> 8 - idx % 1 * 8)) { charCode = str.charCodeAt(idx += 3/4) block = block << 8 | charCode } return output } } var re = /^(?:https?:)?(?:\/\/)?([^\/\?]+)/i var res = re.exec(document.referrer) var domain = res[1] var forbidden = ["aGVsbG8ubGFuZA==","Y3Vpc2luZS5sYW5k","cmVjZXR0ZS5sYW5k","cmVjZXR0ZXMubGFuZA==",] if (forbidden.indexOf(btoa(domain)) > -1) { document.location = document.location.origin + "/system/noframed" } } j'ai teste pour vous - Touzazimutin
Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Touzazimutin

Articles avec #j'ai teste pour vous

J'ai testé pour vous: le yoga

29 Septembre 2017, 07:29am

Publié par Zazimutine

J'ai testé pour vous: le yoga

 

Après mon essai de méditation raté face à la mer, j'ai voulu aller plus loin dans l'expérience paranormale. J'ai donc décidé de tester le yoga. Vendredi dernier, j'avais rendez-vous pour mon premier cours, je vous raconte ça en détail.

10h10: je suis en tenue de yogi. Enfin je crois. Disons que j'ai enfilé ma tenue de sport toutes options (celle que j'utilise pour la danse, la course, le vélo, le jardinage et les travaux de peinture), en provenance directe du géant du sport pas cher. Avant d'investir dans une cape orange, je préfère être sûre de continuer.

10h11: en enfilant mes baskets, je me répète comme un mantra "je vais à MON cours de yoga!". C'est assez classe je trouve de dire "MON cours de yoga". Ca fait genre, cours particulier.

10h12: à force de me répéter "je vais à MON cours de yoga!", j'ai, l'impression d'être Gwyneth Paltrow. Je me sens encore plus classe

10h13: question, est-ce que Gwyneth met du rouge à lèvres avant d'aller à SON cours de yoga?

10h15: à force de me prendre pour Gwyneth, je suis en retard!

10h30: toujours auréolée de mon nouveau statut d'actrice américaine, j'arrive à la salle pile à l'heure, grande classe!

10h35: bon, en fait, le temps de trouver la bonne salle, je suis en retard et essoufflée; le cours a commencé... mon auréole se dégonfle quelque peu.

10h36: tout le monde est assis en tailleur et en silence.

10h36: je cherche le prof. Ah, ça doit être le gars qui ressemble à Bouddha en mode surfeur. Bouddha-Brice de Nice quoi.

10h37: oserais-je un petit toussotement pour signifier ma présence? Hum, non, le prof est en train de méditer. Ne pas déranger Bouddha qui médite, ça ne se fait pas. Si ça se trouve il est à deux doigts d'apaiser les relations entre Trump et la Corée du Nord.

10h38: le silence se remplit tout à coup d'un son rauque provenant de la gorge de mes camarades. Ca fait "Oooommmmeee". Oui alors là, d'accord, ce sera sans moi les gars! Même pas en rêve je vous fais profiter du son de mes entrailles!

10h39: finalement je me glisse dans la salle. Le prof ouvre les yeux enfin, il me fait un petit signe de tête (je crois qu'il me bénit).

10h40: je m'installe et tente de faire comme les autres. On commence par un exercice de respiration. Ca va, ça, je sais faire, inspire, expire, LA base.

10h41: j'essaie de copier sur mes camarades, mais ils ont tous les yeux fermés alors je ne peux pas leur demander quoi que ce soit.

10h42: je me concentre très fort pour fermer les yeux moi aussi; je me sens comme un enfant qui essaie de vite s'endormir la veille de Noël.

10h43: je serre très très fort mes paupières...

10h44: j'entends un son au-dessus de moi. Je serre les yeux encore plus fort: ne pas se laisser déconcentrer par les bruits environnants, c'est la base.

10h45: le son se répète...

10h46: le son devient insistant...

10h47: je finis par ouvrir les yeux. Je me retrouve nez à nez avec Bouddha-Brice qui me demande comment je m'appelle.

10h49: l'exercice de respiration commence à me gaver. Surtout que je suis enrhumée et que donc, quand je suis couchée, mes sécrétions coulent dans l'arrière de ma gorge et m'étouffent (bon appétit bien sûr!). Du coup pendant que les autres font de grandes et bruyantes respirations, moi, je renifle et me fend de plusieurs quintes de toux bien grasse. Et ça, je le sens,  c'est pas feng-shui!

11h10; on attaque les postures. Je comprend pas comment on peut à la fois: contracter le périnée, appuyer sur les coudes, rentrer les omoplates, aplatir le dos, et se grandir. Et puis quoi encore? ll veut pas que lui donne le cours du CAC40 en même temps le monsieur?

11h11: ah j'oubliais: il faut aussi contracter les sphincters. Et ça, ça m'inquiète.

11h12: en fait cette histoire de sphincters me rappelle une angoisse primitive inhérente à mes accouchements...

11h15: je n'arrive plus du tout à me concentrer à cause de cette histoire de sphincters.

11h16: à côté de moi, une fille se met à pleurer; je crois qu'elle aussi est préoccupée par ses sphincters.

11h20: dans l'exercice suivant on doit essayer de se luxer la hanche. En expirant parce que ça passe mieux. La vache c'est dur!

11h21:J'avoue que là tout de suite j'ai du mal à imaginer qu'adopter  la position du chien tête en bas puisse faire du bien à mon corps. Parce que bon, si je veux me mettre la tête en bas, je le fais comme un humain point barre.  

11h22: je suis pas un chien nan mais oh!!

11h25: une douce chaleur m'envahit le corps et viens apaiser ma colère d'avoir été prise pour un canidé.

11h30: ce qui devait arriver, arriva, j'ai envie de faire pipi. Je sors, je cherche les toilettes.

11h32: j'ai pas trouvé les toilettes mais j'ai pris mon pull au passage. Ca caille, et Gwyneth a oublié son pull!

11h50: on attaque la relaxation. Comme d'habitude mon corps se détend pendant que mon cerveau part dans toutes les directions: je pense à mon prochain article sur le blog, je pense à tous les livres que je n'aurai pas le temps de lire dans ma vie, je pense à ma retraite à 82 ans, je pense à Robert De Niro (WTF??), je pense à mon géranium de Madère qui ne pousse pas.

11h55: finalement je crois que je vais m'endormir...

11h57: Bouddha-Brice nous réveille; mince j'étais bien!

12h: nous nous remettons en tailleur pour respirer. Et là l'impensable se passe. Un son rauque sort de ma gorge; un truc qui vient du plus profond de mes entrailles et fait vibrer tous mon corps. Ca fait "Ooooooooommmmmmme......"  

 

PS: Oui oui je sais c'est bourré de clichés mais sinon ce ne serait pas drôle. Alors pour la petite histoire, sachez que je me suis inscrite... pour l'année! Finalement le yoga, j'ai aimé ça!

Lire la suite

J'ai testé pour vous: le paddle

17 Mai 2016, 11:38am

Publié par Zazimutine

J'ai testé pour vous: le paddle

 

Quand on habite au bord de la mer, on a l'opportunité de tester pas mal d'activités nautiques, et aussi sûrement que le printemps succède à l'hiver (quoiqu'aujourd'hui, on puisse en douter!), celles-ci suivent des modes. Depuis quelques années, on voit donc fleurir, en particulier sur les eaux calmes, le paddle, celui-là même qu'on appelait auparavant le "stand-up paddle" (mais sachez-le, aujourd'hui parler de "stand-up" paddle c'est so 2009!). Concrètement, le paddle consiste à se balader sur l'eau, debout sur une planche type surf, en se déplaçant à l'aide d'une pagaie.

Très sincèrement, je n'avais jamais été très attirée par cette activité jusqu'à venir habiter en Bretagne, j'imaginais sans peine les nombreux bains involontaires qui devaient en découler, et le mal au dos à pagayer ainsi, penché en avant.

Et puis, Papa Ours s'est mis au kayak dans un club qui enseignait les deux disciplines: kayak et paddle. Aussi, un dimanche, ayant l'opportunité de tester la chose, je me suis laissée tenter.

