instant alors j'ai crié Aline pour qu'elle revienne (pardon, je m'égare).

Debout sur mon rocher, je me suis étirée, et face à la grandeur de l'océan j'ai communié. J'étais l'eau, j'étais le vent, j'étais la pierre. J'étais la mouette tournoyant au soleil levant. J'étais  l'agapanthe ondulant dans le vent. 

C'est à ce moment là qu'elle m'a envahie: la puissance physique de la liberté.

Comme une sensation de chaleur au bas du ventre.

Oserai-je dire de pesanteur?

En fait, ça me rappelait vaguement quelque chose...

Pour tout dire, la liberté, ma liberté, ressemblait terriblement à une envie pressante de faire pipi.

Finalement, je suis vite rentrée chez moi pour me soulager.

J'avais bu trop de thé.

PS: mais sinon c'était bien :)

Face à la mer

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24h dans la peau d'une blogueuse loose

11 Septembre 2017, 13:43pm

Publié par Zazimutine

24h dans la peau d'une blogueuse loose

 

7h: je me réveille; premier réflexe, j'allume mon téléphone, sur lequel je vérifie les stats* de mon blog, et vérifie si j'ai de nouveaux commentaires*. L'humeur de ma journée en dépend!

7h05:  mes statistiques ont augmenté de 200%!!! (de 3, je suis passée à 6 passages sur les dernières 24h) Youpiie!

7h10: avant de lire mes nouveaux commentaires (j'en ai deux!), je me fais couler un petit café histoire de les savourer :)

7h15: je me rends compte que les commentaires ont été écrits par ma mère; elle a beau masquer son identité sous différents pseudo, je reconnais direct son style...

8h: après avoir rafraîchi la page d'Hellocoton* 25 fois, je me rends à l'évidence: je n'obtiendrai aucun autre petit coeur* sous mon dernier article.

8h10: il ne faut pas en rester là, je ne dois pas me laisser décourager. Allez j'ai 30 minutes avant de partir au boulot, je décide de publier un nouvel article, un déjà écrit, mais que je me gardais en réserve pour les moments de grande disette: "5 conseils pour garder son calme face à un rat épileptique".

8h20: voilà, j'ai terminé. En plus j'ai une superbe illustration*: Mercury, mon rat domestique, a justement convulsé la semaine dernière; j'ai réussi à le photographier en pleine action et la photo est à peine floue, ça va le faire!

8h30: j'attends un peu pour publier, il ne faut pas que je me retrouve dans le flot des nouveaux articles si veux me faire remarquer et sélectionner pour la une d'Hellocoton. J'hésite pour la catégorie: "famille" ou "lifestyle"?

8h45: il faut quand même que je parte bosser, allez hop, je publie!

9h: dans les bouchons; je rafraichis* ma page Hellocoton.

9h10: j'arrive au boulot; je m'installe à mon bureau et je rafraichis ma page.

9h15: mince, j'ai oublié de publier sur Instagram*! Vite, vite, je publie ma photo et un petit commentaire pour ramener les followers* sur mon blog. Oh, avec le filtre sélectionné,  ma photo de Mercury prend une teinte romantique et évoque presque une peinture de Monet!

10h: waouh, j'ai plein de "likes" sur Instagram.

10h15: 10 nouveaux abonnés sur Instagram!!! En revanche, je suis étonnée de trouver parmi eux au moins 3 dentistes exerçant en Floride...

12h: je surveille la une d'Hellocoton, toujours rien.

12h02: tiens, dans la sélection d'Hellocoton, il y a un article sur les partenariats*, une blogueuse dit qu'elle a plein de propositions, mais qu'elle a peur de perdre son âme. Au moins un problème que je n'ai pas. Ah ah ah (rire factice).

12h05: justement, ça fait longtemps que je n'ai pas consulté la messagerie de mon blog, moi, si ça se trouve j'ai de nouvelles propositions de partenariats!

12h07: yep, un message! 

12h08: mince, c'est la boite qui m'a déjà envoyé des boites de petits pois gratis. Apparemment mon article vantant la qualité de leur produit n'a pas fait mouche, ils n'ont pas augmenté leurs ventes, et ils veulent que je leur renvoie les boites. Ils sont gonflés quand même, c'est qu'on les a mangés les 150 boites de petits pois nous! Même que ma fille ainée déteste ça maintenant!! 

12h09: une nouvelle proposition, un mec nous invite à son spectacle de poney unijambiste à Sydney. L'entrée nous serait offerte mais les frais de transport à notre charge. Dommage.

13h: nouveau message!

13h01: Punaise, c'est un message de Catibibi, la marque pour enfants que j'adore mais qui coute un rein! Et ils me proposent de choisir une robe dans leur collection pour chacune de mes filles! Oh-mon-Dieu!! J'hyperventile!! Voilà, je savais qu'il me fallait persévérer. 4 ans que j'avale des boites de petits pois alors que je déteste ça, et ça y est, la consécration! Le bonheur c'est simple comme un bon partenariat.

13h30: j'envoie à Catibibi ma sélection. J'ai eu du mal à choisir, tout est tellement beau!! Mes filles vont être tellement contentes, je suis bouffie de joie, je plane à 10000 mètres!!

13h31: je reçois un message d'excuses de Catibibi, ils se sont trompés de blogueuse. La chute est vertigineuse. Je pleure.

13h35: Bon, assez de misérabilisme. En plus, j'ai pas mangé. Heureusement que j'ai toujours sur moi une boite de petits pois.

14h: toujours pas de réactions à mon article de ce matin, à mon avis les gens sont restés sans voix devant une telle verve.

14h30: en revanche sur Instagram, ma photo "impressionniste" plait beaucoup!

15h: pour me remonter le moral, je regarde mes stats du mois.

