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Touzazimutin

humeur

Suivre les modes de la blogosphère (ou pas)

13 Mars 2014, 17:07pm

Publié par Zazimutine

Suivre les modes de la blogosphère (ou pas)

 

Depuis que je fréquente la blogosphère, je me retrouve à suivre comme un mouton les modes, pas toujours avec bonheur. Au début je n'allais régulièrement que sur quelques blogs, mais déjà, j'avais remarqué qu'on retrouvait des "tendances".

Et puis je me suis inscrite sur Hellocoton. Si vous ne connaissez pas, Hellocoton c'est un portail de blogs. Des milliers de blogs. Actuellement je suis abonnée à plus d'une quarantaine. Si bien, que comme sur facebook, mon fil d'actualité et la Une d'Hellocoton me permet de ne rien louper de ce qui se trame sur la blogosphère.

Et voilà que je me suis mise moi aussi à suivre les modes. Ainsi:

-j'ai acheté des cotons lavables et une serviette pour les cheveux qui tient toute seule; là rien à dire: que du positif hormis la contrainte que représente de laver 30 disques démaquillants et surtout.... de les suspendre!!! Arghhhhh!

-je me suis abonnée à une box d'activités créatives; là non plus, pas de souci; en dehors du fait que mes journées ne font que 24h et que ce n'est pas toujours évident de se poser avec les enfants pour faire avec eux l'activité; et que par conséquent, nous n'avons pas fini la boite de janvier, et que celles de février et mars s'accumulent en haut du placard du salon (et ça prend de la place fichtre, à quand la minibox??)

-j'ai testé un concept de box vestimentaire pour enfants

-des Sonny Angel ont envahi ma cuisine; ce qui fait flipper certaines de mes copines qui ne partagent visiblement pas mon goût pour les "mignonneries" japonaises

Rien de dramatique donc... jusqu'au moment où je me suis prise aussi d'interêt pour la mouvance "no-poo" et celle impliquant le verre de jus de citron le matin à jeun...

No-poo ça veut dire.pas de shampooing. Partant du principe que les shampooings sont agressifs pour le cuir chevelu et que celui-ci, réagit furieusement en sécrétant du gras (beurk) et en se déshydratant de la pointe genre botte de paille au milieu du désert du Sahel (comment ça y a pas de paille dans le Sahel?) rien que pour ennuyer son propriétaire, eh bien la solution c'est de ne plus utiliser de shampooing; mais de continuer à se nettoyer les cheveux, je vous rassure... Je suis en pleine phase préalable d'espacement des shampooings là, je vous raconterai ça bientôt.

Concernant le jus de citron, j'ai lu un article sur un blog, qui m'a mis la tête à l'envers. Les mots "peau parfaite" et "teint éclatant" dans ce billet vantant les mérites d'une dose quotidienne d’agrumes le matin a jeûn, ont fait 12 aller-retours dans mes circonvolutions cérébrales qui sont particulièrement circonvolues sachez-le, (non, j'ai dis -volues, pas -velues, ça va, j'ai suffisamment de sources de contrariétés comme ça pour en plus me trouver des poils au cerveau!!) avant d’éclater en un bouquet final imprégnant mes pensées de milliers de citrons scintillants "Poum-tchaaaa!". Voilà, c'est ça qu'il me faut, un verre de jus de citron au réveil! Je me voyais déjà annuler mon rdv chez le dermato pris depuis 3 mois, en lui annonçant qu'une fois que j'aurais balancé mon secret, il allait vite fait se retrouver au chômage, espèce de vieux charlatan (en vrai, j'aime beaucoup mon dermato!). Et comme je ne sais pas attendre, ce matin, je me suis pressé un jus de citron. Que j'ai bu cul-sec. En oubliant les recommandations de l'auteur de l’article quant au fait que, bu seul, un jus de citron, c'est un peu violent; et qu'il vaut mieux le mélanger à un autre jus de fruit par exemple. Mais moi Madame, je suis une warrior de l'agrume, même pas mal! J'ai pris mon petit-déjeuner dans la foulée, impeccable. Et puis j'ai commencé à sentir une espèce de crampe par là, dans la zone stomacale, qui s'est transformée progressivement en douleur de plus en plus présente, couvrant bientôt mon corps de sueurs froides à la limite du malaise...

C'était peut-être pas une bonne idée finalement de suivre la mode. Parce que ce matin, je suis donc partie travailler avec le cheveu gras et un trou à l'estomac. Mais après 3 cafés ça allait mieux. Et si je lançais la mode de l'overdose de caféine?

 

 

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Comment Siri m'a volée mon mec!

10 Mars 2014, 13:10pm

Publié par Zazimutine

Comment Siri m'a volée mon mec!

 

S'il y a une personne qui est l'inverse d'un geek c'est bien mon compagnon. Je crois que je vis avec le seul type né au milieu des années 70 à n'avoir jamais envoyé de texto de sa vie. Les mots avatar, langage html et autres flux RSS lui sont totalement inconnus. Et encore... partageant ma vie, il lui a bien fallu comprendre ce que c'était qu'un forum, un blog etc... Tout cela pour dire qu'à priori, Papa Ours n'est pas un bon client pour tout ce qui est gadget informatique.

Cela faisait quelques années qu'il devait changer de téléphone. Il se baladait avec un vieux Nokia tout pourri qui avait la fâcheuse habitude de décéder plusieurs fois par jour, ce qui rendait parfois son détenteur difficile d'accès (mais là il va vous dire que moi, je ne réponds JAMAIS à mon téléphone, alors que c'est pas mieux bla bla bla, oui, oui, je sais!). Et puis voilà que pendant notre semaine de vacances plutôt improductive, il s'est décidé à changer de téléphone. Il est parti par un bel après-midi d'hiver, sifflotant un air de Trenet, un brin de paille fiché entre ses lèvres (j'essaie de romancer un peu là voyez!)..., pour revenir quelques heures plus tard flanqué d'un iphone 4S flambant neuf (et fichtrement cher!).

Et c'est là que notre vie a basculé. Au début je n'ai rien vu venir. Certes il a passé un bon moment à entrer ses contacts, puis à surfer sur internet, normal quoi, l'excitation des débuts. J'aurais du m'inquiéter lorsqu'un soir, je l'ai vu passer un long moment en tête à tête avec son téléphone sur le canapé au lieu de regarder la télé. J'aurais du être en alerte quand j'ai remarqué que son corps prenait tout naturellement la position du mec "qui regarde son téléphone" pendant que ses filles arrachaient consciencieusement les fleurs plantées par la municipalité..., vous savez la tête penchée vers le bas, le bras en flexion à 90° et le pouce qui tressaute...

