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Touzazimutin

vie de famille

Les jours d'après

10 Septembre 2018, 14:00pm

Publié par Zazimutine

Les jours d'après

 

Il y a donc eu ce jour de vous savez-quoi lundi dernier. Ce jour un peu foutraque où tout sembla aller de travers dès le début: l'oubli d'un pique-nique pour notre sixième, les larmes de désespoir de notre CE2 à l'annonce du nom de son instituteur, mon arrivée trop tardive au travail...

Et puis il y eut les autres jours

Le jour où j'accompagnai pour la première fois miss Choco au collège et où je la trouvai si petite au milieu des grands collégiens, que j'eus l'impression qu'elle rapetissait à vue d'oeil.

La fois où, après m'avoir écouté verser dans le lacrymal, un papa copain me demanda si c'était elle ou moi qui rentrais au collège.

Le jour où nous eûmes enfin son emploi du temps et où je crus m'arracher les cheveux à y comprendre quelque chose: les semaines A, les semaines B, les groupes 1 et les groupes 2, les accompagnement personnalisés, les temps pédagogiques et les options...

Le moment où j'écoutai, étonnée et soulagée, miss Choco, ma grande sauvage, mon infinie timide, me raconter qu'elle évoluait dans un petit groupe de 6 filles, chacune cooptée par une copine de l'autre, et combien c'était chouette le self et les cours d'arts plastiques.

Les nombreuses fois où je l'attendis "à la sortie" et où je regardai d'un air hagard sortir des élèves aussi grandes et plus développées du haut du corps que moi (WTF??).

Les multiples moments où j'essayai de décoder tous ces nouveaux mots dans sa bouche: vie scolaire, toutatice, perm', foyer...

L'instant où je réalisai que son langage avait déjà changé.

Il y eut le soir où je compris que si miss Bonbon était si pénible, c'était probablement parce que l'attention était, de fait, focalisée sur sa soeur.

Il y eut tous les matins où j'arrivais à l'heure au travail, en me disant que finalement, avoir deux enfants qui commencent à une heure différente, présente des avantages. 

Il y eut l'inquiétude de savoir comment on allait se débrouiller les jours où je suis en déplacement. Et puis le moment où je me rendis compte, qu'au fond rien n'avait vraiment changé.

Alors il y eut le week-end plein de douceur, les grasses matinées, les jeux dans le jardin, le restaurant, et la balade en vélo ponctuée d'arrêts sur la plage, la mer tellement étincelante dimanche, comme un clin d'oeil: "t'inquiète, ça va aller!".

Et enfin, la sérénité.

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Pertes et profits de retour de vacances

1 Septembre 2018, 14:12pm

Publié par Zazimutine

Pertes et profits de retour de vacances

 

Ca y est, les vacances sont finies, l'été entame sa pré-ménopause, le mois de septembre  a débuté, un certain parfum de rentrée a envahi nos esprits et débité nos bourses, bref, les vacances sont derrière nous. Mais si vous le voulez bien regardons un tout petit peu en arrière pour faire un bilan de retour des vacances, qui, comme chaque année se classe en deux catégories: les pertes et les profits.

Au rayon profits:

- + 3 kgs pour ma pomme, avec une incompréhension et un sentiment d'injustice absolue. Comment est-il possible que j'aie grossi alors que j'ai suivi scrupuleusement le régime végétarien belge (frites, gaufres, bière)?? 

- à propos de régime belge, un amour immodéré pour la croquette, au fromage ou aux crevettes, peu importe, mais aussi bonne que celles que nous avons mangé à Bruxelles si possible (recherche de recette en cours).

- des kilos de légumes dans notre petit potager, dont une courgette d'un poids et d'une taille qui n'auraient pas à faire rougir celui d'un nouveau-né bien dodu. D'ici à ce que nous ajoutions ce beau tubercule sur notre livret de famille en lieu et place du 3ème enfant, il n'y a qu'un pas (après tout, il existe un très bon film que je vous recommande au passage de voir, où le héros principal est un petit garçon se prénommant courgette!)

- une envie de reconversion professionnelle dans le domaine de l'animation nature, comme chaque fois que je me retrouve à parler avec les grenouilles et les libellules (je ne suis pas folle vous savez).

- une montagne de petits souvenirs (médailles-souvenirs, cartes de restaurants, mini-moulins en bois et autres stigmates des boutiques de lieux touristiques -appelez-nous pigeons!-, décorations de Noël -cherchez l'erreur- ...) et un univers de plus grands, vous savez, la découverte en famille, le quotidien presque sans  cris, disputes et autres reproches, la sensation de vivre des instants bénis... tout ça....

Au rayon pertes:

- 10 degrés de température et 1h de clarté en moins dans la journée (ouille!).

- probablement quelques minutes d'espérance de vie en moins, suite à mon effort pour monter le clocher de Dame qui culmine à je-ne-veux-pas-savoir-combien-de-mètres, en essayant de vaincre mon vertige (de forme sévère). Et probablement une dégringolade de marches du piédestal sur lequel m'avaient hissé mes filles, lorsqu'elles m'ont vue déambuler  à 4 pattes une fois au sommet.

Ni l'un ni l'autre:

- aucun livre lu;  j'avais été très optimiste en en emmenant 4, c'était oublier un peu vite que dans notre voyage tout restait à organiser, il fallut bien  passer quelques soirées à trouver l'hébergement suivant...

Finalement, un bilan qui met en lumière bien plus de profits, que de pertes, n'est-ce pas là le secret des vacances réussies?

Et vous, quel bilan pour vos vacances?

​​​​​​​...

Bonne vous-savez-quoi à tous!

