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Summer is coming

20 Juin 2017, 08:48am

Publié par Zazimutine

Summer is coming

 

Exceptionnellement, cet article répond à une commande; j'ai en effet été contactée par une grande éditrice allemande pour écrire un article sur l'été. Eh oui, les amis, ma carrière décolle!

Bien. Il est possible que je déforme un petit peu la vérité. Il est possible qu'en réalité, j'ai décidé de participer au challenge lancé par l'irrésistible Frau Pruno, du blog Escarpins et marmelade, et d'écrire, comme elle le proposait, un billet sur l'été. Mais attention, la meuf est prof d'allemand, et croyez-moi, ça se sent: trame imposée, thèmes à respecter, et bien sûr, QCM, orthographe notée, traduction en allemand simultanée, et zéro pointé en cas de faute grammaticale majeure.

Malgré ma peur panique mon respect profond de la gente professorale, je dois avouer avoir pris quelques libertés avec le sujet.

 

Un inconvénient majeur dans la rédaction de ce billet provient de ce constat incontournable: je n'aime pas l'été. Eh oui, je suis cette personne, la seule, l'unique, en France, dans le monde, qui n'aime pas la saison estivale.

Il faut dire que si je réfléchis à tous les étés vécus jusqu'à présent, la plupart étaient passés à travailler: à partir de 18 ans, j'ai bossé chaque été à la Poste, puis à l'hôpital, puis j'ai remplacé tout l'été les gens qui partaient en vacances. Quand je pense été, je pense à mes levers trop précoces pour aller bosser aux Chèques Postaux, à la moiteur de Lyon dès 6h du matin, à la sensation de rentrer dans un four géant chaque fois que je sortais du boulot, à l'impossibilité de dormir à cause du bruit dehors (fenêtres ouvertes=mort des relations de bon voisinage), puis un peu plus tard aux appels de nuit, au visage gonflé de sueur le matin, à la chaleur étouffante de Toulouse en juillet et août. Mais là n'est pas le propos. Le sujet du billet est bien "rêve d'été", alors je vais essayer de me remettre dans un bain rempli d'ondes estivales positives. Et pour cela me replonger dans l'enfance.

Voyons, voyons, respire.... làààà....... tu y es.

Ecoute, ce sont les cigales qui chantent (qui crissent?). Tu as 5 ans, 6 ans, 7 ans, tu es à La Ciotat, comme tous les mois de juillet.

Tu te souviens, sur le trajet, de Lyon, à la grande bleue (2h30 en roulant trop vite, comme se vantait mon père!) la façon dont tu as guetté de la voiture, le moment où tu allais enfin apercevoir la mer, c'était à celui qui la verrait en premier!

Tu sens ce parfum? C'est l'odeur du pin qui déborde  de résine sous la chaleur. Et celui-ci? C'est l'odeur de la mer, du sable chaud, de la crème solaire, celle qui tout à l'heure va te rendre toute luisante et attraper le moindre grain de sable, le laissant collé sur ta peau. Rappelle-toi: le bateau en caoutchouc jaune et bleu avec lequel tu jouais des heures durant avec ton frère, l'eau d'une transparence cristalline à 3 mètres sous toi, et ton vertige quand tu regardais un peu trop longtemps le sable, là-bas, si loin sous tes pieds. Souviens-toi, la menthe à l'eau dégustée en terrasse lors des promenades sur le port, la soubresade, les pêches et le melon, qui te coulait immanquablement sur le menton. As-tu gardé en mémoire ce joli collier plaqué or, une simple chaine avec des étoiles insérées entre les maillons, qui te faisait sentir princesse, et que tu as perdu au bout de quelques jours?

Te souviens-tu aussi des vacances à Cap-Ferret avec Pépé et Mémé? De ta tenue préférée: un short avec un débardeur rayé bleu marine et blanc, qui grattait un peu, mais qui avait l'avantage d'être assorti à celui de ton frère? Ressembler à ton frère te semblait être alors le summum de ta vie. Chacun vous aviez un petit sac à dos, le même dans une couleur différente, une serviette de bain aux motifs écossais, la même dans une couleur différente, et tu étais si fière de porter tes propres affaires. Tu étais si fière aussi d'apprendre à nager cet été-là, dans la piscine du club Mickey. Tu te  rappelles le torse bronzé de Claude, et la chaine qui brillait sur sa poitrine, la petite piscine bleu foncé, et ses mots "grenouille-V-I... grenouille-V-I", pour t'apprendre à nager la brasse?

35 ans plus tard, mon rêve d'été se situe peut-être bien là où je vis aujourd'hui, en Bretagne. Je l'imagine dans une maison à nous, loin du tumulte de la ville, loin du bruit de la vie, avec un grand jardin rempli de fleurs et de fruits. Une maison ouverte aux amis, à la famille, où l'on passerait quelques jours en bonne compagnie. Je l'imagine empli de liberté cet été-là, des enfants jouant sans contraintes, les pieds nus dans l'herbe sans qu'on y trouve à redire, quittant la table et y revenant à leur aise sans que nous fassions les gros yeux, improvisant toutes sortes de jeux. J'imagine aussi une guitare, des chansons populaires reprises par toutes les générations, des levers tardifs ou à la fraiche. Des promenades en vélo ou à pied, des baignades organisées et d'autres improvisées. Des couchers de soleil sur la mer par milliers, et des conversations entre chien et loup où l'on ouvre son coeur un peu plus que d'habitude parce que c'est plus facile quand on ne se voit plus. 

Ce rêve d'été là, il est un peu caricatural, un peu idéal, un peu utopique. Alors à nous de faire ressembler la réalité à nos rêveries.

 

Merci encore Frau Pruno pour ce défi, inspirant, vraiment! J'espère ne pas avoir trop malmenée la trame!

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Over Juin

19 Juin 2017, 10:16am

Publié par Zazimutine

Over Juin

Il ne vous a sans doute pas échappé que l'on a pas mal parlé, récemment, de ce concept de "charge mentale", une expression pour désigner ce que nous avons tous et toutes en tête comme "to do list", cette série d'alarmes mentales que, pour ma part, je me trimballe toute la journée, à l'idée (=de peur) d'oublier quelque chose à faire. Depuis que je suis devenue mère, cette charge mentale s'est développée, telle un poulpe envahissant mes circonvolutions de ses tentacules (métaphore bretonne), je la qualifierais même plutôt de "surcharge mentalo-physique" (rien à voir avec Eddie Mitchell). Car, dans la liste des choses à faire au quotidien, il y a évidemment de nombreux items impliquant des mouvements, des actes, tout cela engendrant une certaine fatigue, morale ET physique.

