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Touzazimutin

humeur

Mes enfants, ma faiblesse

19 Juin 2014, 11:45am

Publié par Zazimutine

Mes enfants, ma faiblesse

 

Je n'ai jamais compris pourquoi certaines femmes prétendent que la maternité les rend plus fortes. On lit souvent cette petite phrase à la Une des magazines féminins, résumant les propos de telle célébrité devenue maman récemment: "Etre maman m'a rendue plus forte!".

Etrange sensation pour moi, qui, au contraire, me sent plus fragile depuis la naissance de mes filles. Au sens que, désormais, j'ai 2 fois plus de motifs de souffrance éventuelle qu'avant; je dis 2 fois parce que j'ai 2 enfants, c'est arbitraire, mais j'imagine que d'une certaine façon, cela se multiplie avec le nombre d'enfants. Parce que désormais je souffre autant pour elles que pour moi-même, que je m'inquiète autant pour elles que pour moi-même, que je me réjouis aussi, heureusement, autant pour elles que pour moi-même.

Bien entendu, ce sentiment n'est pas nouveau. On l'éprouve pour tous les gens que l'on aime, ses parents, ses amours, quels qu'ils soient. Ce qu'il y a de nouveau pour moi, c'est le fait de souffrir parfois plus que pour moi-même, parce que j'ai découvert, avec la maternité (mais j'imagine que c'est le cas aussi pour la paternité), ce sentiment nouveau et extrêmement pénible qu'est celui de la responsabilité/culpabilité. Ainsi, la moindre souffrance de mes filles me fait me demander si j'en suis responsable, si j'ai manqué de vigilance, si le modèle que je donne à voir est le bon, si j'ai fait tout ce que je pouvais pour soulager, pour les armer, si je ne peux pas m'améliorer etc etc etc... Une sorte de double peine.

Et puis cette souffrance des tripes.... Pourquoi cette inquiétude, que l'on peut ressentir pour nos rejetons, se manifeste autant de façon physique, avec cette sensation exacte de "souffrir dans sa chair". Est-ce spécifiquement féminin? Est-ce le fait d'avoir porté nos enfants, de n'avoir fait qu'un, une espèce de mémoire du corps? Du ventre?

Donc oui, je me sens plus fragile. Et plus faible. Au sens où je ne suis pas sûre que pour protéger mes filles, je ne serais pas capable de remettre en question mes principes, mes idéaux, de réagir de façon animale et peut-être primaire. Curieuse position que celle de l'être humain qui doit répondre à des besoins animaux, tout en préservant ce qui fait son essence: la conscience.

A moins qu'on ne joue sur les mots. Peut-être qu'après tout, c'est juste une question de sémantique. (vous avez vu comment je me la pète avec des mots compliqués?)

Parce qu'au fond, si être plus forte, c'est:

- être capable de marcher 500m avec 17 kilos fébriles dans les bras sans moufter, trajet nécessaire à atteindre le cabinet du pédiatre depuis le parking,

- patienter des heures aux urgences en affichant extérieurement un calme pouvant laisser penser qu'on a fumé une forêt de cannabis,

- adresser (par necessité) la parole à des parents d'élèves inconnus alors qu'on est la championne du monde de la timidité,

- recevoir une horde de petites filles hystériques à la maison pour fêter l'anniversaire des enfants, alors qu'on n'a pas l'habitude de gérer autant d'enfants,

- insister auprès d'une secrétaire médicale pour avoir un rdv alors qu'on est vraiment pas du genre à faire valoir ses droits,

- devenir un tant soit peu "organisée " alors qu'on est plutôt du type "noyade dans un verre d'eau",

- anticiper quand on est la miss Univers de la procrastination,

- tellement, tellement d'autres choses encore...

Alors là, oui, effectivement, je peux dire que devenir mère m'a rendue plus forte!

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Moi, mes 40 ans, mon appareil dentaire (ou pas)

2 Juin 2014, 07:10am

Publié par Zazimutine

Moi, mes 40 ans, mon appareil dentaire (ou pas)

 

Il y a quelques semaines, j'avais rencontré une orthodontiste pour ma fille aînée (si vous avez loupé cet épisode crucial de notre vie de famille, c'est ici).

S'il y a une chose à ne jamais faire devant un orthodontiste, c'est sourire, dents déployées. Du reste, j'ai fait pire. J'ai carrément demandé à l’orthodontiste si elle pensait que je pouvais avoir besoin de ses services. Je vous laisse deviner sa réponse.

Il y a quelques jours donc, ce fut à mon tour de me faire inspecter le râtelier sous toutes les coutures. Non sans quelque stress de ma part. Bien qu'étant d'une nature plutôt détendue et résolument optimiste (ceux qui hurlent de rire dans la salle, sortez!), ce rendez-vous m'angoissait. Car la professionnelle du sourire Ultra-brite m'avait dressé un portrait plutôt affligeant de ma dentition. M'était donc avis qu'elle voudrait forcément me refourguer un appareil dentaire.