15h01: en fait, c'était pas une bonne idée...

15h02: je regarde mes stats depuis le début du blog: 34000 visites depuis sa création! Non mais 34000 quoi! Je regarde sur google  quelle ville a un nombre d'habitants de 34000 âmes. Réponse: Chatellerault. Je connais pas Chatellerault. Mais ça a l'air très joli.

15h03: alors comme ça, TOUTE la population de Chatellerault est allée au moins une fois sur mon blog??!! Je dois absolument visiter Chatellerault. Aller à Chatellerault devient mon nouveau projet de vie! Là-bas, je suis incontestablement une star!

16h30: je crois que c'est définitivement râpé pour la sélection Hellocoton aujourd'hui. C'est vraiment pas de chance, une blogueuse a été sélectionnée avec ses "10 conseils pour gérer un canari agressif", mauvais timing quoi!

17h30: je rentre du boulot; en chemin j'ai rafraîchi ma page 42 fois.

17h31: je regarde mes chiffres sur Instagram. C'est bizarre, malgré mes 10 nouveaux abonnements et tous mes likes, mon nombre d'abonnés a chuté, comment est-ce possible? 

18h: 20 nouveaux likes sur Instagram!! Apparemment c'est quelqu'un qui a eu un gros coup de coeur pour mon profil :) il a liké toutes mes dernières photos à la suite!! Ca me remonte le moral.

18h01: euh...du coup s'il aime tant que ça ce que je publie, pourquoi il ne s'abonne pas à mon compte?? Bizarre...

19h: j'abandonne, ce blog est une erreur, je ne percerai jamais.

19h05: c'est pas juste, je l'avais bossé mon article!

19h10: et puis non, je suis une battante moi! Je dois réfléchir à un nouvel article, un truc qui va tout casser!

19h15: j'ai trouvé: "DIY : mon joli tapis zéro déchet à base de cotons-tiges usagés "; Alors là si je casse pas la baraque! C'est parti!

 

Glossaire à l'attention des non blogueurs et/ou non pratiquants des réseaux sociaux:

- stats/statistiques: données chiffrées indiquant le nombre de visiteurs sur un blog, qu'il soit journalier, mensuel, ou même depuis la création du blog.

- commentaires: messages laissés par les visiteurs à la fin d'un article. 

- Hellocoton: plate-forme numérique sur laquelle un blogueur peut partager ses publications. Chaque jour, les administrateurs d'Hellocoton sélectionnent les articles qu'ils jugent les plus intéressants. C'est la fameuse "une d'Hellocoton". 

rafraîchir sa page: chaque blogueur ayant un compte sur Hellocoton possède sa propre page; la mettre à jour régulièrement permet de savoir en temps réel si un article a été "liké".

coeur/like: sur la plupart des réseaux sociaux et sur hellocoton, les visiteurs ont la possibilité de donner un coup de pouce à un article ou une photo qui leur a plu en "likant" l'article (il suffit généralement de cliquer sur un coeur ou sur "j'aime")

- illustration: généralement une photo illustrant les propos d'un article publié sur un blog.

- Instagram: réseau social reposant sur la publication d'une ou plusieurs photos, accompagnées ou non d'un commentaire plus ou moins long. Instagram permet aussi de modifier ses photos en appliquant des filtres, les rendant éventuellement plus jolies.

- followers: littéralement, les "suiveurs", ceux qui sont abonnés à votre profil quelqu'il soit (réseau social ou blog).

- partenariat: accord entre une marque et un auteur de blog, permettant de mettre en avant un produit fabriqué par la marque, au travers d'un article du-dit blog dédié à ce produit. Ces articles sont également dit "sponsorisés". L'auteur du blog est soit rémunéré en nature (produit offert), soit payé, soit les deux j'imagine. 

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Les musiques de ma vie

25 Juillet 2017, 17:13pm

Publié par Zazimutine

Les musiques de ma vie

Je publie enfin ce billet, pour lequel j'avais invité d'autres blogueuses (voir en fin de billet) à écrire sur le même thème, à savoir, les musiques de notre vie. Je suis toujours étonnée par la faculté qu'a l'âme, de voyager dans le temps à la simple écoute d'une musique, d'être renvoyée illico à l'émotion d'un instant. La musique accompagne nos vies, et même si cela est très personnel, intime même, j'ai eu envie de partager ces morceaux qui immanquablement, me rappellent des souvenirs. Voici donc un petite aperçu de ma vie... en musique!

 

Enfance: Renaud et Supertramp

Petite, comme beaucoup d'enfants, j'ai d'abord surtout entendu les albums de mes parents: je me souviens, dans un registre très éclectique, de Boby Lapointe, dont je connaissais les paroles par coeur, de Boris Vian, mais aussi d'Yves Simon, de David Bowie, de Eurythmics... Mon premier album? Dorothée bien entendu, mais le chanteur contemporain qui marque le plus cette époque pour moi fut Renaud! Ce que j'ai pu fredonner Renaud!!

 

Je dois absolument évoquer également Supertramp, écouté plutôt par mon père à l'époque. Chaque fois que j'écoute ce morceau, il me projette immédiatement dans le salon de mon enfance; je revois les petits samedis matins de printemps, fenêtres grandes ouvertes, musique un peu forte, soleil rasant le parquet, faisant briller les milliers petits grains de poussière, sensation d'éternité, de quiétude, et de sérénité absolue. Il me semble même ressentir l'odeur de ces petits matins de printemps, une odeur particulière que je n'ai plus jamais retrouvée.

