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Touzazimutin

humeur

Je vous aime

15 Octobre 2018, 15:06pm

Publié par Zazimutine

Je vous aime

 

Je t'aime.

Trois petits mots magiques.

Trois simples mots qui réchauffent les coeurs, donnent du courage, sous-entendent des promesses.

Trois mots pourtant que je peine à prononcer. Presque jamais spontanément. Toujours en réponse à un autre "je t'aime". Un "je t'aime aussi" pour rassurer. Un "je t'aime" un peu forcé, comme "ne t'inquiète pas, ne doute pas de mes sentiments, même si je ne le dis pas avec les mots". Trois mots qui sonnent dans ma bouche et dans ma tête comme une langue étrangère.

Du plus loin que je me souvienne, je ne me rappelle pas avoir souvent prononcé ces mots, les yeux dans les yeux. L'avoir écrit, oui, souvent. L'avoir eu sur le bout de la langue, aussi. Avoir pris des détours, énormément, des "ta maman qui t'aime", des petits coeurs, des smileys rougissants... Même à mon père, mourant, je n'ai pas réussi à le dire. "On t'aime", lui ai-je dit. 

Je n'ai jamais douté de l'amour de mes parents. Jamais. J'ai toujours vu dans leurs actes, leurs yeux, leur façon de me parler, combien ils m'aimaient. Certes, nous n'étions pas une famille où l'on s'encensait de déclarations d'amour et de câlins. Mais je n'en avais pas besoin, j'étais aimée, je le savais. Je me souviens pourtant avoir aimé lire au bas des cartes que m'envoyaient mes grands-parents "ton papy/ta mamy qui t'aime très fort". J'aimais bien mais ça ne me bouleversait pas. Aujourd'hui, lorsque je relis ces mots, ça m'empoigne le ventre, ça me terrasse. Je me rends compte à quel point ces tout petits mots sont importants et ce qu'ils engagent pour celui qui les écrit. Sûrement parce que j'ai tellement de mal à les prononcer. Autant qu'à les entendre. Ne me demandez pas pourquoi, je n'ai aucune idée d'où me vient ce malaise, ce doit être psychanalytique, mais entendre quelqu'un me dire qu'il m'aime me paralyse. Comme si c'était trop fort pour moi. Trop d'émotion à gérer.

La question n'est pas là. Dans ce billet très (trop?) personnel, je tenais simplement à m'excuser pour mon absence de "je t'aime". Mes sentiments à moi ne passent pas par les mots mais par les actes, pas par le savoir-dire mais plutôt, je crois, par le savoir-être. Alors sachez, vous tous que j'aime (et vous êtes nombreux), que:

- si je cuisine pour vous, c'est que je vous aime

- si je prends de vos nouvelles, c'est parce que je vous aime

- si je couds pour vous, c'est que je vous aime

- si je préfère passer du temps, même trop court, que pas du tout, avec vous, c'est parce que je vous aime

- si je m'inquiète autant pour vous, c'est que je vous aime

- si je vous livre mes secrets, c'est parce que je vous aime

- si je vous parle de moi c'est que je vous aime

- si je vous demande de me parler de vous, c'est parce que je vous aime

- si je vous révèle mes failles, c'est que je vous aime 

- si je m'emporte facilement, c'est parce que je vous aime

- si je respecte votre pudeur ou même si je ne la respecte pas, c'est que je vous aime

- si je ne vous dis pas que je vous aime,  c'est peut être, justement, parce que je vous AIME. 

 

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La petite fille au maillot rose

17 Septembre 2018, 15:35pm

Publié par autres enfants

La petite fille au maillot rose

 

Il y a cette petite fille, au cours de natation, depuis la rentrée.

Cette petite fille qui semble vivre le plus grand drame de sa vie à chaque nouvelle leçon.

La première semaine, je l'ai remarquée à cause de sa dégaine: maillot rose, bonnet rose enfoncé jusqu'aux lobes des oreilles, chaussettes  antidérapantes roses, et le corps, tout fluet, perdu au milieu de tous ces attributs. Et puis dans la piscine, ses cris.

La deuxième semaine, la revoilà, la fillette en détresse. Avant son cours (qui suit celui de mes filles), je l'observe.

Trève de bonnet (rose), cette fois on a gardé que les chaussettes (roses) et le maillot (rose). Le maillot est trop grand, il baille sur le haut des jambes. Les bretelles sont toute tire-bouchonnées. Le visage est fier, le nez pointe vers le haut, tout comme la queue de cheval, bien tirée en haut du crâne. Sur le front, mille petits cheveux rebelles se sont échappés. Les joues sont remplies comme des fruits mûrs, les yeux bruns  très grands, expriment toute la candeur des... quoi, 4 ans? 5 ans? Sa main est entièrement empoignée par la main de l'adulte qui l'accompagne. Pour l'instant, la petite fille est calme, aucune inquiétude ne semble l'assaillir, comme si elle avait déjà oublié la semaine passée.

Mon coeur à moi bat un peu fort. J'appréhende le moment où elle va reprendre contact avec l'eau.