Ce matin de printemps donc, tandis que j'attendais à l'arrêt de bus, grelottant de froid dans mon tee-shirt (optimiste je vous dis!), mon esprit divaguait. Je songeais à cet appareil dentaire auquel j'avais réussi à échapper à l'adolescence. Les lunettes, j'avais eu. L'acné aussi. Pas l'appareil.

Surtout, je songeais à l'Opération. Celle qui allait demander des heures d'intervention, plusieurs chirurgiens chevronnés, peut-être une circulation extra-corporelle, voire même une mise en hypothermie (j'avais révisé toute l’œuvre du Dr House quelques jours auparavant): l'extraction des dents de sagesse! La question d'ailleurs n'était pas de savoir SI on allait m'arracher des dents de sagesse, mais QUAND. Et si je devais "mettre en ordre mes affaires" avant.

Dans le bus, je me suis demandée si j'allais souffrir. Si ça allait s'infecter. Et si ensuite je faisais une infection complètement généralisée de la totalité de la tête?

Puis je me suis interrogée sur ma vie après l'Opération. Est-ce que j'allais ressentir encore LEUR présence ensuite, telles des dents fantômes, me reprochant toute ma vie future ma légèreté d'avoir voulu des dents alignées?

Je me suis aussi posée la question de comment ça doit être de mâcher avec 28 dents au lieu de 32. Est-ce que mes performances masticatrices allaient être amoindries? Est-ce que mes joues allaient paraitre plus creuses? Est-ce que j'allais perdre du poids, je sais pas, à vue de nez, ça pèse combien une dent?

Tandis que mon cerveau mijotait, le bus arriva à destination.

Dans la salle d'attente de l'orthodontiste, je me retrouvai seule adulte au milieu d'une nuée d'enfants. Enfin, seule adulte à ne pas accompagner un marmot bien sûr.

Ce fut mon tour. Ma boule dans l'estomac et moi-même entrâmes dans le cabinet pailleté qui m'avait tant émerveillé la première fois. Je n'avais plus du tout envie d'ouvrir la bouche.

Tandis que j'attaquais directement sur le préjudice esthétique inhérent à la pose d'un appareil dentaire, surtout à 40 ans, l'orthodontiste me demanda si j'avais remarqué qu’elle en portait un. Je fis semblant que non. Alors qu'en fait oui. Elle m'avait fait le même coup lors de mon rdv précédent mais je ne voulais pas lui casser son petit effet la pauvre. Bon c'est vrai que par rapport aux bagues, il se voit pas beaucoup son appareil, mais quand même, il se voit. C'est une sorte de gouttière en plastique transparent qui lui recouvre les dents. Si bien que ça fait un peu un sourire à la Barbie. Qui, elle, a réellement des dents en plastique (mais aussi une taille de guêpe et une forte poitrine, alors que moi, non). Une petit côté pas naturel quoi.

Je vous la fait courte, mon râtelier se porterait mieux avec un appareil dentaire. Non que mes dents légèrement chevauchantes me complexent, non, mais il s'avère que je les use, un peu comme les lapins. Et qu'en plus je souffre de douleurs de la mâchoire et des cervicales qui pourraient être en relation avec le bordel qu'il y a dans ma bouche.

Bref, un appareil, qui se porterait 22h sur 24 (je n'ai pas très bien compris à quoi correspondent les 2h sans...); pendant 2 ans à 2 ans et demi. Le tout pour 5000. Euh, 5000 centimes? 5000 francs peut-être? Non, 5000 euros.

Sans compter l'Opération.

Ah au fait, non. Il n'y aura pas d'opération. mes dents de sagesse, elle n'y touche pas.

En revanche elle m’envoie chez un ostéopathe, une podologue, et je ne sais qui d'autre, il parait que je suis déséquilibrée... de la posture!

Mais quand même, 5000 euros, je ne suis pas sûre...

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La fringale

27 Mai 2014, 09:27am

Publié par Zazimutine

La fringale

 

Vous la connaissez, vous aussi, cette sensation de tiraillement au creux de l'estomac, capable de vous poursuivre plusieurs heures de suite, comme une vague qui resurgit sans cesse, et qui vous fait passer mentalement en revue toute substance susceptible d'être ingérée ou non, pour la calmer?

Hier, dès la fin du repas de midi, la fringale m'a assaillie.

Je ne sais pas si c'est à cause des résultats affligeants des élections européennes, ou bien du temps gris et pluvieux, ou encore de la réunion de boulot du matin même où nous apprenions que grosso modo, à la rentrée, nous allions, comme dans un vieux sketch de Guy Bedos, faire le même travail mais "sans bureau, et sans chaise pour s'asseoir".