Pertes et profits de retour de vacances

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Ou est passée mon âme d'enfant?

15 Février 2018, 21:46pm

Publié par Emmanuelle

Ou est passée mon âme d'enfant?

 

"Est-ce que quand on devient adulte on perd l'amusement?"

Bam! Cette question m'a été posée par ma fille ainée après que j'aie refusé de jouer à une troisième partie de mystères de Pékin, pour cause de "1000 choses à faire".

L'avantage d'avoir un enfant philosophe est de nous pousser volontiers dans nos retranchements en nous occasionnant par là-même une réflexion bien prise de tête. Cette question m'a donc plongée dans un abîme de réflexion et de culpabilité. Il est vrai que j'avais auparavant pesté tout le long de la première et deuxième partie du jeu sus-cité, au prétexte que je me forçais, que j'avais autre chose à faire, alors qu'en réalité je m'amusais comme une petite folle (je suis une mère vraiment casse-pieds par moments!). Mais bon sang, c'est vrai: que s'est-il passé? Moi qui aimais tant jouer, moi qui pouvais passer la nuit à taper le carton avec les copains, toujours la dernière à abandonner la partie, moi qui continuais à danser sur la piste même après que le DJ ait éteint le stroboscope, pourquoi est-ce que je me laisse dorénavant presque systématiquement polluer par ma charge mentale? Pourquoi est-ce que je rechigne aujourd'hui à m'amuser? Pourquoi est-ce que je ne lâche pas prise? En somme, ou est passée mon âme d'enfant?

Je me souviens: ces petites choses qui faisaient la différence...

Cette façon de me jeter sur le canapé et de raconter ma journée à ma mère, la tête en bas et les pieds en l'air.

Les petits pois que je mangeais un par un en leur attribuant un prénom.

Les quartiers de mandarine qui représentaient chacun un banc de ma classe, Alan et Ariane, Francois et Stéphanie, et que je mangeais l'un après l'autre en terminant par mes copains préférés.

Cette façon de marcher dans la rue en essayant d'éviter les lignes; ne surtout pas marcher sur cette tâche de peinture rouge, au coin de la rue Duguesclin et de la rue de Créqui parce qu'on dirait du sang.

L'envie de jouer toujours, et que ça ne s'arrête jamais.

La capacité à faire tous les manèges, même ceux qui mettent la tête à l'envers. 

La peur de rien finalement, ou de pas grand chose, à part de voir disparaitre mes proches.

Cette âme d'enfant j'ai l'impression de l'avoir gardée longtemps, très longtemps. Me lancer dans des études longues ne doit rien au hasard, il y avait ancrée cette envie de ne pas grandir, me préserver le plus longtemps possible du monde adulte. Ce besoin  de rire aussi, tout le temps, de ne rien prendre au sérieux parce que le monde adulte c'est grave et puis ennuyeux.

Pourtant je dois bien l'admettre: la vie a pris le dessus. Mon âme d'enfant s'est peu à peu diluée, et curieusement, essentiellement à partir du moment où je suis devenue mère. Pas au début non. Au début je me souviens de ma joie primitive à choisir les jolis vêtements, la jolie déco, et puis surtout les  premiers jouets, les premiers livres, comme si j'allais pouvoir tout recommencer moi-même. Mais  l'amusement permanent s'est un peu envolé, recouvert par le poids des responsabilités, penser à tout, anticiper, organiser, tout le temps.

Bien sûr je pourrais continuer à raconter ma journée la tête en bas mais j'ai désormais les cervicales fragiles.

Je pourrais continuer à donner des prénoms à mes petits pois mais je n'en cuisine presque jamais.

Je pourrais continuer à transposer ma vie professionnelle dans mes quartiers de clémentine mais....oh oui! ce serait bon ça! Massacrer à coups de dents mes collègues les moins agréables!

Je pourrais continuer à marcher uniquement sur les bandes blanches dans la rue mais je serais sans doute assez vite repérée.

Mon âme d'enfant, elle est là pourtant:

- chaque fois que je les emmène au cinéma voir un film pour enfants et que mes yeux brillent avec les leurs.

- chaque fois que nous allons au restaurant parce que ce lieu reste définitivement pour moi un moment de fête.

- chaque fois que j'accepte, malgré tout, de jouer avec elles, même en râlant.

- chaque fois que nous acceptons de regarder un DVD en famille en mangeant un peu n'importe quoi.

- chaque fois que nous retardons l'heure du coucher parce que nous avons voulu prolonger cette promenade si agréable dimanche après-midi.

- chaque fois que Papa Ours et moi leur faisons des blagues foireuses parce que rire c'est essentiel.

- chaque fois que je fais partie de ces folles hystériques qui hurlent dans les montagnes russes, même si je ne fais plus les manèges qui mettent la tête à l'envers.

- chaque fois que je cuisine un gâteau pour que leurs papilles gardent toute la vie le goût de l'amour d'une maman.

Aujourd'hui mon âme d'enfant doit coexister avec la personne de 15 ans, celle de 25 ans, celle de 35 ans, et celle qui n'assume pas sa quarantaine. La cohabitation n'est pas toujours facile et de temps en temps l'une prend le pas sur l'autre. Mais la petite fille, la gosse, la gamine, la môme, la mioche, la pitchoune, elles sont toujours là

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Va, vis, et deviens.

27 Novembre 2017, 20:26pm

Publié par Zazimutine

Va, vis, et deviens.