Quelques minutes plus tard, au moment de se séparer de sa grand-mère, c'est de nouveau le drame. Des douches où mes filles se rincent, j'entends les cris déchirants, les hoquets. Je ne peux m'empêcher de jeter un oeil. Je vois le prof de natation essayer de raisonner la petite fille, gardant son calme, puis le perdant. Les cris sont de plus en plus forts... Je retourne à l'entrée de la piscine. De là, je peux observer derrière les vitres toute la scène, sans le son. Finalement, la petite fille est restée assise au bord de la piscine. Désormais je ne vois plus que l'image, sa bouche grande ouverte, les épaules secouées par les sanglots. Je m'attends à ce qu'elle se calme seule. Mais non, ça continue encore et encore. Une détresse absolue, folle, déraisonnée, disproportionnée peut-être.
Et je me demande pourquoi sa détresse, celle de cette petite fille inconnue, me retourne autant le ventre.

A quoi cette détresse fait-elle donc écho chez moi?

Est-ce la détresse de mes propres filles qui me remonte à la gorge, ce sentiment absolument ingérable que j'ai ressenti  devant leur chagrin lorsque j'ai du les laisser à la crèche, à l'école, ou à l'éveil musical quand on me priait de les reprendre au plus vite tellement elles perturbaient le cours avec leurs larmes?

Est-ce une vieille réminiscence de ce que j'ai pu ressentir moi-même, enfant, pour je ne sais quelle raison?

Ou bien alors... est-ce qu'en devenant mère, je suis devenue, d'une certaine façon la maman de tous les enfants en détresse?

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Les promesses de l'aube

18 Juillet 2018, 16:14pm

Publié par Zazimutine

Les promesses de l'aube

 

J'aime la lumière de l'aurore, qui semble éclairer le jour à venir d'une clarté bienveillante et prometteuse.

J'aime le petit matin, lorsque le monde des gens dort encore, laissant la place au bruissement de la nature.

J'aime le printemps, et sa ronde de (re)naissances.

J'aime le début du film, au cinéma, lorsque la lumière s'éteint et que s'installe le silence dans la salle.

J'aime l'attente, celle remplie de désir et d'espoir.

J'aime être emportée par les premières pages d'un livre, et me réjouir du nombre de celles qui me restent à parcourir.

J'aime le début des vacances, lorsque le temps semble suspendu et libre à l'infini.

J'aime la rentrée, ses nouveautés, et l'odeur des fournitures neuves.

J'aime l'enthousiasme des nouvelles rencontres, j'aime tomber en amour, quel que soit le type d'amour. 

J'aime la découverte, la nouveauté, faire encore et encore des projets.

J'aime apprendre, jusqu'à l'épuisement.

J'aime les secondes qui précèdent le premier baiser, le frémissement des lèvres tendues l'une vers l'autre, et celles qui précèdent tous les suivants.

J'aime par dessus-tout le petit-déjeuner,  et, au restaurant, je pourrais ne me nourrir que d'entrées.

J'aime l'avent, cette période qui précède Noël, et imaginer 1000 façons de saupoudrer un peu de magie dans le quotidien.

J'aime regarder les paquets cadeaux, m'émouvoir du soin apporté à l'emballage, être bouleversée par la lumière qui brille dans les yeux de celui ou celle qui attend fébrilement que l'on ouvre le présent qu'il ou elle a choisi.

J'aime éprouver ce sentiment à nul autre pareil, celui qui nous fait "reconnaitre" quelqu'un que l'on rencontre pour la première fois, et que l'on appelle "avoir des affinités".

J'aime entendre le générique de mon émission préférée à la radio et me précipiter pour monter le son.

J'aime lorsque dans une soirée, chacun reconnait les premières notes d'une musique culte, et que tout le monde court se trémousser sur la piste de danse.

J'aime les débuts, l'avant, les naissances et les promesses.

Je déteste la fin du film, la fin du livre, les après, le lendemain des jours heureux, les désillusions et les séparations.

Sans fin pourtant, il n'y a aucun début qui vaille la peine d'être vécu.

Alors j'essaie de cultiver mon jardin de débuts et d'espoirs; parfois, souvent même, je me casse la gueule; mais je me relève et je sème de nouveau. Toujours d'autres débuts, encore des promesses, une recherche éperdue peut-être. La vie.

 

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Mes petites et grandes victoires

23 Février 2018, 08:18am

Publié par Zazimutine

Mes petites et grandes victoires

 

Hier, je lisais le très joli article de maman nouille sur les petits deuils que la vie nous impose, inexorablement. J'ai commencé par lister mentalement mes propres petits deuils... Et puis il y en avait tellement que ça m'a fichu le bourdon! Alors j'ai décidé de lister plutôt mes "victoires". Des petites et de grandes victoires, notre vie en est remplie, réjouissons-nous en.

 

Les victoires fondamentales

  • Même si je n'y suis pour rien, je peux me réjouir d'avoir été une enfant désirée, aimée, et choyée, et plutôt épargnée par les tourments de la vie. Fondamental et tellement précurseur de notre vie d'adulte.

 

  • Je peux me réjouir d'avoir fait les études dont je rêvais à 18 ans. Même si aujourd'hui je ne pratique pas mon métier comme je l'avais imaginé, j'ai réalisé une partie de ce rêve. Ce métier (et non, je ne peux pas vous dire lequel, en tout cas pas ici), me rend aussi heureuse que malheureuse, mais la relation que j'entretiens avec lui est sans conteste passionnelle. Je ne suis pas certaine de ne pas me diriger vers autre chose un jour, mais une chose  est sûre: ce boulot, définitivement tourné vers autrui, me rend meilleure.