 

Pré-adolescence: Police - Can't stand losing you

J'ai 10 ans, je suis en CM2 mais la fin de l'année scolaire est là et l'année suivante, je vais rentrer en 6ème. Sur la place où je vais jouer tous les après-midis avec mes copines, nous rencontrons des garçons qui sont déjà dans notre collège, en 5ème je crois. Ils nous embêtent, un peu, je ne sais pas pourquoi. Ce que je sais, c'est qu'en rentrant j'ai entendu ce morceau de Police. Et qu'il est resté éternellement associé à ce moment où mon regard sur les garçons a changé. J'étais passée de l'autre côté: celui du désir de plaire. Initiatique.

 

Adolescence: la new-wave!

Et puis c'est le collège, l'adolescence, en plein naissance du Top 50 et de la New-Wave!! Les ondes et les murs de ma chambre sont envahis par Dépêche Mode, Talk Talk, U2 et bien sûr Cure, avec l'inénarrable Robert Smith dont j'imitais la coiffure (sèche-cheveux la tête en bas) et la tenue vestimentaire (pantalon à pinces et genre de veste de costard molle). Rha la la, toute une époque!

 

Le lycée: les histoires d'amour (dans sa tête)

Je suis en seconde, folle amoureuse, persuadée de vivre une histoire complètement platonique avec un garçon de ma classe (en effet, nos regards se sont croisés au moins 2 fois au cours du premier trimestre). C'est l'époque où je commence à écouter les Beatles. Cette chanson en particulier me parle: "I say yes, you say no!" (même si en réalité nous ne nous somme jamais parlés!). Je l'écoute en boucle, papillons dans le ventre, entre espoir et désespoir (dois-je préciser qu'il ne s'est jamais rien passé?)

 

Etudes: Queen, Sprinsteen et le rock des sixties

Mon père écoutait beaucoup Queen et mon enfance a été en particulier bercée par l'album Jazz (1978!); je suis devenue, plus grande, totalement fan de Freddie Mercury que je considère comme la plus belle voix du 20ème siècle, en toute objectivité et sans exagération. Un des grands regrets de ma vie aura été de n'avoir jamais pu le voir en concert (mais il est mort en 1991, ça aurait été difficile!), car ce type se donnait avec une intensité rare! Il me prend parfois à rêver que dans l'au-delà, il donne des concerts de ouf auxquels mon père assiste.

Bref, Il faut absolument (notamment) connaitre ce morceau mythique de Queen: Bohemian Rhapsody, prodigieux!! 6 minutes de bonheur pur!

 

Mes années d'études riment aussi avec ma rencontre avec E. qui deviendra ma meilleure amie pour de nombreuses années. Fan de Bruce Sprinsgteen, elle m'initie et me convertit bien vite. J'irai même à un de ses concerts. Ce morceau, en particulier, me rappelle nos soirées à regarder ce clip, nous étions très friandes de ses manches de chemise remontées sur ses petits biscoteaux. Et si vous êtes courageux et que vous allez au bout du clip, vous remarquerez que la toute jeune fille qui monte sur scène à la fin n'est autre que... Courteney Cox, star de Friends quelques années plus tard!!

 

Avec E., nous allons aussi apprendre à danser le rock et passer plusieurs annéés à écumer les clubs le vendredi soir pour faire tournoyer nos petites jupes, nous faisant copieusement draguer par des  retraités (qui ne tente rien...). Ce morceau d'Eddie Mitchell, je ne l'ai jamais entendu ailleurs, si bien qu'il est l'illustration parfaite de cette période.

 

Fin des études: en route pour une nouvelle vie!

J'ai 26 ans et je me retrouve célibataire; quelques mois avant de partir vivre à Toulouse (et de rencontrer Papa Ours), avec Joy, mon amie de lycée, nous entreprenons un voyage dans le sud de la France, Manu Chao à fond dans la voiture. Ce morceau, c'est donc le souvenir de ce voyage, dans une atmosphère incroyablement apaisée, entre confidences et rigolade. Mon plus beau voyage amical, sans hésiter. Aucune dispute, aucune jalousie, les mêmes envies, une parfaite harmonie!

 

Quelques mois plus tard, je vais rencontrer Papa Ours. Massive Attack, Teardrop, c'est notre chanson, je n'en dirai pas plus ;)

 

Et puis Miossec...

Je peux préciser très exactement ma découverte de Miossec. Il venait de sortir son album 1964, nous étions en 2004 et je revenais de l'enterrement de ma grand-mère, la dernière qu'il me restait. Lors d'un de mes passages à la Fnac, j'ai écouté par hasard cet album. L'atmosphère douce et nostalgique, le texte légèrement désabusé, répondaient exactement à mon ressenti de cet instant. Coup de foudre. Qui se poursuit toujours. J'ai tous ses disques et l'ai vu 3 fois en concert, ce qui pour moi est un exploit! (j'y vais très peu).

 

Maternité...

J'ai jeté mon dévolu sur cette chanson de Daphné pendant  ma première grossesse. Je la trouvais idéale pour bercer un enfant, je l'ai donc faite écouter maintes fois à mon ventre, et j'avais consciencieusement appris les paroles. Je me souviens avoir essayé de la chanter à miss Choco alors qu'elle était âgée de quelques jours. Mais j'étais en train de perdre mon père et l'émotion m'a submergée au point de ne pas pouvoir aller au bout. Plus tard, une copine m'a fait remarquer le sens érotique de cette chanson. J'ai eu tellement honte que je l'ai rayée de ma discographie et ne l'ai plus jamais écoutée. Elle me rappelle pourtant toujours cet intense moment de ma vie, entre la joie immense de devenir enfin mère, et le chagrin dévastateur de perdre mon père au même moment.

 

Et aujourd'hui?

J'écoute toujours Miossec, et Queen. J'ai complètement abandonné Springsteen depuis que l'amitié avec E. s'est tarie. J'ai ajouté à mon répertoire Dominique A (je l'adore!), Yann Tiersen et bien d'autres. Avec mes filles nous écoutons des trucs plus rythmés: Jain, Stromae...