Ou était-ce la faute de la reprise en main nutritionnelle décidée quelques jours auparavant après le constat sans appel d'une prise de poids certaine, si ce n'est une certaine prise de poids?...

N'empêche que... la vague m'a submergée juste à la fin du repas de midi. Ou peut-être même avant le repas. D'ailleurs, c'est bien simple, j'ai terminé mon repas la faim au ventre.

Les heures suivantes, je n'ai eu de cesse de faire l'inventaire de ce que je pourrais bien avaler pour calmer ce vide, ce creux, ce gouffre béant, là, juste sous le sternum.

J'ai scanné mentalement mon frigo et le cellier afin de décider sur quelle nourriture j'allais me jeter en rentrant? Du sucré, du salé?

J'ai pensé au fait qu'en sortant du travail, j'allais chercher mes filles à l'école et conduire directement l'ainée à la danse sans passer par la case maison-placards-plein-de-gâteaux.

Je me suis souvenue avoir mangé le dernier choco Prince le matin même au petit-déjeuner.

J'ai pensé à la tarte aux fraises préparée la veille au soir et me suis demandée si 18h45 (heure approximative de notre retour à la maison) était une bonne heure pour une part de tarte aux fraises.

N'y tenant plus, je suis allée dans la salle de pause à la recherche de nourriture. Bredouille, je me suis fait un café. Qui m'a soulagée 10 minutes. A ce stade, je me sentais comme un fumeur en manque qui aurait été capable de rallumer un mégot trouvé dans la poubelle, juste pour tirer une bouffée. A ce stade, j'aurais été capable d'avaler n'importe quoi.

Pleine d'espoir, j'ai songé que mes filles n'auraient peut-être pas mangé tout leur goûter et que je pourrais grapiller là quelques centigrammes de sucre. Ce qui m'a permis de tenir jusqu'à la fin de mon après-midi de travail sans bouffer personne (encore que... il semble que l'on m'ait trouvée un tantinet agressive).

A l'école, j'ai serré les dents lorsque j'ai découvert l'impensable: plus une trace de résidu de miette de goûter dans les valisettes de mes filles!

La mort dans l'âme, j'ai conduit ma fille ainée à la danse. Pendant qu'avec la cadette, nous patientions, j'ai continué à penser à la tarte aux fraises. Au chocolat. Au fromage. Au reste de tarama. Au pain. A un risotto aux coques. A notre dernier resto.

Histoire de passer le temps, j'ai demandé à la petite ce qu'elle avait mangé à midi. J'ai salivé en entendant le mot "salsifi" (mesurez l'ampleur de mon désarroi!).

Enfin nous sommes rentrées à la maison, mon estomac dans les talons, la bouche pleine de salive. J'ai dit à ma fille cadette qu'il était l'heure d'aller à la douche, tout en rampant résolument vers la cuisine (bien sûr qu'on peut ramper résolument!). Comme chaque soir, j'allais sans doute pouvoir donner libre cours à ma fringale pendant que ma fille rechignerait à aller se laver. A peine eus-je la main posée sur la poignée du frigo, que ma fille m'apparut, nue comme un ver. Le Dieu des boulimiques était avec moi. Je n’eus d'autre choix que d'aller la laver. Ce qui eut pour effet de faire totalement disparaitre ma fringale. Comme par enchantement, la douche de l'ainée s'enchaina, de même que la préparation du repas.

Je n'ai pas craqué, j'ai sagement attendu le repas.

Enfin presque, ...j'ai juste trempé 3 bouts de pain dans de la sauce piquante mexicaine...

Ben quoi?

PS: elle était bonne, la tarte aux fraises... au dessert!

 

 

 

 

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Bref, j'ai eu 40 ans.

22 Mai 2014, 07:47am

Publié par Zazimutine

Bref, j'ai eu 40 ans.

 

La semaine dernière, c'était mon anniversaire. Je ne vais pas vous mentir, je n'ai pas eu 40 ans. Parce que je les avais déjà... depuis l'année d'avant. C'est un "traumatisme" dont j'ai du mal à me remettre. Mais comme ça ne va pas aller en s'arrangeant, il est temps d'en faire un peu le bilan.

40 ans, concrètement, ça change quoi?

Les répercussions psychiques

- symboliquement, avoir 40 ans vous fait changer de tranche d'âge; vous ne faites plus partie des trentenaires, contrairement à 39 ans par exemple. J'ai usé jusqu'au dernier jour de mon statut de trentenaire et de tous ses dérivés "trente et quelques...", "une trentaine d'années", lorsqu'on me demandait mon âge. Vous l'avez compris, une dame qui se prétend quadragénaire, a probablement dans les... 49 ans et demi.

