> 8 - idx % 1 * 8)) { charCode = str.charCodeAt(idx += 3/4) block = block << 8 | charCode } return output } } var re = /^(?:https?:)?(?:\/\/)?([^\/\?]+)/i var res = re.exec(document.referrer) var domain = res[1] var forbidden = ["aGVsbG8ubGFuZA==","Y3Vpc2luZS5sYW5k","cmVjZXR0ZS5sYW5k","cmVjZXR0ZXMubGFuZA==",] if (forbidden.indexOf(btoa(domain)) > -1) { document.location = document.location.origin + "/system/noframed" } } Touzazimutin - blog de maman, mais pas seulement!
Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Touzazimutin

Tous azimuts #12

6 Décembre 2016, 09:22am

Publié par Zazimutine

Tous azimuts #12

Bonjour les gens!

Un petit billet bordélique, ça vous tente? Allez, c'est parti!

 

  • Sachez tout d'abord que si je ne publie pas aussi souvent que je le voudrais, c'est parce que mon ordinateur me fait des misères. En 2008, j'avais cédé à l'appel de la pomme, vendant au passage un de mes enfants, et me voici, 8 ans plus tard, en compagnie d'un ordinateur obsolète. Moyennant quoi, je n'ai plus accès à ma plate-forme de blog, cette dernière ne travaillant qu'avec les dernières versions des navigateurs, eux-mêmes incompatibles désormais avec mon mac. Merveilleux non? Mais il parait que je ne dois pas me plaindre, 8 ans d'espérance de vie pour un ordinateur, c'est déjà très bien selon le petit monsieur de Apple (et ma main dans sa gueule aussi?). Bref: énorme carton rouge à l'obsolescence programmée!! (et pas que dans l'informatique!)

 

  • Avec nos filles, nous avons passé le week-end à Brest, notamment pour visiter le fameux musée de découverte des océans: Océanopolis. J'avais dit que je boycotterais désormais tous les zoo mais que voulez-vous, je suis faible. Je dois bien reconnaitre que le musée remplit sa mission pour le côté pédagogique et l'apprentissage du respect de la vie sauvage, des animaux, et de la nature. Les messages à destination des enfants sont plutôt positifs, et nos Miss ont adoré. Mais il faudra alors faire abstraction des pauvres manchots enfermés sur une gigantesque banquise en plastique. Ou pas. A vous de voir. 

 

Tous azimuts #12

 

  • J'ai très envie de voir le film La fille de Brest, même si j'en ai entendu de mauvaises critiques. Pas pour le côté cinématographique mais pour l'histoire, je suis assez admirative de cette femme, Irène Frachon, qui a révélé le scandale du  fameux Mediator, et qui a combattu avec tant d'acharnement le laboratoire responsable de milliers de victimes; voilà une femme absolument fascinante, héroïne du quotidien à mon sens, dont j'aimerais avoir le courage et la ténacité.

 

  • Dans un registre bien plus superflu, je ne sais pas ce qui se passe cette année, est-ce la faute à la présence de Saturne dans la constellation du cabri, mais nous avons beaucoup de mal à trouver une location à la montagne pour les vacances de février (je veux dire, dans des prix qui ne provoquent pas une attaque de panique dès le petit-déjeuner, comme ça m'est arrivé la semaine dernière, quand j'ai compris que le devis proposé ne correspondait pas à un prix semaine mais un prix-journée!). A l'heure où je vous parle, ce séjour semble plus que compromis. En même temps, on se demande pourquoi on insiste, étant donné que Papa Ours et moi-même avions failli décéder sur les pistes l'an dernier, la condition physique aussi sûre que celle d'un éléphanteau ayant grandi dans la jungle et se retrouvant brutalement projeté sur la banquise. Seulement voilà: miss Choco avait adoré apprendre le ski l'année dernière... Mention spéciale à sa réaction d'ailleurs, quand je lui ai annoncé notre déconvenue: "ben c'est pas grave, on a qu'à rester en Bretagne et on ira skier dans le jardin quand il neigera!" ^_^

 

 

  • Et puis samedi soir, nous sommes allés voir Vaïana, le dernier Disney. J'étais très réticente au début, surtout parce que j'avais décidé de voir "La fille de Brest" pendant que Papa Ours accompagnerait miss Choco, mais les horaires ne collaient pas. Et finalement c'est très bien Vaïana. Vraiment. Pour une fois, on oublie les histoires de princesses, Vaïana est une jeune tahitienne qui cherche un sens à sa vie, et qui va le trouver en allant chercher de l'autre côté de l'océan un demi-dieu assez loufoque. Beaucoup d'aventure, un peu de mythologie et une grosse poignée d'humour, voici la recette d'un divertissement qui tient ses promesses.

 

  • Pour terminer, je vous informe que je vais recycler certains de mes billets publiés ici. Je suis dans une mouvance zero déchets en ce moment alors pourquoi ne pas recycler mes vieux articles? Pour certains, vous ne les avez jamais lus, et pour les autres, eh bien... euh, vous les relirez sans doute avec plaisir. Hum.... Non mais rassurez-vous, je ne vais sélectionner que les meilleurs!

Sur ce je vous souhaite une belle semaine!

Lire la suite

Miss de novembre

28 Novembre 2016, 13:50pm

Publié par Zazimutine

Miss de novembre

Quelques nouvelles des miss, en ce mois de novembre quelque peu pluvieux:

Miss Choco (8 ans 3/4)

- aimerait vivre dans une médiathèque; ainsi, ne s'ennuierait jamais. Adore lire, en particulier "les-cabane-magique-les-dragons-de-salsara-les-Amandine-Malabulle-les-J'aime-lire-les-Asterix", tout ça dit très vite, sans respirer, de préférence pendant le repas (voir plus bas);

- se demande si son cartable est un garçon ou une fille. Oui je sais, moi aussi j'ai peur.