Bien sûr, je me rends compte qu'il est difficile de résumer une vie en quelques morceaux de musique, j'en ai oublié tellement!

Mais pour écrire ce billet, j'ai ré-écouté tous ces morceaux et je vous jure que toutes sortes d'émotions sont passées sur mon visage!

Et comme je veux finir sur une note positive, je vous mets la musique, beaucoup plus commerciale, moins mon genre habituel, mais qui m'a tant fait danser cette année et qui me met tellement de bonne humeur: Justin Timberlake (et puis j'avoue que je suis assez émoustillée par sa chorégraphie en jean blanc, hem...)!

 

Maintenant je me dois de remercier toutes les blogueuses, et elles sont nombreuses, qui ont participé à ce petit exercice. Merci 1000 fois, je ne m'attendais pas à recueillir autant d'enthousiasme, cela me motive pour vous proposer d'autres défis dès la rentrée. 

Je vous avais dit que j'élirais le billet qui m'a le plus touchée mais c'est impossible, ici, c'est comme chez Jacques Martin, tout le monde a gagné!! Vous m'avez toutes émue, intriguée, fait sourire et même pleurer. Je vous invite donc, cher lecteur égaré, à retrouver ici toutes leurs participations:

- la génereuse Picou Bulle, blogueuse découverte récemment sur Instagram, très prolifique et qui n'hésite pas à mettre en lumière les autres blogueuses, bref, une fille super. Sa participation est ici et j'en partage d'ailleurs l'affection pour Radiohead!

- Double rose, elle aussi blogueuse découverte récemment sur hellocoton, dont j'aime beaucoup la sincérité et la franchise; voici son billet-défi, qui m'a beaucoup ému!

- Maristochat, dont j'aime à lire le point de vue de belle-mam', en plus d'être elle-même l'heureuse maman de 2 loulous. Son billet ici, avec une sélection musicale très pointue et originale.

- Sarah, du talentueux blog nouvellement nommé Boots and Pepper, pour laquelle j'éprouve une tendresse particulière, toulousaine oblige (entre autres!). Sa sélection musicale est .

- Mamandelire, ma copine bordelaise, une fille que je n'ai jamais rencontrée mais dont je suis certaine de la valeur! Je partage beaucoup de ses musiques, génération oblige! Son article est ici.

- Frau Pruno, à l'origine de cette idée de défi, inspirante blogueuse (c'est aussi à cause d'elle que je me suis mise au régime et que je me suis achetée une robe, vous n'imaginez pas l'influence de certaines blogueuses!!); son billet parle d'une musique tout aussi originale que sa personne, entre Queen et jazz et c'est ici.

Et enfin plein de petites nouvelles que je découvre avec leur participation, merci beaucoup les filles, j'ai eu beaucoup de plaisir à vous découvrir en musique:

- Polly, son billet-musique ici

- Cécile, à la sélection très mélomane: .

le rire des anges, sa participation ici,

- et enfin les toute jeunes Louane (ici), et Rozie et Colibri ();  vos sélections musicales m'ont fichu un sacré coup de vieux mais ça m'a beaucoup amusé également, merci!

Enfin, sachez que j'ai laissé un commentaire sous chacun de vos articles mais qu'il a parfois disparu dans les limbes de la blogosphère...

J'espère n'avoir oublié personne, sinon, n'hésitez pas à me le dire!

Bonne écoute, et à très vite pour d'autres défis (j'en ai 2 ou 3 dans mon sac)!

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Les musiques de ma vie [défi]

3 Juillet 2017, 08:31am

Publié par Zazimutine

Les musiques de ma vie [défi]

Chers amis, bonjoooour!

Aujourd'hui, je vous propose, lecteurs/lectrices/blogueurs/blogueuses, un petit défi d'écriture. Oh je vous entends d'ici "nan mais pour qui elle se prend la Zazimutine? Elle croit qu'elle est une blogueuse influente et qu'elle peut se permettre de défier les autres ou bien?"

Bon, bon, remettons les choses dans leur contexte; non, je ne me prends pas pour une blogueuse influente (j'ai vérifié dans mes statistiques, on ne sait jamais, sur un malentendu, et en fait euh...non!); en revanche, j'ai adoré participer au défi Rêve d'été initié par the famous Frau Pruno du blog Escarpins et marmelades; j'ai également adoré lire les propositions des autres participantes sur le thème; par conséquent, j'ai eu envie de renouveler l'expérience et de lancer ma proposition à mon tour (en mode qui ne tente rien n'a rien).

Le thème de ce défi? Les musiques qui ont jalonné votre vie. La musique a un fabuleux pouvoir d'évocation, certains morceaux vous projettent directement dans un moment de votre passé. J'aimerais que vous nous parliez de ces morceaux qui ont jalonné votre existence (avec extraits musicaux si possible).

Je vous laisse donc jusqu'au 16 juillet pour poster vos billets, jour où je publierai ma propre participation, puis je sélectionnerai parmi vos articles, ceux qui m'ont le plus touchée (la fille qui croit qu'elle va avoir 12000 candidatures ^_^). Prévenez-moi en commentaire si vous participez, et je pense que ce sera plus clair pour tout le monde si vous insérez dans votre article, un lien direct vers ce billet. Si vous publiez sur Instagram, je vous propose d'ajouter le #défilesmusiquesdemavie (avec un é comme dans défi)

Et si personne ne participe, eh bien tant pis, je publierai quand même ma participation.

Alors, tenté(e)s?

Très bonne semaine à tous et toutes!

