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Touzazimutin

La famille Shadok fait du ski

21 Mars 2017, 14:44pm

Publié par Zazimutine

La famille Shadok fait du ski

Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans 30 ans 40 ans ne peuvent pas connaitre.

Les Shadoks est une série d'animation télévisée française, diffusée sur nos écrans dans les années 70, qui relatait les aventures d'une espèce d'oiseaux assez peu futés: les Shadoks. Colériques, mal organisés, les Shadoks partageaient leur planète avec les Gibis, alter-ego diamétralement opposés: dotés d'une intelligence supérieure, tout leur réussit. En langage actuel on dirait donc que les Sahdoks sont des loosers, tandis que les Gibis sont clairement des winners.

Notre séjour au ski, cette année, m'a un peu évoqué une aventure des Shadoks, tant nous avons cultivé le gout des tracasseries. Laissez-moi donc vous raconter ces vacances sur le mode shadok:

  • Premier épisode: les Shadoks cherchent un hébergement

Octobre 2016. Madame Shadok, toute fière d'elle-même, pensant s'y prendre particulièrement en avance, contacte son hébergement alpin de l'année précédente. Maman Shadok le sait: elle est une winneuse, elle détient l'adresse d'un studio au ski, en demi-pension, pour un prix défiant toute concurrence. Ses papilles salivent déjà à l'idée de savourer les bons petits plats de Babeth, les pieds sous la table. Horreur, l'hébergement est déjà complet pour les vacances scolaires.

Dépité, papa Shadok décide de prendre les choses en main et se tourne vers les Pyrénées, plus proche pour les Shadoks bretons. Tout fier de lui, Papa Shadok dégote une petite adresse qui semble très prometteuse: chambre en demi-pension  dans un joli chalet, goûter au retour du ski inclus, le tout pour un prix défiant toute concurrence. ! Les parents Shadoks sont enchantés, leurs papilles salivent déjà à l'idée du chocolat fumant qui les attend à leur retour de journée dans la neige.

Deux semaines après avoir finalisé la réservation, nouvelle catastrophe: celle-ci tombe à l'eau, le propriétaire de l'hébergement faisant valoir un problème de famille l'empêchant d'accueillir les Shadoks, comme prévu, en février.

Madame Shadok, le coeur grelottant de larmes (elle est hyper sensible, mais surtout, entre-temps, le mois de décembre est arrivé!)) concentre de nouveau ses recherches vers les Alpes, pensant y trouver plus de choix. Après moultes demandes de devis la faisant envisager des manières peu recommandables de gagner de l'argent, elle finit par trouver un classique gite pour un prix.... disons acceptable.

Pendant ce temps-là, les Gibis, winneurs depuis leur naissance, ont réservé une super location depuis le mois de septembre, départ skis aux pieds, et pour un prix défiant... Oui bon ça va!

  • Deuxième épisode: l'arrivée sur place

Février 2017. Dans cet épisode, nous passerons rapidement sur le temps de trajet Bretagne-Alpes (en deux étapes), ainsi que sur la merveilleuse idée des parents Shadoks, décidant de prendre la route le samedi après 16h, histoire de ne pas avoir de bouchons. En réalité, cette histoire de départ après 16h ne fit que décaler d'autant leur arrivée dans les montagnes puisque, de bouchons, il y  avait toujours. Mais après tout, il n'y avait  rien d'exceptionnel à ce que nos Shadoks en souffrent puisque toute la Shadokie française semblait s'être rassemblée pour communier ensemble au pied des Alpes. Les Gibis, bien sûr, ont eux réussi à poser leur vendredi et sont déjà en bas des pistes le samedi matin!.

Une fois sur place, donc, le constat est amer: l'hébergement se trouve à 15 km de la station. Je vous passe le langage shadokien très peu châtié que Papa Shadok emploie lorsqu'il se rend compte de la chose.

Cependant, il existe une possibilité de réduire le temps de trajet journalier des Shadoks: prendre un télésiège situé à quelques km du gite, et qui permet de rejoindre la station directement, via une petite piste bleue. Excités par leur trouvaille, les Shadoks décident de tester cette option dès le premier jour. Seulement voilà: ce télésiège ressemble plus à un téléphérique à l'air libre, eu égard à la hauteur du bidule. Les parents Shadoks font comme s'ils n'avaient pas vu que la mini-shadok n'a pas la taille minimale requise, et rangent dans le fond de leur mémoire le souvenir que la même mini était tombée au démarrage du télésiège l'année précédente, emportée par sa petite taille et le poids de ses skis. La montée de 15 minutes se déroule donc dans le chaos le plus total, la petite ne cessant de se pencher en avant, l'ainée répétant inlassablement combien elle a peur, papa Shadok hurlant sur les deux pour décharger son stress, maman Shadok henissant pour oublier son vertige. En descendant du télésiège, les Shadoks le savent: leur famille ne survivra pas à ce genre de scenario quotidien, particulièrement du fait qu'il faut aussi prendre le télésiège dans le sens de la descente (car impossible d'emprunter la piste rouge prévue pour redescendre, voir alinéas 3 et 4). Las, ils prennent leur voiture chaque jour, et galèrent autant de fois pour trouver une place.