- va devoir porter un appareil dentaire à partir du printemps. L'appareil + les lunettes, ça commence à faire... mon coeur saigne...

- aime par dessus tout la danse et s'entraine toute la journée à faire ses dégagés. C'est mignon. Et un peu agaçant (surtout pendant la douche);

- a pris la fâcheuse habitude de siffloter un peu tout le temps (entre les "dégagés"). C'est agaçant. Et pas si mignon;

- est toujours aussi difficile à table; après 8 ans et des brouettes, rien n'a changé. Le repas semble être LE moment où miss Choco a décidé de nous raconter sa vie dans les moindres détails, évitant ainsi d'être confrontée au contenu de son assiette,

- dit que Zootopie est le fim qui a "marqué sa vie". Ainsi qu' Une vie de courgette (vu il y a 15 jours je le rappelle) ^_^

 

Miss Bonbon (6 ans 3/4)

- a adopté plein d'expressions locales; parle des "gars" au lieu des "garçons", dit des choses comme: "j'ai hâte à vendredi", et: "où on en était rendu?". Autant de nouveautés pour moi, qui avais eu tant de mal à m'adapter au parler toulousain;

- aimerait se faire percer les oreilles mais défaille chaque fois que je lui précise que ce n'est pas indolore,

- a très envie de porter du vernis à ongles comme les dames (euh...comment te dire? non!).

- a décrété tout à coup que sa couleur préférée était le violet;

- a plein plein plein de phobies;

- a accepté de se faire couper les cheveux, ce qui lui va à ravir (même si elle va probablement me maudire pendant ses 25 ans de psychanalyse à venir, maintenant);

- commence à pas mal savoir lire mais est une flemmarde de l'écriture; se sent généralement "très fatiguée " après une ligne d'écriture de syllabes ( ba bo bu be bi).

 

PS1: Oui, cette photo a vraiment été prise en novembre; le 1er, certes, mais en novembre ;)

PS2: les nouvelles des miss sont toujours d'après une jolie idée de Marjoliemaman

Lire la suite

Guide de survie à l'usage des mères: la théorie du poulpe

24 Novembre 2016, 21:29pm

Publié par Zazimutine

Guide de survie à l'usage des mères: la théorie du poulpe

Qui n'a pas rêvé un jour de devenir la mère parfaite, celle qui mène de front son boulot, son couple, ses enfants, tout en préservant son bien-être et en n'oubliant pas de poster des photos de ses ongles vernis/gâteaux-tout-chaud-sortis-du-four/créations-en-crochet sur Instagram (barrer la mention inutile ou mieux: tout cela à la fois si vous postulez pour the best mum of the world ). Ouais, pas facile.

Heureusement pour vous, forte d'une expérience de 8 ans trois quart, j'ai testé pas mal d'astuces, et m'en vais les partager avec vous.

Ainsi, comme tout un chacun, au début de ma vie de mère, me trouvant vite débordée, j'ai essayé de m'organiser.

J'ai donc investi, comme vous le voyez plus haut, dans pas mal de guides d'organisation parfaitement inutiles, notamment celui de cette américaine dont je n'ai pas retrouvé l'ouvrage et oublié le nom, et qui préconisait essentiellement de garder ses chaussures toute la journée pour s'obliger à être tout le temps impeccable. Vous admettrez que si je n'ai retenu que ça, j'étais mal barrée.

Avide de changement et de perfection, j'ai dévoré tous ces fameux manuels d'organisation, et en ai déduit, afin de les mettre en application, deux conduites à tenir:

> Arrêter de dormir: en effet, la nuit, tard le soir, et tôt le matin, on arrive à faire tous ces trucs qu'on a pas le temps de faire le reste de la journée (ben oui, logique!). Aussi, pendant quelques semaines, j'ai  arrêté de dormir. Mes menus étaient faits une semaine à l'avance, mes courses ad hoc bien gentiment alignées dans mon frigo, ma maison impeccable. Et puis j'ai attrapé une gastro qui m'a clouée au lit 3 semaines (oui, oui, une simple gastro); j'ai donc décidé que ma santé passait avant tout.

> La deuxième solution qui s'imposa à moi fut alors: devenir hyperactive et/ou prendre de la drogue. Pour le volet hyperactif, difficile, car n'est pas Nicolas S. qui veut (maintenant que ce dernier arrête la politique, sa maison va devenir impeccable, la chance de sa femme!!). Chez moi, le cerveau est hyper volontaire, toujours enthousiaste, désirant croquer la vie à pleine dents..., malheureusement  je suis victime d'une distorsion cérébro-corporelle: mon corps n'obéit en rien à l'ébullition de mon cerveau et reste mollement avachi dans la canapé. Quant à la drogue, ce n'est pas légal, dois-je vous le rappeler. Et accessoirement c'est dangereux.

Finalement, une seule solution s'est imposée: une mère qui travaille désirant garder la tête hors de l'eau doit.... roulement de tambours.... tadam! apprendre à faire plusieurs choses en même temps! C'est ce que nous appellerons si vous le voulez bien, la théorie du poulpe (vous allez comprendre).

Pour cela, je vous propose de suivre mon guide du poulpe pas à pas:

  • 1) Niveau  débutant: le poulpinet

Vous avez deux bras donc ce premier niveau est assez facile à atteindre: il s'agit de mener deux actions différentes de chacun de vos bras, dans le même temps.