 

Ca s'est passé l'autre mercredi. J'accompagnais Miss Choco à son cours de théâtre, comme tous les mercredis, lorsque celle-ci me demanda explicitement de la "déposer". En précisant que je ne l'accompagne pas jusqu'à la porte, et que je ne vienne pas vérifier si elle était bien arrivée. Quelques semaines plus tôt, en effet, ne trouvant pas de place sur le parking, je lui avais proposé de descendre de la voiture et d'aller seule à son cours, pendant que je cherchais une place. Ne l'ayant pas vue entrer, j'étais allée vérifier ensuite sa présence au cours (lui collant probablement la honte sur 4 générations).

Revenons à ce fameux mercredi. Face à sa demande soudaine d'autonomie je suis restée aussi abasourdie que la fois où, dans un épisode de la petite maison dans la prairie, la voix qui doublait Laura Ingalls avait changé.

Il faut préciser que depuis leur naissance, mes deux filles n'ont jamais eu une demande forte d'indépendance. A 7 et 9 ans, elles me demandent encore de choisir leurs vêtements le matin, de les coiffer, voire certains soirs, de les doucher (en mode fatiguée/feignasse). La semaine précédente, j'avais d'ailleurs été agacée lorsque, à la piscine, miss Choco avait tenu à ce que je l'accompagne jusqu'au bord du bassin, alors que nous étions déjà en retard pour le cours. Je suis également souvent irritée quand je lui demande de poser une question à la maitresse, et que, par timidité, elle refuse systématiquement, m'obligeant à lui écrire un mot dans le cahier de liaison.

Mais mercredi, Miss Choco a gagné une petite victoire d'émancipation. Probablement poussée par le modèle de ses camarades de théâtre, un peu plus âgées qu'elle, qui arrivent unanimement seules au cours (je suis d'ailleurs souvent la seule à attendre la fin du cours à l'intérieur de la structure, et non dans ma voiture sur le parking). 

Pourtant, il va bien falloir s'habituer à ces petits pas qui conduisent peu à peu sur le chemin de la liberté. Il y aura le collège l'an prochain, et encore plein d'autres pas à effectuer.

Je mesure aussi ce que chaque pas signifie, et comme il nous rapproche, à chaque fois, de celui qui nous verra un jour atteint du syndrome du nid vide. Je n'oublie pas que cela fait partie du contrat, vous savez la petite case, tout en bas, qu'il fallait cocher lorsque nous avons déballé nos nouveaux-nés, celle qui précisait: "attention, ce produit est de très bonne qualité mais pour sa bonne conservation, vous veillerez à faciliter son épanouissement en ne lui demandant rien en retour, en le poussant à voler de ses propres ailes, en ne mettant aucun obstacle entre lui et ses aspirations, que ce soit sous forme de culpabilisation ou de chantage affectif; cet alinéa est non négociable, et en aucun cas le produit ne vous serait remboursé s'il ne satisfaisait pas à vos exigences personnelles".

Parfois, je prends conscience de l'absurdité de ce pari un peu fou que nous avons fait: construire un foyer, au sens littéral, tout en sachant qu'il sera éphémère, du moins dans sa forme actuelle. Donner tout ce que notre être est capable d'amour, sans en attendre de la gratitude ou de la réciprocité (la possibilité de ces dernières étant la cerise sur le gâteau!). La quintessence de l'amour parental donc, cette folie. Alors, quand ça m'étreint un peu trop le coeur, je me souviens de mes propres petites étincelles de liberté  gagnées les unes après les autres: la première fois que je suis allée à l'école toute seule, la première fois que j'ai payé le pain. La première fois que j'ai dépensé l'argent que j'avais économisé pour m'acheter un truc vraiment chouette. Mon premier livret A. Mon premier soutien-gorge (oui, aussi!). Et plus tard, toutes les acquisitions de la majorité: le droit de vote, le permis de conduire, la première fiche de paie, le premier appart. Je me souviens de ma fierté à chaque fois, de ma sensation d'en être, d'avoir un rôle à jouer. De mon fou-rire nerveux mémorable, lorsque je me suis retrouvée pour la toute première fois, seule à conduire la voiture de mon père (l'indépendance prend parfois de drôles de visages!). Chacun son tour.

Va, vis et deviens

 

PS: j'ai emprunté cette formule au magnifique film de Radu Mihaileanu, sorti en 2005, racontant l'histoire d'un enfant éthiopien, qui, en 1984, alors que la famine dévaste son pays, se fait passer, poussé par sa mère, pour un juif éthiopien afin d'être emmené en Israël où il pourra échapper à la mort. Cette mère sait parfaitement qu'elle ne reverra jamais son fils, mais pour lui sauver la vie elle préfère en être séparée. Bouleversant! Si vous ne l'avez pas vu, je vous le recommande chaudement (voir bande-annonce ci-dessous).

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Déni de rentrée

6 Septembre 2017, 13:29pm

Publié par Zazimutine

Déni de rentrée

 

Bien sûr, quelques jours avant, cartables, trousses, crayons et stylos, nous avions tout préparé et étiqueté.

Evidemment, à la tradition d'acheter une tenue neuve pour le jour J. nous n'avions pas dérogé.

Bien entendu, lundi matin, comme des milliers de familles, une photo d'elles, le cartable sur le dos, nous avions immortalisé.