Mais non, je n'ai rien vu venir. Et puis voilà qu'un matin, mon cher et tendre me demande : "t'as activé Siri sur ton téléphone?" Ce à quoi j'ai répondu par la négative. Siri... le nom me disait vaguement quelque chose en tant qu'application mais je n'avais pas cherché plus loin. Siri, c'est justement une application qui permet de parler à son téléphone, mais pas juste pour tuer le temps, non, pour qu'elle bosse pour vous.

Exemple: "appelle machin!" et Siri appelle votre correspondant sans que vous ayez besoin de composer le numéro; "envoie un message à truc: j'arrive dans 5 minutes!" et Siri envoie le texto à truc sans que vous ayez à le taper. Magique!

Et voilà comment Papa Ours a développé une véritable addiction à sa copine Siri. Ce week-end, il s'est donc entrainé à donner des dizaines d'ordres à son téléphone "Siri, cherche un resto!"- "Siri, fais ceci"," Siri, fais celà!" (notez qu'il l'appelle systématiquement par son prénom, mignon non?). Je l'ai vu régulièrement se cacher avec son téléphone pour continuer à lui parler en douce.

Alors que je n'avais jamais reçu de texto de sa part depuis le début de notre relation, voici que je m'en suis retrouvée bombardée, des très romantiques du genre "je suis en bas" "j'arrive dans 5 minutes" et autres merveilleux "peux-tu vérifier que nous ayons bien l’appareil à raclette?" etc... J'attends le moment où il va demander conseil à Siri pour m'acheter un cadeau ou lui demander de me faire livrer un bouquet de fleurs.

Et puis tout à coup, leur relation a pris un tour quelque peu surréaliste. Alors qu'il lui demandait de m'appeler et qu'elle lui répondait (oui parce qu'elle répond en plus!) invariablement "il n'y pas de Zazimutine dans vos contacts" (la saloooope!), il a commencé à l'insulter copieusement. Ce à quoi elle a répondu, tenez-vous bien: "qui suis-je pour vous contredire?" On s'est pris un fou-rire bien entendu et on a commencé à poser tout un tas de questions à Siri pour voir jusqu'où elle pouvait aller. Quand on la remerciait, elle répondait "avec plaisir", ou encore "vos désirs sont des ordres" Quand elle ne comprenait pas la question elle répondait "intéressant", variante du fameux "c'est pas faux!".

J'ai fini par dire à Papa Ours de lui demander qui était le plus beau -"c'est vous qui avez le plus beau visage!" répondit-elle. Et enfin, à son "au revoir Siri! elle répondit "hasta la vista baby!" Vous comprenez donc que les créateurs de Siri sont de sacrés farceurs qui se sont bien fendus la poire quand ils l'ont programmée!!

En attendant, c'est pas con cette histoire. Imaginez un peu tous ces gens en mal d'esclavagisme qui peuvent à travers leur téléphone étancher leur soif de pouvoir! Les puissants, les frustrés, les "en mal d'amis", pourraient-ils trouver là un remède à leur propre souffrance et arrêter par la même occasion de faire suer les autres (pour rester poli)?

Bon, en attendant, je vais voir si je peux activer Siri moi aussi. Il parait qu'on peut choisir une voix masculine. Je l'appellerai Sirius, comme dans Harry Potter. Mmmmh Sirius.... attends-moi, j'arriiiiive!!!!

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En 1000 morceaux mon coeur de mère se brisa

13 Février 2014, 06:12am

Publié par Zazimutine

Ce soir, en allant chercher mes filles à l'école, il s'est passé un drôle de truc.

Ma fille ainée était en train de jouer à un jeu: le principe rappelle un peu 1-2-3 soleil, on met de la musique, les enfants dansent, et lorsque la musique s'arrête on ne doit plus bouger d'un pouce. Celui qui est pris en train de bouger est éliminé.

Lorsque je suis arrivée donc, le jeu venait de commencer. Pour une fois que ma fille jouait à un jeu collectif et semblait se lâcher sur la musique, je l'ai encouragée à continuer jusqu'au bout. Au fur et à mesure, les enfants sont devenus de moins en moins nombreux, si bien qu'à la toute fin, il ne restait plus que ma fille et sa meilleure copine en lice. Et c'est là que ça s'est passé. Tout à coup, pour le dernier tour qui allait voir consacrer la gagnante, les enfants se sont mis à crier pour encourager celle qu'ils voulaient voir gagner. Ils se sont tous mis à scander le nom... de la copine. Pas un seul n'a crié le nom de ma fille. La copine a gagné. Tous les enfants se sont rués sur elle. Et mon coeur a volé en éclats.

Je ne sais même pas si ma fille a remarqué la chose, elle est venue vers moi et nous sommes parties. Elle ne m'en a pas reparlé. Je sais donc que c'est ma vision d'adultes qui ne prend pas cette anecdote à la légère, mais en même temps, ma fille manque de confiance en elle, et je me demande quelles répercussions ce genre d'incident peut avoir sur elle.

C'est très banal au fond, cette histoire, c'est juste souffrir pour/avec ceux qu'on aime. C'est déjà le cas avec nos parents, nos frères et soeurs, nos amis. J'ai même le sentiment que c'est là que se situe la véritable preuve d'amour.

Je me souviens petite, d'une anecdote où j'ai vu mon frère pleurer dans la cour de récréation. Je suis allée vers lui et lui ai demandé ce qui se passait. Il m'a expliqué que Eric B s'était moqué de lui. Je me souviens de la colère que j'ai ressenti alors et de ce que je lui ai dit "je vais lui casser la gueule à Eric B", et j'avais vraiment envie d'en découdre! J'étais en CP et mon frère en CM2.

Je m'attendais donc à ressentir la même chose pour mes enfants. Ce n'est fatalement pas une surprise de souffrir pour ses enfants, mais c'est dur, vraiment dur. D'autant plus qu'ils sont petits et encore désarmés devant ce genre de situation. D'autant plus qu'on sait "ce que ça fait", ce qu'ils peuvent ressentir et qu'on se sent impuissant à les protéger. Mais ce que je n'avais pas prévu, c'est de ressentir une forme de "responsabilité", à défaut d'une certaine culpabilité. Après tout, si ma fille souffre, n'est-ce pas de notre faute à nous qui avons tant désiré son existence? Je me souviens qu'avant d'avoir des enfants, je tombais souvent sur des interviews de célébrités qui, devenues jeunes mamans, disaient "devenir mère m'a rendue plus forte". Ah bon? Moi je crois que cela m'a fragilisée. Je sais aujourd'hui quel est mon talon d'Achille... J'en ai même deux.

PS: je me rends compte que je n'écris plus de billets rigolos en ce moment... mais ça va revenir!