 

  • Après quelques errements de jeunesse, j'ai fini, comme j'en rêvais, par rencontrer l'amour. Certes, la vie de couple n'est pas toujours simple, et après 18 ans de vie commune, nous ne passons plus des heures à dessiner des coeurs sur la buée des vitres de la salle de bains, mais je pense que je ne pouvais pas faire meilleur choix qu'avec ce garçon-là. Papa Ours est mon frère d'âme. Tout simplement.

 

  • Une autre victoire fondamentale est celle d'être devenue mère. Je crois même que c'était mon rêve le plus cher, celui qui aurait pu me briser net s'il ne s'était pas réalisé. Aujourd'hui, j'ai deux petites filles, cela me rend plus riche, plus fragile aussi, mais bon sang quelle aventure merveilleuse! Cet amour-là, c'est le plus grand.

 

  • Avoir réussi à surmonter ma timidité. Je ne sais pas si c'est fondamental mais les faits sont là: je ne suis plus cette petite chose maladivement timide, qui pouvait rester 2 semaines sans parler à personne en colonie de vacances. Grâce à l'âge sans doute, grâce à mon métier, qui m'a obligée à rencontrer "l'autre", peut-être grâce à 15 ans de théâtre (s'exhiber sur scène, ce n'est pas rien!), certainement aussi grâce à la maternité (c'est fou comme être accompagné d'un enfant rend les relations plus faciles), je suis sortie de ma réserve. Je reste moi-même bien entendu:  pas du genre à me faire remarquer, mais en relation duelle, je deviens une vraie pipelette. Et surtout je n'ai plus peur d'adresser la parole à des inconnus. C'est une victoire extraordinaire!

 

Les petites victoires

  • Vivre au bord de la mer. C'est un rêve que je caressais depuis l'enfance sans imaginer qu'il pourrait se réaliser un jour. Et pourtant, la vie est pleine de surprises. Non seulement nous vivons au bord de l'océan, mais en plus, dans cette magnifique région bretonne dont il me semble ne jamais pouvoir me lasser. Un émerveillement chaque jour renouvelé!

 

  • Danser. J'ai rencontré la danse trop tardivement et si c'était à refaire.... Peu importe, je suis une piètre danseuse, trop encombrée par mon corps, mais je surmonte le regard de l'autre et je danse, pour moi, pour la musique, pour le jeu, pour l'émotion.

 

  • Apprendre à jouer du piano. Un rêve de petite fille que j'ai réalisé après 40 ans. Je me débrouille de mieux en mieux et si vous saviez comme je suis fière de ce que je sais déjà jouer, je n'aurais jamais cru ça possible. Mes objectifs sont assez modérés: juste me faire plaisir, mais quelle joie! Je pourrais y passer la journée!

 

  • Savoir coudre. Je n'ai pas beaucoup le temps de m'y consacrer cette année, mais je suis très contente d'avoir repris le flambeau d'une tradition familiale séculaire (ma mère, ma grand-mère, mon arrière grand-mère cousaient et cette dernière en avait fait son métier).

 

  • Savoir cuisiner. Petite victoire mais tellement importante au quotidien. Et puis la cuisine, pour moi, c'est de l'amour en barres. C'est même le domaine dans lequel j'exprime le mieux mes sentiments. Je ne suis pas spécialement créative, ce qui m'intéresse, c'est surtout le partage et le don de soi à travers un bon repas mitonné ("avec amour" expression d'une grande justesse!).

 

Il ne me reste plus qu'à espérer que les petites victoires continuent à s'accumuler, ce serait un peu triste de s'arrêter là non?

 

Et vous, quelles sont vos grandes et petites victoires? 

Amies blogueuses, je vous propose un petit défi sur ce sujet si le coeur vous en dit: à vos claviers!

 

 

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Ou est passée mon âme d'enfant?

15 Février 2018, 21:46pm

Publié par Emmanuelle

Ou est passée mon âme d'enfant?

 

"Est-ce que quand on devient adulte on perd l'amusement?"

Bam! Cette question m'a été posée par ma fille ainée après que j'aie refusé de jouer à une troisième partie de mystères de Pékin, pour cause de "1000 choses à faire".

L'avantage d'avoir un enfant philosophe est de nous pousser volontiers dans nos retranchements en nous occasionnant par là-même une réflexion bien prise de tête. Cette question m'a donc plongée dans un abîme de réflexion et de culpabilité. Il est vrai que j'avais auparavant pesté tout le long de la première et deuxième partie du jeu sus-cité, au prétexte que je me forçais, que j'avais autre chose à faire, alors qu'en réalité je m'amusais comme une petite folle (je suis une mère vraiment casse-pieds par moments!). Mais bon sang, c'est vrai: que s'est-il passé? Moi qui aimais tant jouer, moi qui pouvais passer la nuit à taper le carton avec les copains, toujours la dernière à abandonner la partie, moi qui continuais à danser sur la piste même après que le DJ ait éteint le stroboscope, pourquoi est-ce que je me laisse dorénavant presque systématiquement polluer par ma charge mentale? Pourquoi est-ce que je rechigne aujourd'hui à m'amuser? Pourquoi est-ce que je ne lâche pas prise? En somme, ou est passée mon âme d'enfant?

Je me souviens: ces petites choses qui faisaient la différence...

Cette façon de me jeter sur le canapé et de raconter ma journée à ma mère, la tête en bas et les pieds en l'air.