Mais ensuite, j'avais décidé de tout faire pour leur faire oublier. Par chance, ne travaillant pas ce lundi, j'avais tout préparé. J'avais acheté tous les ingrédients nécessaires, et les avais informées:"vous ne mangerez pas à la cantine, je viens vous chercher!". A la sortie de l'école je me serais glissée, mon panier rempli et les affaires de plage dans le coffre de la voiture, heureuse de ma petite surprise inopinée. Nous aurions mis le cap sur la plage, dans la voiture elles m'auraient tout raconté. Nous nous serions installées sur le sable et nous aurions dévoré nos sandwichs en riant de ce temps, au retour du quotidien déjà volé. Puis elles auraient joué, seraient allées se tremper les pieds dans l'eau, peut-être se baigner. Nous aurions eu le temps: presque 2h avant la fin de la pause déjeuner. Vers 13h45 je les aurais prévenues que c'était l'heure d'y retourner. Elle se seraient essuyés les pieds et auraient remis leurs sandales, gardant quelques grains de sable collés sur les chevilles et entre les doigts de pieds, petits souvenirs de notre escapade, plus tard à contempler.

Je les aurais ramenées à l'école et leur aurais promis d'y retourner.

Le soir, nous en aurions encore et encore profité. Je n'aurais pas lu les mots dans les cahiers, je ne leur aurais pas demandé si elles avaient des devoirs, on aurait tout fait pour L'oublier.

Mais rien ne s'est passé comme je l'avais imaginé. Lundi matin, la pluie a raccompagné les écoliers. Plus de pique-nique, plus de plage, plus de liberté. Le soir, j'ai signé les mots, et rempli les papiers. Par son tourbillon, je me suis laissée happer.

J'ai raté mon déni de rentrée.

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Kit de survie à l'usage de l'enfant en voyage

2 Août 2017, 13:33pm

Publié par Zazimutine

Kit de survie à l'usage de l'enfant en voyage

 

A la fin de la semaine, nous allons (enfin) prendre la route pour les vacances. Cette année, pris d'un optimisme délirant, nous tentons, pour la première fois, un genre de road trip à l'étranger: Sud de la France, puis Italie du Nord, et enfin retour par la route buissonnière.

 

Bien que débarrassés des contraintes inhérentes aux tout petits enfants (couches, siestes, et toute cette sorte de choses...) et jouissant d'un modèle d'enfants particulièrement agréables  en voiture (par là j'entends: option vomi désactivée), il nous faut néanmoins prévoir de quoi les occuper pour les longues heures de route que nous allons avoir. Je ne vous promets pas que malgré ce kit, nous n'allons pas avoir toutes les 30 minutes "on est bientôt arrivés?" ou "c'est quand qu'on s'arrête pour (NDLR-le 5eme) goûter?", mais ça aide!

 

Voici ce que j'ai mis dans leur kit de survie:

  • des livres bien sûr; format poche, c'est mieux! Beaucoup pour ce qui nous concerne.

 

  • des petits jeux: de cartes (effet secondaire: vol et disparition de cartes dans l'habitacle, occasionnant quelques cris), ou autres (mais toujours format mini, libre à vous d'emmener un billard m'enfin ne venez pas vous plaindre!) comme ce petit jeu de manipulation genre casse-tête-qui-rend-fou (mais laisse les parents peinards).

 

  • une trousse avec feutres, crayons, stylos, colle, making tape, ciseaux; note pour ces derniers: la plupart des enfants imaginent le plancher de la voiture comme une sorte de no man's land auto-nettoyant avec  tout à l'égout intégré, si bien qu'ils laissent négligemment tomber toutes les chutes de papier. Prévoir donc l'utilisation d'un aspirateur à 10 doigts (vos mains), pour remettre tout ça au propre!

 

  • des activités manuelles: papier vierge, cahier de jeux en tout genre, coloriages, stickers... (pour ces derniers, voir avertissement juste au-dessus, chutes de stickers=cauchemar des parents).

 

  • un cahier de voyage de ma confection, à remplir par l'enfant (je vous en reparle), ainsi qu'un livre sur notre destination.

 

  • du papier à lettres, pour écrire aux copines et à la famille (n'oublions pas que ce kit va leur servir pendant tout le voyage!).

 

  • le cahier de vacances (facultatif, tout dépend de la motivation de l'enfant).

 

  • un petit sac à porter en bandoulière pour mettre ses "petites affaires".

 

  • pour la voiture j'ajoute: une petite bouteille d'eau, et plusieurs paquets de mouchoirs!

 

  • enfin j'ajouterais... des parents patients!

 

Ce kit est bien entendu à multiplier par le nombre d'enfants. A moins de posséder un doctorat de gestion des conflits mais ce n'est pas notre cas.

Nul doute qu'à la fin du voyage votre voiture ressemblera à un dépotoir, mais c'est pour la bonne cause!

​​​​​​​Allez, on respire, et on profite!

Bonnes vacances!!!

PS: je reviens très vite pour le DIY du cahier de voyage et quelques nouvelles des filles, avant de prendre la tangente.

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Over Juin

19 Juin 2017, 10:16am

Publié par Zazimutine

Over Juin

Il ne vous a sans doute pas échappé que l'on a pas mal parlé, récemment, de ce concept de "charge mentale", une expression pour désigner ce que nous avons tous et toutes en tête comme "to do list", cette série d'alarmes mentales que, pour ma part, je me trimballe toute la journée, à l'idée (=de peur) d'oublier quelque chose à faire. Depuis que je suis devenue mère, cette charge mentale s'est développée, telle un poulpe envahissant mes circonvolutions de ses tentacules (métaphore bretonne), je la qualifierais même plutôt de "surcharge mentalo-physique" (rien à voir avec Eddie Mitchell). Car, dans la liste des choses à faire au quotidien, il y a évidemment de nombreux items impliquant des mouvements, des actes, tout cela engendrant une certaine fatigue, morale ET physique.