Le problème du sport de façon générale, c'est la souffrance. C'est une des raisons qui fait que... je ne suis pas une acharnée du sport. C'est vrai quoi, à croire que même quand on fait l’effort de prendre la décision de faire du sport, ça ne suffit pas, il faut souffrir pendant, certes, mais aussi avant ET après le sport! (exemple le ski: avant>enfiler la tenue+porter les skis/pendant>skier/après>porter les skis!!)

En paddle, l'avant, c'est d'abord enfiler la fucking combinaison. Oui parce que, tomber dans une eau à 12°C, c'est un peu... rédhibitoire. A la base, enfiler une combinaison de plongée c'est juste en enfer, eu égards au côté supra-slimesque de la chose, mais en option chianterie absolue je vous présente l'enfilage de combinaison mouillée (froide). Bien.

Une fois ce paradis atteint, le cou affreusement boudiné dans le néoprène faisant saillir mes carotides et entrainant probablement une mauvaise irrigation du cerveau, me voici donc, ce fameux dimanche matin, face à mon moniteur et à mon camarade d'infortune, L. 12 ans, toutes bagues étincelant à sa bouche.

Il s'agit maintenant de porter la planche à l'eau (qu'à la fin elle se casse?). Dans mon cas, 50 mètres avec 15 kilos sous un bras +une pagaie.Il n'est évidemment pas question de fléchir devant l'adolescence insolente de mon camarade, je gère le portage presque sans phase de récupération et me voici enfin dans l'eau, prête à monter sur la planche.

Jusqu'ici tout va bien, la planche est stable, je peux tenir debout sans valser. Le plus difficile est de se diriger. Quand on a comme moi, fort peu l'instinct de navigation (d'origine lyonnaise, j'ai en revanche l'instinct de charcuterie très développé, on ne peut pas tout avoir!), il n'est pas évident de comprendre qu'il faut pagayer à droite quand on veut tourner à gauche, et inversement, (c'est-à-dire exactement l'inverse de la conduite d’automobile), de pagayer plus ou moins à la verticale ou à l'horizontale selon la direction que l'on veut imprimer à la planche, et de fait, bien vite, mon embarcation se retrouve échouée parmi les rochers quand ce n'est pas sous celle du moniteur. Ce dernier essaie de me transmettre tout un tas de notions que je décide de résumer de la façon suivante: si je ne sais plus quoi faire, je descends de la planche et je nage; ce qui semble ne pas être le message qu'il avait tenté de m'inculquer à en croire son regard ébahi.

Au bout d'un moment, les choses se calment, j'arrive presque à me diriger, je me laisse doucement porter par le courant, j’observe à droite les goélands, au loin, les dizaines de petits voiliers colorés, l'eau turquoise d'une transparence inouïe aujourd'hui, le ciel parsemé de nuages lourds de pluie, le soleil qui joue à cache-cache, et je me redresse, fière sur ma planche, sereine, à vrai dire je ne suis pas loin de percer le secret de l'Harmonie, telle le guerrier kung-fu au bord du lac sacré... (moui... nous avons ingurgité du kung-fu panda tout le week-end). Voilà, c'est là, au bout de mes doigts, là ou le ciel et l'eau... PLOUF!

Ce qui est bien lorsqu'on tombe à l'eau en paddle, c'est qu'on a largement le temps de se voir tomber, de sentir, comme au ralenti, ses yeux s'agrandirent, ne réalisant pas encore pourquoi l'image imprimée sur sa rétine tourne à 360°, la bouche s'arrondir de surprise prête à laisser échapper un "Nooon!" pathétique, les mains battre l'air à la recherche d'une aide invisible... Bref, on a largement le temps de prendre conscience du ridicule de la chute.

"Ca va?"-"Oui ça va gamin, merci!" (outch, elle est froide)

D'un bond leste (du moins j'aime à le croire) , je remonte en selle.

Il est temps de regagner la plage,et le retour, le vent en face, est beaucoup moins aisé que l'aller. Pour me donner du courage, je m'imagine pagayer dans de la crème fouettée (je vous ai dit que j'étais lyonnaise?), puis dans du chocolat fondu, puis dans du saucisson fondu (je vous ai dit que mon cerveau était mal irrigué?), puis dans... de l'eau. Finalement, je n'ai même plus le courage d'essayer de me donner du courage. Enfin, après de longues minutes, nous regagnons l'anse bordée par la plage, l'eau est plus calme et le vent quasi inexistant, je peux me laisser porter au bord en pagayant un minimum.

Je descends de la planche, vaguement explosée de fatigue, les bras raides comme des stylos bic (désolée je n'ai pas trouvé d'autre métaphore) ; il s’agit encore de remonter cette fichue planche 50 mètres plus haut (le fameux: "après le sport-pas encore le réconfort"); et cette fois, ça monte; en 5 étapes, je parviens tant bien que mal à déposer la dite planche au centre de kayak. Mais les réjouissances ne sont pas terminées, il va me falloir:

- enlever la fucking combinaison mouillée

- sentir le vent glacial s'engouffrer sous mon tee-shirt thermique mouillé, lui aussi (du coup!)

- m'entendre dire par mon camarade du jour, "Ben dites donc! Vous avez eu beaucoup plus de mal que moi!"

- résister à l'envie de lui faire la prise ultime de kung-fu qui le pulvériserait en un million de petites morceaux (sa mère n'est pas loin).

Après cette expérience, j'ai passé 48h avec la sensation d'être passée sous un rouleau-compresseur, sentant la douleur de muscles dont je n'avais jamais soupçonné l'existence. Du coup, le dimanche suivant, j'ai remis ça. Logique.

PS: Oui c'est bien moi en photo, notez comme la combinaison flatte le postérieur et le cuisseau!!

"ben quoi? C'est pas ça qu'on avait dit?"

"ben quoi? C'est pas ça qu'on avait dit?"

Lire la suite

Mon rendez-vous avec le Dr House

6 Janvier 2016, 18:51pm

Publié par Zazimutine

Mon rendez-vous avec le Dr House

 

L'un des inconvénients, lorsqu'on arrive dans une nouvelle région, consiste à devoir se reconstituer tout un nouveau réseau: social, amical si possible, mais également... sanitaire! Après avoir paré au plus pressé, pédiatre pour les filles, psychologue pour mon angoissée, dermato et autres spécialistes pour les petits soucis intercurrents, j'avais prévu de tranquillement chercher en début d'année prochaine, un spécialiste de l'appareil reproducteur, comprenez: un gynéco. Après tout, j'avais fait mes adieux au précédent en juillet, inutile d'y retourner trop rapidement. Seulement bon, j'eus finalement besoin d'y retourner plus tôt que prévu.

Je chargeai donc Papa Ours, plutôt bien placé parmi la gente féminine, de par sa profession, de me dégoter la perle rare. Parmi ses propositions, je choisis celui qui apparaissait 3 fois. Cela semblait de bon augure, et le cabinet était à une volée de mouette de mon domicile.

J'appelai donc pour prendre rendez-vous. A mon grand étonnement, c'est le médecin lui-même qui me répondit et me fixa un rendez-vous pour... le lendemain! Enchantée je fus, j'allais être rapidement fixée sur mon sort.

Le soir, lorsque je racontai la chose à Papa Ours, celui-ci me mit en garde: on l'avait prévenu que ce médecin avait beaucoup d'humour, il valait mieux le savoir, il pouvait même être "un peu lourd". Bon, ça m'allait, je ne suis pas si facile à effaroucher. Mais soudain, papa Ours eut ces mots malheureux: "en fait c'est un peu le Dr House de la gynécologie quoi!" Là, je n'eus plus du tout envie de rigoler. Entendons-nous bien: j'adore le Dr House, mais à la télé. J'adore le personnage, mais dans une série. Dans la vraie vie, je dirais comme tout le monde que... c'est un gros con.

Le lendemain, à l'aube de mon rendez-vous, je n'en menais pas large.

Je me présentais donc au cabinet à l'heure dite: 14h40 (non sans avoir fait un détour de 5 km en étant partie tout droit en direction de la mer, j’adore ce genre d'acte manqué!).

Arrivée dans la salle d'attente, une dame déjà présente, et au regard fiévreux, se jette verbalement sur moi, sans même un bonjour:

- vous avez rendez-vous à quelle heure?