Les petits pois que je mangeais un par un en leur attribuant un prénom.

Les quartiers de mandarine qui représentaient chacun un banc de ma classe, Alan et Ariane, Francois et Stéphanie, et que je mangeais l'un après l'autre en terminant par mes copains préférés.

Cette façon de marcher dans la rue en essayant d'éviter les lignes; ne surtout pas marcher sur cette tâche de peinture rouge, au coin de la rue Duguesclin et de la rue de Créqui parce qu'on dirait du sang.

L'envie de jouer toujours, et que ça ne s'arrête jamais.

La capacité à faire tous les manèges, même ceux qui mettent la tête à l'envers. 

La peur de rien finalement, ou de pas grand chose, à part de voir disparaitre mes proches.

Cette âme d'enfant j'ai l'impression de l'avoir gardée longtemps, très longtemps. Me lancer dans des études longues ne doit rien au hasard, il y avait ancrée cette envie de ne pas grandir, me préserver le plus longtemps possible du monde adulte. Ce besoin  de rire aussi, tout le temps, de ne rien prendre au sérieux parce que le monde adulte c'est grave et puis ennuyeux.

Pourtant je dois bien l'admettre: la vie a pris le dessus. Mon âme d'enfant s'est peu à peu diluée, et curieusement, essentiellement à partir du moment où je suis devenue mère. Pas au début non. Au début je me souviens de ma joie primitive à choisir les jolis vêtements, la jolie déco, et puis surtout les  premiers jouets, les premiers livres, comme si j'allais pouvoir tout recommencer moi-même. Mais  l'amusement permanent s'est un peu envolé, recouvert par le poids des responsabilités, penser à tout, anticiper, organiser, tout le temps.

Bien sûr je pourrais continuer à raconter ma journée la tête en bas mais j'ai désormais les cervicales fragiles.

Je pourrais continuer à donner des prénoms à mes petits pois mais je n'en cuisine presque jamais.

Je pourrais continuer à transposer ma vie professionnelle dans mes quartiers de clémentine mais....oh oui! ce serait bon ça! Massacrer à coups de dents mes collègues les moins agréables!

Je pourrais continuer à marcher uniquement sur les bandes blanches dans la rue mais je serais sans doute assez vite repérée.

Mon âme d'enfant, elle est là pourtant:

- chaque fois que je les emmène au cinéma voir un film pour enfants et que mes yeux brillent avec les leurs.

- chaque fois que nous allons au restaurant parce que ce lieu reste définitivement pour moi un moment de fête.

- chaque fois que j'accepte, malgré tout, de jouer avec elles, même en râlant.

- chaque fois que nous acceptons de regarder un DVD en famille en mangeant un peu n'importe quoi.

- chaque fois que nous retardons l'heure du coucher parce que nous avons voulu prolonger cette promenade si agréable dimanche après-midi.

- chaque fois que Papa Ours et moi leur faisons des blagues foireuses parce que rire c'est essentiel.

- chaque fois que je fais partie de ces folles hystériques qui hurlent dans les montagnes russes, même si je ne fais plus les manèges qui mettent la tête à l'envers.

- chaque fois que je cuisine un gâteau pour que leurs papilles gardent toute la vie le goût de l'amour d'une maman.

Aujourd'hui mon âme d'enfant doit coexister avec la personne de 15 ans, celle de 25 ans, celle de 35 ans, et celle qui n'assume pas sa quarantaine. La cohabitation n'est pas toujours facile et de temps en temps l'une prend le pas sur l'autre. Mais la petite fille, la gosse, la gamine, la môme, la mioche, la pitchoune, elles sont toujours là

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Le rêve du glaçage

10 Janvier 2018, 08:37am

Publié par Zazimutine

Le rêve du glaçage

 

L'autre nuit j'ai fait un rêve pour le moins étrange. J'essayais de réaliser un glaçage au chocolat afin de le verser sur un cake marbré. Oui mais voilà, j'avais beau m'escrimer, impossible de verser le glaçage sur le dît-gâteau, soit ça coulait à côté, soit ça ne coulait pas, soit ça se figeait de suite. Un échec cuisant. 

On essaie souvent de trouver une signification à nos rêves, voire même parfois, de lire l'avenir à travers eux. Si pour certains, le sens est assez évident, j'avoue que ce rêve-là me laisse perplexe. Que peut bien signifier cette histoire de glaçage raté?

Il y a eu plusieurs rêves dans ma vie dont j'ai aisément trouvé le sens, des rêves récurrents le plus souvent.

Je me souviens par exemple, au moment où je passais le bac (hier), d'avoir souvent rêvé que j'essayais de courir mais que mes jambes se transformaient en chamallow, et que je n'arrivais plus à les mettre l'une devant l'autre. Un rêve bien légitime, à ce moment de ma vie où je ne savais pas de quoi demain serait fait. Du reste, ce rêve revient chaque fois que je suis dans une période de doutes.

Il y a eu aussi les rêves, où je vivais des histoires d'amour torrides avec des camarades de promo, des collègues de travail, le boucher, le facteur (pas tous en même temps hein!), en somme des gens qui ne m'attiraient absolument pas dans la vraie vie, mais dont la présence signifiait clairement un certain manque affectif (j'étais alors célibataire), et qui m'occasionnaient le lendemain des fous-rires, assortis d'un certain malaise, lorsque je rencontrais le héros éphémère, et forcément décevant à la lumière du jour, de ma nuit précédente.