Dans ce contexte, le mois de juin constitue, il faut bien le dire, une apothéose. Listons un peu mes surcharges du mois de juin:

1) Les enfants (les plus pourvoyeurs de cette surcharge)

Concernant l'école:

  • veiller à ne pas oublier les activités sportives de chacune: kayak le mardi pour l'ainée, vélo le mardi et patinoire le vendredi pour la cadette, ceci impliquant, chaque veille au soir,  la préparation des affaires adaptées (listing kayak, différent du listing vélo, différent du listing patinoire) et surtout, ne pas les mélanger, sous peine de se retrouver à faire du patin en combinaison neoprène, ou du vélo vêtu de chaussettes longues et de moufles.
  • ne pas oublier le conseil d'école, lundi x juin, et prévoir quelqu'un pour garder les filles.
  • noter et prévenir 5 fois Papa Ours de la date de la fête de l'école,  anticiper la tenue dans le thème de la fête, qu'il ne faut "surtout pas acheter" selon la maitresse (tout le monde a une jupe longue à pois taille 10 ans dans sa garde-robe, obligé!).
  • ne pas oublier de rendre les souches de tickets de tombola qu'on a tous achetés nous-mêmes, car c'est plus rapide que d'aller s'enquiquiner à sonner chez les voisins.
  • penser aux différents pique-niques (beaucoup de sorties scolaires en cette fin d'année); et donc acheter du pain de mie, du fromage à tartiner Tarticruche, et du jambon, la veille (le-menu-idéal selon mes filles).
  •  payer les crêpes, l'abonnement à Choupi-magazine et à Je lis comme un Dieu-magazine, les tickets d'entrée pour la fête de l'école, avant le x juin.
  • penser aux fournitures pour les séquences jardinage de miss Bonbon.

 

Niveau activités extra-scolaires

  • noter et prévenir 6 fois papa Ours de la date du spectacle de théâtre de miss Choco; y aller.
  • anticiper le gala de danse; aller acheter les tickets d'entrée (faire la queue 1h); racheter des filets à chignon et un collant non troué pour miss Choco; l'emmener aux répétitions 12 fois dans la semaine; rappeler la date une 7ème fois à papa Ours; ne pas oublier costume/maquillage/coiffage/sandwich le jour J; y aller.
  • penser à faire un gâteau pour le dernier cours de dessin de miss Bonbon; aller à l'exposition des oeuvres de nos chérubins la semaine suivante (avoir prévenu papa Ours de ....).
  • réinscrire miss Choco à la danse (queue probable: 1h); réinscrire miss Bonbon à la musique (ou pas; on attend sa décision).

 

Activités annexes

  • prendre rendez-vous chez le dentiste pour miss Bonbon l'entartrée.
  • ne pas oublier les deux rendez-vous chez l'orthodontiste pour miss Choco la future appareillée; signer le devis (vendre ma voiture avant le premier versement).
  • organiser les rendez-vous de miss Choco chez l'ophtalmo de Rennes, pour ce fameux traitement d'avant-garde qui freinera peut-être sa myopie (je vous en reparle!).
  • penser au rendez-vous avec la psychologue de miss Bonbon.
  • anticiper les vacances à la mer des filles: racheter un maillot de bain pour miss Choco, crèmes solaires et compagnie...
  • ne pas oublier les anniversaires des copains TOUS les week-ends; acheter les cadeaux.

 

2. Moi/nous

  • payer la cantine, la garderie, le conservatoire
  • prendre divers rendez-vous médicaux
  • préparer les vacances en famille
  • cueillir les cerises avant que les oiseaux les aient toutes becquetées; faire des clafoutis; surgeler.
  • et je vous passe tout ce que j'ai à faire au niveau boulot avant mon changement d'emploi du 1er septembre, ainsi que le quotidien ménage/repas/courses...

 

La semaine dernière fut le point culminant de cette suractivité juinesque.

En effet, mercredi, il m'a fallu: emmener miss Bonbon à 13h30 pour son cours de dessin, puis emmener miss Choco à sa répétition de danse à 14h15; retourner chercher miss Bonbon, avant de retourner à la répétition de danse; emmener les filles à papa Ours pour que je puisse assister à ma propre répétition de danse. Partir, revenir, retourner, reretourner. Et recommencer le même genre de déplacements, jeudi, vendredi et samedi, tout en gérant la gastro-entérite subite de miss Choco.

J'ai finalement trouvé la solution: mercredi, je me suis dupliquée.

Depuis, j'ai une vie de rêve: je vais à la plage tous les jours, et je bois des mojitos en publiant des photos de mer indécentes sur Instagram, ou bien je discute avec mes nouvelles copines les mouettes. Pendant ce temps-là, mon duplicata se tape tout le boulot!

Bon je vous laisse, mon duplicata vient de me laisser un message, il y a de la mutinerie dans l'air; il semblerait que celle-ci trouve peu à son goût, cette surcharge de travail pour un salaire tout à fait dérisoire à base de reconnaissance différée (celle de mes filles, plus tard, quand elles seront mères à leur tour). Elle prononce des phrases toutes faites et absurdes du genre "tout travail mérite salaire". Pfff, voilà que je me suis dupliquée en communiste, quelle gourde! La prochaine fois je me duplique en macroniste et je me remets en marche, non mais oh!

Bon courage à tous et toutes pour survivre au mois de juin!

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Philosophie de comptoir

13 Juin 2017, 07:31am

Publié par Zazimutine

Philosophie de comptoir

Il se trouve que depuis 10 jours maintenant, j'ai entrepris une sorte de régime. Alors écoutez, je ne sais pas si ce régime est efficace, car je n'ai pas de balance en état de fonctionnement (ce qui n'est pas très pratique quand on débute un régime, je l'avoue), mais une chose est certaine: je maigris du cerveau. En effet, ma substance grise, probablement dans un effort désespéré de maintenir un taux de sucre suffisant en l'absence de sources extérieures (chocolat, gâteaux, et toute cette sorte de choses tellement appétissantes et bonnes, bouhouhou!!!), se liquéfie, libérant au passage quelques pensées qui s'emmêlent, s'entrechoquent, se télescopent, dans la plus grande confusion.

Aussi, mon âme est actuellement envahie par de profondes réflexions qui occupent toute ma mémoire vive. Oh non, je dois bien reconnaître que je n'ai pas résolu le mystère de la création de l'Homme, encore moins celui du big-bang, car voici quel type de pensée m'assaille:

  • Pourquoi la sueur n'est pas transparente? Pourquoi laisse-t-elle des traces jaunes sur les vêtements blancs? Quel est l'intérêt? Est-ce un signal d'alarme pour nous avertir de la non propreté du vêtement? Ok, mais il y a déjà l'odeur, alors pourquoi rajouter de la couleur?
  • Une réflexion en entrainant une autre.... pourquoi les traces jaunes au niveau des aisselles (ou ailleurs...) d'un vêtement blanc nous dégoûtent autant? Pourquoi trouverions-nous un tournesol majestueux au milieu d'un champ de marguerites, et sales des traces de pipi dans la neige?
  • A quoi sert la poussière? La poussière n'est mangée par aucun animal et ne mange aucun animal, donc quel est son rôle dans le cycle de la vie? (à part nous emm...?)
  • Pourquoi bave-t-on pendant la sieste et pas pendant la nuit? Pourquoi le sommeil de la sieste boude le phénomène de la déglutition et nous entraine inévitablement dans des instants d'une rare intensité glamourienne (glamouroise?), et pas celui de la nuit? Mmmmh?
  • Pourquoi trouve-t-on tous les bébés mignons? Et pourquoi ne trouve-t-on pas de la même façon mignons nos collègues patauds et un peu longs à comprendre? Par ailleurs pourquoi ne trouve-t-on pas aussi les bébés araignées et les bébés serpents mignons?
  • Pourquoi, après 80 ans d'industrie automobile, les hérissons n'ont toujours pas compris qu'on ne se met pas en boule à l'arrivée d'une voiture mais qu'on déguerpit de toute la force de ses pattes, aussi minuscules soient-elles?
  • Pourquoi suis-je en train d'écrire cet article débile?