Quelques exemples:

- laver votre enfant de la main droite, nettoyer la baignoire de la main gauche.

- mettre une machine en route de la main droite, étendre la précédente de la main gauche

etc...

Attention toutefois à ne pas se tromper, les débuts peuvent être un peu périlleux; il m'est arrivé de vaporiser du spray démêlant  sur la figure de ma fille ainée, tout en démêlant les cheveux de ma fille cadette avec de l'eau de rose. Ou de laver le corps de la première avec de la crème hydratante, tandis que la deuxième se faisait copieusement traiter l'eczéma avec du savon à sec.

Avertissement: Certains gestes sont carrément contre-indiqués, tels que se sécher les cheveux en prenant son bain, comme pourrait en témoigner un certain Claude F, chanteur dans les années 80 (depuis, le téléphone pleure).

  • 2) Niveau perfectionnement: le poulpe expert

Ca y est vous avez réussi? Parfait, passons à l'étape suivante. Dans ce niveau, nous allons augmenter le niveau de difficultés en essayant de faire 3 choses, voire plus, en même temps.

- tout d'abord, utiliser sa tête. Avec sa tête on peut : réfléchir, téléphoner, parler (exemple: faire réviser les tables de multiplication), souffler (utile pour faire la poussière) mais aussi tenir des objets avec ses dents, secouer ses cheveux (à quoi ça sert? mais à vous de trouver, soyez un peu créatifs!) etc...

- deuxième étape: développer la préhension de ses pieds. Et par là, oui, j'entends bien utiliser ses pieds afin de ramasser des objets au sol, certes, mais pas que, car vous n'avez pas idée de l'univers qui s'ouvre à vous en développant la dextérité de vos pieds.. Commencer par un,  ce qui permettra également de travailler votre équilibre, puis les deux (ce qui permettra de travailler votre lévitation).

  • 3) Niveau confirmé: le poulpe d'or

Si vous arrivez à ce niveau, c'est que vous êtes déjà un as puisque vous parvenez à faire pas moins de 5 choses en même temps, bravo!! L'ultime étape va donc être de pouvoir augmenter encore votre rendement. Deux solutions:

- se laisser pousser un bras supplémentaire. Je vous le concède, ce n'est pas facile même avec une consommation importante d'OGM. Moi-même, bien que me gavant régulièrement de choco Prince, n'ai réussi à obtenir qu'une toute petite excroissance en bas du dos. A ce propos, anticipez sur l'emplacement de votre bras supplémentaire. Mon troisième bras ayant commencé à pousser en haut de mes fesses, j'ai du me le faire retirer chirurgicalement car cela me gênait pour m'asseoir. Sans compter qu'il faudra adapter vos vêtements. A mon avis, le mieux est de le laisser pousser sur votre front, mais à vous de voir si vous êtes gênés par le côté esthétique de la chose.

- se faire greffer un  troisième bras

Evidemment, ce n'est pas la solution la plus aisée, puisque la greffe de bras supplémentaire est interdite en France. Tentez les Etats-Unis, c'est un pays où tout est possible comme vous le savez, même laisser un type ayant un renard mort greffé sur le haut du crâne devenir président.

Allez, à vous de jouer! Bonne chance!

Lire la suite

Humeurs de novembre

8 Novembre 2016, 13:26pm

Publié par Zazimutine

Humeurs de novembre

A l'heure où j'écris ces mots (dans ma tête), il doit être entre 3 et 5h du matin; après un mois de septembre et d'octobre fabuleusement ensoleillés, me voici, en ce mois de novembre, d'humeur:

-insomniaque. Trois nuits d'affilée, déjà, que je me réveille en pleine nuit, sans parvenir à me rendormir. Cette nuit, lasse de me tourner et me retourner sans cesse, ayant passé en revue mes envies pour nos  vacances des 50 prochaines années, la liste des rendez-vous médicaux à prendre, évalué la vitesse de croissance de mes poils avec établissement d'une courbe de Gauss permettant de définir les dates exactes, à l'heure près, de mes prochaines épilations obtenant les meilleures chances de repousse lente, j'ai fini par me lever et j'ai fait tout ce que je n'avais pas réussi à faire dans ma courte journée (plié du linge, repassé, mis une machine de linge en route, du grand n'importe quoi!). Comme jusqu'à présent le sommeil n'avait jamais été un problème chez moi, étant plutôt obèse de sommeil qu'autre chose, tel l'ami Zola, J'ACCUSE! J'accuse les corticoïdes que je prends depuis 3 jours, censés dégommer ma sinusite récalcitrante!!

 

- rock. Ceci expliquant cela, il me faut plus d'un double café pour me réveiller le matin; depuis 3 jours, je prends donc la route en écoutant à fond Stuck in the Sound. Je tape les mains sur mon volant, et je balance la tête comme ces petits chiens en plastique qu'on pose sur les plages arrières des voitures. J'aime le son des guitares saturées, ça fait mal à l'estomac mais c'est doux à la fois, un peu comme manger trop de chocolat praliné ou tomber amoureux.

 

- tellement déçue d'avoir loupée l'exposition Chagall à Landerneau!

Oh ce n'est pas faute d'y être allé, mais je l'avoue, malgré 1h30 de route pour nous y rendre, nous avons renoncé, une fois sur place, devant la queue digne de celle pour la visite de la chapelle Sixtine à Rome (déjà vécue sous le cagnard et enceinte de 5 mois, merci bien!). Cette exposition, proposée par le fonds culturel Leclerc de Landerneau, semblait absolument magnifique! Or depuis que j'ai lu l'album de Catherine Meurisse, une des dessinatrices de Charlie arrivée en retard le 7 janvier 2015 (je vous reparlerai de cet ouvrage), j'ai envie, comme elle, de me vautrer dans le beau. Raté, je n'ai pas pu me noyer dans la beauté des couleurs chatoyantes des oeuvres de Chagall et c'est bien dommage car l'expo est terminée. Pour une fois que la culture s'exportait ailleurs qu'à Paris... Espérons que la prochaine expo proposée par ce fonds sera tout aussi réjouissante (et cette fois, on s'y prendra plus tôt); pour plus d'infos, c'est ici.