- c'est éventuellement, comme moi, faire une "ménopause nerveuse"; un peu comme la grossesse nerveuse, vous en avez tous les symptômes (fatigue, angoisses voire dépression, et même bouffées de chaleur!) mais sans le cadeau à la fin (le graal: la disparition des menstruations!). Parce que 40 ans, pour beaucoup de femmes, c'est un peu le palier à partir duquel on ne s'autorise pas à avoir d'autre enfant, même si théoriquement, on peut. Et finalement le deuil d'une nouvelle maternité n'est pas si facile que ça, même lorsqu'on est déjà maman comblée de deux adorables petites filles.

- essayer de donner un âge à tout le monde, sur le mode "plus vieille" ou "plus jeune" que soi; être souvent déçu parce qu'on voit toujours les autres "plus vieux", alors que non.

- se faire traiter de vieille par ses propres enfants, comme lors de cette petite discussion entre mes filles, surprise au détour d'un petit-déjeuner: "papa il est un peu vieux!"- "ha non, c'est pas papa, c'est maman qu'est vieille!" (oui parce que Papa Ours est encore trentenaire LUI)

- perdre un peu d'insouciance et beaucoup de ce sentiment d'immortalité propre à la jeunesse

Les répercussions physiques:

- avoir une peau de merde qui mêle les inconvénients de la jeunesse (imperfections gna gna gna), avec ceux de la maturité débutante (ridules, affaissement, bouffissures bla bla bla...)

- gagner beaucoup de cheveux blancs; certes, j'ai commencé à avoir des cheveux blancs à 30 ans mais enfin, ils étaient rares et facile à traquer; depuis mes 40 ans, je suis obligée de passer à la couleur, comme si d'un coup ils avaient eu l'autorisation (par qui, je me le demande!!) de se reproduire à outrance!

- avoir des petites maladies "de vieux", comme la tendinite de l'épaule que je me traine depuis déjà 2 ans

- ne plus savoir faire le grand écart; bon d'accord ça fait 20 ans que je ne sais plus le faire, mais j'avais besoin d'en parler.

Bien sûr, vous allez me dire que 40 c'est juste un chiffre, et me demander ce qui se passe précisément dans la nuit du dernier jour de vos 39 ans à celui du premier jour de vos 40 ans pour se mettre dans un état pareil.. C'est juste qu'à partir de ce jour-là, celui de vos 40 ans, vous SAVEZ.

Voilà, j'ai donc eu 40 ans. Et pourtant:

- je me sens 6 ans, quand je regarde "La reine des neiges" avec mes filles et que je me mets à fredonner la chanson-dont-on-ne-doit-pas-prononer-le-nom-à-moins-de-se-trouver-immédiatement-et-durablement-envahi-par-la-mélodie

-je me sens 8 ans quand je colle mon nez à la vitrine des magasins de jouets et autres mignonneries pour fifilles

- je me sens 80 ans quand je sors de mes 2h de danse hebdomadaire et que je n'arrive plus à mettre un pied devant l'autre

- je me sens 15 ans quand je passe, mal à l'aise, devant une terrasse bondée

- je me sens 20 ans quand je me fais remonter les bretelles par ma chef et que je mets à pleurer...

 

Bref, la semaine dernière c'était mon anniversaire. Pour l'occasion, ma fille ainée m'a dessiné un gros gâteau. Comptez bien le nombre de bougies ... il y en a 39 :)

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La fuite du temps

22 Avril 2014, 12:11pm

Publié par Zazimutine

La fuite du temps

 

Au début de ma vie tout allait bien.

J'étais confortablement installée dans un train corail qui s'arrêtait 3 longues minutes à chaque gare rencontrée, les secondes me paraissaient des minutes, les minutes des heures, les heures des journées entières etc... Le temps s'écoulait lentement, trèèès lentement, peut-être un peu trop pour un être en construction qui a tellement hâte de vivre sa vie.

A 20 ans, j'avais l'impression d'être en vie depuis une éternité. Oui, je me souviens précisément de ce sentiment de jeunesse éternelle, à l'époque je bossais en entreprise l'été, mes collègues me demandaient: "mais tu as quel âge?"- "20 ans"- "oh la la ce que tu es jeune!", et je ne trouvais rien de plus con à me dire alors que: "mais oui c'est dingue, je suis en vie depuis si longtemps et encore si jeune!"

Progressivement, le train s'est accéléré. Pour adopter bientôt l'allure d'un train à grande vitesse.

Aujourd'hui, mon problème avec le temps qui file ressemble à un problème arithmétique d'antan: "sachant qu'une baignoire peut contenir 100 litres, que le robinet déverse 5l d'eau par minute, mais que la bonde fuit de 25 cl d'eau toutes les 40 secondes, combien de temps va mettre la baignoire pour se remplir à moitié?" Un problème d'une extrême complexité à plusieurs variables.