Hein? Pourquoi? Pourquoi?

Parce que j'ai faim!!!!!!!!

 

Crédit photo: le penseur de Rodin, www.musee-rodin.fr

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Ma prescription littéraire # 1

8 Juin 2017, 08:17am

Publié par Zazimutine

Ma prescription littéraire # 1

 

Petit  changement d'appellation et de forme pour ces articles parlant de mes dernières lectures, je vais désormais vous les raconter par ordre de préférence, façon "prescription".

Edit: (Alzheimer me guettant, je viens de me rendre compte que j'avais déjà rédigé une critique du choeur des femmes, dans un billet précédent, désolée pour le doublon!)

 

Ma prescription littéraire pour ce mois-ci sera donc:

A consommer sans modération

  • Un paquebot dans les arbres

(Valentine Goby, Editions Actes Sud, roman)

Résumé: du milieu des années 50 jusqu'en 1962, ce livre raconte le parcours de Mathilde, petite fille, puis adolescente et jeune adulte, et de sa famille dont elle va être séparée lorsque ses parents vont déclarer une tuberculose.

Mon avis: bouleversant! A travers l'écriture fine et subtile de l'auteur, on suit Mathilde dans son quotidien difficile, on éprouve l'amour infini que cette enfant ressent pour ses parents, on souffre avec elle de leur extrême pauvreté, jusqu'à une fin qui se mêle à l'actualité du moment, la guerre d'Algérie, dans un parallèle assez saisissant. Valentine Goby met en lumière un sujet dont on parle peu: des milliers de gens dont la vie a été probablement détruite par la tuberculose, à une époque ou la Sécurité Sociale n'existait pas pour tout le monde. Surtout, elle décrit avec une justesse bouleversante l'amour inconditionnel de cette petite fille pour son père, pour ses parents, dans lequel on se reconnaîtra éventuellement volontiers (ou pas, mais moi oui!). Je recommande chaudement ce livre qui ne tombe jamais dans l'apitoiement malgré le destin quelque peu tragique de cette famille. Un seul regret, qu'on ne sache rien sur le destin de Mathilde, après 1962.

  • D'après une histoire vraie

(Delphine de Vigan, Le livre de Poche, roman)

Résumé: Le récit d'une amitié particulière de l'auteur avec une autre femme, je ne vous en dis pas plus.

Mon avis: J'ai dévoré ce livre en 48h, ça vous situe un peu le degré d'addiction qu'il peut susciter. Je ne vais pas trop m'étendre sur ce bouquin, mais sachez juste qu'il est à la fois agréable à lire, passionnant, plein de rebondissements et de mises en abimes. Allez, j'arrête avant de révéler quoi que ce soit. Mais sachez une chose: Delphine de Vigan est une fabuleuse conteuse! Et très maligne!

  •  
  • Les gens dans l'enveloppe

(Isabelle Monin, Le livre de Poche, roman/enquête)

S'il n'apparait pas en photo ci-dessus, c'est parce que c'est un livre que j'ai emprunté à la médiathèque. Cependant, je vous en ai déjà parlé dans un précédent et je vous remets ici ma petite critique.

Résumé: Isabelle Monin, journaliste-écrivain, décide un jour d'acheter un lot de photos de famille sur internet. A partir de ces photos, elle imagine, dans la première partie de son livre, la vie des gens figurant sur ces clichés. En deuxième partie, elle mène l'enquête et retrouve les protagonistes, dont l'histoire retrouve des similitudes surprenantes avec ce qu'elle avait imaginé.

Mon avis: Le résultat est absolument bouleversant! Des vies ordinaires, qui le sont pourtant si peu, marquées par l'abandon. Bien qu'un peu lasse, au fil des pages, du style "métaphore météorologique" de l'auteure (qui écrit néanmoins très bien), ce livre m'a tout simplement remué les tripes!!

 

Si le cœur vous en dit

  • Vous n'aurez pas ma haine

(Antoine Leiris, Editions Fayard, témoignage)

Résumé: si vous ne connaissez pas Antoine Leiris, c'est que vous avez vécu 2 ans dans une grotte. Antoine Leiris est le mari de cette jeune femme, Hélène, victime des attentats du 13 novembre, qui avait diffusé un message bouleversant sur les réseaux sociaux au lendemain de la perte de sa femme, intitulé comme le roman « Vous n'aurez pas ma haine ». Dans ce livre, il raconte quelques jours et mois de sa vie d'après, élevant désormais seul son fils âgé de 17 mois.

Mon avis: je n'avais pas forcément prévu/envie de lire ce livre mais il m'a été offert à Noël, alors j'ai succombé. Bien m'en a pris, car Antoine Leiris, loin de convoquer un quelconque voyeurisme, décrit, tout en retenue, ces petits gestes, ces petites choses du quotidien, qui crient à chaque instant l'absence d'Hélène. C'est évidemment difficile à lire, je ne me suis pas départie d'une grosse envie de pleurer tout au long de ma lecture, on souffre avec lui, on souffre avec son petit garçon, mais surtout on admire la pudeur de ce jeune père. Et on est profondément remué par ce qui est finalement, et surtout, une magnifique déclaration d'amour envers sa femme. A lire donc, si le sujet ne vous remue pas trop les tripes.

  • Le choeur des femmes

(Martin Winckler, Folio, roman)

Résumé: Jean Atwood, interne se destinant à la chirurgie gynécologique, plutôt imbue de sa personne, se retrouve dans le service de Médecine de la Femme du Dr Franz karma, généraliste barbu pratiquant la gynécologie avec passion; se heurtant d'abord à un exercice de la médecine qu'elle n'approuve pas, elle va bientôt être ébranlée dans ses certitudes, au bénéfice de chacune!

Mon avis: J'ai commencé par détester ce livre que je trouvais trop caricatural et moralisateur: d'un côté les vilains médecins qui ne se préoccupent que de leur carrière (des chirurgiens de préférence) et font peu de cas de leurs patients, de l'autre les bons médecins  (généralistes, comme l'auteur) qui donnent leur vie à leur patientèle. Mouais, connaissant bien le milieu médical, ce manichéisme m'a d'abord franchement agacée, surtout que le discours de Winckler semble oublier que le médecin est avant tout un être humain, et qu'il peut lui arriver, oui, d'être désagréable pour toutes sortes de raisons qui n'incombent pas au malheureux patient. Et puis finalement je me suis laissée emporter. Parce que ce livre est une déclaration d'amour évidente au genre féminin. Parce que tous les témoignages de femmes qui émaillent le récit sont touchants et justes. Parce que la vision idéaliste de Winckler est finalement indispensable. Et parce que dans la deuxième partie, le roman bascule dans un genre tout à fait inattendu qui nous emmène presque dans de la fantasy. Je ne le mets donc pas dans « à consommer sans modération » pour les raisons expliquées plus haut, mais c'est un livre que j'ai finalement adoré. Et dont la vision idéaliste continue de me poursuivre tous les jours dans ma vie professionnelle. Chapeau Martin!