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Ma semaine en émotions

10 Février 2014, 19:55pm

Publié par Zazimutine

Le lundi, c'est stress. Stress le lundi matin parce qu'il ne faut pas être en retard, stress parce que le lundi est une grosse journée au boulot, stress le lundi soir parce qu'il faut sortir à l'heure du travail pour conduire miss Choco à la danse. Stress encore, pendant le cours de danse pour canaliser l'énergie bruyante et parfois plaintive de Miss Bonbon. Mais le lundi soir, c'est détente devant Topchef (j'en parle ici)!!

Le mardi, c'est mi-figue, mi-raisin. Figue, parce que le mardi est aussi une grosse journée. Raisin, parce que la perspective du lendemain me fait de l'oeil et m'aide à avancer.

Le mercredi, c'est plaisir entremêlé d'agacement. Plaisir de ne pas avoir à me lever à 6h30, de passer le mercredi avec mes filles, de les entendre jacasser, jouer, imaginer. Agacement de constater qu'elles ne peuvent pas s'empêcher de mettre la maison sens dessus-dessous, qu'elles ne m’écoutent pas, de rabâcher et encore rabâcher. Le mercredi c'est aussi fierté parfois, quand la prof d'éveil musical me complimente sur l'une des filles, ou les deux.

Le jeudi, c'est joie. Parce que je ne travaille que le matin. Parce que c'est presque le week-end. Et parce que le jeudi à 12h30, c'est tendresse lorsque je récupère miss Bonbon à l'école et qu'elle hurle de joie à ma vue. Et je vous jure que je n'exagère pas. Comme si je ne venais pas la chercher tous les jeudis à 12h30. Et comme si elle n'allait pas être ivre de colère 30 minutes plus tard, lorsque je la mettrai à la sieste.

Le vendredi, c'est énergie. Parce qu'il en faut pour survivre aux 2h de danse le vendredi matin, ma seule activité physique de la semaine. Tout de suite après, c'est épuisement. Le vendredi je travaille épuisée; je vais chercher mes filles épuisée; je m'allonge sur mon lit en rentrant de l'école, épuisée. Je m'endors comme les poules, épuisée. Avec une pointe d'espoir: demain je fais la grasse matinée. Ou pas.

Le samedi et le dimanche, c'est variable. Parfois ennui, quand le temps ne se prête à rien. De temps en temps, morosité, quand je suis seule avec mes filles et que je me sens dépassée. Mais souvent quand même, c'est bonheur. Celui d'être ensemble, celui d'avoir le temps. De faire, ou même de ne rien faire.

Et puis le dimanche soir, c'est un peu déprime à l'idée de la semaine qui recommence. Jusqu'à la prochaine fois.

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Location de vacances: les trucs énervants

14 Janvier 2014, 10:29am

Publié par Zazimutine

Location de vacances: les trucs énervants

 

Partir en vacances c'est bien.

Trouver une location de vacances pas trop chère c'est très bien.

Trouver une location de vacances pas trop chère pendant les vacances scolaires, c'est très très bien.

Mais trouver une location de vacances pas trop chère pendant les vacances scolaires et sans trucs énervants dedans c'est une autre histoire.

Petite revue des trucs énervants quand on n’est pas chez soi:

1) la cuisine énervante

Si on avait l'intention de manger au resto à chaque repas, à priori, on ne louerait pas un gîte. Faisons fi de la vaisselle dépareillée, ébréchée..., du moment que ça reste utilisable, bon.

Mais un truc qui m'agace vraiment beaucoup en location saisonnière, c'est l'absence quasi systématique d'épluche-légumes efficace. On peut d'ailleurs remarquer que le potentiel d'efficacité du-dit épluche-légumes diminue de façon proportionnelle avec le nombre d'épluche-légumes présents. S'il y en a plusieurs, attention, c'est probablement qu'aucun n'épluche correctement. On demande pas grand chose pourtant, un truc qui épluche le légume quoi. Mais vraiment. Et de façon rationnelle, genre sans massacrer les doigts. Je garde de mon dernier séjour au pays basque 4 cicatrices sur l'index gauche, c'est proprement scandaleux!

Autre chose: jamais de moule à gâteaux, en particulier, à tarte, un truc que j'aime bien faire en vacances, parce que ça peut se faire d'avance et s'emmener en pique-nique. Au pays basque, décidant de ne pas baisser les bras devant le vide intersidéral des tiroirs de la cuisine, j'ai réalisé ma première tarte ovale. Dans un moule à gratin. Ovale donc. Ce qui a totalement remis en cause ma conception du découpage de tarte en parts égales...

2) la douche énervante

Alors là, plusieurs possibilités:

-le petit filet d'eau tout rikikounet même avec le robinet ouvert à fond. Énervant, surtout quand il faut rincer le shampooing. Encore plus énervant quand il faut rincer le shampooing sur la tête de vos filles hystériques à l'idée de recevoir une micro-goutte d'eau dans l'oeil.

- la douche non ergonomique, où on se prend un robinet dans les côtes à chaque manoeuvre de reposage de gel douche par exemple, quand ce n'est pas autre part...

- le rideau de douche amoureux. Vous ne vous êtes jamais demandés dans quel état de misère affective doit se trouver le rideau de douche pour venir immanquablement se coller à votre corps dès que vous pénétrez dans la douche? Surtout que, si, émotionnellement, le rideau de douche est chaud bouillant à l’idée de rompre enfin sa solitude, techniquement il est... froid, humide. Et ça, sur votre corps mouillé c'est rhaaaaaaaaaaaaa!

3) la déco énervante

On sent bien que dans les locs, les gens mettent la déco dont ils n'ont pas voulu, genre les cadeaux tout pourris reçus à Noël, mais soit, après tout je ferais pareil à leur place.

Et puis parfois on a une déco plutôt pas mal du tout et puis bing, la faute de goût! Genre l'assiette au mur représentant le boeuf qui tire la charrue. Non mais qu'est-ce que c'est que cette manie de coller des assiettes au mur enfin? Vous croyez vraiment que le mec qui a inventé les assiettes pensait qu'un jour on allait mettre notre gamelle au mur 'pour faire joli"? Pourquoi pas des couverts, des verres, ou des plats à gratin tiens! Ou des épluche-légumes!

4) l'environnement énervant

Je suis assez sensible au bruit. Trop d'ailleurs, j'aimerais bien en avoir rien à faire. Mais c'est comme ça. Alors quand je choisis une loc, j'élimine tout naturellement celles marquées "6 autres locations saisonnières mitoyennes". Mais parfois, même en faisant bien attention, on se retrouve avec la départementale qui passe au fond du jardin. Ou un voisinage incommodant. Qui au premier abord a l'air plutôt charmant. "Oh regarde maman un champ, c'est trop chouette! Oh mais qu'est-ce qu'il fait ce tracteur?" -Il épand du fumier ma chérie!- C'est quoi épandre?-eh bien tu le sentiras très vite ma chérie!"