- 14h40............................... Et vous? me sens-je obligée de demander, au bout d'un long moment de silence pesant,

- 15h!!! Ouais bon, il est en retard, il est TOUJOURS en retard, faut pas être pressé quand on vient ici!

Je m'apprête à lui répondre que quand on arrive avec minimum 20 minutes d'avance à ses rendez-vous, on court le risque de trouver tout le monde en retard, mais le regard qu'elle me jette fusille littéralement les mots qui s’apprêtent à sortir de ma bouche. Je sens son regard fixé sur moi et me tourne donc vers les magazines. Je feuillette un magazine de décoration datant de ... 1996. Une autre dame, qui semble sortir des toilettes, arrive dans la salle d'attente, me sauvant la mise puisqu'entamant une conversation en breton avec la Furieuse (un peu plus tard, je me rendrai compte que ce n'était pas du breton mais bien du français; je ne sais pas, j'ai du faire une crise d'épilepsie à ce moment-là car je ne comprenais vraiment rien à leur propos -ou alors j'ai du mal à me faire à l'accent).

Une quatrième dame arrive dans la salle d'attente. La Furieuse lui lance: "Vous avez rendez-vous à quelle heure? " (peut-être avait-elle fait le pari de prononcer cette phrase au moins 15 fois dans la journée?): - "14h40" répond la dame. Bien, ça commence très très fort. Nous sommes 4 et avons presque toutes rendez-vous à la même heure. De plus, la salle d'attente est toute petite, sans fenêtre, et meublée comme un bureau de la Stasi, avec des magazines datant  de l'invention de l'imprimerie. A bien y réfléchir, c'est tout à fait le style du Dr House de mettre le boxon comme ça, dès la salle d'attente. Peut-être espère-t-il ensuite nous enduire de boue afin de nous observer combattre sauvagement...

Finalement, le Dr House arrive et c'est moi qu'il fait rentrer en premier, en m’appelant par mon prénom. C'est un peu curieux mais on m'avait prévenue.

Je m'installe en face de lui. Il est grand, le visage émacié, les yeux bleus acier, comme le vrai Dr House. Mais plus âgé et pourvu d'une grosse barbe dans laquelle il marmonne beaucoup. Il semble aussi à l'aise dans la communication que son célèbre confrère. Parmi les mots qu'il maugrée, je l'entends parler de "jeune fille" avant de comprendre que c'est de moi qu'il s'agit, car oui, il me parle à la 3ème personne. Surtout très vite, il enchaine les blagues et les jeux de mots un peu grivois, ce qui, venant d'un gynécologue, est tout de même très surprenant.

Il prend quand même le temps de m'écouter, son langage est fleuri, par exemple "et ça fait longtemps que ça merdouille comme ça?" (et encore, je vous ai choisi le passage le plus soft!). J'imagine un instant ma belle-mère entre ses mains et réprime un fou-rire, ce qui a l'avantage de me détendre un tantinet.

Nous passons à coté, je ne suis pas franchement à l'aise mais en 2 temps 3 mouvements, le Dr House m’examine et je n'ai rien senti.

Nous passons dans une autre petite pièce sombre où trône un appareil d'échographie. Et voilà que j'ai droit au détail intégral de mon intimité passée aux ultra-sons, permettant de me rassurer tout à fait.

Enfin, je me rhabille et le rejoins à son bureau. Nous passons quelques minutes à deviser gentiment (moyennant moultes plaisanteries pas très finaudes) de mon avenir gynécologique. Et je lui fais un chèque de 28 euros. La consultation a duré 30 minutes, j'ai eu droit à un check-up complet, et derrière le langage imagé et les blagues carrément lourdes, mes questions ont trouvé une réponse.

Plutôt sympa finalement d'être suivie par le Dr House, .... du moment qu'on ne m'oblige pas à devenir son amie dans la vie!

Lire la suite

J'ai testé pour vous: le casting de cinéma

19 Juillet 2015, 22:40pm

Publié par Zazimutine

J'ai testé pour vous: le casting de cinéma

 

Il y a 15 jours, je vous le racontais dans mon article précédent, j'ai eu un rendez-vous professionnel d'une extrême importance, m'obligeant à monter de toute urgence à Paris.

Bon, en fait, j'ai menti. Je suis juste montée à Paris passer un casting. Pour un film de cinéma. Un vrai.

Petit flash-back: fin juin, ambiance torride. Alors que je me sens quelque peu débordée par les devis des déménageurs et autres fêtes d'adieux de toutes sortes, je vois passer une annonce sur facebook pour un casting sauvage. Un casting sauvage, pour les non-initiés (maintenant que je fais partie de la grande famille des gens du spectacle huhuhu!), consiste à "caster" (Dieu que je déteste ce mot, ça fait foire aux bestiaux non?) des quidams comme vous et moi, aller chercher des vrais gens de la vraie vie, au lieu de prendre des comédiens, pour le tournage d'un film.

Voyant passer cette annonce pour laquelle je corresponds, pour une fois, au profil demandé, j'envoie un mail avec 2-3 photos débiles. Ca ne coûte rien, et puis de toute façon ce n'est pas la première fois que je fais ça, et je n'ai jamais été contactée. Ah si, j'ai été figurante sur un spectacle de théâtre une fois, c'était chouette d'ailleurs.

Je reçois une réponse de mail automatique, genre "merci de votre mail, vous serez recontactés si vous êtes sélectionnés".

Je retourne à ma petite vie débordante/débordée de cette fin juin.

Dans l'après-midi je reçois un sms me conviant à un casting la semaine suivante. A Paris. Stupeur. Aussitôt suivie d'un sentiment de désespoir.

1) je suis loin de Paris

2) je travaille toute la semaine en question

3) j'ai deux filles qui me suivent partout

Dans le texto il est fait mention d'une possibilité de casting le samedi 4 juillet. Je réponds fébrilement: "impossible pour moi la semaine, peut-être le samedi 4 juillet, ou? quand ? comment?"

Mon message reste sans réponse.

Quelques heures plus tard je me rends compte que je n'ai pas envoyé mon message à la bonne personne. Je recommence "ou? quand? comment?"

Pas de réponse.

Je commence à faire (difficilement) le deuil de cette expérience inoubliable.

En fin d'aprèm, mon portable sonne "Allô E.?"-"euh oui..."- "c'est N. l'assistant de casting de Truc machine la directrice du casting pour le film bla bla bla"- j'articule péniblement un "bonjour" (ça y est je suis accueillie à bras ouvert par le milieu du cinéma: on m'appelle par mon prénom!). N. me demande si je peux venir le samedi 4 juillet et à quelle heure. Bien sûr que je peux venir. A n'importe quelle heure. Mais plutôt l'après-midi quand même (je calcule simultanément dans mon cerveau parallèle que Toulouse est quand même assez éloigné de Paris, des fois que je devrais partir le samedi matin...) "14h? Oui bien sûr, j'y serai, au revoir!".

Je raccroche. Je suis à la fois en apesanteur (j'ai été sélectionnée sur photo! -mon physique n'a pas repoussé la directrice de casting quoi!), et irrésistiblement attirée par le vide, car je n'ai en réalité aucune idée de la faisabilité du truc. Je suis très très très énervée. Je ne veux absolument pas passer à côté de cette folie expérience.

Je vais donc passer les 3 jours suivant à essayer d’organiser ma venue à Paris, tenter de faire garder mes filles ce week-end là, sans succès, et finalement décider de les emmener à Paris avec moi, convaincre Papa Ours que ce serait tellement chouette de se faire un week-end à Paris tous les 4, oui, juste avant notre déménagement pourquoi? Oui, juste après le dernier jour d'école, quelle bonne idée! Pour changer les idées aux filles, pour ne pas qu'elles pensent à leur tristesse de déménager... (et pour passer ce p.... de casting-de-chance-de-ma-vie bordel!) Je finis par obtenir gain de cause. Je trouve une location de dernière minute, j’achète un billet de train à Papa Ours, j'assume entièrement ma déraison.

Enfin samedi 4 juilllet, j'y suis, Paris, 37°C à l'ombre, 14h.