Au moment où les Shadoks trouvent enfin une place pour se garer, les Gibis, prennent généralement un vin chaud en terrasse, ayant déjà enchainé 5 descentes.

  • Troisième épisode: la station

Madame Shadok a  lu plein d'avis très positifs sur cette station dite "familiale" et ensoleillée, dont d'ailleurs le logo, non usurpé, est un soleil rayonnant. Et c'est vrai, la station est très ensoleillée. Ensoleillée comme avec du vrai soleil dedans, du bon gros soleil bien chaud qui ferait fondre la neige à toute vitesse. Les Shadoks arrivent donc sur des pistes mêlant "neige de culture" comme on dit en jargon de skieux, terre-plein terreux, et bouillasse. Pas les meilleures conditions pour maman Shadok et ses filles, qui maitrisent autant le ski que l'étymologie des patronymes islandais. Et surtout, il faut se résoudre à ne pas redescendre à la voiture en skis, pour cause de piste non enneigée (voir plus haut).

Au même moment, les Gibis, fins connaisseurs des stations de ski et de leur enneigement, s'éclatent comme des fous dans la poudreuse de leur station perchée à 3000 mètres.

  • Quatrième épisode: l'équipement

Une fois payé l'hébergement, les cours de ski, les forfaits, il ne restait guère de marge à la famille Shadok pour l'équipement. Madame Shadok, prévoyante et adepte du système D, avait décidé de recycler les combi et tous les accessoires (gants, masques, casques) de l'année précédente, "zut quoi, faut pas pousser mémé dans les chardons!" avait-elle dit dans son shadokien délicat.  Une fois sur place, il s'avère que les combinaisons commencent à devenir vraiment trop petites, surtout pour la fille ainée Shadok qui ne cesse alors de râler: sa combi lui "rentre dans la zézette" chaque fois qu'elle lève les bras ("ben lève pas les bras!"), ses gants sont trop petits, l'étiquette lui gratte la peau, son casque lui fait mal, son masque appuie sur ses lunettes, etc.... Peu compatissants (et surtout ruinés), les parents Shadok cèdent finalement à l'achat d'un nouveau masque lorsqu'ils s'aperçoivent que le visage de leur fille commence à reconnaitre les lunettes comme faisant partie intégrante de lui-même, et envisage de continuer à pousser autour, ce qui est, en fin de compte, fort peu seyant.

Cet épisode au magasin de sport est assez mémorable puisque maman Shadok, au moment de payer le dit-masque, fait tomber un objet parterre qu'elle s'empresse de ramasser d'un mouvement gracieux, ramenant au passage une partie du plancher du magasin sous la forme de trois volumineuses échardes de bois plantées sous ses ongles. S'ensuit un moment de panique générale pendant lequel la vendeuse essaye avec une pince à épiler d'enlever les morceaux de bois, plantés si profondément que le sang ne tarde pas à couler sur la caisse, ce qui entraine par effet rebond un nouveau mouvement d'affolement de la vendeuse à la recherche de désinfectant. Pendant ce temps-là Papa Shadok, ruiné comme nous l'avons vu plus haut, repart avec une paire de skis tout neufs sous le bras (la logique paternelle shadokienne a ses raisons que la raison ne connait point).

Note de l'éditeur: maman Shadok, en mère avisée, tient à vous informer au passage qu'il existe des masques spéciaux pour porteur de lunettes (ce que les Gibis savaient depuis longtemps; mais d'un autre coté, les gibis n'ont pas de problèmes de vue, eux).

  • Cinquième et dernier épisode: les cours de ski

Pour les enfants Shadoks, c'est seulement le deuxième séjour au ski. Leurs parents ont pu d'ailleurs juger dès la descente du "télésiège de la mort" (voir paragraphe 2) de leur absence totale de mémoire de la gestuelle skiesque. Ce qui leur valut la descente de piste bleue la plus longue de tous les temps.