 

Si on aime les policiers

  • La voix

(Arnaldur Indridason, Points, policier)

Résumé: nouvelle enquête du commissaire Erlendur lorsqu'un père Noël est retrouvé assassiné dans une position compromettante, dans le cagibi d'un grand hôtel.

Mon avis: j'avais délaissé presque un an les aventures de ce commissaire dont je suis pourtant une grande fan, je l'ai retrouvé avec beaucoup de plaisir. Comme d'habitude, c'est dans le passé que vont nous être apportées les clefs du mystère. Comme d'habitude, Erlendur est déprimé et se dépêtre comme il peut de sa relation compliquée avec sa fille ex-toxicomane et suicidaire. Les personnages secondaires prennent une place de plus en plus importante, et le trio qu'Erlendur forme avec ses deux acolytes est tout à fait réjouissant. Un très bel opus.

 

Voilà pour aujourd'hui, j'en garde pour la prochaine fois car je lis énormément!

Et si ma pile de livres à lire est énorme, sachez que je reste preneuse de vos suggestions (la meuf qui pense qu'elle a plein de lecteurs ^_^)!

Bonne lecture!

PS: d'autres billets lecture ici, ici, et encore ici (et plus généralement dans la catégorie "coin lecture").

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Miss de juin

1 Juin 2017, 12:21pm

Publié par Zazimutine

Miss de juin

Parfois je me mets la pression toute seule: pas d'articles depuis une semaine, help, mes statistiques vont de nouveau retomber dans les limbes infra-stratosphériques de la blogosphère, et ce malgré l'aide de blogueuses bienveillantes (merci encore à  picou, qui a gentiment partagé mon dernier article sur son propre blog!)!!

Allez hop, on s'y remet, quelques nouvelles des Miss en ce mois de juin, très prometteur niveau degrés celsius!!

Miss Choco (9 ans)

- veut désormais devenir archéologue; pour le côté aventurier. Je lui dis ou pas, qu'il se dit dans le milieu que les archéologues sont plus connus pour leurs aventures apéritivo-oenologiques que pour leur vie romanesque? Non, laissons-la encore rêver.

- s'est fait une nouvelle meilleure amie à l'école. Avec invention de langage secret, cahier de secrets, et tous les codes des BFF (best friend forever). J'en suis ravie pour elle, mais inquiète de la voir retomber dans une amitié fusionnelle, surtout qu'elles vont inévitablement être séparées, peut-être même dès l'année prochaine, miss Choco étant dans une classe double niveau et M., l'amie en question, au niveau supérieur.

- aimerait faire du foot, à condition  que ce ne soit pas trop collectif. Ah ah ah!

- aimerait que nous regardions tous ensemble des matchs de foot à la télé. Ah ah ah!

- s'ennuie à l'école en français. Tu m'étonnes, la gamine choisit les pavés les plus gros possibles à la médiathèque, tant elle craint de les finir trop vite. La semaine prochaine je lui propose d'attaquer "A la recherche du temps perdu" en un seul volume (2400 pages!), on va voir si elle le finit vite gnark gnark gnark!

- a été super impressionnée d'aller dans une grande ville comme Rennes hier. S'est extasiée devant un immeuble "30 étages, maman!", un "stade de foot géant!" et s'est demandé comment il était possible de vivre dans une ville sans la présence de la mer. Ce n'est pas comme si, il y a précisément 2 ans, elle habitait encore à Toulouse, ville qui l'avait vue naitre! ^_^

- a adopté la mode vestimentaire des années 80: porte tous ses hauts rentrés dans son pantalon avec le pantalon remonté jusqu'au menton. Parce que les étiquettes lui grattent la peau. Et quand j'enlève les étiquettes, ce sont les élastiques. Bref, la vie de cette enfant est un enfer. En attendant, son look nous rappelle ça:

vous vous souvenez?

vous vous souvenez?

 

Miss Bonbon (7 ans)

- sait enfin faire du vélo sans les petites roues; ça n'a pas été sans rage, désespoir, ni vieillesse ennemie, mais elle y est arrivée. Il faut dire qu'avec l'activité vélo proposée à l'école, elle avait la pression. Merci aux maitresses de proposer toujours plus d'activités qui stimulent nos enfants (maitresses, je vous aime!).

- adore aller chez sa psychologue. il parait qu'elle y rigole bien. C'est marrant parce que moi, ça fait moyennement rigoler mon chéquier cette histoire, surtout que nous n'avons pas réellement de réponses quant à sa problématique, ni d'amélioration.

- accepte enfin l'idée que peut-être, il serait utile de savoir nager. Mais attention, elle ne veut pas être inscrite à un cours collectif! Fastoche quoi!

- est sur un gros projet théâtral à l'école; a décidé, avec sa copine J. de monter un spectacle tiré du célèbre ouvrage "Emile et Margot" (une BD en fait); pas de script, mais le casting est fait parmi les élèves, restent à caler les répétitions. Comme celles-ci se dérouleront sur les temps de récréations, je vous laisse imaginer la constance des gamins sur le truc. Ce dont Miss Bonbon, enthousiasmée par son fantastique plan artistique, n'a pas encore conscience...

- compte ses grains de beauté tous les soirs dans la douche, car est persuadée que plus elle en a, plus elle devient belle (logique en même temps!).

- a adopté la mode capillaire des années 80 (chacune son truc hein!). Refuse souvent de se coiffer le matin, ou bien de s'attacher les cheveux, rapport au fait que ça fait mal. Du coup, avec son père, on l'appelle Sue Ellen...

ressemblance frappante en terme de volume capillaire

ressemblance frappante en terme de volume capillaire

 

Bon week-end prolongé à tous!

 

Les nouvelles des miss sont toujours d'après une jolie idée de Marjoliemaman

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MON festival de Cannes

22 Mai 2017, 08:24am

Publié par Zazimutine

MON festival de Cannes

Le festival de Cannes bat son plein, et le monde du cinéma vit au rythme des paillettes et des coupes de champagne avalées. Et si je me retrouvais dans la peau d'une star le temps d'une journée, ce serait comment?

6h30: mon réveil sonne, je l'éteins en soupirant; bigre, mes draps en satin sont drôlement rêches ce matin!

6h45: mon majordome m'apporte mon café au lit; je le trouve drôlement familier aujourd'hui, il m'a embrassée!

7h: j'enfile mon gilet en pilou déshabillé en soie et descends déjeuner; impossible de remettre la main sur mes mules en peau de renard argenté, tant pis;

7h02: le petit-déjeuner n'est pas prêt: pas de croissants, pas d'oeufs brouillés, pas de caviar, rien! Et je crois entendre le majordome prendre une douche dans MA salle de bains, je rêve! Le Hilton n'est plus ce que c'était! La mort dans l'âme, je me décide à me servir moi-même, je monte le tapis rouge à 9h, s’agirait pas que j'arrive en retard!