J'ai laissé Papa Ours et les oursonnes finir tranquillement leur repas tandis que je me suis acheminée quartier Bastille, avec pour toute information une adresse et un code d'entrée. Je ne sais même pas chez qui je vais exactement. A l'adresse indiquée, la porte est ouverte, l'immeuble en grands travaux. Je regarde les noms, une plaque indique "Trucmuche productions"; ça doit être là. Un peu plus loin, un petit écriteau indiquant "casting" avec une flèche. C'est donc bien réel. J'avais envisagé quelques minutes revenir bredouille "j'ai pas trouvé"- "j'ai vu personne". mais non c'est là maintenant devant moi, une porte avec indiqué "casting" et le nom du film concerné (que je garde pour moi).

J'entre dans une petite pièce. A ma droite une cafetière, un pack de bouteilles d'eau. A ma gauche un canapé, style empire (j'en sais rien en fait, mais disons un vieux machin en velours, voyez). Et personne, je suis seule. Sur une porte ce mot: "Merci de patienter, je viens vous chercher, vous pouvez vous servir en eau et en café". Voilà, j'y suis dans l'antichambre de la gloire. C'est donc ainsi qu'on accueille les stars de cinema: un canapé en velours, une cafetière, de l'eau à volonté, tout cela pour moi toute seule. Je suis enchantée. Je m'asseois. Mes fessent touchent presque par terre à travers le tissu, le canapé est complètement défoncé. Je me relève, vais écouter à la porte, j'entends parler.... Tout à coup j'ai peur, très peur. Je suis liquéfiée par la chaleur, voilà que le trouillle qui me tord maintenant les boyaux ne va pas tarder à me vaporiser.

La porte s'ouvre. Un homme d'un certain âge sort, serre la main du type plus jeune derrière lui. Le jeune type s'dresse à moi: " salut je suis C., l'assistant de N., l'assistant de E., la directrice du casting (aïe, je suis reçue par l'assistant de l'assistant... mauvais signe!). C. ressemble à un surfeur. Il est bronzé et porte un genre de headband qui retient sa chevelure poésidonesque. Il me fait entrer pour poser mes affaires et me demande si ça ne me dérange pas qu'il m'explique le déroulement du casting dehors pendant qu'il fume une clope. Du coup, pour faire un peu moi aussi ma rebelle, je me prends un café et l'accompagne dehors.

Le surfeur fumeur m'explique le déroulement du casting:

- d'abord on va prendre des photos d'identité (zut!)

- ensuite tu vas te présenter devant la caméra,

- enfin tu vas jouer une petite scène d'improvisation; et ce sera fini. (OK)

Le surfeur m'a plutôt mise à l'aise au cours de cette pause cigarette, j'ai volontiers ri à ses blagues, bref, le surfeur et moi sommes clairement en train de devenir amis.

Nous rentrons. C. me laisse quelques minutes pour envoyer messages ou textos ou je ne sais quoi. J'observe la pièce dans laquelle nous sommes. Au mur, en photos, est affiché une bonne partie du casting déjà retenu pour le film, quelques têtes connues... Je me demande pour quel rôle on m'auditionne.

Il arrive enfin. Je pose pour les photos d'identité. Catastrophe, je ne souris pas, j'ai les yeux fermés, c'est mal barré. Ensuite je me présente devant la caméra; là, je suis à l'aise, mais c'est court, trop court. Enfin, le plus difficile, la petite scène d'impro; je donne la réplique au surfeur. Je dois jouer la scène comme je le ferais dans la vraie vie. Là aussi, c'est trop court et je suis mal à l'aise, je bredouille. C. coupe la caméra. "C'était bien..." dit-il, rassurant. Non, c'était nul. Il m'explique: "Je vais faire un montage avec tes photos, la scène de présentation et la scène jouée; la directrice de casting va visionner tout ça et tu auras une réponse d'ici 2 ou 3 semaines, qu'elle soit positive ou négative".

Voilà c'est fini, le visage du surfeur s'est refermé et il est retourné pianoter sur son téléphone portable. Je suppose que je dois m'en aller. Je salue mon ex-ami et je m'en vais, ça a duré une petite vingtaine de minutes, à peine.

Dans la pièce qui était mon royaume de future star auparavant, un petit homme attend son tour. Et déjà, C., lui propose d'aller lui expliquer en fumant une clope.

.........

Vendredi soir, alors que je potassais mon discours pour la remise du césar de la meilleure actrice, j'ai reçu ce mail:

"Bonsoir,

Vous n'avez malheureusement pas été retenus pour le petit rôle pour lequel vous êtes venus nous rencontrer pour un casting"

Finalement passer un casting c'est comme passer un oral d'examen: tout de suite après, on a envie de recommencer parce qu'on sent qu'on s'est planté. Et quand arrive le mauvais résultat, on a un peu envie de pleurer.

Lire la suite

J'ai testé: 3h sans smartphone

2 Mars 2015, 12:26pm

Publié par Zazimutine

J'ai testé: 3h sans smartphone

 

Parfois je fais des trucs un peu foufous, comme... partir en ville en oubliant mon téléphone portable!

Je ne suis pas à proprement parler addict de mon téléphone, ou disons plutôt que je m'impose des limites, comme... ne pas le regarder quand je reçois du monde ou quand je discute avec quelqu'un; je ne le prends pas non plus à la pause repas, après tout, je suis joignable à mon boulot; mais je reconnais que le reste du temps, je suis vissée à mon téléphone, du petit-déjeuner au brossage des dents, en passant par des lieux moins commodes... bref, lors du moindre temps d'attente (salle d'attente, bus...), des temps pendant lesquels je lis le journal, parcours des blogs, joue ... le tout sur mon téléphone. Plus de place pour l'ennui.

Mercredi matin après avoir déposé mes filles à l'école et être montée dans le bus pour une course en ville, je me suis rendue compte que j'avais oublié mon portable. Ce qui impliquait que:

1) je n'avais pas l'heure

2) je n'étais pas joignable; sachant que je suis actuellement la personne de premier recours, voire la seule personne de recours, au cas où l'école chercherait à me joindre.

Après un intense moment de désarroi, j'ai fini par penser à autre chose et collé mon nez à la fenêtre pour regarder dehors; après tout j'allais chercher mes filles à 11h30 et pour l'heure, je pouvais toujours demander à quelqu'un.

Je suis arrivée au centre-ville un peu avant 9h; heure à laquelle tous les magasins sont encore fermés. Nouveau moment d'égarement, qu'est-ce que j'allais donc bien pouvoir faire en attendant 10h SANS mon téléphone?! Je suis entrée dans un café. A ma gauche, un écran géant branché sur les infos en continu, me permettant d'avoir l'heure et un endroit où regarder. Parfait. Après quelques minutes à ingurgiter des images sans commentaires, ce qui, somme toute, n'avait qu'un intérêt limité, je me suis intéressée à mes voisins de café:

- en face de moi deux jeunes filles, discutant et pianotant sur leur téléphone en même temps; je m'étonne de ce nouveau mode de communication, être là et ailleurs à la fois; peut-être une question d'habitude; peut-être que lorsqu'on n'a connu que ce mode de relation, ça ne choque pas; pour l'heure, je déteste ça.

- à droite, un homme seul; tiens, il lit le journal et gratte des jeux, lui, pas de portable; ah si, il vient de recevoir un sms, le voici maintenant plongé dedans.

- à l'extrême droite, un groupe de 3 hommes qui semblent en discussion animée; pas de portable du tout, ça change. Je pense qu'ils discutent politique, un autre type d'addiction.

- à ma gauche une dame arrive; premier geste: sortir son téléphone de son sac et le placer bien en vue sur sa table.

Je ne peux pas dévisager mes voisins de table indéfiniment, si bien que je finis par m'ennuyer. Je me décide à écrire, ce café me donne plein d'idées. J'ai des stylos mais pas de papier; je trouve quelques post-it dans mon sac, ainsi qu'une vieille facture; au dos, je griffonne ce qui me vient à l'esprit, mais me trouve bien vite sans place pour écrire. Je regarde dehors, et laisse mon esprit vagabonder, je dois avoir l'air complètement neuneu, perdue comme ça dans mes pensées. Au bout d'un moment, je quitte le café. Les magasins ne sont toujours pas ouverts. Dans la rue, j'observe, encore et encore. Mon regard est attiré par une passante: son corps ne va pas du tout avec sa tête. Elle porte des escarpins à talons d’au moins 12 cm, avec un renfort clouté doré derrière, et une écharpe blanche qui traine presque par terre. C'est dangereux, une actrice américaine dont le nom m'échappe est morte comme ça, son écharpe s'est accrochée dans la roue de sa voiture et l'a étranglée. Au dessus de cette tenue quelque peu extravagante, un petit minois de souris qui semble tout timide. On dirait que cette dame a été relookée par Cristina Cordula.