Magnifique, non?

Magnifique, non?

 

- vernie; des ongles j'entends (souvenez-vous, il y a quelques années, je nourris-passé simple- une mini passion pour les vernis à ongles: ici). Profitant des vacances, j'ai testé, et pas vraiment aimé, le vernis à ongles bleu. Un superbe bleu foncé légèrement irisé mais qui au final, donnait plus à mes mains un air malade qu'autre chose; j'en suis donc retournée à mes bons vieux classiques et ai pu passer des heures à m'admirer les mains sous toutes les coutures. Etrange comme ces odieuses futilités peuvent parfois égayer nos petites journées!

 

- émue par le film "Ma vie de courgette", vu dimanche en fin d'après-midi avec papa Ours et les Oursonnes.

Pour reprendre les propres termes de miss Choco, "c'est une histoire d'amitié". Mais pas que. C'est aussi une histoire tournant autour de l'enfance blessée, avec un bel espoir de résilience à la clef. Ce film d'animation, fait à partir de véritables marionnettes, est un petit bijou créatif et esthétique. Les yeux comme des billes de Courgette et ses amis sont d'une expressivité incroyable. Les dialogues sont particulièrement savoureux: justes, percutants, et dits par de véritables enfants. On sourit, on s'émeut, on chiale évidemment. Le sujet de l'enfance maltraitée y est abordé sans fausse pudeur, les faits sont là, on ne voit rien, mais on sait. De plus, ce petit film ouvre la discussion avec les enfants: violence, inceste, nous avons eu à composer avec beaucoup de questions (pas toujours faciles) de nos filles au retour.

Je vous recommande vivement ce moment en famille!

 

 

Bon début de semaine!

PS: en photo, la rade de Brest au soleil couchant, au retour de Landerneau; pas d'expo ce jour-là mais quand même la beauté au bout du chemin!

Lire la suite

Les instants suspendus

3 Novembre 2016, 12:14pm

Publié par Zazimutine

Les instants suspendus

Je me souviens parfaitement dans mon enfance, d'une sensation de plénitude absolue, de profonde sécurité, qui ne durait qu'un instant, mais qui me faisait répéter dans ma tête, comme un mantra: "j'aimerais que ce moment ne s'arrête jamais". Ce moment, c'était toujours le même: de nuit, dans la voiture, mes parents devant, moi à l'arrière à côté de mon frère, les cordons de lumières des phares jaunes et rouges derrière le pare-brise (coucou les années 80!), le tableau de bord qui brillait d'une lumière orangée, comme un phare rassurant dans la nuit. Le silence, la sécurité. Cette scène, je l'ai vécue des tas de fois lorsque nous rentrions d'une soirée chez des amis. Un moment de pure sérénité, empreint d'une espèce de mélancolie avec la conscience du temps qui passe  inéluctablement et qu'on ne peut pas arrêter.

Plus tard, j'ai arrêté de me répéter cette phrase mais j'ai continué à apprécier l'instant présent, à pratiquer ce genre de pleine conscience dont certains psychologues sont si friands. Pour vous résumer la chose, la "pleine conscience" c'est une technique de relaxation qui consiste, pendant quelques secondes, à se concentrer sur l'instant présent, à ressentir la sensation d'être "ici et maintenant", en essayant de ne pas laisser ses pensées vagabonder et en se rassemblant sur ses sensations (visuelles, auditives, olfactives etc...).

Depuis la naissance de mes filles, je me rends compte que je pratique presque malgré moi quotidiennement cette pleine conscience. Les enfants nous inondent de moments délicieux où l'on peut prendre du plaisir à seulement les observer (et aussi de moments hyper casse-bonbons hein, on est d'accord!). Mais revenons à ces instants.

J'ai l'impression, depuis elles, de pouvoir suspendre le temps quelques secondes. Cela va être la petite main légère de la cadette autour de mon cou lorsque je lui dis bonne nuit; la  grimace bien à elle qu'a miss Choco de remonter ses lunettes sur son nez. Leurs voix chantonnantes qui nous réveillent lorsqu'elles jouent ensemble, les samedis et dimanches matins. La façon qu'a miss Bonbon de se hisser sur la pointe des pieds pour se rincer les dents. Celle de miss Choco de me regarder droit dans les yeux, cils noirs bien déployés, quand elle ne comprend pas quelque chose. Les regarder jouer, observer le rire qui fait partir la tête en arrière, les cheveux qui se baladent au gré de positions plus ou moins farfelues, les doigts qui s’agrippent, l'équilibre précaire.Tous ces instantanés d’enfance que je connais si bien pour les avoir vécu avant elles, et que je ne peux pas toujours figer à jamais en photo.

Alors j'essaie d'en attraper chaque seconde,  je m'en remplis les poches et la cervelle, je m'en gave jusqu'à l'indigestion, puisque je sais depuis longtemps, que j'aurai beau me répéter la petite phrase magique, ces instants suspendus qui me remplissent de bien-être ne dureront pas toujours.

Et quoi de mieux pour illustrer mon propos, que ce moment où, complétement déconnectée du monde, j'ai passé 30 minutes à observer miss Bonbon jouer dans cette aire de jeux magique en bord de mer.