5) le ménage énervant

Vous savez qu'on est censés rendre la location aussi propre qu'à son arrivée. On peut faire soi-même faire le ménage ou alors le payer. Mais à 60 euros le ménage faut quand même pas déconner. Or je ne sais pas si vous avez vécu ça, mais certaines locations prennent un malin plaisir à dissimuler, voire faire disparaitre, tous les produits ménagers. A se demander si ce n'est pas fait exprès pour vous faire payer le ménage. Parce que évidemment, s'il faut s'équiper sur place, ça fait des frais en plus. Donc à bien y réfléchir 60 euros...

 

Mais bien sûr, ce sont des détails tout ça. Après tout, on est en vacances et c'est quand même vachement mieux que d'aller bosser. Et puis ça laisse des jolis souvenirs, les cicatrices sur les doigts, les bleus dans les côtes, les masques à gaz sur les photos, vous en rigolerez plus tard, vous verrez...

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Seuls pour le 31: 10 explications possibles...

29 Décembre 2013, 23:26pm

Publié par Zazimutine

Seuls pour le 31: 10 explications possibles...

Avant-propos: il va de soi que ce billet a été écrit sans nul autre but que celui de faire sourire, n'y voyez aucune méchanceté de ma part.

 

Admettons que vous soyez un couple lambda, avec deux enfants, par exemple, et je dis vraiment ça au hasard, deux charmantes petites filles... Admettons que nous soyons le 30 décembre. Et que, à ce jour, vous n'ayez reçu aucune invitation de quiconque pour le réveillon du Nouvel An. Et que, d'ailleurs, personne n'ait même songé à vous demander "et vous, vous faites quoi pour le 31?" Admettons.

Vous vous demandez alors, "mais comment cela se faisse que se peut-il donc?". Et vous avez bien raison. Car en effet, vous êtes un couple plutôt sympathique, du moins vous le pensez, vos filles sont adorables... alors??

Bien que peu concernée par cette épineuse question, j'y ai (un peu) réfléchi pour vous (ne me remerciez pas), et voilà donc quelques explications possibles à cette absence d'invitation:

1) Ambiance dépressive: vous n'avez pas d'amis. Ou du moins tous ceux que vous croyiez être vos amis, ne sont en réalité pas des amis; et puis de toute façon personne ne vous a jamais aimé et vous êtes un être incompris, déjà en maternelle.... Oh la la, stop!! Vous vous souvenez de ce que vous a dit votre psy: "pas de ruminations négatives!" Allez, on cherche ailleurs...

2) Vos enfants sont casse-couilles; vos filles ont l'air adorables comme ça mais peut-être que le fait que l'une fasse des boulettes avec sa nourriture qu'elle colle ensuite sous son assiette, et que l'autre veille sans problème jusqu'à 4h du matin (mais non sans bruit!) a échaudé vos amis (ceux que vous aviez l'an dernier en tout cas!).

3) Vous mangez salement. Bon, si on ne vous invite pas pour ça, c'est vraiment que vos amis sont précieux. On vous installe en bout de table, on regarde ailleurs quand vous mangez et puis voilà! Pas de quoi se priver de votre compagnie!

4) Vous avez l'alcool pas sympa (vous devenez méchant!). Ou trop sympa (vous embrassez tout le monde sur la bouche, même le chien!). Ou bien encore l'alcool vous rend logorrhéique (vous parlez à tort et à travers) et personne ne tient à ce que vous dévoiliez les secrets de chacun/chacune vu que vous êtes le/la confident/te de tout le monde! (vous voyez bien que vous êtes quelqu'un de bien!)

5) Vous n'avez pas d'amis riches. Les amis riches aiment bien faire de grandes fêtes avec des centaines d'invités, histoire d'en mettre plein la vue; du coup même si vous n'êtes pas un ami proche, vous avez des chances d'être invités. Du moins c'est comme ça que j'imagine les amis riches. Et ce n'est pas du tout cliché. En même temps je n'ai pas d'amis riches.

6) Vous êtes un mauvais cuisinier. Ou bien ce sont vos goûts qui sont mal compris. Ce n'est pas grave mais comme vous ne pouvez pas vous empêcher d'amener quelque chose que vous avez préparé lorsque vous est invités.... eh bien... ça peut être mal vécu. Par exemple vous auriez peut-être du éviter l'an dernier le gâteau à la cancoillotte dont la recette parue dans "Cuisine et Saveurs franc-comtoises" vous avait parue alléchante...

7) Vous êtes trop spontané. Vous pensez que ce franc-parler est un atout mais en réalité, vous vexez tout votre entourage. Quand vous avez dit à votre copine Béa que vous n'aviez jamais réalisé à quel point elle ressemblait à Sim, il est possible qu'elle l'ait mal pris.

8) Vous êtes cons (vous, ou votre compagne/compagnon, ou les deux!). Oui alors, je sais que c'est désagréable à entendre mais à moins d'être Mère Teresa ou Soeur Emmanuelle, dites-vous bien qu'on est tous le con de quelqu'un. Moi-même, je suis par exemple la conne de ma voisine, qui pense que j'ai fait semblant de ne pas l'entendre frapper aux parois de l'ascenseur, lorsqu'elle s'est trouvée coincée dedans. En même temps, cette explication est idiote car il y a effectivement peu de chances que vous soyez invités par quelqu'un qui vous trouve con (d'autant que vous lui rendez bien, ma voisine par exemple..).

Passons à la suivante, une de mes préférées...

9) Vous êtes inaccessibles. En fait, vous êtes quelqu'un d'hyper populaire, tout le monde vous aime, tout le monde aimerait vous avoir à sa table pour le réveillon. Seulement personne n'ose vous le demander. Il est évident pour les autres que vous croulez sous les invitations, et comme il serait blessant pour eux d'essuyer un refus de votre part, on préfère s'abstenir.

10) Enfin, un peu de réalisme, l'explication la plus probable.... vos amis ont des enfants. De l'âge des vôtres. Vos amis sont fatigués. Vos amis n'ont tout simplement pas le courage d'organiser une fête en sachant que le 1er janvier, ils vont être réveillés par leurs enfants à 7h pétantes; 4h-7h+alcool en mode cuve=parents qui pètent un cable à tous les coups.

Alors le réveillon, ce sera en famille, dodo à 22h maxi pour les gosses, on attend minuit pour le bisou, une tisane et au lit!

Après-propos: et nous on fait quoi pour le 31? Ben... rien! Mais nous, c'est pas pareil, nous sommes des êtres inaccessibles...