J'arrive devant chez George (Clooney) qui n'est toujours pas levé. Nous sommes plusieurs à l'attendre, une femme arrive derrière moi, elle me regarde en chien de faïence. Ridicule, il est évident qu'il y aura assez de George pour tout le monde.

Je repars enfin avec ma dose de café et je reprends le bus. A travers la vitre de ce dernier, j'admire les hôtels particuliers tout le long du boulevard. Il y a vraiment des gens qui vivent là-dedans? J'entends un bébé qui hurle; je me rappelle comme ces cris me stressaient lorsque mes filles étaient elle-même bébés, ça semble loin tout ça. Nuages, ciel plombé, cîme des arbres, je m'abîme dans la rêverie, plus envie que ça s'arrête, je suis bien là, dans ce bus.

Je rentre enfin chez moi. Sur mon portable, pas d'appels en absence, pas de messages, soulagement.

Au fond, ces 3h sans téléphone... ça avait sacrément le goût de la liberté.

Lire la suite

J'ai testé pour vous: l'isotrétinoïne

19 Novembre 2014, 13:57pm

Publié par Zazimutine

J'ai testé pour vous: l'isotrétinoïne

 

Avant, je regardais avec envie les filles, qui, dans les parapharmacies, se dirigeaient vers les cosmétiques estampillés "peaux sèches" ou "peaux sensibles", tandis que je restais plantée devant le rayon "peaux jeunes à imperfections" puis un peu plus tard "peaux mixtes" et encore plus tard "peaux plus si jeunes mais toujours à imperfections". De l'envie, enfin.... de la jalousie en réalité.

Aaaaah les filles à peau sèche!

- ces filles dont la peau rougit délicieusement au niveau des pommettes dès les premiers frimas, tandis que ma rougeur à moi se concentre au niveau du nez,

- celles-là qui semblent avoir l'épiderme tiré comme un scel-o-frais sur une ossature délicatement ciselée, tandis que l'affaissement me guette,

- celles qui ne brillent jamais, alors que je ne sors pas sans mes petits papiers matifiants,

- celles aux pores invisibles, tandis que je semble être affublée de cratères lunaires vus au téléscope,

-celles là même, dont la peau s'orne souvent si joliment d'éphélides (tâches de rousseur), tandis que la mienne n'a jamais daigné se garnir d'autres choses que de pustules, 

- celles-là encore qui vieillissent comme d'adorables petits pommes trop mûres tandis que... 

Vous voyez de qui je parle, ce sont les mêmes que nous admirons toutes: les actrices, les mannequins, les belles filles, quoi, toutes des nanas à peau sèche ou sensible! En tout cas c'était la représentation que je m'en faisais (il est possible que j'exagère). Mais ça c'était avant: avant que je passe dans leur camp.

Car depuis quelques semaines je prends LE traitement de référence de l'acné chez les adolescents, le fameux et tant décrié isotrétinoeïne (Roaccutane, Curacné). Et voilà comment je me suis transformée en fille à peau (extra/ultra/méga) sèche.

Ce traitement je l'avais déjà pris en 2006, espérant me débarrasser définitivement de ce problème. A l'époque, le dermato original que je voyais, avait tenté de me transformer en scotch-brite géant. Maniant avec autant de dextérité les posologies de ce médicament que le parler-copain ( j'avais droit, soit à des accolades et des "rhooooo, vous faites chier" quand le résultat n'était pas à la hauteur de ses espérances, soit à des petits bondissements de joie lorsque je me présentais à lui la peau indemne de pustules-véridique!) mon foie avait quelque peu souffert des doses massives d'isotrétinoïne qu'il m'avait prescrite. Mais ma peau avait été débarrassée de ses stigmates pour quelques temps.

Je ne sais plus au juste quand c'est revenu, mais c'est revenu. Heureusement pour moi, je souffre essentiellement d'un acné du dos. Ce qui contre-indique définitivement la robe de Mireille Darc dans Le grand blond avec une chaussure noire mais en même temps,  ce ne serait pas très confortable pour travailler, vous en conviendrez:

J'ai testé pour vous: l'isotrétinoïne

 

J'ai donc reconsulté un dermato, un plus calme cette fois, plutôt du genre à carburer à la tisane de romarin qu'au LSD. Après avoir résisté des mois, j'ai fini par céder à son envie évidente de me repasser à la ponceuse. Son désir secret à mon dermato est d'éradiquer définitivement mon acné. S'il y arrive, il pourra prendre sa retraite tranquille. Moi j'y crois moyen mais je ne suis pas du genre rancunière. Me voilà donc sous traitement depuis 1 mois et demi. Et je ne suis pas certaine que j'aurais accepté de retenter l'aventure si je n'avais pas oublié LES effets secondaires.

Les inconvénients

- d'abord, la prise d'isotrétinoïne entraine obligatoirement la prise d'une contraception efficace avec test de grossesse mensuel. Sinon malformations... tout ça. Il y a même sur la notice d'utilisation, un dessin de foetus atteint des malformations possibles en cas de grossesse sous ce traitement, qui donne envie d'avaler d'un coup toute une plaquette de pilule. L'inconvénient c'est donc la prise de sang mensuelle pour s'assurer de l'absence de grossesse, assez contraignante.

- sécheresse cutanée

Certes, je n'ai plus de boutons. Ni de point noirs d'ailleurs. Ni... de peau. D'une certaine façon, je n'ai plus de peau. J'ai entamé une espèce de mue. A la place j'ai une pelade géante. Comme je vous le disais, je suis passée dans le camp des filles à peau sèche. Plus que sèche en fait, plutôt décomposée. Le pire, c'est côté lèvres: baume à lèvres obligatoire toutes les heures, sinon engelures dignes d'un raid sur le cercle polaire garanties. Et puis ça démange, alors je me gratte, alors j'ai des croûtes. J'imagine que je donne l'impression d'être atteinte d'une maladie grave genre gale ou... lèpre. Pas joli joli. Je vous parle de mon eczema aussi?

Et bien entendu, impossible de dissimuler tout ça sous du maquillage, il est quasi impossible de se maquiller quand on a la peau sèche sous peine de placards beiges squameux du plus bel effet. Et je ne vous parle pas du rouge à lèvres, personnellement je n'en mets jamais, mais là du coup, j'en rêve!

sécheresse oculaire, qui nécessiterait que j'enlève mes lentilles. Mais ça hors de question: je prends un traitement pour l'acné, je vais pas non plus me remettre à porter mes binocles. Alors je mets des gouttes, qui me graissent les lentilles, donc je vois flou, donc je cligne des yeux à tout bout de champ.

Les avantages

- la matité: je ne brille plus! Mais alors plus du tout, adieu sebum, adieu la zone T, je suis la déesse de la matité pour tout vous dire. Mais ça bien sûr, c'est entre deux tartinades de crème hydratante hyper grasse pour compenser les effets vus plus haut. Donc entre deux moments de luisance intense, je suis mate. Yeah!

- les cheveux

Le seul truc vraiment positif dans cette histoire, ce sont... mes cheveux. Ce traitement est révolutionnaire pour les cheveux gras! Plus de trace de microns de nanoparticules de sébum, un truc de fou. Je suis donc passé dans l'autre camp, celui que j'ai toujours envié: celui des filles à cheveux normaux (cherchez pas, ce sont les mêmes!). Du genre même à ne plus savoir quand je les ai lavés la dernière fois. D'habitude c'est "mhhh les racines sont un peu grasses là, je me suis lavé les cheveux quand déjà? ah oui merde, ce matin!". Et du coup, j'ai également le cheveu moins sec. Oui parce que cheveux gras=shampooing tous les deux jours=longueurs sèches. Non vraiment côté cheveux, je suis contente, même si je sais que ce n'est que transitoire, et  qu'à l'arrêt du traitement, le sebum reviendra sur mes cheveux à la vitesse de la marée montante dans la baie du Mont Saint Michel.