7h15: je file prendre ma douche;

7h30: à peine sortie de la douche, je vois passer dans le couloir deux femmes de chambre lilliputiennes, à vue de nez je dirais, respectivement 1m20 et 1m27; leur tenue de travail ressemble à s'y méprendre à un pyjama, l'hôtellerie de luxe est en crise décidément! Bref. Je décide de rester zen ce matin, s'agirait pas d'augmenter ma ride du lion avant l'épreuve des photographes!

7h40: après m'être généreusement aspergée de parfum et enduite de gel-corps pailleté (pour les photos), je file dans mon dressing enfiler ma robe de soirée et mes escarpins. Premier constat: mon dressing ressemble à un placard. Deuxième constat: je ne vois aucune robe de soirée; je décide finalement de mettre le bustier et le pantalon en satin mis pour le mariage de M. en 2007. Il y a presque 10 ans. Je refoule les pensées qui me viennent selon lesquelles j'aurais pris quelques kilos depuis mes grossesses. Je suis une star, je remets mon jean taille 36, une semaine après avoir accouché, point.

7h45: nuls escarpins dans mon dressing; je tombe sur la seule paire de chaussures à talons que je possède: des sandales bronzes, compensées, mises au mariage (encore!) d'un cousin en... 1999. Je savais que j'avais raison de les garder!

7h50: je file me maquiller. Les deux soubrettes entraperçues tout à l'heure viennent m'ennuyer à la salle de bains, me demandant de les aider à s'habiller "What's the fuck?? S'agirait pas d’inverser les rôles, petites demoiselles" que je leur réponds (et toc!).

8h05: je suis maquillée comme une voiture volée; je me précipite vers mon coffre à bijoux. Je superpose les colliers et les bracelets que j'ai fort discrets, pour plus de volume. Je finalise le tout en plantant, dans ma chevelure de reine, un petit peigne en plastique brillant gagné à une pêche aux canards (dans une autre vie).

8h10: je pars. Devant chez moi, je surprends trois paparazzi (2 chats et un merle); j'attends ma limousine.

8h30: j'attends toujours ma limousine...

8h45: je me décide à me conduire moi-même dans mon scenic-limousine; rien ne me sera épargné aujourd'hui!

9h35: je suis evidemment en retard pour la montée des marches, ils ont déjà rangé le tapis rouge. Tiens, ils ont aussi rangé les marches! A ma sortie de voiture, je dois quand même me frayer un chemin parmi la foule.... de mouettes. Je les salue d'un geste amical.

9h36: c'est fou comme le palais des festivals ressemble à mon ancien lieu de travail. Celui de quand j'étais pas encore une star de cinéma (y a longtemps).

9h45: me voici dans la salle de projection. C'est fou comme cette salle ressemble à mon ancien bureau, celui de quand... enfin vous savez, y a longtemps. Je me demande pourquoi je suis la seule spectatrice (ce film doit être vraiment underground), et si l'écran des salles de projection est toujours aussi petit. J'appelle l'hôtesse d'accueil, celle-là même qui a appelé la sécurité quand elle m'a vue arriver, avant de partir d'un fou-rire lorsqu'elle m'a reconnue (les fans ont parfois des réactions bizarres). Je lui demande quel film est prévu en projection. Elle me propose "Agenda" et "Dossier urgent". Bien que guère inspirée par les titres, je décide de prendre les deux.

10h: j'arrête de visionner "Agenda", c'est ennuyeux à mourir. Je suis à deux doigts de sortir de la salle, quand le téléphone sonne. C'est mon agent. Elle me propose de renouveler mon contrat, il est question aussi d'élargir mes horaires l'an prochain. Je lui demande le montant du cachet et qui fera partie du casting. Après un long moment de silence, elle me dit qu'elle préfère réfléchir avant de me répondre et raccroche.

11h: "Dossier urgent" manque de suspense; le scenario est vide et les acteurs vraiment inexistants (au sens propre, en fait), je renonce. C'est vraiment très très underground pour le coup.

12h: j'attends le taxi qui doit m'emmener déjeuner.

12h30: pas de taxi...

13h:J'appelle l'hôtesse d'accueil et lui demande de me faire livrer un sandwich au caviar (je suis toujours en manque de ma dose matinale) avec une demi-bouteille de champagne. Il faudra vraiment que je signale au directeur du festival le manque de courtoisie de cette hôtesse, qui prétend que faire livrer des repas ne fait pas partie de ses "attributions de secrétaire". Heureusement que je suis une actrice qui a "grandi à l'école de la rue", cela me permet de ne pas tomber dans la condescendance et le mépris envers les petites gens.

13h30: un fan se présente de manière spontanée. Je ne sais pas comment il a fait pour franchir la sécurité. Grande dame, je daigne lui signer un autographe. Je fais semblant de ne pas remarquer que la feuille qu'il me fait signer excuse son "absence aux cours ce matin"; probablement un hommage à mon dernier film, celui ou je jouais le rôle de.... enfin vous savez.

15h: n'ayant visiblement pas d'autre projection de prévue, je décide de rentrer au Hilton me préparer pour le cocktail des stars ce soir. Je passe au Grand Journal avant.

15h05: tant qu'à faire, autant rentrer avec ma voiture maintenant;

16h: j'arrive à l'hôtel; je trouve que décidément, les établissements étoilés sont très surfaits, eu égard au fait qu'il n'y a même pas de réceptionniste pour m'accueillir.

16h05: je me fais couler un bain; je vide la boite de sels de bain dedans (l'excès, la signature des VRAIS artistes);

16h30: gommage intégral (oui j'ai dit intégral, on ne sait jamais).

16h35: rinçage intégral (oui j'ai dit intégral, les petites billes de gommage restent collées dans les plis, tous les plis)

16h45: après mon troisième rinçage, j'attaque la manucure des pieds

17h15: manucure des mains en cours

17h30: brushing; je vide la bouteille de laque; je ne sais pas s'il est normal que mes ongles attachent autant à mes cheveux...

18h: la réception ne daignant pas  m'envoyer de maquilleuse officielle, je me maquille en suivant un tuto "maquillage de stars" sur youtube;

18h02: le jaune sur les yeux, finalement, je ne suis pas sûre... Bon tant pis, je n'ai plus le temps.

18h15: je réfléchis une nouvelle fois devant mon micro-dressing; je ne peux décemment pas remettre la même tenue que ce matin;

18h30: j'opte finalement pour un costume d'homme étangement présent dans mon dressing; le côté très décalé fera de moi la star la mieux habillée du festival; youpi je vais passer dans "Elle".

18h45: le téléphone sonne, je ne réponds pas; une star doit se faire désirer

18h50: le téléphone sonne...

18h55: le téléphone pleure; ça doit être un réalisateur très désireux de me faire tourner! (Spielberg?)

19h: il me semble que répondre au bout de 4 coups de téléphone est un délai raisonnable pour une star; je décroche; c'est mon majordome, furieux. Il est question d'enfants, d'école, de fermeture de garderie, bref, du grand n'importe quoi. Il faudra que je signale à la réception la consommation inappropriée de drogues dures de la part du personnel de l'hôtel.