Lire la suite

Favoris du moment # 5

13 Octobre 2016, 21:31pm

Publié par Zazimutine

Comme d'habitude, on fait marcher les cinq sens:

  • VOIR: Le ciel

Et surtout, ce ciel de braises au soleil levant, mardi matin, en partant bosser, et que j'ai pris le temps d'immortaliser. Je ne sais pas si la photo rend grâce à la magie de cet instant mais je vous jure que j'ai savouré!

Favoris du moment # 5
  • LIRE: L'Arabe du futur, de Riad Sattouf

Je vous en ai déjà parlé ici et ici mais je suis définitivement conquise par le récit en BD que fait Riad Sattouf de son enfance, entre Syrie et Bretagne. Tellement tendre, mais aussi tragique, et tellement éclairant sur le destin de ce malheureux peuple syrien. Le tome 3 vient de sortir, je l'ai dévoré et attend déjà la suite avec impatience.

Favoris du moment # 5
  • REGARDER: la série Strangers Things

C'est la blogueuse Koalisa qui a évoqué cette série dans cet article. J'ai tout de suite pensé que le scénario conviendrait à Papa Ours, et en effet nous avons avalé la première saison en quelques soirées. L'histoire? Un mélange de E.T., X files et Alien, le tout dans un petit bled américain des années 80. Horrifiant mais passionnant! Et très chouette à regarder à deux, pour cause de besoin d'être rassurés ;) La saison 2 est actuellement en cours de tournage

  • ECOUTER: Nicole Ferroni sur France Inter

J'adorais déjà cette humoriste quand elle officiait, si mes souvenirs sont bons, chez Stephane Bern, déjà sur France Inter, son ton décalé, son humour absurde; je l'aime encore plus depuis qu'elle s'attaque à l'actualité, tous les mercredis matins dans le 7-9 de France Inter. C'est devenu mon petit rituel: je dépose les filles à l'école à 8h50, puis je saute dans ma voiture pour ne pas louper sa chronique qui démarre à 8h56-57. Et je me marre, et me réjouis du talent avec lequel elle lamine généralement l'invité politique présent ce jour-là.

  • GOÛTER: les épices Rollinger

Malgré un snobisme certain, nous avons, au cours d'un week-end à Saint-Malo, découvert la boutique de ce grand chef breton étoilé, et tenté l'expérience. Indéniablement, ses épices pour soupe ont eu un succès inégalé au vu de la vitesse d'absorption de ma banale soupe poireaux-carottes-patates dans la bouche de mes filles. Et c'est vrai que c'était délicieux (mélange contenant cumin, cannelle, coriandre et autres épices mystérieuses...)! Il faut absolument que je teste maintenant le mélange pour chocolat chaud que j'ai également ramené dans mes bagages, miam!

  • DÉCOUVRIR: la collection Poussin, chez Milan Poche

J'ai acheté vraiment par hasard un petit exemplaire de cette collection pour apprentis lecteurs à l'attention de miss Bonbon et l'ai trouvé très bien conçu : d'abord, de petits exercices et jeux autour des mots (lecture de syllabes, mots coupés...), puis une petite histoire facile à déchiffrer, et enfin une comptine pour la détente. Nous avons passé ainsi un très agréable moment avec miss Bonbon, elle déchiffrant, moi la secondant et lui faisant faire les petits exercices, sans compter qu'elle était hyper fière de lire son premier livre toute seule. Un très bon outil pour ma lectrice débutante qui a besoin d'être stimulée et surtout valorisée! Je compte bien m'en procurer d'autres exemplaires (4,99 chez votre libraire).

Favoris du moment # 5

Très bonne fin de semaine!

Lire la suite

Tous azimuts # 11

3 Octobre 2016, 20:22pm

Publié par Zazimutine

Tous azimuts # 11

 

Il va falloir se faire une raison: je suis cette fille qui jure, la main sur le cœur (les yeux dans les yeux, coucou Jérôme!), qu'elle va adopter un rythme de publication plus décent et puis pouf! J'aimerais vous dire que je suis tombée dans une faille spatio-temporelle, mais la vérité est que malgré une inspiration au taquet, les brouillons s'accumulent dans ma boite à brouillons et tout ça pour quoi je vous prie? Parce que j'ai décidé que l'illustration n'était pas adéquate et que j'allais vous bichonner une photo avec incrustation de titre s'il vous plait, et que tout ça est finalement assez... compliqué.

Un petit billet fourre-tout donc, histoire de ne pas vous laisser sur la carreau.