PS: en illustration, une petite avant-première de mon propre billet ;)

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Lettre à Patrick Cohen

27 Juin 2017, 08:05am

Publié par Zazimutine

Lettre à Patrick Cohen

Cher Patrick,

Je me permets de vous appeler par votre prénom car, vous et moi, ça fait un paquet d'années que nous prenons le petit-déjeuner et la douche ensemble (je vous rassure, vous êtes toujours resté habillé; moi, parcontre...). Patrick, vous et moi, non seulement nous partageons nos matinées dans l'harmonie de la belle alliance France Interienne depuis une paie, mais figurez-vous qu'en plus, nos parcours suivent le même chemin. Vous quittez France Inter pour Europe 1? Je quitte le ministère de l'enseignement supérieur pour celui des transports! Dingue non?

C'est votre dernière semaine à France Inter? C'est ma dernière semaine (ou presque) à mon boulot aussi!! Incroyable n'est-ce pas?

Oh oui, je sais Patrick, je sais combien votre décision a été difficile à prendre. Vous en avez passé des nuits blanches à vous demander si vous aviez fait le bon choix, n'est-ce pas?

C'est vrai quoi, vous étiez bien à France Inter, l'équipe était sympa, le café toujours chaud et les viennoiseries toujours dorées. Vous connaissiez les prénoms des enfants de chacun, vous vous étiez habitués aux auditeurs gauchistes pénibles mais attachants (attachiants?) de cette grande radio.

Oui mais voilà. Comme moi, vous trouviez que la maison de la radio était loin de votre domicile et vous perdiez un temps infini à rejoindre votre boulot. Comme moi, vous vous trouviez sous-payé, et même les graaandes vacances ne suffisaient plus à vous satisfaire. Comme moi vous étiez en CDD depuis trop longtemps et on vous a offert l'opportunité d'un CDI. Comme moi, vous aviez l'impression d'avoir fait le tour de votre job (ce qui, il faut le reconnaitre, est plutôt logique quand on travaille dans  la Maison Ronde, ahem...). Comme moi, vous rêviez d'autres horizons, d'autres haleines de poney le matin en arrivant, de nouvelles stimulations intellectuelles. Thomas Legrand n'arrivait plus à vous surprendre, Charline Vanhoenacker ne vous faisait presque plus rire, même Bernard Guetta, vous paraissait insipide et sans saveur.

Allez, avouez-le Patrick, vous avez entamé votre année en sachant que ce serait peut-être la dernière. Vous avez caché votre départ à vos collègues pendant plusieurs mois.Vous avez même réussi à vous motiver pour faire quand même du bon boulot; je dirais même que vous n'avez jamais été aussi bon, vous avez fait preuve de beaucoup plus de mordant, vous avez pris des décisions importantes pour l'année prochaine, en sachant que vous n'en assumeriez pas les conséquences, pas vrai? Vous vous êtes libéré Patrick!

Finalement vous avez annoncé votre départ à votre chef, Laurence Bloch. Elle a hululé de douleur. Alors même que l'année dernière, elle vous avait remonté les bretelles, ne vous trouvant pas assez "moteur". Vous avez jubilé.

Et puis vous êtes allés à la rencontre de vos futurs collègues. Vous aviez les cheveux propres et les mains moites, l'estomac dans les talons et le coeur qui battait la chamade. Vous avez regretté d'avoir pris des spaghettis à ce déjeuner, ce qui a permis à vos futurs collègues de vous classer illico dans la catégorie des mangeurs porcins.  Vous avez fait une blague pas drôle. Vous vous êtes sentis consterné en apprenant que vos futurs collègues ne buvaient pas de café. Vous avez fait semblant de croire votre futur chef d'Europe 1 quand, en vous montrant votre nouveau bureau tout petit, moche et mal éclairé pour cause de store cassé,  il vous a dit que tout serait réparé pour votre arrivée. Vous avez souri l'air détaché quand vous vous  êtes aperçu que vous alliez avoir moins de personnel pour vous aider que prévu.

Et voilà, elle est arrivée cette dernière semaine. Vous vous sentez à la fois triste et soulagé; excité et effrayé. Vous avez prévu un repas pour vos adieux. Vous allez payer l'apéro à tout le monde, à défaut du repas, c'est déjà ça Patrick.

Vous aller ranger votre ordinateur. Vous allez récupérer tous vos documents; n'oubliez pas  vos photos de famille qui n'ont rien à faire là, et les idées de destination pour vos prochaines vacances. Ne laissez aucune trace. Enfin si, quand même, soyez pas vache, laissez les trucs importants pour votre successeur: l'annuaire, et les tickets de cantine.

Vendredi, vous allez repartir avec votre petit carton plein de souvenirs, de petits mots d'adieux laissés par vos collègues, et de cadeaux. Vous n'aurez pas oublié votre tasse "A l'aise breizh" offerte par Benoit Hamon lors de son dernier passage, lundi, dans l'émission.

C'est là que nos chemins se séparent Patrick, car je resterai fidèle à Inter. Merci pour ces belles années passées ensemble, votre voix, chaque matin, contre vents et marées, quelque soit l'actualité, rassurante comme un phare dans la brume (pardonnez ma tendance à sur-utiliser la métaphore bretonne).

Adieu Patrick, nous nous sommes tant douchés! <3

PS: ce billet n'intéressera sans doute que les auditeurs de France Inter, mes excuses pour les autres!

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Vis ma vie de plaquette de beurre

26 Juin 2017, 08:09am

Publié par Zazimutine

Vis ma vie de plaquette de beurre

21 juin 2017, l'été est enfin là...

7h: la porte du frigo s'ouvre, la lumière s'allume, un courant d'air chaud s'engouffre dans la baraque. Zut, déjà? Si j'avais su, j'aurais pas la fête aussi tard cette nuit avec mes potes les Zeufs. Mes potes ils s'appellent Zone, Zou, Zri, et le plus marrant Zorglub. En fait il s'appelle Zor mais il a un look terrible avec sa coquille toute tachetée alors on l'appelle Zorglub. Je sais pas de quel cul de poule il sort celui-là mais alors il a une tête!!