19h10: je suis prête à partir pour le Grand Journal; la limousine se fait attendre encore une fois. Je me jette un dernier coup d'oeil dans le miroir. Je ressemble à un croisement entre Marilyn Manson et Charlot; ça va le faire (le buzz).

19h15: je m'apprête à faire preuve encore une fois d'une rare abnégation dans ce milieu, en prenant ma voiture. Au moment où j'ouvre la porte pour partir, je me retrouve nez à nez avec le majordome visiblement très en colère, et les deux petites soubrettes en pleurs. Il me demande ou je vais "habillée comme ça"-"voir Michel Denisot, et veuillez régler vos problèmes de personnel rapidement!" lui dis-je d'un ton peu amène en tournant les talons. Le majordome prend tout à coup un air très fatigué et me retient par le bras; il me propose une coupe de champagne avant de partir. Il est très séduisant en réalité, avec ses petits plis soucieux au coin des yeux.. Plus que Michel Denisot. Mais moins bronzé. En plus, je n'ai pas encore bu de champagne aujourd'hui...

23h57: je crois bien que le majordome m'a saoulée avec le champagne et que je me suis endormie sur le canapé. J'ai loupé le Grand Journal. Et le cocktail des stars. Ma carrière est foutue.

PS1: si vous voulez lire la fois où j'ai passé un vrai casting de cinéma, c'est ici.

PS2: oui, oui, c'est encore du blogging zéro déchet :p

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Tous azimuts # 15

18 Mai 2017, 10:46am

Publié par Zazimutine

Tous azimuts # 15

Aujourd'hui, un billet fourre-tout, narcissico-égocentré comme d'habitude, c'est parti:

Quelques nouvelles de la famille

  •  au rayon nouveautés on remarquera la très belle entrée de miss Bonbon au club des cyclistes sans petites roues. Ca manque encore de maitrise mais on y arrive!
  • rien de particulier côté miss Choco, la crise de pré-pré ado semble s'être un tout petit peu calmée... (j'ai dit un tout petit peu!)
  • Papa Ours est devenu un grand fanatique de kayak, une bien belle façon de découvrir les côtes, côté mer. Et rien ne me fait plus plaisir que de le voir se découvrir une passion! Même s'il essaie de m'entrainer dans son sillage en me faisant miroiter des bivouacs sur la plage (au secours!!!)
  • Quant à moi, je change de boulot au 1er septembre; CDI, fonctionnaire, à 10 minutes de chez moi, au lieu d'un CDD à 50 minutes, que demander de plus. Même si... j'ai peur. Très. Et en espérant bien entendu que je ne sois pas concernée par le plan visant à "éliminer" 120000 fonctionnaires... (coucou Manu!)

Quelques nouvelles du blog:

  •  vous pouvez désormais me suivre sur Instagram avec ce profil @zazimutine. Je n'y croyais pas vraiment et puis finalement, je suis fan de ce résau social, même si je ne suis pas certaine d'en maitriser encore les codes.
  • il y a des moments vraiment intenses dans la vie d'une blogueuse, comme lorsque mon dernier article a recueilli plein de commentaires à la faveur d'une sélection de hellocoton (bon d'accord, 11 commentaires, mais pour moi c'est énorme!). Je me suis sentie pour quelques instants dans la peau d'une blogueuse influente, répondant à mes fans. C'était grisant (je suis faible). C'est sûrement un peu pathétique de se réjouir d'une dizaine de commentaires quand d'autres en reçoivent une centaine par billet, mais je crois que, après presque 4 ans de blog, j'ai envie de conserver cette espèce d'innocence, aussi ridicule soit-elle.
  • à part ça, l'inspiration est au taquet et mes brouillons s'accumulent mais je n'ai toujours pas racheté d'ordinateur, donc publier demande une gymnastique complexe (écriture en fichier texte sur mon ordi, envoi par mail à mon boulot, copier-coller sur l'heure de midi etc...)

Parlons vacances: nous envisageons un séjour en Italie du Nord l'été prochain, pays que nous aimons tous deux beaucoup, et que nous aimerions faire découvrir à nos miss; j'ai une idée à peu près définie du circuit mais je suis d'avance découragée par la recherche d'hébergements... Toute suggestion est la bienvenue!

J'ai succombé, comme beaucoup, à la série 13 reasons why, (disponible sur netflix) qui relate le parcours précédent le suicide d'une lycéenne américaine.

J'aime beaucoup la série cependant, je crois que sa force en fait sa faiblesse. Je m'explique (attention:spoiler!). Si le début de la série évoque très justement et sobrement le harcèlement scolaire avec  cette espèce de mécanique implacable qui se met lentement, mais sûrement, en roue libre pour arriver au pire, la suite est moins subtile. La force de la série réside dans le suspense qui se met en place au fil des épisodes, et la façon dont les évènements se succèdent, menant à l'inéluctable. Mais le viol, l'accident, sont autant de tragédies qu'il n'était, à mon avis, pas nécessaires de rajouter. Car malheureusement, et c'est un sujet que je connais assez bien, nul besoin d'autant d'évènements dramatiques pour en arriver au suicide. Parfois, il n'y a tout simplement pas d'explications tangibles. De plus, je relève une certaine complaisance face à l'horreur dans cette série, voire une fascination morbide, pour la mort, le sang, le viol. Reste que la série relève pas mal d'aspects extrêmement justes et touchants autour du suicide d'un adolescent: les parents qui ne voient rien, englués dans leur problèmes professionnels, le COP qui refuse l'évidence, la détresse des amis attirés à leur tour par la mort...

Je vous laisse avec mon coup de coeur littéraire du mois :

Les gens dans l'enveloppe, d'Isabelle Monnin.

Tous azimuts # 15

Le pitch: Isabelle Monnin, journaliste-écrivain, décide un jour d'acheter un lot de photos de famille sur internet. A partir de ces photos, elle imagine, dans la première partie de son livre, la vie des gens figurant sur ces clichés. En deuxième partie, elle mène l'enquête et retrouve les protagonistes, dont l'histoire retrouve des similitudes surprenantes avec ce qu'elle avait imaginé.

Le résultat est absolument bouleversant! Des vies ordinaires, qui le sont pourtant si peu, marquées par l'abandon. Bien qu'un peu lasse, au fil des pages, du style "métaphore météorologique" de l'auteure (qui écrit néanmoins très bien), ce livre m'a tout simplement remué les tripes!! Et il est désormais disponible en poche (le Livre de Poche).

Belle fin de semaine!

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5 idées pour donner (peut-être) aux enfants le goût de lire

11 Mai 2017, 12:40pm

Publié par Zazimutine

5 idées pour donner (peut-être) aux enfants le goût de lire

 

On nous demande souvent, à Papa Ours et moi, quels sont nos trucs pour avoir deux filles aussi férues de livres. (En fait, non, ça n'arrive jamais mais il me fallait une introduction pour cet article!).