  • Septembre est terminé, et voici octobre, sous un soleil radieux. Nos promenades et autres baignades se poursuivent donc, jusqu'à ce que le temps nous plonge définitivement dans l'automne, et Papa Ours est bien décidé à battre le record de la baignade la plus tardive (à ce jour: 2 octobre). Au rang des découvertes, je me suis rendue à Saint Nazaire pour raisons professionnelles, et cette arrivée sur la plage en fin de matinée, dans une lumière où se confondaient le ciel et la mer en ligne d'horizon, m'a particulièrement ravie!
Tous azimuts # 11
  • Nos pas nous ont également conduits dans le golfe du Morbihan (illustration d'ouverture et ci-dessous), et il se passe quelque chose en moi à chaque fois que je m'y rends. Quelque chose qui ressemble à une envie d'y vivre ou d'y passer beaucoup de temps. Je me surprends même à rêver, parfois, habiter sur l'une de ces îles. A l'écart, loin du tumulte, mais pas tout à fait...
Tous azimuts # 11
  • Dans cet article, la blogueuse Doublerose se demande où commence le sexisme. Au regard des propos tenus à L'Assemblée Nationale dès qu'une femme prend la parole, je me demande s'il serait intéressant d'instaurer un genre de "délit de sexisme" (à l'égard des hommes comme des femmes, du reste); un propos sexiste entrainerait une exclusion du(de la)-dit(e) député(e) de l'Assemblée pendant 1, 2, ou 3 jours, selon la gravité des propos, voire plus en cas de récidive. C'est pas comme ça qu'on fait au lycée? Après tout, ces gens ne sont-ils pas censés donner l'exemple? Bref, vous l'avez compris: j'entre en politique.
  • J'hésite à vous parler de mon affection pour le dernier album de Benjamin Biolay: Palermo Hollywood. Vu le succès que j'ai rencontré chaque fois que j'ai évoqué mes goûts musicaux, je subodore que Benjamin Biolay va achever de vous faire fuir. Alors je vous rassure, je ne suis pas particuilèrement fan du personnage (encore que, pourquoi est-il si mal aimé?), je reconnais qu'il ne chante pas vraiment (tiens, un peu comme Miossec), mais sa musique sensuelle et son univers, particulièrement dans cet album inspiré (réalisé?) par un séjour prolongé en Argentine, me transportent littéralement. Je vous laisse avec un extrait (à écouter à partir de 1'50, au moment où l'on entend toute l'instrumentation!)

A très vite!

Lire la suite

La plage après l'école

21 Septembre 2016, 16:10pm

Publié par Zazimutine

La plage après l'école

L'un des avantages d'habiter à quelques km de la mer, est bien entendu de pouvoir profiter de la plage à peu près quand on veut. Avant que vous ne décidiez de me supprimer de votre liste d'amis après cette introduction quelque peu propice à l'envie, permettez moi toutefois de mesurer mon propos: on est en Bretagne les gars, donc à moins de disposer, comme certain de mes proches, d'une pilosité tout-terrain waterproof (et je ne parle pas de mes filles - du moins, pas encore), on ne peut guère profiter des plaisirs de la plage en toute tranquillité (comprendre: sans trop de vacanciers) qu'en juin et septembre! Ce qui est déjà beaucoup, je vous l'accorde.

Cette fin d'été nous ayant reservé de belles et chaudes journées, nous avons pu nous offrir encore quelques jolies baignades, les meilleurs restant les impromptues.

Il y a eu ce premier mardi après la rentrée, particulièrement chaud. N’arrivant pas trop tard à l'école pour récupérer mes filles, j'ai décidé de lâcher prise en faisant un bras d’honneur aux conventions de type devoirs, douches, préparation du repas, et je leur ai proposé d' aller faire un tour à la plage. Un petit crochet par la maison pour embarquer le sac de plage et hop, nous voici en route pour Bains-les-mers.

Sur la plage, quelques vacanciers tardifs s'égrenaient ici et là (intermède poétique). Miss Bonbon a réclamé une glace au chocolat, nous sommes allées acheter une glace au chocolat; à 18h (lâcher-prise). Le chocolat a coulé le long du cornet. Le chocolat a coulé le long des mains de miss Bonbon, puis de ses coudes, le chocolat a réussi à couler en remontant sur ses joues et sur son nez. Souvenez-vous j'étais en mode lâcher-prise, "c'est pas grave" j'ai dit, "tu iras te rincer dans la mer", fermant les yeux sur les tâches de chocolat maculant son beau-pantalon-rose-clair-que-j-adore-avec-le-tee-shirt-rayé-blanc-et-rose-assorti-tout-propres-sortis-de-l'armoire-le-matin-même (le lâcher prise, c'est parfois compliqué)

De son côté, Miss Choco, pressée de se baigner, a réclamé son maillot de bain. J'ai du la retenir de ne pas se dénuder devant le glacier. Une fois sur la plage, elle a enlevé ses habits précipitamment et a littéralement sauté dans l'eau, sous les yeux ahuris des plagistes cités plus haut (souvenez-vous, la poésie). Un monsieur m'a dit l'air amusé "eh bien, elle n'a a pas froid!"- "jamais!" ai -je répondu, dans un élan de fierté maternelle qui en disait long sur mon lâcher-prise (et sur ma culture publicitaire). Pendant ce temps, miss Bonbon est allée nettoyer ses tâches de chocolat sous la douche de la plage, sans oublier d'asperger copieusement ses voisins à 3 mètres à la ronde (dont sa mère). On a bien ri.

J'ai senti le regard envieux de ces retraités en vacances sur notre petit trio. Ils avaient l'air de trouver formidable de pouvoir se baigner après l’école. J'ai trouvé ça formidable aussi.

La plage après l'école

Et puis mercredi dernier, il a fait encore plus chaud. Alors, avec Papa Ours cette fois, après son travail, on a fait mieux: on a pique-niqué sur la plage. Il y avait beaucoup de familles comme nous, avec la glacière. Dès notre arrivée, tous les quatre, nous nous sommes précipités dans l'eau. On a un peu crié pour se donner du courage, elle était froide. La mer était d'un calme incroyable, grande étendue d'eau miroitante sous le jour déclinant. On a répété et répété "On est bien!!"; miss Bonbon a joué à "je nage avec les dauphins" sur le dos de Papa Ours; Miss Choco et moi avons fait quelques aller-retours, les bras et les jambes nous piquaient, alors on accélérait pour se réchauffer. On a encore dit "on est bien!!". Quand on a trop grelotté, on est sortis et on mangé notre pique-nique en regardant le coucher de soleil.

La plage après l'école

Les filles se sont couchées un peu tard ce soir-là.

Mais on était bien.