Heureusement, maman Shadok a tout prévu et jugé bon de les inscrire à un cours de ski afin de faciliter leurs déplacements sur les pistes. Futée qu'elle pensait être, et sachant pertinemment que ses filles Shadoks ne voudraient pas avoir à côtoyer des cours collectifs remplis d'enfants Gibis, elle avait décidé de les inscrire à un cours particulier, selon elle plus efficace bien que plus court (1h), mais ensemble. Certes, elle avait songé que la différence de niveau (l'ainée Shadok en ayant un peu plus dans les pattes que la petite) risquerait de poser problème, mais munie d'un optimisme congénital délirant, elle s'était dit que la plus grande tirerait la petite vers le haut. De plus cette formule présentait l'avantage d'être beaucoup moins onéreuse. Maligne la mère Shadok!

Malheureusement, l'opération se révèle être un fiasco. La petite empêche la grande de progresser si bien que la prof de ski Gibi (nattes blondes, yeux verts et dents blanches) propose finalement de les séparer et de ne prendre chacune d'elle qu'un jour sur deux. Résultat, le couple Shadok, qui a à peine 1h pour skier ensemble chaque jour, doit se résoudre à skier en alternance, l'un gardant l'une des petites shadoks, tandis que l'autre profite des joies du ski en solo. Quant à skier en famille, il rencontre un refus obstiné de la part des enfants Shadok.

Pour terminer, ni l'une, ni l'autre des enfants Shadoks, n'obtient la médaille tant convoitée.

Pendant ce temps-là, le couple Gibi, qui a skié toute la matinée en amoureux, récupère ses enfants fraichement médaillés et s'en va poursuivre sa journée de ski sur les pistes dans un beau moment de partage familial.

Epilogue:

Longtemps après être rentré chez elle (bouchons de retour inclus) la famille Shadok aime à se souvenir de ce séjour si délassant et dépaysant. D'ailleurs Madame Shadok clame à qui veut l'entendre que les vacances au ski sont ses vacances préférées!

Je vous laisse avec un extrait des vrais Shadoks, tellement plus hilarants que ma pauvre petite prose. C'est aussi un clin d'oeil à mon père qui les adorait.

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Tous azimuts de printemps # 14

20 Mars 2017, 09:40am

Publié par Zazimutine

Tous azimuts de printemps # 14

Je pensais m'avancer un peu et puis j'apprends que oui, on y est, le printemps est officiellement installé! Cela fait quelques jours qu'ici les arbres croulent sous les fleurs, et que j'ai commencé à scruter les ornements de mon jardin, dont la plupart poussent sauvagement, comme en témoigne ces... choses que vous voyez, et dont je ne connais absolument pas la dénomination (si vous savez, dites-moi, je ne demande qu'à apprendre!)

Notre camélia est pimpant pour la première fois de sa jeune vie (lui, je connais son nom parce que Papa Ours a laissé l'étiquette dessus ^_^), j'en suis toute esbaudie!

Tous azimuts de printemps # 14

Que vous raconter, donc, en ce joli printemps?

  • Que j'ai fait faire un devis pour mettre mon Mac à jour et que ceci coûtera le prix d'un PC neuf?
  • Que je me suis désintéressée brutalement de la vie politique que je trouvais jusqu'ici passionnante, et qu'au moment où je vous parle, je ne sais toujours pas pour qui je vais voter au premier tour des élections présidentielles?
  • Que nous sommes partis à la montagne lors des dernières vacances et que je déclare officiellement que les vacances de ski sont mes BHF (best holidays forever)?
  • Que je me suis remise enfin à courir, après 3 ans de traitement de tendinites multiples et que je le vis plutôt bien?
  • Que je continue à essayer de réduire mes déchets en cuisinant des goûters-maisons pour mes filles? (sérieusement, ce n'est pas insupportable cette manie d'emballer le moindre petit gâteau dans un sachet plastique INDIVIDUEL?) Dernière opération goûter-maison en date: madeleines avec coque en chocolat, regardez comme c'est jouli!
Tous azimuts de printemps # 14

Allez, c'est d'accord, je vous reparle de tout ça très bientôt; il y aura aussi des conseils littérature jeunesse, des chroniques littéraires, des favoris, et des billets humour! Si, si!

A très vite.

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And the winner is...

13 Février 2017, 12:04pm

Publié par Zazimutine

And the winner is...