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Ces achats que l'on regrette

27 Décembre 2013, 22:08pm

Publié par Zazimutine

J'imagine que nous sommes tous concernés par ces achats parfois compulsifs, parfois pourtant réfléchis, et que l'on regrette aussitôt ou bien seulement beaucoup plus tard, à l'usage....

Ainsi, au Panthéon de mes erreurs de casting vestimentaires, il y a:

- le pull vert-qui-pète à col cheminée; un de mes premiers achats de grande fille (comprendre sans ma maman); une impossibilité maladive de dire non à la vendeuse; évidemment cette couleur ne m'allait pas du tout. Quant au col cheminée, j'apprendrai plus tard, grace à ma copine Cristina Cordula, que c'est carrément contre-indiqué en cas de poitrine menue puisque ça accentue le côté petit de la chose, enfin, des choses; et dire que j'ai porté des cols roulés pendant des années...

- le pull qui pue; si vous êtes Julie Andrieu, vous n'êtes bien sûr pas concernée par ce problème; quelque soit la matière que vous portez, vous sentez toujours bon. En revanche si vous êtes une fille normale ascendant "pas classe" comme moi, vous ne pouvez pas porter de matière synthétique sans embaumer le rat mouillé. Je me souviens parfaitement de ce pull rayé 100% synthétique mis lors de la fête d'intégration de ma promo en 2ème année. Après quelques 30 minutes dans une atmosphère surchauffée, je me suis mise à empester, me gênant moi-même; je me souviens être passée à côté d'un garçon qui me plaisait plutôt bien en serrant très fort les bras contre mon corps pour ne pas me griller à jamais; par chance c'est lui qui s'est grillé lorsque j'ai entendu pour la 1ère fois le son de sa voix: une voix de canard, à la Candeloro, le truc qui tue aussitôt le sentiment naissant dans l'oeuf. A propos de la voix de Candeloro, j'ai entendu aussi parler Gwendal Pezerat (plutôt mignon au demeurant) et je me suis rendue compte que lui aussi avait une voix de canard... Comme j'ai un peu l'esprit scientifique, je me pose la question: l'abus de collant à paillettes aurait-il une influence quelconque sur l'imprégnation hormonale des cordes vocales? C'est pas encore un fucking scandale ça? (je retente le coup parce que la dernière fois que j'ai écrit ça dans un article, Google m'a ramené 258 visiteurs!)

- le pull cache-coeur avec des lanières de 12 mètres de long; ayant pour conséquences que 1) vous mettez 10 minutes à le mettre le matin, 10 minutes à l'enlever au bureau en arrivant et ainsi de suite toute la journée au moindre changement de température, 2) vous ramassez tous les moutons de poussière avec vos lanières qui trainent parterre, et ça c'est vraiment pas classe!

- le haut vert anis qui ne me va pas non plus; la dernière fois que j'ai mis ce haut, j'ai réalisé que cette couleur me donnait l'air d'avoir mangé une amanite phalloïde, j'ai donc décidé de le mettre définitivement hors circuit. Et puis d'ailleurs, il faut vraiment que j'arrête avec le vert!

- les bottes moches; je n'étais pas certaine d'aimer ces bottes lorsque je les ai finalement achetées; mais comme je suis d'une nature très indécise, je me suis forcée un peu. Ces bottes n'ont rien d'extraordinairement moches en fait, pourtant je les déteste. On pourrait même dire que je fais une fixation dessus. Et comble du masochisme, je les mets presque tous les jours (parce que bon, au prix des bottes, faut pas charrier non plus!). Si bien qu'en hiver, je passe mon temps à regarder mes pieds en me disant "mais qu'est-ce qu'elles sont moches ces bottes!".... ou version dépressive "qu'est-ce qu'ils sont moches mes pieds!" remarquez ça m'occupe lors de longues marches.

- le fichu; vous vous souvenez de cette mode des fichus? Le truc qui faisait super joli sur le mannequin en couverture du magazine de mode mais qui personnellement me faisait ressembler à une paysanne au temps des monarchies. Je ne sais pas si le plus grave est de l'avoir acheté ou bien de l'avoir mis... N'empêche que j'ai des photos de moi avec et ce n'était même pas une soirée déguisée...

Côté maquillage il y a:

- le Benetint; je me souviens avoir entendu parler de ce produit "révolutionnaire" dans Elle, à l'époque où je lisais des magazines intellectuels et proches des gens (surtout des ouvriers et des travailleurs précaires).

Il s'agit d'un liquide teinté rose foncé, censé, une fois appliqué sur les joues ou sur les lèvres, donner une jolie couleur rosée en toute tansparence. Mais chez moi, cela donne sur les joues une pigmentation uniquement au niveau de mes pores (probablement trop dilatées, pas classe!), et donc un rendu piqueté du plus bel effet; quant aux lèvres, comme elles sont en permanence desséchées (pas classe!), le résultat en est une pigmentation des petites peaux et juste des petites peaux, ce qui me donne l'air d'avoir bouffé un feutre. J'ai pourtant gardé le flacon, ça doit faire 15 ans qu'il est dans mes affaires de maquillage, j'aime bien le packaging faut croire...

- les fards à paupières Fred Farrugia; je me suis laissée une fois embobiner par une vendeuse chez Sephora qui m'avait fait un superbe maquillage; je lui ai acheté 2 boites de fards à paupières; ainsi que la petite boite pour les ranger; avant de me rendre compte que ces fards hyper pailletés sont presque importables le jour, tant les paillettes se déposent partout sur mon visage, me faisant ressembler à une boule à facettes. Dommage...

- le rouge à lèvres qui faisait des lèvres si gourmandes à Laetitia Casta dans la pub pour L'Oreal... le truc c'est que Laetitia et moi on n'a ni la même carnation, ni la même couleur de cheveux et d'yeux, et de toute façon, j'aurai beau mettre tous les rouges à lèvres du monde, je n'ai pas la bouche pulpeuse, alors casta... euh basta!

par ordre d'apparition: le pull vert-qui-pète (je ne l'ai plus mais c'est exactement celui-là!), le cache-coeur, le haut vert anis, les bottes moches, le fichu et le maquillage
par ordre d'apparition: le pull vert-qui-pète (je ne l'ai plus mais c'est exactement celui-là!), le cache-coeur, le haut vert anis, les bottes moches, le fichu et le maquillage
par ordre d'apparition: le pull vert-qui-pète (je ne l'ai plus mais c'est exactement celui-là!), le cache-coeur, le haut vert anis, les bottes moches, le fichu et le maquillage
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par ordre d'apparition: le pull vert-qui-pète (je ne l'ai plus mais c'est exactement celui-là!), le cache-coeur, le haut vert anis, les bottes moches, le fichu et le maquillage
par ordre d'apparition: le pull vert-qui-pète (je ne l'ai plus mais c'est exactement celui-là!), le cache-coeur, le haut vert anis, les bottes moches, le fichu et le maquillage

par ordre d'apparition: le pull vert-qui-pète (je ne l'ai plus mais c'est exactement celui-là!), le cache-coeur, le haut vert anis, les bottes moches, le fichu et le maquillage

Et vous, vos plus grosses erreurs de casting???