7h01: la Patronne me sort du frigo et me pose sur la table du déjeuner. C'est le moment que je préfère: elle va me gratter le ventre un bon moment pour beurrer les tartines de toute la famille la Patronne, et c'est elle qui gratte le mieux dans la famille, y a pas à dire. Elle te fait ça avec une délicatesse toute féminine, tout est dans le geste quoi! Alors que le Patron, lui, il tranche direct dans le vif tu vois? Du coup ça fait mal, alors que la Patronne, elle, elle me chatouille!

7h30: la séance de grattage est terminée, c'était tellement bon, je me sens tout détendu, tout mou, mmmh je vais bien dormir moi!

7h35: oui mais je préfèrerais dormir au frigo quand même

7h40: personne n'a l'air de songer au risque vital que j'encoure si je reste à l'air libre, il fait déjà 22°C là, les gars!

7h45: bon personne n'a l'air de s'occuper de moi...

8h: Putain!!! Ils sont en train de partir sans moi! Je rêve, ils vont partir en oubliant de me remettre au frigo! C'est pas comme ça que je voulais finir moi, avec les zeufs on s'était promis qu'on finirait notre vie en même temps, tous ensemble, genre en quatre-quart!!

8h02: au secoooooouuurs! Comment faire pour se faire entendre des humains quand on est une plaquette de beurre?

8h05: la porte claque; ils m'ont vraiment laissé les salauds! Si j'avais su, j'aurais ranci et je leur aurais pourri leur petit-déj’ toute la semaine! Oh non, je veux pas mourir comme ça! J'ai envie de pleurer.

8h06: la porte s'ouvre, la patronne me prend dans ses mains et me remet dans le frigo. Oh mon Dieu je l'aime! Mes larmes coulent sur ses doigts. Elle a pas l'air d'apprécier.

8h07: tout le monde dort dans le frigo. Ça sent pas très bon, le Lait a du tourner.... on lui avait dit aussi de pas faire des mélanges avec le vin blanc, il est con le Lait. Ou alors c'est les Frometons, ils sont sympas mais côté hygiène, bof, c'est clair qu'il y en a qui se lavent pas tous les jours.

8h10: je vais piquer un petit roupillon pendant que je me resolidifie, j'ai besoin de me remettre de mes émotions.

.......

17h30: je sens la porte claquer, la Patronne rentre avec les gobelins, la vache, j'ai dormi toute la journée!

17h35: aaah de la lumière, une petite main potelée m'attrape, aïe, ça fait mal, ça doit être la cadette, une vraie teigne.

17h36: Boum! Oh la chute, au moins 1 mètre! J'ai le coin droit tout cabossé, c'est malin! La patronne est pas contente, elle gronde la Teigne qui hurle. Heureusement que j'ai pas d'oreilles parce qu'à en juger par les vibrations que ça occasionne, ça a l'air douloureux.

17h37: je retourne dans ma chambre froide.

18h: de nouveau de la lumière. La patronne m'empoigne,  elle me pose sur le plan de travail. Oh mais je vois qu'elle attrape aussi Zone, Zou, Zri, et Zorglub, serait-ce le grand moment?

18h05: on me jette dans un bol; mmmmhhhh, ça chauffe, c'est bon...

18h06: quoooaaaa? Du chocolat? Je rêve, on me mélange avec du chocolat! Oh mon Dieu, même dans mes rêves les plus fous je n'aurais pas imaginé ça, on va tous mourir dans un gâteau au chocolat!

18h07: tandis que je me liquéfie langoureusement en m'imprégnant de nanoparticules de cacao, j'entends les zeufs crier de joie: ils sont en train de se faire battre et ils aiment ça les dingos, j'ai toujours pensé qu'ils avaient un côté maso mes potes!

18h13: c'est le moment du grand mélange avec les potes qui ont maintenant la gueule bien enfarinée; j'entre dans le robot, le fouet nous bat à 3000 tours minutes!

18h14: woooooouuuuuuuuuh, c'est un truc de fou!!!

18h15: je goooonfle!

18h16: hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!

18h17: J'ai la tête qui tourne quand même!

18h18: Oh my God, je crois que je vais rancir!

18h19: fini de rigoler, la Patronne nous verse tous dans un moule à gâteaux.

18h20: passage au four. Juste un mauvais moment à passer.

18h35: on sort du four. Je suis encore là mais plus tout à fait, je suis nulle part et partout à la fois, je sens les zeufs frémir de plaisir, on est bien là, tous ensemble. Ce soir, nous allons finir sous des palais frétillant de joie, sur des petits doigts gourmands, dans des petits estomacs repus...

Elle est pas belle ma vie?

PS1: Oui, je sais, c'est.... consternant...

PS2: Encore du recyclage...

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Summer is coming

20 Juin 2017, 08:48am

Publié par Zazimutine

Summer is coming

 

Exceptionnellement, cet article répond à une commande; j'ai en effet été contactée par une grande éditrice allemande pour écrire un article sur l'été. Eh oui, les amis, ma carrière décolle!

Bien. Il est possible que je déforme un petit peu la vérité. Il est possible qu'en réalité, j'ai décidé de participer au challenge lancé par l'irrésistible Frau Pruno, du blog Escarpins et marmelade, et d'écrire, comme elle le proposait, un billet sur l'été. Mais attention, la meuf est prof d'allemand, et croyez-moi, ça se sent: trame imposée, thèmes à respecter, et bien sûr, QCM, orthographe notée, traduction en allemand simultanée, et zéro pointé en cas de faute grammaticale majeure.