Dans ce contexte, le mois de juin constitue, il faut bien le dire, une apothéose. Listons un peu mes surcharges du mois de juin:

1) Les enfants (les plus pourvoyeurs de cette surcharge)

Concernant l'école:

  • veiller à ne pas oublier les activités sportives de chacune: kayak le mardi pour l'ainée, vélo le mardi et patinoire le vendredi pour la cadette, ceci impliquant, chaque veille au soir,  la préparation des affaires adaptées (listing kayak, différent du listing vélo, différent du listing patinoire) et surtout, ne pas les mélanger, sous peine de se retrouver à faire du patin en combinaison neoprène, ou du vélo vêtu de chaussettes longues et de moufles.
  • ne pas oublier le conseil d'école, lundi x juin, et prévoir quelqu'un pour garder les filles.
  • noter et prévenir 5 fois Papa Ours de la date de la fête de l'école,  anticiper la tenue dans le thème de la fête, qu'il ne faut "surtout pas acheter" selon la maitresse (tout le monde a une jupe longue à pois taille 10 ans dans sa garde-robe, obligé!).
  • ne pas oublier de rendre les souches de tickets de tombola qu'on a tous achetés nous-mêmes, car c'est plus rapide que d'aller s'enquiquiner à sonner chez les voisins.
  • penser aux différents pique-niques (beaucoup de sorties scolaires en cette fin d'année); et donc acheter du pain de mie, du fromage à tartiner Tarticruche, et du jambon, la veille (le-menu-idéal selon mes filles).
  •  payer les crêpes, l'abonnement à Choupi-magazine et à Je lis comme un Dieu-magazine, les tickets d'entrée pour la fête de l'école, avant le x juin.
  • penser aux fournitures pour les séquences jardinage de miss Bonbon.

 

Niveau activités extra-scolaires

  • noter et prévenir 6 fois papa Ours de la date du spectacle de théâtre de miss Choco; y aller.
  • anticiper le gala de danse; aller acheter les tickets d'entrée (faire la queue 1h); racheter des filets à chignon et un collant non troué pour miss Choco; l'emmener aux répétitions 12 fois dans la semaine; rappeler la date une 7ème fois à papa Ours; ne pas oublier costume/maquillage/coiffage/sandwich le jour J; y aller.
  • penser à faire un gâteau pour le dernier cours de dessin de miss Bonbon; aller à l'exposition des oeuvres de nos chérubins la semaine suivante (avoir prévenu papa Ours de ....).
  • réinscrire miss Choco à la danse (queue probable: 1h); réinscrire miss Bonbon à la musique (ou pas; on attend sa décision).

 

Activités annexes

  • prendre rendez-vous chez le dentiste pour miss Bonbon l'entartrée.
  • ne pas oublier les deux rendez-vous chez l'orthodontiste pour miss Choco la future appareillée; signer le devis (vendre ma voiture avant le premier versement).
  • organiser les rendez-vous de miss Choco chez l'ophtalmo de Rennes, pour ce fameux traitement d'avant-garde qui freinera peut-être sa myopie (je vous en reparle!).
  • penser au rendez-vous avec la psychologue de miss Bonbon.
  • anticiper les vacances à la mer des filles: racheter un maillot de bain pour miss Choco, crèmes solaires et compagnie...
  • ne pas oublier les anniversaires des copains TOUS les week-ends; acheter les cadeaux.

 

2. Moi/nous

  • payer la cantine, la garderie, le conservatoire
  • prendre divers rendez-vous médicaux
  • préparer les vacances en famille
  • cueillir les cerises avant que les oiseaux les aient toutes becquetées; faire des clafoutis; surgeler.
  • et je vous passe tout ce que j'ai à faire au niveau boulot avant mon changement d'emploi du 1er septembre, ainsi que le quotidien ménage/repas/courses...

 

La semaine dernière fut le point culminant de cette suractivité juinesque.

En effet, mercredi, il m'a fallu: emmener miss Bonbon à 13h30 pour son cours de dessin, puis emmener miss Choco à sa répétition de danse à 14h15; retourner chercher miss Bonbon, avant de retourner à la répétition de danse; emmener les filles à papa Ours pour que je puisse assister à ma propre répétition de danse. Partir, revenir, retourner, reretourner. Et recommencer le même genre de déplacements, jeudi, vendredi et samedi, tout en gérant la gastro-entérite subite de miss Choco.

J'ai finalement trouvé la solution: mercredi, je me suis dupliquée.

Depuis, j'ai une vie de rêve: je vais à la plage tous les jours, et je bois des mojitos en publiant des photos de mer indécentes sur Instagram, ou bien je discute avec mes nouvelles copines les mouettes. Pendant ce temps-là, mon duplicata se tape tout le boulot!

Bon je vous laisse, mon duplicata vient de me laisser un message, il y a de la mutinerie dans l'air; il semblerait que celle-ci trouve peu à son goût, cette surcharge de travail pour un salaire tout à fait dérisoire à base de reconnaissance différée (celle de mes filles, plus tard, quand elles seront mères à leur tour). Elle prononce des phrases toutes faites et absurdes du genre "tout travail mérite salaire". Pfff, voilà que je me suis dupliquée en communiste, quelle gourde! La prochaine fois je me duplique en macroniste et je me remets en marche, non mais oh!

Bon courage à tous et toutes pour survivre au mois de juin!

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La famille Shadok fait du ski

21 Mars 2017, 14:44pm

Publié par Zazimutine

La famille Shadok fait du ski

Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans 30 ans 40 ans ne peuvent pas connaitre.

Les Shadoks est une série d'animation télévisée française, diffusée sur nos écrans dans les années 70, qui relatait les aventures d'une espèce d'oiseaux assez peu futés: les Shadoks. Colériques, mal organisés, les Shadoks partageaient leur planète avec les Gibis, alter-ego diamétralement opposés: dotés d'une intelligence supérieure, tout leur réussit. En langage actuel on dirait donc que les Sahdoks sont des loosers, tandis que les Gibis sont clairement des winners.