Pendant longtemps, après avoir réussi un concours, j'ai rêvé que je le repassais, ou bien que j'allais voir les résultats, et que je ne me trouvais pas sur la liste des reçus, expression évidente de mon syndrome de l'imposteur, leitmotiv de ma vie (j'ai une confiance en moi démesurée). 

Il y a bien sûr ce cauchemar que je fais régulièrement depuis la mort de mon père, ce rêve où je sais qu'il est vivant mais malade, et où je n'ai pas pris de ses nouvelles depuis des années. Chaque fois que je fais ce cauchemar, le compteur augmente, cela fait bientôt 10 ans que je sais qu'il a un cancer et que je n'ai pas pris de ses nouvelles. Centre de traitement de la culpabilité bonjour?!

Tous ces rêves-là révèlent un message assez clair. Mais pour ce qui concerne le rêve du glaçage, là j'avoue, je sèche. Une vocation de pâtissière frustrée? Un abus de tisane de cacaoyer? Une surdose de sucreries responsable d'un syndrome de manque post-Noël?

Or voilà que quelques jours plus tard, je tombe, dans un livre de cuisine, sur la photo d'un magnifique cake marbré dont le glaçage chocolaté me nargue de ses atours.  L'auteur du livre? Jean-François Piège. Le nom ricoche à mon oreille..., Piège, Topchef, Lignac, le meilleur pâtissier... Mais bon sang, mais c'est bien sûr, j'ai trouvé la signification de mon rêve: je regarde trop la télé!

Et vous, de quoi vous rêvez?

 

PS1: la photo est donc issue d'un livre de JF Piège, dont je ne retrouve malheureusement pas la référence, déniché chez mon beauf', ce gourmand! Si quelqu'un connait ce bouquin, je veux bien connaitre les références pour rendre grâce à l'auteur de la photo ;)

PS2: je sais que ça ne parait pas évident à la lecture de cet article mais au départ je voulais écrire sur mon père... 

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Les jolis mots de Marie

7 Janvier 2018, 18:18pm

Publié par Emmanuelle

Les jolis mots de Marie

 

Vendredi, Marie, blogueuse désormais incontournable de la sphère blogo, publiait un de ses articles doudou, un nuage de mots aux belles sonorités, histoire de laisser vagabonder notre imagination. J'ai immédiatement eu envie de composer une petite histoire intégrant chacun de ces mots. Le résultat n'est pas fameux, mais pour remercier Marie, qui n'hésite jamais à partager sa passion pour les autres blogs, j'ai eu envie de la partager.

La voici, nous appellerons ça:

Le grand voyage.

Ce serait aujourd'hui. Lili la libellule en avait décidé ainsi: c'est ce matin qu'elle partirait pour le grand voyage dont elle rêvait depuis toujours. Ce qu'elle avait été volubile à ce sujet! Elle en avait parlé à tout le monde sans vergogne, surtout à ses amis: Gigi la grenouille, et Lulu, le  grillon croquignolet passionné de pêche à la turlutte.

"Saperlipopette! -lui avait dit sa mère, -ne t'en va pas trop loin batifoler, au premier obstacle tu vas te casser la margoulette, et tu nous reviendras la clochette entre les pattes! C'est encore ce chenapan de grillon qui t'as mis ce salmigondis d'idées en tête, ce malotru, ce poulbot,  il t'a abreuvé de billevesées, en réalité il ne pense qu'à sa bistouquette et veut faire de toi sa gourgandine!".

Mais la décision de Lili était prise, elle n'était pas versatile, et aujourd'hui, elle volerait jusqu'au-delà de la lisière de la forêt.  Ce matin-là, elle but un grand jus de pamplemousse (secret de sa taille de sylphide), grignota un morceau de courgette farcie à la frangipane, emporta dans un baluchon le reste de paupiettes de la veille (son seul péché de gourmandise), fit quelques papouilles à ses deux amis, et déploya ses ailes. 

Le matin était lumineux, le ciel bleu strié d'une farandole de nuages roses évanescents dans le soleil levant. Lili prit de l'altitude, de là-haut le paysage était époustouflant! Elle volait si-haut qu'elle songea qu'elle pourrait accrocher au passage une météorite.

Par-delà la lisière de la forêt, un paradis déroula son tapis miroitant: la mer, dans toute sa splendeur, l'appelait de son doux clapotis. "Mazette! -siffla-t-elle entre ses lèvres, quel endroit exquis!" Elle descendit voler à sa surface, se laissant guider par la brise, telle une funambule sautillant de vague en vague, une saltimbanque jonglant de flots en flots. Elle sut alors que son odyssée se terminerait ici, un éphémère voyage pour sa mère, une expédition de clopinettes pour certains, une vie de breloque ou encore de la gnognotte pour d'autres, mais pour elle l'essentiel, car pour toujours, maintenant, elle voulait demeurer dans ces étincelles d'écumes, regarder sa vie scintiller, écouter le doux son du bonheur tintinnabuler à son oreille, à en  épuiser ses zygomatiques. Un opercule de plénitude qui recouvrirait désormais sa vie jusqu'à la fin des temps.

Fin.