Malgré ma peur panique mon respect profond de la gente professorale, je dois avouer avoir pris quelques libertés avec le sujet.

 

Un inconvénient majeur dans la rédaction de ce billet provient de ce constat incontournable: je n'aime pas l'été. Eh oui, je suis cette personne, la seule, l'unique, en France, dans le monde, qui n'aime pas la saison estivale.

Il faut dire que si je réfléchis à tous les étés vécus jusqu'à présent, la plupart étaient passés à travailler: à partir de 18 ans, j'ai bossé chaque été à la Poste, puis à l'hôpital, puis j'ai remplacé tout l'été les gens qui partaient en vacances. Quand je pense été, je pense à mes levers trop précoces pour aller bosser aux Chèques Postaux, à la moiteur de Lyon dès 6h du matin, à la sensation de rentrer dans un four géant chaque fois que je sortais du boulot, à l'impossibilité de dormir à cause du bruit dehors (fenêtres ouvertes=mort des relations de bon voisinage), puis un peu plus tard aux appels de nuit, au visage gonflé de sueur le matin, à la chaleur étouffante de Toulouse en juillet et août. Mais là n'est pas le propos. Le sujet du billet est bien "rêve d'été", alors je vais essayer de me remettre dans un bain rempli d'ondes estivales positives. Et pour cela me replonger dans l'enfance.

Voyons, voyons, respire.... làààà....... tu y es.

Ecoute, ce sont les cigales qui chantent (qui crissent?). Tu as 5 ans, 6 ans, 7 ans, tu es à La Ciotat, comme tous les mois de juillet.

Tu te souviens, sur le trajet, de Lyon, à la grande bleue (2h30 en roulant trop vite, comme se vantait mon père!) la façon dont tu as guetté de la voiture, le moment où tu allais enfin apercevoir la mer, c'était à celui qui la verrait en premier!

Tu sens ce parfum? C'est l'odeur du pin qui déborde  de résine sous la chaleur. Et celui-ci? C'est l'odeur de la mer, du sable chaud, de la crème solaire, celle qui tout à l'heure va te rendre toute luisante et attraper le moindre grain de sable, le laissant collé sur ta peau. Rappelle-toi: le bateau en caoutchouc jaune et bleu avec lequel tu jouais des heures durant avec ton frère, l'eau d'une transparence cristalline à 3 mètres sous toi, et ton vertige quand tu regardais un peu trop longtemps le sable, là-bas, si loin sous tes pieds. Souviens-toi, la menthe à l'eau dégustée en terrasse lors des promenades sur le port, la soubresade, les pêches et le melon, qui te coulait immanquablement sur le menton. As-tu gardé en mémoire ce joli collier plaqué or, une simple chaine avec des étoiles insérées entre les maillons, qui te faisait sentir princesse, et que tu as perdu au bout de quelques jours?

Te souviens-tu aussi des vacances à Cap-Ferret avec Pépé et Mémé? De ta tenue préférée: un short avec un débardeur rayé bleu marine et blanc, qui grattait un peu, mais qui avait l'avantage d'être assorti à celui de ton frère? Ressembler à ton frère te semblait être alors le summum de ta vie. Chacun vous aviez un petit sac à dos, le même dans une couleur différente, une serviette de bain aux motifs écossais, la même dans une couleur différente, et tu étais si fière de porter tes propres affaires. Tu étais si fière aussi d'apprendre à nager cet été-là, dans la piscine du club Mickey. Tu te  rappelles le torse bronzé de Claude, et la chaine qui brillait sur sa poitrine, la petite piscine bleu foncé, et ses mots "grenouille-V-I... grenouille-V-I", pour t'apprendre à nager la brasse?

35 ans plus tard, mon rêve d'été se situe peut-être bien là où je vis aujourd'hui, en Bretagne. Je l'imagine dans une maison à nous, loin du tumulte de la ville, loin du bruit de la vie, avec un grand jardin rempli de fleurs et de fruits. Une maison ouverte aux amis, à la famille, où l'on passerait quelques jours en bonne compagnie. Je l'imagine empli de liberté cet été-là, des enfants jouant sans contraintes, les pieds nus dans l'herbe sans qu'on y trouve à redire, quittant la table et y revenant à leur aise sans que nous fassions les gros yeux, improvisant toutes sortes de jeux. J'imagine aussi une guitare, des chansons populaires reprises par toutes les générations, des levers tardifs ou à la fraiche. Des promenades en vélo ou à pied, des baignades organisées et d'autres improvisées. Des couchers de soleil sur la mer par milliers, et des conversations entre chien et loup où l'on ouvre son coeur un peu plus que d'habitude parce que c'est plus facile quand on ne se voit plus. 

Ce rêve d'été là, il est un peu caricatural, un peu idéal, un peu utopique. Alors à nous de faire ressembler la réalité à nos rêveries.

 

Merci encore Frau Pruno pour ce défi, inspirant, vraiment! J'espère ne pas avoir trop malmenée la trame!

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Philosophie de comptoir

13 Juin 2017, 07:31am

Publié par Zazimutine

Philosophie de comptoir

Il se trouve que depuis 10 jours maintenant, j'ai entrepris une sorte de régime. Alors écoutez, je ne sais pas si ce régime est efficace, car je n'ai pas de balance en état de fonctionnement (ce qui n'est pas très pratique quand on débute un régime, je l'avoue), mais une chose est certaine: je maigris du cerveau. En effet, ma substance grise, probablement dans un effort désespéré de maintenir un taux de sucre suffisant en l'absence de sources extérieures (chocolat, gâteaux, et toute cette sorte de choses tellement appétissantes et bonnes, bouhouhou!!!), se liquéfie, libérant au passage quelques pensées qui s'emmêlent, s'entrechoquent, se télescopent, dans la plus grande confusion.