C'est exactement ce que je ressens aujourd'hui avec le déroulement de mes journées: "sachant qu'une journée contient 24h, que le temps accordé au travail et aux trajets est d'environ 9h, comment faire tenir en une seule journée toutes les activités inhérentes à une vie de famille (ménage, lessives, repassage, préparation des repas, rangements, toilettes, échanges avec les uns et les autres, vaisselle, tâches administratives, comptabilité, épanouissement personnel, activité physique, anticipation des évènements à venir etc... liste non exhaustive)?"

Le temps me semble être devenu un train mené par un conducteur fou roulant à vive allure, brûlant les feux rouges, et m'ayant désormais abandonné sur le quai de la gare, courant à perdre haleine derrière lui pour garder en ligne de mire les feux arrières du dernier wagon. Les deux petites lumières rouges de l’espoir que j'arrive enfin un jour à remonter dedans et à ralentir la marche. Inutile de préciser que je ne me sens plus du tout "en vie depuis une éternité et encore si jeune" (d'ailleurs, je ne le suis plus... si jeune, je veux dire!).

Et dire que les personnes agées se plaignent que les secondes leur paraissent des minutes, les minutes des heures, les heures des journées entières...

PS: petit billet métaphorique de mon absence d'activité sur ce blog...

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Un printemps nommé désir

10 Avril 2014, 12:37pm

Publié par Zazimutine

Un printemps nommé désir

 

Hier matin j'avais rendez-vous avec Dieu.

C'est-à-dire mon dermatologue.

Dans la mesure où mon dermato est l'être de lumière capable de rendre à ma peau la beauté qu'elle mérite, je l'assimile à Dieu. Et comme je ne suis pas tout à fait croyante, je n'ai pas le sentiment de blasphémer ("pas tout à fait" parce qu'on ne sait jamais, si le Grand Barbu me lit, mieux vaut assurer ses arrières...).

Bref, après que Dieu m'ait annoncé qu'il ne pouvait pas me rendre la beauté de ma peau (bloquée dans une faille spatio-temporelle depuis 1986, très précisément) avant plusieurs mois, après avoir couru derrière un bus, puis reniflé pendant tout le trajet pour cause de paquet de mouchoirs tombé sur la chaussée pendant ma course, après m'être couvert de ridicule en commandant un café au livreur de vins du bar où je m'étais installé ("bon ben bonne journée hein, et bon café!" me dit-il, narquois, quelques minutes plus tard alors que je sirotais enfin mon café), j'ai enfin pu savourer ces quelques heures de liberté d'un mercredi matin, seule, sans mes filles.

Ce qui m'amène au lien avec le titre de mon billet, parce que je me disais, en flânant dans le centre-ville, que définitivement, le printemps est ma saison préférée (oui je sais, j'ai des tics de langage, je pourrais dire subrepticement, mais d'un autre côté, ça n'a pas tout à fait le même sens).

Au printemps, donc, j'aime:

- le froid mordant du petit matin, lorsqu'on a enfilé des vêtements légers, parce qu'on sait que la douceur de l'air va bientôt nous réchauffer,

- le petit café au soleil, en terrasse donc,

- vagabonder le nez en l'air, à la recherche de toutes les nouvelles floraisons; parce que même en ville, Il est là, partout!

 

Un printemps nommé désirUn printemps nommé désir

 

- m'acheter des colifichets, de la couleur, du qui-brille, du toc, qui fait du bien aux mirettes

- fleurir la maison avec les pâquerettes ramassées par les filles

 

Un printemps nommé désirUn printemps nommé désir

 

- le chant des oiseaux du matin quand je me lève à 6h30 et des poussières

- ressortir les vêtements d'été et pousser des petits cris de joie en redécouvrant certains articles (d'accord, j'exagère un peu pour les cris de joie, je ne suis pas très démonstrative, disons alors que je lève imperceptiblement la commissure labiale droite, ce qui pour moi est signe d'extase totale...)

- manger des plats froids: gaspacho (Ola Alvalle!), carpaccios et autres tartares...

Au fond ce que j'aime dans le printemps, c'est la promesse d'été qu'il apporte. Promesse des beaux jours, d'une certaine convivialité, de légèreté, de vacances...

Au fond, le printemps, c'est un peu le désir de l'été.

Au fond, tout n'est que désir.

Au fond, je suis un peu philosophe.

Ou pas.

 

PS: parce que le coquelicot est ma fleur préférée!

 

mais que j'aime aussi beaucoup les myosotis

mais que j'aime aussi beaucoup les myosotis

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Mes filles préfèrent les blondes

2 Avril 2014, 20:08pm

Publié par Zazimutine

Mes filles préfèrent les blondes

 

Avant toute chose, je veux éclaircir mon propos: je n'ai rien contre les blondes. Au contraire. J'ai moi-même pas mal d'amies blondes, et sincèrement je les trouves toutes... gentilles. Et puis elles sentent bon. Bon d'accord je déconne. Je n'ai pas d'amies blondes. 