Notre séjour au ski, cette année, m'a un peu évoqué une aventure des Shadoks, tant nous avons cultivé le gout des tracasseries. Laissez-moi donc vous raconter ces vacances sur le mode shadok:

  • Premier épisode: les Shadoks cherchent un hébergement

Octobre 2016. Madame Shadok, toute fière d'elle-même, pensant s'y prendre particulièrement en avance, contacte son hébergement alpin de l'année précédente. Maman Shadok le sait: elle est une winneuse, elle détient l'adresse d'un studio au ski, en demi-pension, pour un prix défiant toute concurrence. Ses papilles salivent déjà à l'idée de savourer les bons petits plats de Babeth, les pieds sous la table. Horreur, l'hébergement est déjà complet pour les vacances scolaires.

Dépité, papa Shadok décide de prendre les choses en main et se tourne vers les Pyrénées, plus proche pour les Shadoks bretons. Tout fier de lui, Papa Shadok dégote une petite adresse qui semble très prometteuse: chambre en demi-pension  dans un joli chalet, goûter au retour du ski inclus, le tout pour un prix défiant toute concurrence. ! Les parents Shadoks sont enchantés, leurs papilles salivent déjà à l'idée du chocolat fumant qui les attend à leur retour de journée dans la neige.

Deux semaines après avoir finalisé la réservation, nouvelle catastrophe: celle-ci tombe à l'eau, le propriétaire de l'hébergement faisant valoir un problème de famille l'empêchant d'accueillir les Shadoks, comme prévu, en février.

Madame Shadok, le coeur grelottant de larmes (elle est hyper sensible, mais surtout, entre-temps, le mois de décembre est arrivé!)) concentre de nouveau ses recherches vers les Alpes, pensant y trouver plus de choix. Après moultes demandes de devis la faisant envisager des manières peu recommandables de gagner de l'argent, elle finit par trouver un classique gite pour un prix.... disons acceptable.

Pendant ce temps-là, les Gibis, winneurs depuis leur naissance, ont réservé une super location depuis le mois de septembre, départ skis aux pieds, et pour un prix défiant... Oui bon ça va!

  • Deuxième épisode: l'arrivée sur place

Février 2017. Dans cet épisode, nous passerons rapidement sur le temps de trajet Bretagne-Alpes (en deux étapes), ainsi que sur la merveilleuse idée des parents Shadoks, décidant de prendre la route le samedi après 16h, histoire de ne pas avoir de bouchons. En réalité, cette histoire de départ après 16h ne fit que décaler d'autant leur arrivée dans les montagnes puisque, de bouchons, il y  avait toujours. Mais après tout, il n'y avait  rien d'exceptionnel à ce que nos Shadoks en souffrent puisque toute la Shadokie française semblait s'être rassemblée pour communier ensemble au pied des Alpes. Les Gibis, bien sûr, ont eux réussi à poser leur vendredi et sont déjà en bas des pistes le samedi matin!.

Une fois sur place, donc, le constat est amer: l'hébergement se trouve à 15 km de la station. Je vous passe le langage shadokien très peu châtié que Papa Shadok emploie lorsqu'il se rend compte de la chose.

Cependant, il existe une possibilité de réduire le temps de trajet journalier des Shadoks: prendre un télésiège situé à quelques km du gite, et qui permet de rejoindre la station directement, via une petite piste bleue. Excités par leur trouvaille, les Shadoks décident de tester cette option dès le premier jour. Seulement voilà: ce télésiège ressemble plus à un téléphérique à l'air libre, eu égard à la hauteur du bidule. Les parents Shadoks font comme s'ils n'avaient pas vu que la mini-shadok n'a pas la taille minimale requise, et rangent dans le fond de leur mémoire le souvenir que la même mini était tombée au démarrage du télésiège l'année précédente, emportée par sa petite taille et le poids de ses skis. La montée de 15 minutes se déroule donc dans le chaos le plus total, la petite ne cessant de se pencher en avant, l'ainée répétant inlassablement combien elle a peur, papa Shadok hurlant sur les deux pour décharger son stress, maman Shadok henissant pour oublier son vertige. En descendant du télésiège, les Shadoks le savent: leur famille ne survivra pas à ce genre de scenario quotidien, particulièrement du fait qu'il faut aussi prendre le télésiège dans le sens de la descente (car impossible d'emprunter la piste rouge prévue pour redescendre, voir alinéas 3 et 4). Las, ils prennent leur voiture chaque jour, et galèrent autant de fois pour trouver une place.

Au moment où les Shadoks trouvent enfin une place pour se garer, les Gibis, prennent généralement un vin chaud en terrasse, ayant déjà enchainé 5 descentes.

  • Troisième épisode: la station

Madame Shadok a  lu plein d'avis très positifs sur cette station dite "familiale" et ensoleillée, dont d'ailleurs le logo, non usurpé, est un soleil rayonnant. Et c'est vrai, la station est très ensoleillée. Ensoleillée comme avec du vrai soleil dedans, du bon gros soleil bien chaud qui ferait fondre la neige à toute vitesse. Les Shadoks arrivent donc sur des pistes mêlant "neige de culture" comme on dit en jargon de skieux, terre-plein terreux, et bouillasse. Pas les meilleures conditions pour maman Shadok et ses filles, qui maitrisent autant le ski que l'étymologie des patronymes islandais. Et surtout, il faut se résoudre à ne pas redescendre à la voiture en skis, pour cause de piste non enneigée (voir plus haut).