Pour le reste,  je ne serai réellement satisfaite que si le traitement m'a débarrassée définitivement de mes pustules, il va me falloir donc pas mal de recul (j'en ai pour 7 mois de traitement).

En attendant, je me m'offre un petit plaisir: je savoure de pouvoir regarder d'un air condescendant les filles qui cherchent des crèmes pour peaux mixtes dans les parapharmacies!

Lire la suite

Just pacsed!

5 Février 2014, 14:44pm

Publié par Zazimutine

Just pacsed!

 

Aujourd'hui, Papa Ours et moi, avons vécu la matinée la plus follement romantique de notre vie: nous nous sommes pacsés.

Si vous vous demandez comment se passe un Pacs, voici mon récit.

Tout a commencé en octobre dernier. Nous nous sommes rendus compte, au fil de plusieurs conversations, que tous nos amis non mariés étaient au moins pacsés. Cela semblait plus "raisonnable", plus "sécurisant", surtout avec des enfants. Papa Ours et moi nous disions bien qu'un jour, nous finirions par nous marier, mais en tant que champions de la procrastination, voilà... 14 ans que nous y réfléchissons. En octobre, j'ai été prise soudain d'un sentiment d'urgence à régulariser enfin notre situation, en particulier sur le plan juridique. Je nous connais, ça aurait pu encore trainer 14 ans.

En pratique, voici comment ça s'est passé. Le 15 octobre, j'ai cherché des informations sur le net. Dans ma ville, il faut prendre rdv auprès du tribunal d'instance, un agenda avec les créneaux disponibles est en ligne. J'ai donc pris rendez-vous pour le 5 février 2014. Un mercredi matin, afin que nos filles soient à l'école et nous laissent savourer ce moment furieusement glamour.

Après un mail de confirmation:

"Tribunal d'Instance de Trucmuche - Service PACS

Bonjour Zazimutine,

Vous avez rdv pour un Pacs

avec Papa Ours

le 5 février 2014 à 9h45"

déjà précurseur de l'intensité poétique de l'évènement à venir, il ne reste plus qu'à attendre. Longtemps. Presque 4 mois pour ce qui nous concerne. Et puis un jour, "ting", vous vous réveillez de votre léthargie, la date se rapproche, "plus qu'un mois avant le Pacs, plus que 10 jours, plus que.... tiens c'est après-demain.... Après-demain!!! Nom d'une pipe, peut-être faut-il fournir quelques documents?"

Lundi 3 février donc, me voilà consternée devant mon ordinateur en découvrant que l'établissement d'un Pacs nécessite ... un extrait d'acte de naissance! Papier que l'on ne peut obtenir imédiatement qu'en se rendant directement à la mairie. Qu'à cela ne tienne, mon futur Pacsé a justement pris son après-midi, il va obtenir son sésame très rapidement. Sauf que moi, je suis née à Lyon. J'habite à environ 558km de Lyon.

Tout en réfléchissant à la probabilité d'un magnifique acte manqué dans cette affaire, je tente le tout pour le tout en téléphonant à MamanChérie. Ma mère, qui habite à Lyon. Du moins pour encore 2 semaines. Ma mère, qui peut m'obtenir un extrait d'acte de naissance sur présentation de son livret de famille. Ma mère, qui est en plein déménagement pour la Bretagne, et donc en plein "cartonnage". Catastrophe, le livret de famille est soigneusement rangé dans un carton hermétiquement fermé... oui mais lequel? Par chance, ma mère, collectionneuse à ses heures, détient un 2ème livret de famille (NB: savez-vous qu'un collectionneur de moulins à poivre s'appelle un molipipérophile? fascinant non?), et m'obtient donc dans l'heure le fameux papier, qu'elle me poste aussitôt. Il ne restait plus qu'à croiser les doigts pour que je reçoive la lettre le lendemain, mardi. Car nous avions rdv ce mercredi à 9h45. Soit, avant le passage du facteur. Mais les dieux du Pacs étaient visiblement de notre côté. Mardi soir, je trouvai donc dans ma boite aux lettres le précieux pli en provenance de Lyon.

Revenons au côté pratique, une fois l'extrait d'acte de naissance obtenu, il ne reste plus qu'à fournir:

-une pièce d'identité + photocopie

- une attestation sur l"honneur certifiant l'absence de lien de non parenté ou d'alliance entre les partenaires (téléchargeable)

- une attestation sur l'honneur indiquant l'adresse de la résidence commune (téléchargeable)

-une convention de Pacs.

Encore un petit moment prise de tête hier soir au sujet de cette convention (toujours dans l'an-ti-ci-pa-tion!), car il existe un modèle simplifié qui ne dit en gros rien d'autre que le fait que vos avez passé un Pacs, et des modèles plus élaborés qui parlent notamment du partage des hiens. Pour notre part, nous avons opté pour un modèle avec indivision des biens, équivalent du mariage sous le régime de la communauté des biens, eh oui, nous sommes de grands idéalistes!

Enfin le jour J arriva.

Papa Ours et moi, ce matin, nous étions un peu excités, un peu comme des gamins qui s'apprêtent à faire un truc d'adultes pour la première fois. Nous avons déposé nos filles à l'école et nous sommes rendus au tribunal d'instance, magnifique bâtiment grisâtre digne des locaux de la Stasi. Le genre d'endroit qui facilite l'idée qu'on va vivre un moment passionné.

Sur le trajet, un écureuil suicidaire a tenté de se jeter sous nos roues. Oui, un écureuil, en pleine ville! Papa Ours l'a soigneusement évité. Ecraser un écureuil en allant se pacser m'aurait fortement déplu. Mais je suis un peu superstitieuse.

Arrivés avec une bonne demi-heure d'avance au tribunal, vous avons vainement cherché un café. Nous avons essuyé une pluie de grêle. Puis la pluie tout court. Nous avons hésité à nous prendre en photo sur un pont pour faire romantique mais le pont était moche. Finalement nous nous sommes présentés au tribunal en avance. Du coup, la greffière nous a pris tout de suite. Sans nous regarder elle nous a demandé les papiers demandés. Son téléphone a sonné, elle s'est engueulée avec une dame visiblement mécontente "si vous n'êtes pas contente Madame, plaignez-vous auprès du greffier en chef, moi je ne suis qu'une subordonnée!".

Après qu'elle ait raccroché, je lui ai fait un grand sourire pour l'encourager. Elle a tapé des trucs sur son ordinateur, a imprimé des papiers et nous a demandé de vérifier s'il n'y avait pas d'erreur. Puis elle a dit "voilà, c'est fait" et nous a donné un dossier rose avec les papiers du Pacs dedans.

A 9h45, nous étions sortis. Nous nous sommes faits un petit bisou sur les marches du tribunal pour rigoler.

Puis nous avons pris le métro pour le centre-ville et avons pris un petit dej dans un café pour fêter ça. Nous avons ensuite vaguement cherché une petite bague pour moi pour marquer le coup. Mais rien ne me plaisait et puis j'avais mal au ventre. Nous sommes rentrés. Mon pacsé (mon macsé? mon mac? mon pac?) est aller chercher les filles à l'école, puis il est parti travailler, et la vie a repris son cours.

Et voilà comment je me suis pacsée... so romantic!!

PS1: le dessin, en illustration, est de miss Bonbon, il nous représente papa Ours et moi. Pour l'anecdote, elle a fait ce dessin lundi, je lui ai dit qu'elle m'avait dessinée une jolie robe, ce à quoi elle a répondu "oui, parce que comme t'es pas mariée t'as pas de jolie robe alors je t'en ai dessinée une" Mais comment pouvait-elle savoir, nous n'en avons parlé à personne??!!

PS2: merci encore à ma mère, cette héroïne!!!

Just pacsed!Just pacsed!

Lire la suite

Little Cigogne (box vêtements pour enfants)

7 Novembre 2013, 12:41pm

Publié par Zazimutine

Vous vous souvenez peut-être de mes expériences positives avec les tendances d'Emma et la Cocobox, issues de mes promenades de blog en blog.

Je l'avais insinué quelque part, toutes mes expériences ne furent pas aussi enthousiasmantes.