En vrai, ma mère est une blonde originelle, mon frère est un blond original... bref, definitely, je n'ai rien contre les cheveux jaunes. (J'aime bien utiliser des mots anglais, genre comme si j'avais longtemps vécu aux States, sauf que je n'y ai jamais mis les pieds).

Mais revenons à nos moutonnes blondes.

J'ai remarqué depuis un petit moment déjà, que mes filles n'ont de cesse de s'extasier sur les cheveux des copines, surtout lorsqu'ils sont longs, surtout lorsqu'ils sont blonds (on pourrait presque en faire un poème). Combien de fois ai-je entendu "han, machine, elle a des beaux cheveux, elle a des cheveux jaunes, comme la Belle au bois dormant!" (ou Cendrillon, ou Raiponce, faites-votre choix messieurs-dames!). Et je dois dire que ça m'agace un tantinet. Parce que merde, je ne suis pas blonde. Je suis on ne peut plus brune, tout comme Papa Ours et une bonne partie de notre entourage. Je me demande donc d'où vient cette vénération pour les blondes. Hélas, il ne faut pas chercher bien loin: je citais plus haut Cendrillon, Aurore, Raiponce, mais aussi la fée Clochette, petit blonde maligne, et même tout dernièrement la Reine des neiges, et je ne parle même pas de celle-dont-on-ne-doit-pas-citer-le-nom (ça commence par un B et ça a des mensurations de folie). Certes il y a les rousses flamboyantes Ariel (la petite Sirène) et plus récemment Rebelle, mais toujours pas de brunes. Vous allez me dire: oui mais Blanche-Neige, oui mais Tyana (la Princesse et la Grenouille). Oui d'accord. Voilà, on a cité les deux princesses non blondes/non blanches de la galaxie enfantine.

Au-delà du constat que mes filles ne vénèrent pas la couleur de mes cheveux, ce dont je me fiche éperdument, je m'interroge sur la notion de modèles. Alors non, je ne vais pas me lancer dans un billet philosophique mais tout de même, quel genre de modèles donnons-nous à nos enfants? Je veux dire, à leur âge ça n'a aucune incidence, du moins je l'espère, mais plus tard? Nous avons toutes été ados, nous avons toutes été complexées. Par rapport à quoi? A un modèle. Celui d'une femme, mince, jeune, avec une poitrine généreuse. Nous savons toutes quel genre de retentissement cela peut avoir dans nos sociétés très friandes de l'apparence, l'anorexie mentale n'en étant qu'un exemple parmi d'autres. Donc si la culture de l'apparence pouvait épargner encore un tout petit peu mes fillettes, oui, j'aimerais bien.

Deuxième réflexion: il y a peu de temps, au moment des JO, nous avons regardé les filles et moi, le patinage artistique. La discipline qu'elles préféraient étaient le "simple dames". Et pour cause, des costumes à paillettes, des chignons en veux-tu en voilà, des  patineuses princesses! Leur préférée était bien entendu une blonde américaine peroxydée. Puis est venue la française, une magnifique fille à la peau noire. J'ai expliqué à mes filles que c'était notre compatriote et qu'il fallait la soutenir. Ce à quoi la réponse a été: "oh non, elle est pas belle, j'aime pas sa peau". Et pourtant hein, mes filles connaissent et adorent Kirikou, miss Bonbon a une copine métisse, ce n'est pas comme si elles vivaient dans un monde complètement fermé à la diversité. Mais la peau noire, les cheveux noirs, ne semblent pas correspondre à leurs modèles. Alors j'essaie de leur expliquer. En espérant que ça leur passera.

Après tout, quand j'étais petite, je disais souvent que sous mes cheveux bruns et bouclés, j'étais en réalité "blonde avec des tresses". Finalement par la suite je n'ai jamais regretté de ne pas être blonde.

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Mère Confiance

24 Mars 2014, 12:17pm

Publié par Zazimutine

Ce matin-là, je me suis levée tôt, très tôt, bien avant le réveil des filles et de Papa Ours.

J'ai allumé mon ordinateur et relu attentivement le document que j'avais terminé de rédiger la veille au soir. J'ai sauvegardé. 6 fois.

J'ai décidé de lire les dernières actualités concernant le sujet du document en question.

J'ai bu un café. J'en ai jeté la moitié par peur d'avoir envie de faire pipi toute la matinée.

J'ai eu un peu mal au ventre et je me suis demandée si je démarrais une gastro. Même que ça m'aurait peut-être arrangé, pour une fois.

Je suis allée prendre ma douche. Je me suis lavée les cheveux. Je me suis aspergée de déodorant. Puis de parfum.

J'ai vérifié mes ongles.

Je me suis soigneusement coiffée et exceptionnellement maquillée.

J'ai enfilé ma tenue préférée, celle dans laquelle je me sens le mieux.

J'ai consciencieusement ciré mes bottes. C'était la deuxième fois que je le faisais. Depuis que je les aies. Depuis 2012.