Le seul mot que je n'ai pas réussi à caser est "esperluette", dont je ne connaissais pas la signification jusqu'à ce jour (tout comme "billevesées" et "salmigondis")

Merci encore Marie, pour la minute culturelle, et surtout pour ta générosité, les différents liens que tu introduis dans tes articles me valent un paquet de passage sur le blog, je te suis profondément reconnaissante!

Bonne reprise à ceux qui reprennent demain!

PS: Le blog de Marie, c'est ici, ou à l'adresse: http://www.picou-bulle.com

 

 

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Si j'étais blogueuse...

21 Novembre 2017, 20:39pm

Publié par Zazimutine

Si j'étais blogueuse...

 

Si j’étais blogueuse mode, je vous parlerais de mon achat récent, après plusieurs années de résistance, de baskets blanches. Même qu'elles sont trop blanches, et que ça me fait de très/trop gros pieds, genre schtroumpfs, et que je regrette.

Si j’étais blogueuse beauté, je vous raconterais ma « routine » matinale, comme elles disent, qui a totalement changé depuis l’an dernier, à savoir: arrêt quasi total du maquillage, après avoir passé 2 ans à visionner les tutos sur internet de filles qui avaient 20 ans de moins que moi (suite à quoi je vous confirme la chose suivante : la paillette, ça vieillit!).

Si j’étais blogueuse forme, je ferais un bilan après 5 séances d’aquabike : fréquence cardiaque de base, capacité respiratoire, tour de cuisses, caractère rebondi de la fesse.

Si j’étais blogueuse écologie, je publierais la recette de mon déo 100 % maison et efficace, sauf que la recette n’est toujours pas réellement au point (la dernière version nécessitant l’utilisation d’un pic à glace).

Si j’étais une blogueuse cuisine, je posterais la recette du gâteau au citron de ma maman, ce même gâteau qui a rythmé nombre de mes goûters, et que je fais régulièrement aujourd'hui pour mes filles.

Si j’étais blogueuse déco, je vous montrerais le ravissant petit bureau de ma fille aînée, déniché chez La Renoute, avec sa chaise chinée qui va bien, même que ça fait un décor fort instagramable (et accessoirement un coin à elle pour faire ses devoirs, après 3 années passées à squatter le coin de la table de la cuisine).

Si j’étais blogueuse voyage, je vous pondrais un article de 15 pages sur notre voyage en Chine, effectué en... 2006.

Si j’étais blogueuse couture, je partagerais toutes mes cousettes depuis 2 ans, je ferais poser mes filles dans leurs vêtements devenus trop petits, et je planquerais les finitions pourries.

Si j’étais blogueuse jardin, je ferais semblant d’être super compétente en la matière, alors qu’en réalité, ce n’est pas moi qui m’occupe du jardin.

Si j’étais blogueuse BD, je ressortirais les dessins rigolos que j’échangeais avec une copine il y a 20 ans ; ça me ferait environ 5 publications.

Si j’étais blogueuse TV, je ferais un récapitulatif de mes émissions préférées du PAF sur la semaine (le mardi c’est pâtisserie, le jeudi c’est librairie etc...), ce serait drôlement intéressant!

Si j‘étais blogueuse société, je pousserais un coup de gueule contre l’eau chaude au robinet des stations services l'été. Un sujet brûlant et d’actualité quoi.

Et puis si j’étais blogueuse famille en mal d’inspiration ou de temps, j’écrirais un article tout pourri en m’imaginant ce que j’écrirais si je changeais de catégorie de blog...
 

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Le préféré du plus beau du plus meilleur

6 Novembre 2017, 16:42pm

Publié par Zazimutine

Le préféré du plus beau du plus meilleurLe préféré du plus beau du plus meilleur
Le préféré du plus beau du plus meilleurLe préféré du plus beau du plus meilleur

 

Jeudi dernier, tandis que je soufflais d'ennui devant "Danse avec avec les stars-en-mal-de-célébrité" (eu égard aux 12000 coupures publicitaires, mais pas que) m'est venue une certaine lassitude, dont je vous livre l'objet ici.

Ne vivrions nous pas dans une société qui prône la perfection et la performance? (voyez un peu, j'ai frôlé l'entorse du cerveau!)

A la télé, les émissions de "concours" ont envahi  les petits écrans. Il ne s'agit plus d'être un bon pâtissier mais d'être le meilleur, on ne se contente plus du label "plus beau village de France", non, il faut être le préféré. Meilleur couturier amateur (Cousu main), meilleur boulanger de France, meilleure nouvelle découverte de la chanson française (The Voice, Nouvelle Star), meilleur aventurier (Koh Lanta et compagnie)... Sur les réseaux sociaux, et sur Instagram en particulier, les "stars" sont les comptes qui totalisent le plus grand nombre possible d'abonnés, les images sont toujours plus belles, les vies toujours plus parfaites.

Si on y réfléchit bien, ce phénomène de société est loin d'être nouveau.

Lorsque j'étais gamine, la société des années 80-90 mettait déjà en valeur les élites. La beauté tout d'abord, c'était alors la grande mode des mannequins-stars: Cindy Crawford, Claudia Schiffer, Naomi Campbell, on portait aux nues ces filles aux proportions parfaites. 90-60-90, voilà quelles étaient les mensurations (impossibles!) à atteindre. 

Côte études, c'était la grande époque des math sup-math/math-spé. Au lycée, dans ma classe, tout le monde voulait être ingénieur, sans même savoir en quoi consistait ce boulot. Mais c'était comme ça: la voie royale comme on disait, consistait à intégrer une prépa, puis une école d'ingénieurs. Il s'agissait alors d'être le plus intelligent (scolairement parlant, j'entends).