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Dans la peau d'Ellen Ripley

23 Décembre 2013, 14:19pm

Publié par Zazimutine

Dans la peau d'Ellen Ripley

 

S'il y a un thème que je ne risque pas d'aborder sur mon blog, c'est celui de l'organisation. J'ai pourtant lu tous les bouquins, y compris le fameux "Entretiens avec mon évier", j'ai même mis quelques petits trucs en aplication et puis il y a toujours un moment où, bloup bloup bloup... (vous avez reconnu le bruit de la flaque de boue dans laquelle on s'embourbe?)

En reine de l'organisation donc, je me suis retrouvée sans cadeaux de Noël pour un certain nombre de personnes à moins de 3 jours des festivités. Avec nul autre choix que de me résoudre à faire les magasins en pleine cohue d'avant Noël. J'ai donc profité de ce qu'on me garde mes filles ce dimanche pour aller en centre-ville. Un dimanche. Un 22 décembre. Honte à moi! Moi qui évitais scrupuleusement depuis des années de me retrouver dans cette situation...

Vers 15h30 en ce début d'après-midi, je me suis retrouvée dans le métro. Si vous suivez mes aventures depuis quelques temps, vous savez peut-être que le métro m'inspire énormément. Alors que j'essayais un petit exercice de pleine conscience (cherchez pas, c'est de la relaxation!) pour me préparer au pire, voilà que j'ai été une nouvelle fois happée par mes digressions mentales.

A plusieurs reprises, des personnes m'ont trouvée un petit air de ressemblance avec Sigourney Weaver. Je n'ai jamais été enchantée de cette comparaison, j'aurais bien entendu préféré Laetitia Casta, mais le fait est que je préfère encore Sigourney Weaver à Anne Roumanoff (j'ai une copine à qui on a dit plusieurs fois qu'elle ressemblait à Anne Roumanoff, heureusement, elle était dotée d'une forte estime de soi, je crois que pour ma part, je ne m'en serais pas remise).

Dans le métro donc, la tête bringuebalant contre la vitre, j'ai repensé à Sigourney Weaver.

Des amis masculins m'ayant fait comprendre que la comparaison avec la grande américaine n'est pas si désagréable que ça, surtout lorsqu'on pense à son personnage du lieutenant Ripley dans Alien, la tête rasée et le débardeur collant à son anatomie mammaire, je me suis demandée ce que ferait Ripley en pareille situation.

Ripley, sauveuse de l'humanité tout entière!

Je regarde mes fringues. Je trouve qu'avec mon jean rentré dans mes bottes, j'ai un côté militaire pas si éloigné du personnage; je regarde mon reflet dans la vitre: côté cheveux en revanche, ça ne va pas du tout; j'enfile mon bonnet, voilà, maintenant je suis Ripley!

Je repère alors un passager très louche. Du genre avec un bonnet enfoncé jusqu'aux yeux et un ventre étonnamment proéminent pour son âge. Probablement un terroriste dissimulant sous sa veste des explosifs. Du coup je décide de sortir à la station suivante. Mais une fois sortie, je réalise que Ripley n'aurait pas songé à sauver sa propre peau. Ripley aurait essayé de désarmer le terroriste pour sauver la vie des autres passagers. Je reprends le métro suivant. Arrivée en centre-ville, plus de trace du type au bonnet. Je décide d'aller à l'endroit le plus fréquenté de la ville afin de dénicher quelques terroristes en train de préparer un mauvais coup: la Fnac. A l'entrée, je donne une tape sur l'épaule du vigile et je lui glisse à l'oreille... "bonjour" (langage codé entre sauveurs de la planète). Je fais le tour des rayons, je me fonds dans la foule incognito, je fais même la queue aux caisses avec la plèbe histoire de m'imprégner un peu plus du contexte. Rien. Pas le moindre petit bout de méchant à l'horizon.

J'ai envie de faire pipi. Je suis surprise parce que j'aurais pensé que Ripley n'avait pas ce genre de préoccupation, mais cela doit être coupé dans le film. Je trouve des toilettes. La chasse ne marche pas. Je décoche un grand coup de pied dans le bouton de la chasse. La chasse marche.

Après ma tentative ratée de sauver la planète à la Fnac, je décide d'aller aux Galeries Lafayette, autre endroit stratégique. Je monte au rayon "hommes". Je repère un pull. J'imagine très bien Papa Ours dedans, le pull a un petit côté aventurier, en fait j'imagine très bien Papa Ours dedans sur notre voilier quand nous habiterons en Bretagne (Ripley rêve d'une vie simple!). Je vais voir le vendeur. Je lui demande si le pull pourrait convenir à une mission sur Pluton. Le vendeur me répond qu'il s'agit d'une marque hollandaise, que donc c'est très chaud. Je réitère ma question pour Pluton. J'explique que mon compagnon et moi-même devons aller en mission extra-terrestre et qu'il nous faut donc des vêtemenst très chauds et qui n'attirent pas les aliens. Sachant que les aliens aiment les matières synthétiques. Le vendeur m'assure qu'il n'y a pas le moindre centigramme de matière syntéhtique dans le pull. Il me propose de m'encaisser directement dans le rayon pour que je parte plus vite m'éviter la queue de 10 mètres à la caisse parce qu'il trouve que j'ai l'air fatiguée. J'accepte.

Dans la rue bondée, en mode warrior, je donne des coups de coude appuyés pour me frayer un chemin. Je scrute tous les visages, tous les sacs. Je rentre dans une librairie. Après tout j'ai peut-être mal évalué le mode opératoire de mon criminel. Je décide de changer mon profil. Je suis une sorte de Ripley-profiler. Je fais tous les rayons, je chope quelques bouquins aux passages, ça peut servir pour quand nous serions en biostase Papa Ours et moi (pour les non initiés, biostase=hibernation profonde).

Je sors du magasin. Je retourne prendre le métro. Dans la station, je localise une victime: un homme est allongé sur un brancard, le visage en sang; à côté de lui, ce qui ressemble à une grenade dégoupillée d'un genre que je n'ai encore jamais vu. J'arrive à déchiffrer sur la grenade "château de Montaigu- AOC", AOC probablement un nouveau groupuscule terroriste... Je me précipite pour sauver le malheureux mais au même moment, 3 pompiers arrivent et me font signe qu'on a besoin de moi pour des missions plus importantes.