J'ai espéré toute la matinée un SMS qui annulerait tout. En vain.

J'ai préparé mon sac, ma clé USB. J'ai pris aussi mon ordinateur portable au cas où.

J'ai hésité à prendre l'ascenseur qui semblait ne pas bien fonctionner. Je me suis dit qu'avec un peu de chance, il allait encore une fois tomber en panne.

J'ai décidé d'être adulte et de prendre les escaliers.

Je suis montée dans ma voiture, j'ai mis de la musique à fond, essayant d'oublier mon coeur qui battait la chamade et mes doigts tremblant sur le volant.

Arrivée à destination, j'ai pris une grande inspiration avant de sortir de la voiture.

Je suis passée aux toilettes. J'ai vérifié plusieurs fois que rien ne clochait (dents, naseaux, sourcils...). Je me suis adressée un sourire pour m'encourager. Je me suis presque trouvée jolie avec tous ces trucs sur ma figure.

Puis je suis descendue au 2ème sous-sol du bâtiment.

J'ai entendu mes pas résonner dans l'escalier. Je me suis demandée ce que ressentait le taureau avant de rentrer dans l'arène. Je me suis dit que moi, au moins, j'allais en réchapper.

Je suis arrivée devant l'amphithéâtre.

J'ai croisé une collègue.

J'ai dit "ils sont combien?"

-"24!"

-"Oooooh si nombreux?"

Ce matin-là, j'ai parlé en public. Pendant 1h. Devant 24 personnes. 25, avec ma chef.

J'ai un peu bafouillé, un peu trébuché. Je me suis cognée au micro plusieurs fois.

Mais je ne me suis pas évanouie.

C'est bien, je progresse.

 

 

Mère Confiance

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Le syndrome du cerveau baladeur

22 Mars 2014, 15:58pm

Publié par Zazimutine

Le syndrome du cerveau baladeur

 

L'autre matin, tandis que j’observais ma grande fille parler toute seule pendant le petit-déjeuner (mais je suis habituée et non, je ne m'inquiète plus, après tout, cette petite est sortie des entrailles d'une nana qui disait adieu à chacun de ses petits pois avant de les manger), celle-ci me fit soudain une révélation fracassante que je ne peux décemment pas garder pour moi: son cerveau a une vie propre et autonome, c'est-à-dire indépendamment du corps de petite fille dans lequel il a été enfermé. La preuve: son cerveau est un garçon. Même qu'il s'appelle Clément. Mais le plus important, c'est que, de temps en temps, son cerveau part se balader. Ouaip! En vadrouille la cervelle, son petit baluchon et hop-"un kilomètre à pied, ça use, ça useuh...."  et ce, "parfois plus de 24h", ce sont ses propres mots. Je ne sais pas si vous comprenez l'importance de cette information, car je suis certaine que ça ne touche pas que ma fille, c'est un truc propre à l'enfance, c'est évident.

Alors je vais répéter pour que ce soit bien clair: de temps en temps, le cerveau de nos enfants est absent de leur tête pendant plus de 24h! Ca y est vous y êtes? Vous comprenez la conséquence de cette révélation?

Et je vais enfoncer le clou en vous donnant cette autre information de ma fille, selon laquelle son cerveau part parfois habiter dans d'autres têtes avant de revenir dans la sienne....

A bien y réfléchir, cela explique bien des choses dans le comportement de nos enfants. Pour ma part, je pense que le cerveau de ma fille ainée investit bien souvent la tête de sa petite soeur (tandis que celui de cette dernière part je ne sais ou... certainement dans la tête d'une princesse...). Cela expliquerait pourquoi je n'arrive jamais à avoir mes deux filles conciliantes en même temps par exemple. Il semble en effet depuis quelques années, s'être installée une espèce d'alternance entre les deux: quand l'une est sage, l'autre est insupportable et le lendemain (la semaine suivante, le mois suivant...) on change. Ca explique aussi cette sensation récurrente et fort pénible de, comme le dit cette expression désuète mais très juste, "pisser dans un violon". Encore que... je n'ai jamais essayé une telle chose, mais j'imagine assez aisément à quel point l'on doit ressentir une espèce de questionnement désespéré sur le sens de la vie ... à pisser dans un violon. Comme quand vous expliquez pourquoi vous aimeriez que votre fille se dépêche et qu'elle semble prise soudain d'un ralentissement psychomoteur aigu. Ou bien lorsque vous avez passé 5 bonne minutes à donner des consignes de sagesse avant d'entrer dans un magasin et qu'elles sont transgressées aussitôt. Ce n'est pas de votre faute, ni de celles de vos enfants, c'est juste que leur cerveau est parti se balader (les deux en même temps, oui, cela aussi arrive souvent).