Au même moment, les Gibis, fins connaisseurs des stations de ski et de leur enneigement, s'éclatent comme des fous dans la poudreuse de leur station perchée à 3000 mètres.

  • Quatrième épisode: l'équipement

Une fois payé l'hébergement, les cours de ski, les forfaits, il ne restait guère de marge à la famille Shadok pour l'équipement. Madame Shadok, prévoyante et adepte du système D, avait décidé de recycler les combi et tous les accessoires (gants, masques, casques) de l'année précédente, "zut quoi, faut pas pousser mémé dans les chardons!" avait-elle dit dans son shadokien délicat.  Une fois sur place, il s'avère que les combinaisons commencent à devenir vraiment trop petites, surtout pour la fille ainée Shadok qui ne cesse alors de râler: sa combi lui "rentre dans la zézette" chaque fois qu'elle lève les bras ("ben lève pas les bras!"), ses gants sont trop petits, l'étiquette lui gratte la peau, son casque lui fait mal, son masque appuie sur ses lunettes, etc.... Peu compatissants (et surtout ruinés), les parents Shadok cèdent finalement à l'achat d'un nouveau masque lorsqu'ils s'aperçoivent que le visage de leur fille commence à reconnaitre les lunettes comme faisant partie intégrante de lui-même, et envisage de continuer à pousser autour, ce qui est, en fin de compte, fort peu seyant.

Cet épisode au magasin de sport est assez mémorable puisque maman Shadok, au moment de payer le dit-masque, fait tomber un objet parterre qu'elle s'empresse de ramasser d'un mouvement gracieux, ramenant au passage une partie du plancher du magasin sous la forme de trois volumineuses échardes de bois plantées sous ses ongles. S'ensuit un moment de panique générale pendant lequel la vendeuse essaye avec une pince à épiler d'enlever les morceaux de bois, plantés si profondément que le sang ne tarde pas à couler sur la caisse, ce qui entraine par effet rebond un nouveau mouvement d'affolement de la vendeuse à la recherche de désinfectant. Pendant ce temps-là Papa Shadok, ruiné comme nous l'avons vu plus haut, repart avec une paire de skis tout neufs sous le bras (la logique paternelle shadokienne a ses raisons que la raison ne connait point).

Note de l'éditeur: maman Shadok, en mère avisée, tient à vous informer au passage qu'il existe des masques spéciaux pour porteur de lunettes (ce que les Gibis savaient depuis longtemps; mais d'un autre coté, les gibis n'ont pas de problèmes de vue, eux).

  • Cinquième et dernier épisode: les cours de ski

Pour les enfants Shadoks, c'est seulement le deuxième séjour au ski. Leurs parents ont pu d'ailleurs juger dès la descente du "télésiège de la mort" (voir paragraphe 2) de leur absence totale de mémoire de la gestuelle skiesque. Ce qui leur valut la descente de piste bleue la plus longue de tous les temps.

Heureusement, maman Shadok a tout prévu et jugé bon de les inscrire à un cours de ski afin de faciliter leurs déplacements sur les pistes. Futée qu'elle pensait être, et sachant pertinemment que ses filles Shadoks ne voudraient pas avoir à côtoyer des cours collectifs remplis d'enfants Gibis, elle avait décidé de les inscrire à un cours particulier, selon elle plus efficace bien que plus court (1h), mais ensemble. Certes, elle avait songé que la différence de niveau (l'ainée Shadok en ayant un peu plus dans les pattes que la petite) risquerait de poser problème, mais munie d'un optimisme congénital délirant, elle s'était dit que la plus grande tirerait la petite vers le haut. De plus cette formule présentait l'avantage d'être beaucoup moins onéreuse. Maligne la mère Shadok!

Malheureusement, l'opération se révèle être un fiasco. La petite empêche la grande de progresser si bien que la prof de ski Gibi (nattes blondes, yeux verts et dents blanches) propose finalement de les séparer et de ne prendre chacune d'elle qu'un jour sur deux. Résultat, le couple Shadok, qui a à peine 1h pour skier ensemble chaque jour, doit se résoudre à skier en alternance, l'un gardant l'une des petites shadoks, tandis que l'autre profite des joies du ski en solo. Quant à skier en famille, il rencontre un refus obstiné de la part des enfants Shadok.

Pour terminer, ni l'une, ni l'autre des enfants Shadoks, n'obtient la médaille tant convoitée.

Pendant ce temps-là, le couple Gibi, qui a skié toute la matinée en amoureux, récupère ses enfants fraichement médaillés et s'en va poursuivre sa journée de ski sur les pistes dans un beau moment de partage familial.

Epilogue:

Longtemps après être rentré chez elle (bouchons de retour inclus) la famille Shadok aime à se souvenir de ce séjour si délassant et dépaysant. D'ailleurs Madame Shadok clame à qui veut l'entendre que les vacances au ski sont ses vacances préférées!

Je vous laisse avec un extrait des vrais Shadoks, tellement plus hilarants que ma pauvre petite prose. C'est aussi un clin d'oeil à mon père qui les adorait.

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Nos tête-à-tête

7 Février 2017, 10:46am

Publié par Zazimutine

Nos tête-à-tête

Il se trouve que depuis la rentrée de septembre, la ronde des activités extra-scolaires me permet de me retrouver en tête-à-tête avec chacune de mes filles, le mercredi après-midi. Avec ma grande tout d'abord, pendant 1h30, durée du cours de dessin de sa petite soeur; puis c'est au tour de la cadette, une petite heure grapillée à notre habituel trio, pendant que miss Choco joue à "jouer la comédie".