Ja vais donc vous narrer là mon histoire avec Little Cigogne, box de vêtements pour enfants.

Au préalable, il faut savoir que:

1) j'adore acheter des vêtements pour mes filles; une réminiscence du "jouer à la poupée" j'imagine...

2) en revanche je n'ai jamais eu un goût très sur, notamment concernant les articles qu'on peut porter ensemble ou pas; en pratique, si je vois un haut présenté avec un bas qui va bien, j'achète l'ensemble parce que sinon je fais n'importe quoi. Je suis capable de commettre des mélanges vraiment hasardeux dont j'aurai sans doute à m'expliquer plus tard...

3) j'adore aussi qu'on offre des vêtements à mes filles, surtout lorsque ce sont des articles que je n'aurais pas forcément choisi; cet été, Jouji a offert à chacune de ses petites-filles une robe Petit Bateau sur lesquelles je n'aurais pas forcément craqué en magasin, mais que je leur ai mis tout l'été tellement j'adorais les voir dedans. En un mot j'aime être surprise, agréablement de préférence, oui c'est quand même plus sympa.

J'ai donc été logiquement attirée par le concept de cette box qui promettait, moyennement un abonnement mensuel ou trimestriel, une sélection de vêtements de marque à prix dégriffés, sélection composée par une styliste. Mes deux critères (surprise+ tenues pensées par un pro) étaient donc remplis. De plus, sur le site, on parlait de vêtements "de petit créateur"... cette formule m'a fait imaginer des fringues originaux qu'on ne verrait pas facilement sur d'autres...

J'ai d'autant plus facilement franchi le pas que la plupart des blogueuses qui en parlaient sur leur blog avaient mis des photos des vêtements reçus tous plus jolis les uns que les autres. Sauf une ou deux...

Bref, je me suis abonnée, non sans avoir auparavant renseigné l'âge, la taille de ma fille ainée (forcément plus en manque de vêtements neufs que sa soeur), et mes/ses goûts.

Je n'avais pas été très restrictive, j'avais juste mentionné les couleurs préférées de miss Choco: rose, rouge, et gris, et le fait qu'elle préfère porter des jupes ou des robes.

Sur les 3 formules disponibles (petit plaisir à 34,99 euros par mois -hors frais de port, petit coup de coeur à 44,99 euros par mois -hors frais de port, petit coup de folie à 54,99 euros par mois-hors frais de port), j'avais choisi le "petit coup de coeur" qui nous vend "une touche de petit créateur" dans une sélection composée de 3 à 5 articles d'une valeur d'environ 90 euros.

Lorsque j'ai tenté cette expérience fin août, le prix était je crois de moins de 40 euros par mois (les prix ont augmenté depuis); ce qui est sûr c'est qu'avec les frais de port j'ai payé exactement 41,94 euros. Prélévée fin août, colis arrivé vers le 10 septembre.

Et voici ce que j'ai reçu:

Little Cigogne (box vêtements pour enfants)

 

Voilà. Alors d'abord, première déception, rien de très original dans cette tenue:

-la jupe, Jacadi, pas de bol, jai horreur des imprimé écossais

-le tee-shirt, Tripley, sympa

-le caraco, (désolée j'ai oublié la marque, j'avais tout noté dans mon téléphone mais celui-ci a été victime d'un arrêt cardiaque il y a 15 jours...) joli mais je dois être chiante en fait, ja n'aime pas les caracos. J'aime bien que les petits bidons de mes filles soient couverts.

-et puis dernière déception, je ne vois pas en quoi cette tenue proposée est originale et assortie d'ailleurs; mais ça doit être encore mon goût de chiotte qui ressort...

Là ou la promesse est tenue, c'est sur la mention "prix dégriffés"; les étiquettes sont encore sur les vêtements, si bien que lorsqu'on additionne les prix, cela fait bien un total de 90 euros. Donc environ 60% d'économies.

Comme j'avais la possibilité de renvoyer le tout gratuitement et de demander une nouvelle sélection, je l'ai fait. Et cette fois j'ai un peu plus précisé mes goûts, en éiminant le style "classique" et "BCBG".

15 jours plus tard, j'ai reçu cette nouvelle sélection:

Little Cigogne (box vêtements pour enfants)

 

-un jean noir, de la marque Tripley; c'est bien ça un jean noir, c'est... disons toujours utile!

-un tee-shirt de la marque Ü quelconque; à rayures, c'est bien, j'adore les rayures mais... quelconque...

-un gilet Rokefella blanc cassé avec des noeuds rouges et des fronces sur le haut des manches; bof...

Encore une fois le prix total des articles correspond à une remise de 60% sur le prix initial. En revanche, je ne vois encore une fois pas d'originalité dans cette tenue dont je ne suis d'ailleurs pas certaine que les vêtements qui la composent doivent être portés ensemble... je garde quand même parce que évidemment, maintenant si je renvoie, je vais payer les frais de port. Logique.

Déçue donc par cette expérience je décide de suspendre mon abonnement. Mais j'ai trop tardé à attendre cette 2ème sélection et mon compte se voit une nouvelle fois débité de 41,94 euros tandis qu'un nouveau colis me parvient le 5 du mois d'octobre suivant.

Cette fois, 4 vêtements:

Little Cigogne (box vêtements pour enfants)

 

-un tee-shirt très mignon (en haut à gauche) Tripley, mais bien trop petit pour un 6 ans; pas grave, il ira à ma 2ème fille...

-un tee-shirt col roulé à rayures château de sable... avec des finitions dentelles aux manches, beurk, pas mon style; pas grave sous un pull ça ira bien...

-une jupe rouge en velours château de sable; Miss Choco adore, une jupe, une couleur qui claque... Le truc c'est que je ne suis pas certaine qu'elle pourra la mettre cette année à moins de gagner 10 cm de tour de taille; va falloir la gaver mon oiselle!

-une robe en jersey grise Ü... là encore 2 fois trop grande malgré le respect de la taille. Bof la robe mais on va lui mettre hein!

Encore une fois, peu enchantée de cette sélection, que je décide de garder quand même.

Bilan:

-j'ai stoppé mon abonnement

-j'ai dépensé environ 83 euros pour 7 vêtements "de marque" mais que je n'aurais pas achetés... donc à ce prix là je préfère effectivement faire les soldes, ou encore avoir moins de vêtements mais qui me plaisent vraiment.

-les vêtements que nous avons utilisé pour le moment sont les tee-shirts (sauf le col roulé); je pense mettre bientôt le jean noir à Miss C mais il est très large à la taille, je l'engraisse un peu d'abord...

Conclusion: cette box peut convenir à quelqu'un qui aime les suprises et qui est peut-être moins pénible que moi sur les petits détails mais ce n'est pas pour moi.

Bye bye little cigogne!

PS1/ si vous avez une expérience , positive ou négative, à raconter sur cette box, n'hésitez pas!

PS2/ Little Cigogne offre maintenant la possibilité de ne garder (et payer!) que les vêtements qui plaisent dans une sélection sans avoir besoin de tout renvoyer.

Lire la suite

Ma Cocobox

7 Octobre 2013, 19:53pm

Publié par Zazimutine

Encore une expérience consécutive à ma fréquentation assidue des blogs.

Cette fois j'ai été attirée par le concept de Ma Cocobox, une box d'activités créatives pour enfants de 3 à 7 ans.

D'abord il faut savoir que j'ai découvert le concept de "box" à cette occasion. J'en avais déjà entendu parler mais fidèle à ma procrastination, je n'avais jamais pris le temps de me demander ce que c'était (j'aime bien utiliser des mots compliqués, j'espère que ça ne fera pas fuir mes lecteurs... encore que... ai-je des lecteurs? j'aime bien aussi employer des mots désuets mais on en parlera plus tard).

Ensuite, je ne suis absolument pas une fille créative: c'est-à-dire que j'adore tout ce qui est manuel mais je serais bien incapable d'inventer. Recette, tricot..., j'ai un modèle et je m'y tiens!

Or le concept de cette box mensuelle est de vous apporter 3 activités créatives, clés en main, autour d'un thème. Et quand je dis clés en main, c'est vraiment ça: dans la box, tout est prévu pour la réalisation de l'activité, sans avoir besoin d'aller acheter le truc qu'on a pas (genre la paire de ciseaux, la peinture...).