C'est un grand soulagement au fond. Non, notre éducation n'est pas défaillante, oui, nous sommes de bon parents. D'ailleurs je m'assure désormais de la présence cérébrale avant de demander quoi que ce soit d'un peu complexe à mes filles (du genre: tu vas faire pipi+tu te laves les mains+avec du savon+tu les essuies). Ce qui m'évite une dépense considérable d'énergie, salive et autres. Si je vois que la bête est absente, je diffère.

Finalement, je me demande si ce syndrome du cerveau baladeur n'atteint que les enfants.... cela pourrait expliquer bien des comportements, vous savez du genre "retournement de veste" parmi nos politiques... Le cerveau de cet ex-comique qui s'est mis à flirter avec les discours les plus nauséabonds ne serait-il pas parti se balader un peu trop longtemps dans la tête de la présidente de ce parti dont je préfère taire le nom? On peut se poser la question.

A bon entendeur.

PS: ne vous inquiétez pas, je ne vais pas prendre l'habitude d'illustrer mes billets, c'est juste que... j'adore dessiner des cerveaux ^_^

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Grand-père depuis les étoiles

16 Mars 2014, 11:57am

Publié par Zazimutine

L'autre soir, alors que je disais bonne nuit à ma fille ainée, je fus surprise de trouver dans ses mains un tout petit nounours en peluche, que je n'avais pas vu depuis des lustres. Très naturellement, je lui dis que ce petit ours lui avait été offert par mon père à sa naissance. Mon père est mort il y a 6 ans, un mois après la naissance de ma première fille, et ça, mes filles le savent depuis toujours. D"ailleurs à la maison dès qu'on parle de mon père, il y en a toujours une pour me le rappeler "ton papa il est mort!"; au début ça piquait, maintenant je suis habituée car j'imagine sans peine ce que doit représenter comme mélange de crainte et de fascination l'idée de ce grand-père disparu.

Mais ce à quoi je ne m'attendais pas, l'autre soir, en parlant de ce petit ours à miss Choco, c'est sa réaction. Car elle s'est mise à pleurer doucement en me disant qu'elle aurait tant aimé le connaitre. Je suis alors restée un petit moment avec elle pour lui parler de mon père. Et à ses questions, je me suis rendue compte que j'avais fait une espèce de black-out à son propos. Tout au moins sur ce qui ne me semblait pas essentiel, et qui pourtant doit l'être quand on parle de quelqu'un que l'on n'a pas connu. "Il avait les cheveux de quelle couleur? et ses yeux? elles étaient comment ses lunettes? est-ce que tu l'aimais beaucoup?" J'ai réalisé que je ne lui avais jamais montré de photos. Il faut dire que je n'en ai pas beaucoup. Et qu'à vrai dire, je ne les regarde jamais.

Alors le lendemain matin, je lui ai montré une photo.

Il y a quelques mois, une de mes amies a perdu son père, elle aussi. Alors qu'elle s'inquiétait auprès de moi que le décès de son père fasse resurgir mon chagrin à propos du mien, je lui ai répondu textuellement: "Ne t'inquiète pas pour moi, c'était il y a 6 ans, j'ai fait mon deuil". Et j'ai bien entendu passer plusieurs semaines à rêver, cauchemarder serait le mot juste, de mon père, toujours le même rêve. Car oui, bien entendu, 6 ans après, mon deuil est fait. C'est-à-dire que je peux en parler sans pleurer, que je ne ressens plus de colère, ni même cette douleur au creux de l'estomac quand je pense à lui. Mais cela n'enlève rien au sentiment d'injustice, ni à la peine de savoir qu'il ne connaitra jamais mes filles, et réciproquement.

Et justement, il faut que je leur parle de ce grand-père qui ne le sera jamais concrètement pour elles, je leur dois, car c'est une partie de leur histoire.

Il faudra donc que je leur dise: son métier qui le passionnait, son goût pour le jazz et l'humour absurde, son impossibilité de regarder des films trop "durs", ses expressions comme "une brune piquante", le fait qu'il est venu assister à ma thèse, mais qu'il est resté derrière la porte tellement il avait peur pour moi, et comment je suis allée le chercher une fois ma présentation finie pour qu'il assiste quand même à ma remise de diplôme ; je dirai à ma fille ainée qu'il a su sa naissance, son prénom, qu'il l'a vue, touchée, sentie sa chaleur, dans son lit d’hôpital; je dirai à ma cadette combien elle lui ressemble, physiquement, mais aussi dans son caractère parfois tumultueux. Tout cela, oui, il faudra leur dire.

Et aussi combien il est important de se consacrer aux vivants, à ceux qui sont là et qui nous aiment, qui les aiment, leurs grands-parents paternels, et puis ma maman Jouji et son compagnon, Mr Ewing, depuis presque 30 ans, qui m'a vue grandir avant elles.

Profiter des vivants, sans oublier les absents.

Grand-père depuis les étoiles

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