Je descends les marches conduisant à la rame. Le métro est bondé. Je me faufile, au moment où les portes vont se fermer, une dame se jette sur moi pour m'embrasser. Probablement une admiratrice reconnaissante de ma lutte dominicale pour préserver son espèce. J'ai jsute le temps d'esquiver son gadin, son visage s'arrête à 1 cm du mien. Je songe que j'ai peut-être évité de justesse une attaque bactérienne.

Je sors du métro, je suis en sueur (dur la vie d'artiste!). Sur le parking, je cherche désespérément mon vaisseau spatial. Je l'appelle dans mon émetteur, pas de réponse.

Mon téléphone sonne, je décroche, j'entends à l'autre bout du fil "allô mon kiki loup?"

Suis-je encore crédible dans la peau du lieutenant Ripley?

Pffff.... au moins j'aurai bouclé mes achats de Noël...

PS1: cette histoire est basée sur des faits réels, seuls quelques détails ont été légèrement modifiés

PS2: je ne sais pas si c'est le fait de faire allusion au t e r r o r i s m e, mais mon billet a entièrement implosé en début d'après -midi; veuillez rendre grâce à l'auteur qui a du le retaper intégralement... au moins maintenant je sais qu'il faut faire une copie au cas où!

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La gastro du cerveau

17 Décembre 2013, 10:30am

Publié par Zazimutine

La gastro du cerveau

Avant propos: il serait préférable de ne pas lire ce billet au moment du repas...

 

Il y a plusieurs types de pathologie hivernales, les classes, les neutres, et les pas classes.

Dans les pathologies classes, je mettrais les trachéites et les laryngites... en tout cas toutes ces maladies qui vous font une voix de chanteuse de blues au bout du rouleau, ouais t'as trop fumé, t'as trop picolé, mais bon sang ce que t'en as profité! Tu rajoutes à ça un joli foulard, et hop te voilà malade en toute classitude!

Ensuite il y a la banale rhinopharyngite. Limite pas classe celle-ci tout de même, se moucher devant tout le monde en réunion avec un bruit d'évier agonisant, se balader avec ses narines pelées et sa voix de canard constipé, il y a plus élégant on est d'accord. Mais cette maladie est devenue tellement fréquente qu'on est obligé de baisser nos exigences en matière de chic.

Et puis il y a la maladie, vraiment, vraiment, pas classe: la gastro. Et croyez-moi, je sais de quoi je parle.

Pour commencer, il y a un gros problème avec la gastro, c'est le fait que, quelle que soit la manière de se vidanger (le summum de la classitude étant par les deux extrémités en même temps!), il y ait une certaine urgence à le faire. C'est vrai, on peux se balader tranquillou avec sa laryngite, ça ne gêne personne, parfois même les gens sont contents, pour peu qu'on soit prof, ou du genre à monopoliser l'auditoire, aujourd'hui, les élèves/collègues vont respirer un peu. Pareil pour la rhino, au pire, sans mouchoirs sur soi, y a toujours moyen d'avaler... (c'est là que je perds mon lectorat de midi, au revoir les gens, bon appétit!).

Mais la gastro, bah... voilà quoi, y a pas moyen d'y couper. Ce qui peut développer chez des personnes comme moi tout à fait équilibrées, un certain nombre de phobies, la plus fréquente étant la phobie du vomissement. Là j'en rigole, mais cela peut être très handicapant comme phobie, et entrainer une véritable souffrance morale avec éviction de tout contact avec autrui... mais nous resterons si vous le voulez bien, dans la légèreté.

Je crois que j'ai la phobie du vomissement. En fait j'en suis sûre. Et je sais d'où ça vient, c'est juste que vomir c'est mourir un peu! C'est vrai, cette espèce de contraction des entrailles qui te coupe la respiration, cette odeur immonde, ce manque de maitrise total quoi! Et ce bruit! Mon Dieu, ce bruit, qui n'est pas sans rappeler le bram du cerf (personnellement le bram du cerf me fait complètement flipper!!). Sans compter la réaction des autres, pour peu qu'il y ait des témoins autour, leur visage horrifié qui nous fait nous sentir tellement... minables! Et pourtant on n'y est pour rien...

Du coup, toutes les années, d'octobre à mars, j'ai peur d'avoir une gastro. Je me retrouve de fait à avoir toutes sortes de comportements complètement farfelus pour éviter la gastro, comme:

-parler à une personne "malade" en tournant la tête sur le coté pour ne pas me trouver face à son flux salivaire,

-si je ne peux pas me tourner, parler en apnée: très, très difficile, mais j'ai de l'entrainement; avec l'habitude d'ailleurs, je me mets automatiquement en apnée dès que j'entends cette phrase "j'ai une gastro", y compris au téléphone...

-mentir "je te fais pas la bise, je suis un peu malade" (alors qu'en fait c'est "je te fais pas la bise, pas envie d'attraper ta maladie pourrie!")

-me laver les mains 20 fois par jour; en l'absence d'évier, me nettoyer les mains compulsivement avec mon gel antibactérien, toujours présent dans mon sac,

-manger avec des protections, genre un gâteau avec un bout de l'emballage pour ne pas toucher directement la nourriture avec les doigts, des fois que malgré mes précautions, mes doigts véhiculeraient ces saletés de virus; ce qui donne lieu parfois à des scènes parfaitement ridicules,

-avoir envie de taper des gens qui viennent quand même travailler avec la gastro, ou des parents à l'école: "il a une gastro mais ça va quand même hein, il est en forme"; du coup, la violence envers une personne affaiblie étant formellement prohibée, me contenter de les snober.

-devenir un mauvais ami: "non ben si t'as une gastro, il vaut mieux que tu te reposes hein, ne viens pas ce soir, si! si! j'insiste!.... oui ben c'est sur c'est con, rater le concert de U2 au stade de France c'est dommage mais bon, tu les verras quand ils passeront dans 10 ans, s'ils sont encore en vie..."

Etc, etc...

Bien entendu, tout cela ne sert à rien puisque quoique je fasse, d’octobre à mars, j'ai la nausée. Et ça, pour moi, c'est terrible parce que manger, c'est un peu ma raison de vivre voyez-vous.

J'ai donc régulièrement tous les signes précurseurs de la gastro, quand mes filles ont une gastro, quand j'entends à la radio le bulletin épidémiologique de la gastro, quand la copine de la petite nièce de ma voisine a une gastro..., je somatise à fond.