Ces instants, juste "elle et moi", ont pour moi une saveur particulière.

Avec miss Choco, nous profitons souvent de la proximité du centre-ville pour aller faire les magasins. Je lui demande de me montrer ce qu'elle aime, je lui montre ce que j'aime moi, je me fais une idée plus précise de ses goûts. Nous partageons parfois un moment de complicité féminine, comme cette fois où je cherchais un rouge à lèvres assorti à mon vernis à ongles (le truc superficiel par excellence qui m'arrive une fois par décennie!), et que c'est elle qui a trouvé pile la bonne couleur. Elle était fière.

Avec miss Bonbon, c'est différent. Près du cours de théâtre il n'y a rien d'autre que la plage et des cafés. Alors nous allons au café. Elle sirote son chocolat brûlant en regardant les photos de mon téléphone, pendant que j'admire l'océan. Je la questionne, fais en sorte qu'elle me raconte les petites anecdotes de sa vie d'écolière dont je suis si friande.

Est-ce qu'elles apprécient ces moments? Je n'en suis pas sûre. Si miss Choco semble apprécier le calme inhérent à l'absence momentanée de son tourbillon de cadette, ce n'est pas le cas de miss Bonbon qui passe souvent l'heure à râler qu'elle s'ennuie, et qu'elle déteste aller au café.

Qu'importe. Je les aime ces moments, ils sont précieux, je le sais, et je le leur dis. Dans notre quotidien, il est vraiment rare que mes filles ne soient pas l'une sans l'autre. Or, je suis persuadée qu'elles ont besoin de ces tête-à-tête pour se construire, et pour construire leur relation fille-mère, la leur, l'unique, et pas seulement un copier-coller de celle de leur soeur. J'ai moi-même partagé énormément de moments de complicité seule avec ma mère, mais aussi plus tard, à l'adolescence, avec mon père, et je suis sûre que cela a beaucoup joué dans la force de notre relation duelle.

Quant à moi, vous le savez, qu'elles soient ensemble ou seules, j'adore observer, jour après jour, la construction de ces petits êtres humains miniatures (j'en ai déjà parlé ici). 

Je me régale de voir leur identité s'affiner, d'assister à l'éclosion de ces petites bonnes femmes, qui se ressemblent  et s'opposent tant à la fois, expérience sans cesse renouvelée et probablement la plus passionnante qu'il m'ait été donné de vivre: celle de la maternité.

 

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Brèves de repas du soir

12 Décembre 2016, 09:53am

Publié par Zazimutine

Brèves de repas du soir

 

Aaaah le repas du soir! Ce moment merveilleux d'échange intra-familial, où l'on passe plus de temps à se couper la parole qu'à s'écouter vraiment, où la discussion est rythmée par un "mange!" obtempéré par l'un des parents toutes les 30 secondes.... mais aussi, ce moment formidable où les enfants nous gratifient de quelques pépites.

L'autre soir, pour une raison qui m'échappe, notre discussion a porté sur la sexualité. Je vous rappelle qu'il y a quelques mois, ma fille aînée avait emprunté à la médiathèque l'encyclopédie de la vie sexuelle pour les 7-9 ans, et que nous en avions alors entendu de toutes les couleurs, en particulier l'expression "faire l'amour", conjuguée à tous les modes et à tous les temps, immanquablement suivi d'un rire bête et gêné du genre pffrrrrrhihihi, surtout de la part de la cadette.

Puis on n'en avait plus entendu parler. Jusqu'à jeudi soir soir donc, où "faire l'amour" s'est de nouveau invité à notre table. Avec, au centre de la conversation, l'épineux mystère qui semblait tourmenter secrètement miss Choco depuis des mois: "mais en fait, ils font comment les spermatozoïdes pour rentrer dans le corps de la maman?"

Arf! Si mes filles avaient bien compris que les bébés ne naissent pas dans les choux, le schéma  de l'acte sexuel en coupe transversale, le corps du papa (en bleu), allongé sur celui de la maman (en rose), où l'on comprend de façon évidente que le bleu se mêle au rose à hauteur de l'appendice "caudal" du monsieur, était donc passé inaperçu! Ce schéma même, qui, 30 ans plutôt, dans une encyclopédie du même genre, m'avait plongé dans un abîme de fascination (je jure que c'était le même dessin dans mon encyclopédie des années 70!), au point que j'allais régulièrement vérifier dans le livre si je n'avais pas rêvé.

Je décidai alors de leur asséner la vérité de façon un peu brutale sur la raison de la présence du spermatozoïde dans le corps de la maman. Des cris de dégoût fusèrent alors des deux côtés de la table, tandis que les yeux de papa Ours devenaient tout petits et que des plis se formaient au coin de ses yeux.

"Mais alors?" dit la grande "Ca veut dire que quand on fait l'amour on va forcément avoir un bébé? A chaque fois?"

La petite, scandalisée: "Mais alors, papa il a fait ça avec toi? Beeeuuurk! C'est dégoûtant!"

Miss Choco: "Moi je veux pas faire ça!"

Miss Bonbon: "Moi non plus!!"

Nous enchainâmes alors brièvement sur le sujet de la contraception, ce qu'avait bien retenu miss Choco dans sa fameuse encyclopédie: "ah oui les petites boules à avaler" et "la chaussette que le monsieur peut mettre sur son zizi!"

Quand tout à coup Miss Choco eut une idée lumineuse: "J'ai trouvé!! Quand on fera l'amour, moi je garderai ma culotte, comme ça j'aurai pas de bébé!!".

Et toc!

Les enfants sont merveilleux.

 

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