Aujourd'hui on pourrait donc se réjouir qu'il ne s'agisse plus seulement d'être beau ou intelligent. Les métiers manuels ont été mis à l'honneur, et c'est certainement une bonne chose pour toutes ces nobles professions, qu'elles suscitent de véritables vocations, et qu'elles soient ainsi valorisées: boulanger, cuisinier, pâtissier... Oui, mais ça ne suffit plus. Car pour "s'épanouir" (sous-entendu: gagner de l'argent, et/ou acquérir la célébrité), la société des médias nous recommande d'être, encore et toujours, le/la meilleur/e.

Jusqu'où irons-nous dans cette compétition effrénée?

Va-t-on assister à la naissance de nouveaux programmes: meilleur médecin, meilleur prof, meilleur plombier, meilleur facteur..., avec toutes les dérives que cela pourrait entrainer en termes de recherche de rentabilité? (Ah, mais on me dit en régie que ça existe déjà: chaque année, nous avons droit au classement des meilleurs établissements hospitaliers, celui des meilleurs lycées, le tout reposant sur des arguments de performance plus que discutables...)

Je me demande quelles répercussions ce culte de la performance peut avoir auprès des jeunes générations, en matière de confiance en soi. Que penser de soi en effet, si l'on ne possède aucune passion particulière comme la couture, la danse, ou la chanson? Est-on quand même digne d'intérêt si l'on n'est pas le meilleur en quoique ce soit, quand bien même on excellerait dans plein de domaines? Et que dire de ceux qui n'excellent en rien, ou qui cherchent encore leur voie? La société actuelle nous propose de sortir de l'anonymat grâce à notre talent. Plus besoin d'être beau, ou intelligent, du moment que l'on possède un don. Oui, mais si l'on a aucun talent particulier? Même pas un incroyable talent, qui nous permettrait au moins d'avoir notre minute de gloire dans l'émission du même nom, avec notre numéro de danse des narines version macarena?

J'ai justement entendu plusieurs fois mes filles se plaindre qu'elles n'avaient aucun talent particulier. Comme en réalité la majeure partie de la population. 

Alors je m'inquiète de cette recherche de perfection à tout prix, et des conséquences destructrices qu'elle pourrait avoir sur tous ceux qui manquent d'estime de soi.

Je me demande comment s'en prémunir:

- s'agit-il de ne pas cautionner en boycottant systématiquement ces émissions?

- l'éducation des enfants, le discours bienveillant leur rappelant que chaque être est un être unique, est-il suffisant?

Et surtout, que deviendra ce grain de sable éducatif face à la pression des pairs et de la société?

Finalement, quand accepterons-nous, en tant qu'individu, de rester parmi la foule des anonymes? Quand cesserons-nous de croire cette société qui nous fait miroiter un destin exceptionnel à coup de télé-réalité? Moi-même, est-ce que je ne me surprends pas parfois à rêver que mon blog va un jour être suivi par des milliers de lecteurs?

Accepter d'être unique, sans être forcément exceptionnel.

Vaste programme.

 

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L'enfant que j'étais -TAG-

26 Octobre 2017, 08:35am

Publié par Zazimutine

L'enfant que j'étais -TAG-

 

Je reprends le clavier aujourd'hui, sur la suggestion de la très active Marie, du blog Picou-bulle, qui nous a proposé un de ces petits défis d'écriture dont je suis assez friande: parler de qui nous étions lorsque nous étions minots. Plutôt que de répondre de manière formelle, j'ai préféré essayer de me remettre dans la peau de mes 8 ans... 

 

Qui suis-je?

"Je m'appelle E., et en cette année 1981, je viens d'avoir 8 ans.

De l'avis général, je suis une enfant timide, réservée, sérieuse.

Ca m'énerve un peu qu'on dise ça de moi. En vrai ce sont les adultes qui m'intimident. Ou plutôt qui ne m'intéressent pas. Les enfants, eux, ils ne m'intimident presque pas du tout. Je me fais des copines facilement. Moi ce que je préfère dans la vie c'est rire et jouer. Des fois je ris tellement avec mes copines que je suis à deux doigts de me faire pipi dessus.

J'entends souvent dire que je ne suis pas souriante. C'est pas de ma faute, je ne suis pas génétiquement programmée pour sourire quand j'en ai pas envie. Alors je souris seulement quand c'est sincère. Mais ça me fait de la peine ce qu'on dit de moi parce que j'ai l'impression que personne ne me connait vraiment, à l'intérieur je suis un peu fofolle et marrante. Enfin je crois. Mon grand-père paternel, lui, il dit souvent que j'ai des idées originales."

 

Mon jouet préféré

"J'aime beaucoup jouer, mais je joue souvent seule. Il y a bien mon frère mais il a 4 ans de plus que moi et pas vraiment les mêmes centres d'intérêt. Des fois il accepte que je joue aux petites voitures avec lui, et alors là, c'est terrible, on fait une course dans toute la maison! Sinon, quand je joue seule, je fais des boums avec mes playmobils, il y a de grosses histoires d'amour platoniques entre eux, parce que ça l'amour, ça m'intéresse drôlement. Il y a Thomas par exemple, le playmobil bleu avec les cheveux  châtains qui est amoureux de E. (mon double en playmobil). Il est beau Thomas, et vraiment très amoureux, au point d'en pleurer d'amour vous voyez? Bon finalement à la fin, ils s'embrassent. Mais ce que je préfère c'est avant, quand ils passent toute une heure à se tourner autour ou à faire semblant de se détester.