Je me suis donc abonnée (22 euros par mois), non sans quelques difficultés. Au passage le service "clients en difficulté", est super réactif et efficace, c'est Coralie, la créatrice de la box elle-même, qui s'est occupée de régler mon problème. Et j'ai pu recevoir la box de septembre alors que j'avais dépassé le délai d'inscription (avant le 24 du mois). Débitée le 2 septembre, colis reçu le 7.

Et puis... il a fait beau, très beau. Longtemps.

Je n'ai donc finalement utilisé mon arme "occuper un enfant quand il pleut" seulement ce week-end.

J'avais cependant une appréhension: que deux enfants ne puissent pas travailler sur la même boite sans se disputer.

Mais tout s'est bien passé, je vous explique: la box du mois de septembre avait pour thème la musique; 3 activités étaient proposées: la confection d'une guitare en carton, celle de tambours, et enfin la décoration d'une affiche.

Je vous montre:

la boite à son arrivée, et son contenu
la boite à son arrivée, et son contenu

la boite à son arrivée, et son contenu

Voyant que les filles n'arriveraient pas à travailler ensemble sur la confection de la guitare, Miss Choco a décoré la guitare, tandis que Miss Bonbon se lâchait sur la déco des tambours. Tout est bien expliqué mais cela nécessite la présence d'un adulte superviseur (là pour plier la guitare par exemple).

Ma Cocobox
Ma Cocobox

 

Une fois les deux instruments terminés, les filles ont tout de suite voulu peindre l'affiche annonçant leur prochain concert; j'espérais garder ça pour une autre fois mais pas moyen; et là, elles ont travaillé de concert (mouahaha!):

Ma Cocobox

 

Ensuite, elles ont tenu à improviser un petit concert avec leurs nouveaux instruments; et là bonne surprise, les instrument font des vrais sons, ce n'est pas juste pour le décor!

Ma Cocobox
Ma Cocobox

 

Pour terminer, je leur ai mis la BO d'Amélie Poulain et le concert s'est transformé en dance-floor...

Ma Cocobox

 

Mon seul regret est que nous ayons plié les activités en si peu de temps.

Epilogue: cette histoire de concert a marqué Miss Choco; lundi matin au petit-dej elle m'a annoncé que le concert était annulé car le manche de sa guitare était défait. Puis qu'elles seraient à l'affiche 2 semaines, et qu'elles ne joueraient pas tous les soirs la même chose. Et enfin, qu'elles distribueraient aux spectateurs à la fin du concert des ballons, des mouchoirs, et des casseroles -"pourquoi des casseroles?"-"ben pour faire cuire! c'est des cadeaux quoi!" Ok!! Si c'est pas respecter son public ça!

Encore un mot, on peut bien sûr suspendre ou résilier son abonnement à tout moment.

 

Lire la suite

Les tendances d'Emma

29 Septembre 2013, 16:45pm

Publié par Zazimutine

Les tendances d'Emma

 

A force de naviguer sur la blogosphère, j'entends parler de pas mal de sites de VPC en ligne de tous styles. Le bouche à oreille m'ayant auparavant permis de découvrir des sites intéressants comme ceux qui fabriquent des étiquettes pour vêtements, des chaussons style Roobeez mais 3 fois moins chers..., je me suis laissée tenter par un certain nombre de produits, expériences parfois improbables, je reviendrai dessus.

Aujourd'hui je vous parle de mon test des tendances d'Emma, site de vente par correspondance de textiles écologiques.

4 lignes de produits:

-ligne Eco Belle : produits pour la beauté, style démaquillants lavables...

-ligne Eco Chou : pour les enfants

-ligne Eco Net : entretien de la maison

-ligne Eco Logis : linge de toilette

J'ai chopé un code promotion sur le net (-35%), et pour 44,66 euros, j'ai commandé:

  • un kit Ecotest: 3 démaquillants lavables composés de 3 matières différentes (bambou, eucalyptus, biface); objectif: supprimer les carrés démaquillants jetables (Eco Belle)
  • une serviette à cheveux en bambou ultra-absorbante (Eco Belle)
  • un lot de 5 débarbouillettes muliti-usages en bambou; objectif: supprimer l'essuie-tout (Eco Chou)
  • un lot de 5 gants d'apprentissage pour enfants en bambou; objectif: permettre à l'enfant de se savonner seul avec un gant adapté à la taille de sa main (Eco Chou)
  • un lot de 5 gants de change en bambou; objectif, remplacer coton et lingettes par un gant lavable (Eco Chou)
  • un kit brill'tout pour nettoyer ses vitres; là encore l'objectif est de supprimer le sopalin et le produit nettoyant vitres (Eco Net)
  • un spray tout net: détachant pour le linge (Eco Net)

J'ai commandé le dimanche et tout reçu le mercredi suivant!​

MON AVIS:

- DEMAQUILLANTS LAVABLES: les essayer c'est les adopter; je ne me sers plus de coton pour me démaquiller; j'avais déjà acheté des démaquillants lavables dans mon magasin bio que je ne trouve pas si mal car on peut glisser les doigts dedans; là il faut s'habituer à manipuler une double épaisseur de tissus. Mon choix s'est porté sur le biface que je vais commander en grande quantité; il y a un coté vraiment doux qui permettra de démaquiller les yeux, et pour la peau des enfants c'est aussi plus doux (je ne l'ai pas encore essayé pour mes filles). Notons que le kit Ecotest est remboursable sur la commande suivant de démaquillants lavables.

-SERVIETTE A CHEVEUX: convaincue! Plus besoin de me frotter les cheveux 3h, la serviette tient seule grace à un astucieux système et les cheveux sont vraiment essorés. Et comme je suis une phobique du cheveux mouillé, (le cheveu qui goutte sur l'épaule, beurk!!! oui ben on a tous ses problèmes...), je m'en sers tout le temps. Je vais en commander une pour Miss Choco qui a une chevelure très fournie et qui déteste qu'on lui frotte les cheveux pour les essorer (Aieuhhhhh!!)

-DEBARBOUILLETTES: le seul produit qui ne m'a pas convaincue; je ne sais pas comment m'en servir. Au début je les mouillais pour nettoyer les frimousses des filles après le repas, mais le côté qui sèche sur le bord de l'évier ne me parait pas très hygiénique. Donc je sèche.

-GANTS D'APPRENTISSAGE: ce gant a permis a Miss Choco de prendre sa douche toute seule, je lui suis très reconnaissante!! Et ça dure ainsi depuis 3 semaines. Miss Bonbon elle, n'a été intéressée que le 1er jour mais elle est encore petite. En négatif je dirais le peu de couleurs disponibles; et j'ajouterais bien un petit truc pour pouvoir accrocher le gant (il est petit donc difficile à retrouver quand on l'égare...)

-GANTS DE CHANGE: bien que Miss Bonbon soit propre, je me suis dit que j'allais m'en servir pour une petite toilette intime quand cela est nécessaire. Du coup je regrette de ne pas avoir connu ce produit plus tôt. Et en même temps je me demande comment on gère quand on a un bébé qui a une selle débordante par exemple, on rince le gant dans l'évier?? Bof pas très hygiénique... donc sur ce point je ne sais pas.

-KIT BRILL'TOUT: alors là vraiment bluffée!! Un chiffon pour mouiller, l'autre pour essuyer. En 2 temps 3 mouvements c'est fait et plus de trace sur mes vitres. Je m'étais confectionnée moi-même un nettoyant pour les vitres mais j'avais quand même des traces et là, impeccable. En revanche, je pense que ça convient pour un entretien régulier, je fais souvent mes vitres maintenant donc elles ne sont pas très sales, je ne sais pas ce que ça donne sur des carreaux vraiment sales.

-SPRAY TOUT NET: pour les petites taches pas trop incrustées. Pour le chocolat, la compote etc... il faut s'en tenir à frotter (moi au savon de Marseille), le plus vite possible après la tâche. Ce que je ne fais pas toujours par flemmardise je l'avoue... Mais je me sers volontiersde ce spray et regrette qu'il n'existe pas en plus grande contenance.

Voilà! Si vous connaissez ces produits, j'attends vos témoignages sur leur utilisation (ou d'autres produits écolo)?

Lire la suite

1 2 > >>