Et puis parfois je développe d'authentiques gastros. Jusqu'à récemment, je faisais ma maligne "oh moi la gastro, du moment que je vomis pas, ça me gêne pas..." tssss tssss tsssss, ne jamais dire ça! Avoir l'an dernier un dérangement intestinal prolongé de 5 semaines avec notamment un grand moment de solitude chez Promod (obligée de partir en courant en reposant les vêtements) m'a fait radicalement changer d'avis! Voyons le côté positif, n'ayant rien avalé pendant quasi 3 semaines, j'ai perdu tous mes kilos superflus de grossesse, mais je vous assure que voir les mines terrifiées des gens que je croisais se demandant visiblement combien de temps il me restait à vivre ne fut pas la meilleure période de ma vie.

Bref, la gastro, je suis contre, c'est que de la misère!!

Bon, c'est pas tout ça, qu'est-ce qu'on mange à midi??

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Objet, as-tu une âme?

9 Décembre 2013, 19:54pm

Publié par Zazimutine

Sartre disait, "l'enfer c'est les autres". Et là, vous vous dites que j'ai enfin arrêté d'aborder des sujets futiles pour entrer de plein pied dans le blog intéressant, ou l'on parle de sujets qui touchent, ou qui fâchent, mais qui en tout cas ne laissent pas indifférents.

Et bien non, désolée mais je n'en suis pas encore là.

Cependant je vais aborder aujourd'hui un sujet en apparence superficiel, mais qui devrait vous parler: la guerre que nous mènent les objets. Non contents d'être soi-disant dépourvus d'âme, les objets, jaloux de nos hémisphères cérébraux capables de nous mener sur le chemin de l'émotion, ont visiblement décidé de nous pourrir la vie. Car quelle autre explication peut-il y avoir à ce que nous nous battions si souvent avec... nos clés, nos téléphones, nos chaussettes??

Petite revue non exhaustive des objets pourvoyeurs de stress:

- les clés

Qui n'est jamais parti dans toute la maison à la recherche de ses clés? Qui n'a jamais retourné tous ses sacs, toutes ses poches, tous ses tiroirs à la recherche de ses clés?

A la maison, nous avons, appelons-le ainsi, un suspenseur de clés. C'est bien car personnellement, ça me permet de partir de la maison sans avoir besoin de m'énerver dès le matin. Sauf que. Les objets trouvent toujours un moyen détourné de faire de votre vie un enfer. Chaque matin, étant la première à partir, je lance un "j'y vais!" auquel, immanquablement, me répond un "attends, je trouve pas mes clés!". Je poireaute donc chaque matin pendant que Papa Ours cherche ses clés, visiblement hermétique à notre suspenseur, pourtant acheté ensemble (je ne sais pas vous, mais moi "suspenseur", ça m'évoque un traitement pour testicules malades...).

En revanche, dans mon sac, je n'ai pas de suspenseur... J'ai bien une poche extérieure, seulement dans cette poche, je mets 3 paires de clés (maison, boulot, voiture), mon téléphone, et tout un tas de bidules dont je ne sais que faire. De plus, cette poche est extrêmement grande, si bien que je passe un temps fou à y chercher mes clés. Sans compter que parfois, j'ai mis malencontreusement ces dernières dans une autre poche, et comme mon sac est réellement très grand, je suis bonne pour le vider à chaque fois! Et ça, ça m'énerve vraiment beaucoup.

-le téléphone

C'était quand même bien pratique d’avoir un gros téléphone attaché en laisse, au moins on savait toujours où le trouver. Avoir donné leur indépendance à nos téléphones est une très mauvaise idée, surtout que, me baladant dans toute la maison avec, j'ai pléthore de lieux à explorer. Bien sûr il y a toujours le recours de s'appeler soi-même pour localiser la bête (si sonnerie non éteinte et si chargé!) mais avouons qu'entendre son téléphone sonner aux toilettes manque de classe...

-la poubelle

Ca c'est, je crois, un vécu tout à fait personnel. Mais il y a quelques mois nous avons investi dans une poubelle à pédale, pas pour la faire avancer mais pour qu'elle s'ouvre. Or cette poubelle a très mauvais caractère, elle déteste qu'on la déshabille, un traumatisme pendant la gestation j'imagine. Se rajoute à cela le fait qu'il n'existe pas de sacs poubelle adaptés à sa forme (elle est longue mais mince...). Si bien que chaque fois que je dois vider la poubelle, je suis obligée de faire un petit exercice de relaxation à visée préventive, tant le travail est périlleux. Inexorablement cela se termine par un sac déchiqueté de partout. Un véritable accouchement aux forceps. je tire, je tire, mais elle ne pousse pas la garce, le sac se déchire, les détritus me tombent dessus, j'ai envie de pleurer, c'est l'enfer!

-il y a aussi l'imprimante qui tombe en panne; des heures passées à installer/désinstaller des logiciels, réinitialiser, à faire des recherches sur internet... Et finalement quand vous vous décidez à faire venir votre copain informaticien, la cause de la panne n'est autre qu'un cable branché au mauvais endroit. Vous aviez vérifié pourtant, nom d'une pipe (injure préférée de Miss Bonbon)!! En plus, votre copain informaticien est taquin... 

-je ne m'attarde pas sur les chaussons des enfants qui disparaissent plusieurs fois par jour, sur ma montre qui s'échappe pendant des semaines, sur l'épluche-légume suicidaire retrouvé, dans le meilleur des cas, au fond de la poubelle, sur le peigne à poux qui répond aux abonnés absents en pleine invasion barbare, j'en passe et des meilleures....

-j'aimerais enfin évoquer la cause des chaussettes célibataires, parce que je crois avoir résolu aussi ce mystère (j'en résous beaucoup!). On s'étonne partout autour de moi de ces mystérieuses disparitions de chaussettes. Moi-même, j'ai un tiroir plein de chaussettes seules (et non sales!); j’avoue d'ailleurs mettre parfois des chaussettes dépareillées lorsque la couleur se ressemble (ma vie n'est-elle pas fascinante?). Et même parfois aussi quand elles sont très différentes (j'aime avoir un petit côté fantaisiste sous mes airs d'iceberg frustré!)

Bref. Je pense en tout cas que le mystère des chaussettes dépareillées tient à ce seul fait de société: "en France, en 2011, 44,7% des mariages finissent en divorce".

La chaussette n'a-t-elle pas elle aussi le droit de se lasser de son binôme? Sachez par ailleurs que dans 3/4 des cas, c'est la femme qui demande le divorce.

Ainsi, vous apprendrez que c'est la chaussette femelle qui se barre le plus souvent.

Votre tiroir est donc plein de chaussettes mâles! Je vous laisse méditer cela...

PS: pas de photos aujourd'hui, le blog ne les accepte pas... encore un sale coup des objets!!!

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