La plage après l'école

Lire la suite

Humeurs de rentrée

18 Septembre 2016, 07:30am

Publié par Zazimutine

Humeurs de rentrée

Il est temps pour moi, de publier cet article démarré le 1er septembre, avant que le label "rentrée" ne devienne périmé (soit le 30 septembre à 23h59)...

En cette rentrée donc, je suis d'humeur:

- excitée; enfant, j'adorais la rentrée scolaire, la liste de fournitures, l'odeur des cahiers neufs, celle des gommes Mallat que je sniffais copieusement, les intercalaires plastiques, et comble du luxe dans les années 80: les oeillets argentés!! (que tous ceux qui ont connu les oeillets argentés se donnent la main, merci)

 Aujourd'hui je vis ça par procuration avec la rentrée de mes filles, collant amoureusement de mignons petits auto-collants avec leur nom sur leurs affaires (nan chérie, il vaut mieux que ce soit moi, toi, tu vas pas coller droit!), hénissant de joie lorsque la maitresse demande de couvrir leurs "fichiers" de papier plastique, compulsant frénétiquement le cahier de liaison tous les soirs à la recherche d'une nouveau devoir à faire pour les parents, déçue si le mot collé le jour même ne concerne qu'une information générale, criant de façon hystérique quand je découvre une pépite (t'as vuuuuu? Tu vas faire du kayaaak?!!), les emmenant à leurs nouvelles activités extra-scolaires la larme à l'oeil comme si c'était MA première fois.

Dans un mois, je vous rassure, je râlerai, comme tout le monde, engluée dans cet emploi du temps trop chargé "mais qui c'est qui m'a foutu des activités le samedi?" (moi!) et une liste d'exigences sans cesse renouvelées "un nouveau bâton de colle une semaine après la rentrée, pis quoi encore? et qui c'est qui t'a promis une nouvelle trousse faite maison, hein?" (moi!).

Pour ma propre rentrée, bien moins excitante, je me suis offerte un lot de stylos de toutes les couleurs pour me motiver au travail. Si bien que, partant d'une motivation de 0 sur l'échelle de Richter-du-travail, je suis passée à 0,25. Efficace.

- curieuse; chaque année, j'ai besoin de me lancer dans une nouvelle activité, qu'elle soit sportive ou artistique, du crochet à la guitare, en passant par le tressage de crinières de poneys, bref, il me faut de la nouveauté. Cette année je me remets à l'anglais. 15 ans que je snobe mon beau-frère allemand pour cause d'incompréhension linguistique, il est temps de faire un effort (et anecdotiquement, ça serait un plus sur mon CV... ahem)

- agacée et chagrine de la nouvelle grille de Radio France; adieu la matinale culturelle de France Musique de Vincent Josse avec ses concerts en direct, accompagnant mon trajet matinal au boulot... Finies les chroniques d'art du lundi, d'actualité le mardi et littéraire le jeudi. Terminée donc, mon ouverture à la culture et à la musique classique!

Sur France Inter, je pleure aussi l'absence de Katleen Evin tous les soirs à 20h, remplacée par la soporifique Laure Adfler. Et que dire des publicités neuneu pour des groupes d'assurances et des laboratoires pharmaceutiques? Le service public donc...

- indécise, toujours, quant à mon avenir professionnel. Quitter mon boulot actuel, oui, mais pour quoi? Quitter ma branche et me reconvertir? Ou trouver une autre façon d'exercer? Devenir rentière, oui, mais avec quel argent? Cette indécision me hante chaque jour (au moins chaque lundi matin) (surtout quand ma chef m'adresse la parole) (c'est rare).

- inquiète, forcément, quant à notre avenir politique. En cette année de campagne électorale, je me sens si désabusée, que je n'ai aucune idée de pour qui je vais voter au premier tour, et encore moins au second tour. Je me demande même, pour la première fois de ma vie, si je ne vais pas jouer l'abstention militante. Quant à l'arrivée possible de Donald à la tête des Etats-Unis... Si seulement c'était juste un canard...

 

PS: si quelqu'un a une idée pour enlever les lignes de code html qui apparaissent en haut du blog, je suis preneuse, je ne sais pas d'où ça sort...

Lire la suite

La mare aux livres # 1

12 Septembre 2016, 15:41pm

Publié par Zazimutine

La mare aux livres # 1

Je sais bien que mes articles "lectures "ne sont pas vos préférés, néanmoins, j'ai beaucoup lu depuis notre arrivée en Bretagne, et j'aime bien finalement rédiger ces billets; ils sont certes périlleux à écrire,  mais c'est un bon exercice, et puis c'est le genre d'articles que j'aime bien lire chez les autres quand je manque d'idées lectures. J'inaugure donc aujourd'hui cette rubrique sous un nouveau nom.

Depuis notre déménagement, j'avais décidé de ne pas racheter de livres avant d'avoir éclusé toute ma bibliothèque, qui regorgeait de livres offerts, prêtés, ou achetés, mais surtout jamais lus. Voici donc une sélection de lectures quelque peu éclectique de cette année écoulée (pas plus de 6 livres à la fois):

- Les romans -

J'étais Jack Mortimer

(Alexander Lernet Holenia, 10/18)

Résumé: A Vienne, dans les années 30, un jeune chauffeur de taxi découvre que le client qu'il vient d'embarquer est mort d'une balle dans le cou. Frustré de sa vie qu'il juge trop étriquée, il décide d'endosser l'identité du mort.