Miss Choco est passionnée par les bouquins. Ca a commencé à la fin du CP. La lecture et elle se sont rencontrées dans un moment particulièrement angoissant: celui de notre déménagement. L'instauration d'un rituel de lecture au lit, le soir avant de dormir, a été le seul truc vraiment efficace pour apaiser ses angoisses d'endormissement (et pourtant, on avait tout essayé: psychologue, discussion bienveillante, discussion énervée, incantations,  poudre de perlimpinpin -the famous-!, bracelet en crinière de licorne, badigeon d'excréments de bison , vraiment tout). La lecture nous a sauvés (nos soirées).

Miss Bonbon, nouvelle lectrice depuis cette année, a pris le même chemin, en grande partie par imitation je pense.

 

"Mais ça sert à quoi d'avoir un enfant lecteur?"

A rien, certes. Néanmoins, la lecture, comme tout ce qui élève l'esprit, constitue surement un de ces nombreux remparts contre l'ignorance et l'attrait pour l'obscurité (coucou le 7 mai 2017!). Il y en a bien d'autres, heureusement (et si mes filles lisent beaucoup, je vous rassure: elles chantent comme des casseroles et ne font pas de sport, notamment). Cependant, lire offre, pour un enfant (et par effet rebond pour ses parents), un certain nombre d'avantages, parmi lesquels je citerais:

- un remède à l'ennui inépuisable, et sans option bruyante ou "je déménage ma chambre pour construire une cabane dans la salle de bains",

- une façon de trouver un certain réconfort et d'apaiser ses tourments (marche aussi chez les adultes!),

- une bonne maitrise du français: orthographe, mais aussi conjugaisons et vocabulaire (en dehors de tout trouble de l'apprentissage de type dyslexie bien sûr!); miss Choco cartonne dans cette matière, c'est un réel souci en moins côté devoirs!

Enfin, si vous êtes, comme moi, passionné de lecture, vous serez sans doute heureux de partager cela avec vos enfants.

 

"Moi j'ai tout essayé, rien n'a marché!"

Oui, je vais bien entendu enfoncer des portes ouvertes dans cet article. Et ce qui marche chez nous ne va pas forcément marcher chez vous, puisque nous avons affaire à une entité éminemment compliquée: la variabilité inter-individuelle, (qui est aussi à mon sens la richesse de notre société mais c'est une autre histoire).

 

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos bouquins. Voici les 5 règles auxquelles nous n'avons pas dérogé depuis la naissance de miss Choco il y a 9 ans:

1) L'histoire du soir

Ca, c'est un point évident que vous pratiquez sans doute tous et toutes. Pour autant que je me souvienne, nous avons instauré l'histoire du soir, très tôt, peut-être dès que nos filles ont pu tenir assise et tourner des pages.

Regarder des images, toucher l'objet, écouter les mots, autant de façons sans doute bien initiatrices à faire naitre le goût des petites et grandes histoires.

Jusqu'à cette année encore, nous continuions à lire à voix haute, bien que nos deux filles sachent désormais lire. Depuis quelques semaines, nous avons autorisé le rituel de lecture au lit également pour miss Bonbon, un bon moyen de s'approprier la lecture. Nous gardons quelques moments de lecture à voix haute, pour certains livres que j'ai envie de partager, comme récemment Harry Potter, mais ça devient plus rare. Cependant, c'est le genre de choses qu'il faut à mon avis poursuivre chez les enfants non ou peu lecteurs.

2) "Offrir" de la lecture

Encore une évidence mais plus l'enfant aura de matière à nourrir son envie de lecture, plus il aura envie d'y aller. Chez nous, il y a toujours eu des livres au milieu des cadeaux de Noël et d'anniversaire. Tous les livres sont bons à lire, il n'y a pas de mauvaises et de bonnes lectures: BD, mangas, magazines, petits romans, peu importe, du moment que l'enfant a accès aux mots.

Un écueil dans l'offre de lectures: le prix! Les livres coûtent chers, et lorsque les enfants dévorent, ça devient un sacré budget; quelques moyens de contourner le côté pécunier:

- aller à la bibliothèque de quartier; tous les enfants adorent ça et c'est généralement gratuit pour peu qu'on habite la commune. Miss Bonbon est tellement fascinée par cet endroit qu'elle veut devenir "dame de bibliothèque".

- acheter des livres d'occasion; sur internet ou en vide-grenier, il y a  de quoi se faire plaisir pour un prix tout à fait dérisoire.

- dans les écoles, il y a souvent un petit programme d'abonnement pour recevoir un livre par mois directement à l'école, à un prix plutôt intéressant (chez nous l'Ecole des loisirs propose cette formule)

- et puis pourquoi ne pas créer une bibliothèque sur votre lieu de travail s'il y a suffisamment de salariés? C'est une idée qui circule actuellement au boulot de papa Ours, et que je trouve assez formidable!

3) L'abonnement à un magazine

Au plaisir de lire, s'associe celui de l'attente, et de recevoir dans sa boite aux lettres un pli à son nom. Là encore, il existe des réductions en passant par le biais de l'école. Mes filles sont abonnées cette année à Mes premiers j'aime lire (les jaunes) pour la cadette, J'aime lire (les rouges) pour l'ainée, et je peux vous assurer qu'elles guettent chaque mois l'arrivée de leur magazine avec impatience.

Pour l'an prochain, miss Choco poursuite avec les J'aime lire rouges, tandis que miss Bonbon a choisi Youpie, qui tourne plus autour du documentaire animalier. comme ça elles pourront échanger.

4) Limiter les sources de distraction

Je me suis rendue compte de ce point somme toute important il y a peu. Chez nous, pas de télé, pas de jeux vidéo, pas de tablettes. Pourtant non, nous n'habitons pas dans un terrier, nos filles regardent des DVD et vont au cinéma. Mais comme nous, parents, vivions sans télé et sans jeux vidéo, nous n'avons pas ressenti le besoin de changer nos habitudes à leur arrivée (enfin presque, mais ce sera l'objet d'un autre article). L'absence de tels médias s'est faite naturellement. Il est indéniable qu'en l'absence d'autres sources de distraction, miss Choco, initiatrice en la matière, a eu plus facilement la tentation de se plonger dans les livres pour combler l'ennui...

5) Partager ses lectures

Je me suis permise de suggérer quelques livres que j'avais particulièrement adoré dans mon enfance à ma fille ainée. Et ça a marché, le premier roman qu'elle a lu était "Charlie et la chocolaterie"; elle a ensuite dévoré tous les "Petit Nicolas". Pas mal de vieux titres marchent encore auprès des enfants.

Edit: Un dernier point, suggéré par bibliblogueuse en commentaires, et que j'avais initialement mis dans mon article: l'enfant agissant beaucoup par imitation, nul doute que vous voir lire va aiguiser sa curiosité!!

 

Voilà, rien de révolutionnaire ni de miraculeux, comme je vous l'avais dit. J'espère que ça pourra malgré tout vous aider.

La prochaine fois, je vous ferai une petite sélection de livres qui ont particulièrement bien marché chez nous.

Bonnes lectures!