Aussi, mon âme est actuellement envahie par de profondes réflexions qui occupent toute ma mémoire vive. Oh non, je dois bien reconnaître que je n'ai pas résolu le mystère de la création de l'Homme, encore moins celui du big-bang, car voici quel type de pensée m'assaille:

  • Pourquoi la sueur n'est pas transparente? Pourquoi laisse-t-elle des traces jaunes sur les vêtements blancs? Quel est l'intérêt? Est-ce un signal d'alarme pour nous avertir de la non propreté du vêtement? Ok, mais il y a déjà l'odeur, alors pourquoi rajouter de la couleur?
  • Une réflexion en entrainant une autre.... pourquoi les traces jaunes au niveau des aisselles (ou ailleurs...) d'un vêtement blanc nous dégoûtent autant? Pourquoi trouverions-nous un tournesol majestueux au milieu d'un champ de marguerites, et sales des traces de pipi dans la neige?
  • A quoi sert la poussière? La poussière n'est mangée par aucun animal et ne mange aucun animal, donc quel est son rôle dans le cycle de la vie? (à part nous emm...?)
  • Pourquoi bave-t-on pendant la sieste et pas pendant la nuit? Pourquoi le sommeil de la sieste boude le phénomène de la déglutition et nous entraine inévitablement dans des instants d'une rare intensité glamourienne (glamouroise?), et pas celui de la nuit? Mmmmh?
  • Pourquoi trouve-t-on tous les bébés mignons? Et pourquoi ne trouve-t-on pas de la même façon mignons nos collègues patauds et un peu longs à comprendre? Par ailleurs pourquoi ne trouve-t-on pas aussi les bébés araignées et les bébés serpents mignons?
  • Pourquoi, après 80 ans d'industrie automobile, les hérissons n'ont toujours pas compris qu'on ne se met pas en boule à l'arrivée d'une voiture mais qu'on déguerpit de toute la force de ses pattes, aussi minuscules soient-elles?
  • Pourquoi suis-je en train d'écrire cet article débile?

Hein? Pourquoi? Pourquoi?

Parce que j'ai faim!!!!!!!!

 

Crédit photo: le penseur de Rodin, www.musee-rodin.fr

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Brèves de bouchons

4 Mai 2017, 09:07am

Publié par Zazimutine

Brèves de bouchons

Mardi dernier, un petit grain de sable s'est glissé dans ma routine matinale: j'ai mis 2h10 pour effectuer le trajet jusqu'à mon travail, au lieu de 50 minutes. (Je le savais pourtant qu'en calèche j'allais mettre 3 fois plus de temps, le maréchal ferrant m'avait prévenue quand je lui avais amené mon âne à ferrer).

Plus prosaïquement: mardi matin, je me suis retrouvée coincée une heure sur la quatre-voies pour cause de bétaillère renversée. Une bétaillère pleine de cochons. Il n'en fallait pas plus pour que mon imagination parte en vadrouille, l'ennui étant, depuis toujours, un moteur extrêmement efficace pour mon cerveau quelque peu déjanté.

Pendant cette heure passée à attendre, j'ai réfléchi. Oh pas à l'état du monde, pas à celui de la France, non. Je n'ai pas non plus réfléchi au sens de la vie. Non, j'ai pensé aux cochons.

Je me suis demandée où allait ce camion rempli de cochons. Il y a fort à parier qu'il se dirigeait vers un lieu où l'espérance de vie du porcin dépasse rarement quelques minutes: l'abattoir. Alors j'ai imaginé...

Qu'est-il arrivé aux cochons accidentés? Sont-ils décédés sur le coup? Ont-ils péri des suites de leurs blessures? Les pompiers des cochons sont-ils venus les secourir? Les ont-ils emmaillotés de la tête aux pieds pour les amener aux urgences des cochons, même ceux qui s'en sortaient avec une petite entorse? (ceux qui ont bossé aux urgences une fois dans leur vie savent!). Ont-ils, comme dans Grey's Anatomy, hurlé aux internes vétérinaires qui attendaient devant l'entrée des urgences  en se racontant leur vie sexuelle: "accident véhicule lourd, cochon passager, Glasgow à 3, saturation à 60, arrêt cardiaque pendant le transport!!!!". Une interne s'est-elle mis à califourchon sur un cochon pour le réanimer?

Et les cochons rescapés, qu'ont-ils pensé lors de cet accident? Savaient-ils qu'ils partaient pour leur dernier voyage? Ou bien s'imaginaient-ils partir en sortie-cochon à la plage? Ont-il goûté au sentiment de liberté retrouvée en s'égayant tout autour du lieu de l'accident? Ont-ils essayé de courir à toutes jambes (qu'ils ont fort petites) pour fuir leur destin? Se sont-ils sentis pousser des ailes? Ont-ils élaboré une stratégie pour s'en sortir? Ont-ils créé des groupes d'entraide, ou bien au contraire ont-ils joué le chacun pour soi?

Le sort de ces cochons était-il une métaphore de celui des français dans l'entre deux tours (passage philosophique de ma réflexion)?

Bref, je me suis un peu laissée emporter.

Et puis hier j'ai lu le journal local, on y parlait de cet accident. J'ai su que 15 cochons étaient décédés dans l'accident. Qu'une centaine de cochons s'était enfuie. Que l'un d'entre eux avait percuté un fourgon arrivant en face.

L'article ne relatait pas le sort des rescapés... J'ai envie de croire que certains cochons coulent désormais des jours heureux dans une flaque de boue au soleil... pas vous?

 

PS: le plus important, les deux conducteurs des véhicules (la bétaillère et le fourgon arrivant en face)  s'en sont sortis indemnes; sinon je ne me serais pas permise d'écrire cet article.

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