Sinon j'adore les jeux de société mais il n'y a que mon père qui accepte de jouer avec moi. Quand il est là, c'est-à-dire pas souvent. Le jeu que je préfère, mais auquel je ne joue que chez ma copine Ariane, c'est Destins. Dans ce jeu on a un métier, on est marié et/ou on a des enfants, on connait même leur sexe, j'adore!"

 

Je me régale 

"Globalement pour la nourriture je suis assez facile. Sauf pour les rognons et les blettes à la cantine!! Beurk!

J'ai un très bon appétit mais j'ai des jambes comme des allumettes. Mon papy il m'appelle "la sauterelle"!

J'adore les tomates, sous toutes ses formes. Mon repas préféré de toute la vie: salade de tomates, steack hâché, et purée de pommes de terre, avec un cratère rempli de jus de viande, comme chez ma mémé. Et puis du gâteau au chocolat en dessert.

Oh il faut que je vous parle de la rosette, le saucisson qu'on mange chez moi, à Lyon, c'est le meilleur du monde!

Ma maman c'est une très bonne cuisinière, elle nous fait du poulet à l'estragon, un délice! Et puis pour la chandeleur, elle fait des crêpes et elle garde toujours la première pour nous porter bonheur. Elle fait aussi des bugnes, ou des oreillettes comme on dit dans le midi. Personne ne les fait aussi bonnes qu'elle!"

 

Bêtises

"Je ne fais pas trop de bêtises, je n'ai pas une imagination débordante pour ça. Comme toutes les petites filles j'imagine, j'ai coupé (mal) et cramé les cheveux de mes poupées, j'essaie toutes les chaussures et les vernis à ongles de ma mère quand elle est pas là. Un jour, je me suis faite gronder très fort parce qu'au cours d'une fête de famille, alors que je jouais à cache-cache, j'ai fait tomber une échelle sur la tête d'un cousin éloigné en me mettant derrière une porte. On m'a passé un savon parce que le garçon se remettait juste d'une méningite. Je trouve ça assez injuste, j'y suis pour rien moi s'il a eu une méningite, et puis je vois pas en quoi faire tomber une échelle sur sa tête va faire resurgir sa méningite. N'empêche, j'ai presque eu l'impression de l'avoir tué, je suis traumatisée!"

 

Rêves

"Plus tard, je rêve d'être maman. J'ai trouvé dans la bibliothèque de mes parents le livre de Laurence Pernoud "J'élève mon enfant" et depuis, je dévore. Je le connais par coeur. Avec mon poupon je m'amuse souvent à reproduire la journée d'une maman comme dans le livre. Evidemment je préférerais avoir un bébé en vrai, j'adore les bébés. Des fois je me dis que je pourrais en voler un, mais ça serait surement très mal de faire ça.

Ce qui est très mal aussi, c'est de mentir. Pourtant, j'ai fait croire à une camarade de classe que j'avais deux petits frères dont je m'occupe beaucoup: Nicolas, et Paul, qui est encore un bébé. Je sais pas trop pourquoi j'ai dit ça, mais maintenant je suis obligée de continuer parce qu'elle me demande souvent des nouvelles de mes petits frères. J'aimerais vraiment avoir des petits frères. Je pense que je m'ennuierais moins. Mais mes parents ne veulent pas."

 

Lectures

"Je lis beaucoup, j'aime ça, et pendant ce temps-là, je m'ennuie pas.

J'ai du lire 100 fois Charlie et la chocolaterie, et les Petit Nicolas. J'adore toutes les histoires qui parlent d'enfance: Marcel Pagnol, Robert Sabatier, Joseph Joffo... Il y a un livre que j'ai emprunté des tas de fois à la bibliothèque, ça s'appelle "Etienne en classe de neige". Qu'est-ce que ça peut me faire rêver cette histoire de classe de neige! J'espère qu'un jour j'irai moi aussi.

Sinon je raffole des séries policières, surtout les Six compagnons parce que ça se passe dans ma ville: Lyon. J'aimerais bien rencontrer Tidou et ses amis et faire partie de leur bande, mais ça se passe à une ancienne époque je crois. Et puis ils sont super courageux et moi pas trop."

 

Destin

"Je me demande ce que je ferai plus tard comme métier. Pour l'instant je dis à tout le monde que je veux être hôtesse de l'air mais je ne sais pas très bien pourquoi, j'aime bien le nom surtout. En fait, c'est plutôt maitresse qui me plairait. De toutes façons la seule chose qui compte pour moi, c'est d'avoir des bébés. Donc si je pouvais rencontrer la personne que je serai dans 35 ans, je lui demanderai si je vais devenir maman. Ou pas, parce que j'aurai peur de sa réponse. Je n'ai pas très envie de connaitre mon avenir, ça me fait peur le futur... Je crois que ça me fera toujours peur..."

 

Merci Marie de nous donner toujours plus d'idées d'articles ;)

Et pour plus de témoignages d'enfance, rendez-vous avec elle et plein d'autres blogueuses sur "Les petites bulles de Picou"ici.

A bientôt!!

 

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