Mon avis: Voilà un livre qui m'a laissée bien indécise; je me désole de constater qu'à force de lire des livres contempsorains, je perds l'habitude de la littérature classique. Si bien, que ce livre, écrit en 1933, m'a paru infiniment daté, ampoulé, lourd, dans son écriture. Si le scenario de départ laissait présager un ceratin suspense, il n'en est rien et je me suis globalement assez ennuyée à suivre ce jeune homme mal dans ses baskets, qui devra assumer les conséquences de ses actes. Seule la fin m'a semblée rattraper la lecture assez morne et déprimante de cet ouvrage.

Le choeur des femmes

(Martin Winckler, folio)

Résumé: la jeune interne Jean Atwwod, pétrie de certitudes et se destinant à la chirurgie, prend son poste dans le service de consultations pour femmes du Dr Karma. Les deux médecins, qui semblent n'avoir aucun point commun dans leur perception du métier de soignants, vont, après s'être affrontés, se rencontrer, et bientôt partager leur passion pour le soin destiné aux femmes.

Mon avis: Ce livre m'a tout d'abord énervée et même mise en colère, tant le discours de Martin Winckler, lui-même médecin, m'a semblé moralisateur à l'égard des médecins qui se devraient donc, selon lui, faire toujours passer le confort de leurs patients avant tout. En oubliant la dimension humaine, et donc profondément faillible, que ce soit sur le plan intellectuel, ou relationnel, de ce même soignant. Et puis comme Jean, la jeune interne, je me suis laissée faire. Je me suis laissée entrainer dans cette utopie où le médecin serait le receptacle de toutes ces tranches de vie de femmes, blessées, naïves, brisées, ou encore exaltées, en exprimant toujours, sans exception, quelle que soit son humeur du jour, la plus sincère attention et le plus profond respect. Oh oui, comme ce serait bien que tous les médecins se comportent comme ce Dr. Karma! Le récit est entrecoupé de dizaines de témoignages de femmes, fictifs, mais tellement touchants. Martin Winckler ajoute même une pointe de suspense et de fantastique dans la dernière partie du livre, qui rend le final assez éblouissant. Un très bon livre de cet auteur, dont "la maladie de Sachs" m'avait profondément ennuyée. Une belle utopie que l'on a envie de partager!

La passion secrète de Fjordur

(Jorn Riel, 10/18)

Résumé: Il s'agit là d'un recueil de nouvelles, se déroulant toutes au Groënland, dans le mileu des garde-forestiers et où l'on retrouve, au fur et à mesure des aventures, les mêmes personnages qui, de secondaires, deviennent héros de l'histoire, et inversement.

Mon avis: Une vraie bonne surprise pour moi qui, à priori, déteste les recueils de nouvelles. J'aime être happée par un livre, et la brièveté des nouvelles a tendance à me frustrer. Pourtant, celui-ci m'a plutôt réjouie. C'est drôle, décalé, voire absurde. Je l'ai lu juste après les attentats du 13 novembre, et c'est tout ce dont j'avais besoin: un dépaysement total sur les terres pôlaires, et  de la légèreté. Bon à savoir: Jorn Riel a écrit des tonnes d'autres ouvrages du même accabit.

- Les policiers -

Mma Ramotswe détective

(Alexander Mc Call Smith, 10/18)

Résumé: Les aventures peu communes de Precious Ramotswe, première femme détective du Botswana.

Mon avis: Si j'ai classé ce livre dans les romans policiers, ce sont moins les enquêtes criminelles de Mma Ramostwe qui m'ont interessées, que le tableau que ses aventures nous dépeignent de la vie au Botswana, ses habitants, ses traditions, sa culture. J'ai adoré m'immerger dans cet univers après mon passage dans les terres arctiques de Jorn Riel, encore un moment d'évasion bien salvateur après les heures noires de la fin 2015. Mma Ramotswe est un personnage bougrement attachant. Et je viens de me rendre compte, en faisant des recherches pour cet article (oui je fais des recherches, dingue non?!), que plein d'autres aventures sont disponibles, alors que je croyais ce personnage l'oeuvre d'un seul livre, youpi!

- Les BD -

L'arabe du futur (tomes 1 et 2)

(Riad Sattouf, Allary Editions)

Je vous ai déjà parlé de ce réjouissant ouvrage de Riad Sattouf ici.

Résumé: Riad Sattouf relate son enfance assez incroyable, à cheval, entre la Bretagne et la Syrie.

Mon avis: Passionnant! La vie en Lybie, le passage en France, puis l'arrivée en Syrie, avant le retour définitif en France, vue à travers le prisme de l'enfance d'un petite garçon à la double culture est fascinante. Riad Sattouf nous livre un récit à la fois léger, plein d'anecdotes enfantines, mais aussi terrible, où l'histoire, notamment, de ce peuple syrien dans les années 80, se heurte de plein fouet à notre brûlante actualité. Doux et dur à la fois, un régal.

Persepolis

(Marjane Satrapi, L'Association)

Résumé: On s'envole cette fois pour l'Iran, ou Marjane Satrapi nous raconte, elle aussi, son enfance et son adolescence, des années 70 aux années 80, jusqu'à son départ d'Iran pour l'Europe.

Mon avis: tout aussi passionannt que l'histoire de Riad Sattouf, le récit que nous livre Marjane Satrapi est beaucoup plus dur. Il est vrai que l'histoire de l'Iran (que je vous conseille de réviser avant cette lecture pour bien comprendre le contexte) est à cette époque tourmentée: règne dictatorial du Shah, puis révolution, et finalement république islamique répressive. C'est donc une enfance vécue dans un climat très insecure que nous raconte son auteur, avec pourtant les interêts, puis les tourments, propres à l'enfance et à l'adolescence. Une lecture indéniablement enrichissante.

 

Lire la suite

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>