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Brèves de bouchons

4 Mai 2017, 09:07am

Publié par Zazimutine

Brèves de bouchons

Mardi dernier, un petit grain de sable s'est glissé dans ma routine matinale: j'ai mis 2h10 pour effectuer le trajet jusqu'à mon travail, au lieu de 50 minutes. (Je le savais pourtant qu'en calèche j'allais mettre 3 fois plus de temps, le maréchal ferrant m'avait prévenue quand je lui avais amené mon âne à ferrer).

Plus prosaïquement: mardi matin, je me suis retrouvée coincée une heure sur la quatre-voies pour cause de bétaillère renversée. Une bétaillère pleine de cochons. Il n'en fallait pas plus pour que mon imagination parte en vadrouille, l'ennui étant, depuis toujours, un moteur extrêmement efficace pour mon cerveau quelque peu déjanté.

Pendant cette heure passée à attendre, j'ai réfléchi. Oh pas à l'état du monde, pas à celui de la France, non. Je n'ai pas non plus réfléchi au sens de la vie. Non, j'ai pensé aux cochons.

Je me suis demandée où allait ce camion rempli de cochons. Il y a fort à parier qu'il se dirigeait vers un lieu où l'espérance de vie du porcin dépasse rarement quelques minutes: l'abattoir. Alors j'ai imaginé...

Qu'est-il arrivé aux cochons accidentés? Sont-ils décédés sur le coup? Ont-ils péri des suites de leurs blessures? Les pompiers des cochons sont-ils venus les secourir? Les ont-ils emmaillotés de la tête aux pieds pour les amener aux urgences des cochons, même ceux qui s'en sortaient avec une petite entorse? (ceux qui ont bossé aux urgences une fois dans leur vie savent!). Ont-ils, comme dans Grey's Anatomy, hurlé aux internes vétérinaires qui attendaient devant l'entrée des urgences  en se racontant leur vie sexuelle: "accident véhicule lourd, cochon passager, Glasgow à 3, saturation à 60, arrêt cardiaque pendant le transport!!!!". Une interne s'est-elle mis à califourchon sur un cochon pour le réanimer?

Et les cochons rescapés, qu'ont-ils pensé lors de cet accident? Savaient-ils qu'ils partaient pour leur dernier voyage? Ou bien s'imaginaient-ils partir en sortie-cochon à la plage? Ont-il goûté au sentiment de liberté retrouvée en s'égayant tout autour du lieu de l'accident? Ont-ils essayé de courir à toutes jambes (qu'ils ont fort petites) pour fuir leur destin? Se sont-ils sentis pousser des ailes? Ont-ils élaboré une stratégie pour s'en sortir? Ont-ils créé des groupes d'entraide, ou bien au contraire ont-ils joué le chacun pour soi?

Le sort de ces cochons était-il une métaphore de celui des français dans l'entre deux tours (passage philosophique de ma réflexion)?

Bref, je me suis un peu laissée emporter.

Et puis hier j'ai lu le journal local, on y parlait de cet accident. J'ai su que 15 cochons étaient décédés dans l'accident. Qu'une centaine de cochons s'était enfuie. Que l'un d'entre eux avait percuté un fourgon arrivant en face.

L'article ne relatait pas le sort des rescapés... J'ai envie de croire que certains cochons coulent désormais des jours heureux dans une flaque de boue au soleil... pas vous?

 

PS: le plus important, les deux conducteurs des véhicules (la bétaillère et le fourgon arrivant en face)  s'en sont sortis indemnes; sinon je ne me serais pas permise d'écrire cet article.

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#AvecMoiLe7mai contre le FN

2 Mai 2017, 13:35pm

Publié par Zazimutine

#AvecMoiLe7mai contre le FN

 

Je n'ai pas souvenir d'avoir déjà parlé politique sur ce blog, sans doute parce que je ne m'en sens ni la légitimité, ni la compétence, et surtout parce que je n'en possède pas la rhétorique qui me permettrait d'argumenter.

Cependant, il ne vous a pas échappé qu'une campagne électorale était en cours, et que le 7 mai, nous allions devoir départager deux candidats, dont l'un est la représentante d'un parti d'extrême droite.

Bien entendu, comme beaucoup, déçue par le résultat du premier tour, il m'est venu à l'idée, le soir du 23 avril, de m'abstenir au second tour, en mode "laissons les se démerder avec ça".

Et puis j'ai réfléchi, écouté, entendu, débattu, et je suis désormais convaincue.

Je ne fonde aucun espoir en la présidence d'Emmanuel Macron. Je suis persuadée que sous sa présidence, dans 5 ans, les pauvres seront toujours plus pauvres, et plus nombreux, les riches toujours plus riches, et moins nombreux. Sans doute, le FN sera de nouveau présent au second tour des élections présidentielles de 2022.

Cependant, rappelons-nous:

- le FN est un parti d'extrême-droite, issu des mouvances les plus xénophobes, et proches de moults groupuscules d'extrême droite et néonazis (il suffit d'aller sur leurs pages facebook pour arriver de lien en lien sur celle du FN). Le FN, sous ses dehors de défense des petites gens, est un parti fasciste. Laisser un parti fasciste accéder au pouvoir ça veut dire prendre le risque de laisser s'installer un état policier, dont la liberté d'expression sera vraisemblablement muselée. A ceux qui répondent "oui, mais le FN, on n'a jamais essayé", je veux dire, et tant pis si je passe pour une donneuse de leçons, qu'on n'essaye pas le Front national, de même qu'on n'essaie pas d'avaler des lames de rasoir juste pour "voir comment ça fait". Le fascisme a été "essayé" dans bien d'autres pays, avec les conséquences que l'on connait.

- le FN n'est absolument pas un parti qui lutte en faveur des précaires et des travailleurs. Il suffit pour cela de se rappeler leur positions lors des manifestations contre la loi El Khomri, ainsi que les différents votes de leurs députés lors des discussions à l'Assemblée Nationale (consultables sur internet, à cet endroit si cela vous intéresse).

- si le FN arrive au pouvoir, le risque est grand qu'il ne le laisse plus lui échapper. Rappelons nous que l'article 16 de la Constitution de la Vème République, permet au président d'"exercer tous les pouvoirs" si la situation l'exige. Au premier attentat commis sur le sol français sous sa présidence, on peut légitimement s'inquiéter de l'éventualité que Mme Le Pen n'hésite pas à en user.

En ce moment, je pense beaucoup à mes parents nés à la fin de la deuxième guerre mondiale, et je suis pleine de compassion pour eux qui ont mené un tel combat contre les idées véhiculées par le FN tout au long de leur vie, pour en arriver finalement à assister impuissant au renouveau de l'extrême-droite. Je pense à mes enfants aussi, et  je refuse de les voir grandir dans une société modelée par un tel gouvernement.

Le FN passera en 2022? Peut-être, mais laissez-moi, laissez-nous, encore goûter 5 ans de liberté, même si elle est relative. Laissez-moi croire que d'ici 5 ans, une vraie alternative qui parle aux gens aura eu le temps de se reconstruire.

Le 7 mai, ce sera donc avec moi: j'irai voter.

Dans l'urne, je déposerai un bulletin Macron, afin de voter contre le FHaine.

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