Ce ne sera pas une surprise pour vous mais sachez, chers lecteurs non blogueurs, que pour tenir un blog, il faut disposer d'une bonne dose de narcissisme pour ne pas dire un narcissisme certain. Alors oui, je pourrais vous faire croire que non, pas moi, hein, moi je suis le chantre de la modestie, d'ailleurs tenez, je ne publie jamais de selfies, vous n'avez jamais vu ma tête, je tiens par dessus-tout à mon anonymat et, tiens la preuve, je n'ai parlé de mon blog à personne. Mon Dieu comme ce serait prétentieux de dire à mes amis "lisez-moi, regardez comme ce que j'ai à dire est intéressant!" Non, non, pas moi, je ne suis pas comme ça! Ouh la menteuse. Est-ce que penser que ce qu'on pourrait dire peut intéresser des inconnus n'est pas tout aussi prétentieux. Bien sûr que si. Tenir un blog est pour moi une preuve majeure d'immodestie, ce n'est pas sans honte que je le reconnais, mais c'est comme ça.

Et comme si ça ne suffisait pas, voila que des copines blogueuses m'ont demandé, en me nommant pour le Grammy award  Liebster award pour la 4ème fois, de parler encore un peu plus de moi. Oui de temps en temps, les blogueuses, entre elles, se soutiennent en s'attribuant un prix, un peu comme les césars (mes précédentes nominations ici et ). Pas toujours facile en effet de continuer à exister au milieu de milliers d'autres blogs toujours plus sympas, plus jolis, plus intéressants que le vôtre. Alors on se donne un petit coup de pouce, on met des liens vers les blogs de copines, et on leur demande de répondre à un questionnaire pour mieux les connaitre.

C'est ainsi que simultanément, je me suis trouvée nominée par la talentueuse Frau Pruno du blog Escarpins et marmelade, et par la pétillante Mamandelire du blog éponyme, pour ce fameux césar du meilleur espoir. Car oui, ce prix ne concerne que les petites blogueuses comme moi ayant fort peu d'influence (moins de 200 abonnées). Comme mon blog existe depuis 3 ans et demi, obtenir un prix du meilleur espoir, c'est un peu comme se sentir dans la peau de cette actrice qui arpente les castings depuis 10 ans et se retrouve enfin nominée  pour son 56ème film à plus de 40 ans mais bon, on ne va pas se gâcher le plaisir.

Je vais donc répondre aux questionnaires adressés par ces demoiselles, et je présente mes excuses aux lecteurs absolument pas intéressés par les menus détails de ma vie.

 

Celui de maman délire:

1) Quel est ton plus ancien souvenir d’enfance ?

Pendant longtemps j'ai prétendu me souvenir de ma naissance, ça faisait beaucoup rire mon entourage, mais là j'avoue j'ai oublié. Mon plus vieux souvenir actuellement est je crois ma rentrée en maternelle, une maitresse en tailleur rouge, chignon haut perché, pommettes rouges façon poupée russe, l'air très sévère, et moi terrifiée (ça commençait bien!)

2) Quel métier exerces-tu dans ta vie rêvée ?

Oh plein: comédienne, inspecteur de police criminelle, prof de français...

3) Raclette ou tartiflette ?

Raclette, j'adore!!

4) Ton Disney préféré ? (mais si t’as forcement un Disney préféré !! )

Euh pfff alors là je sèche, il y en a tellement... Zootopie l'an dernier est celui que j'ai préféré; mais non, je ne suis pas très Disney.

5) Tu es parachuté sur une ile déserte, tu as droit à 3 objets…

Une liseuse, un saucisson, un verre de vin rouge, le bonheur!

6) Quel est le sport que tu détestes le plus ?

A faire ou à regarder? A regarder: la formule 1, beurk. le tour de France aussi, ça me donne envie d'avaler une boite d'antidépresseurs. A faire... aucun.

7) T’as prévu quoi pour le 31 ?

Désolée, cette question est devenu obsolète.

8) Tu es plutôt réincarnation, paradis, le néant … ? ( oui elle envoie du lourd celle là ! )

Néant malheureusement, du coup ça ne donne pas très envie d'y aller

9) Ton apéro favori ?

Un verre de vin et du saucisson (je suis lyonnaise je rappelle!)

10) Le prénom de tes grand-mères ?

Honorine et Aline

11) Ton péché mignon ?

Le chocolat Bonnat au praliné; mais je peux pas en manger beaucoup parce que ça chatouille la gorge et que j'ai toutes les peines du monde à en trouver.

Le questionnaire de Frau Pruno:

1) Une blogueuse qui t'a particulièrement marquée?

Caroline, du blog pensées by Caro. C'est vraiment elle qui m'a donnée envie d'ouvrir mon propre blog. J'aime son humour, sa franchise, sa vision du monde. Bref, ça pourrait être une bonne copine si ce n'était pas une star de la blogo ^_^

2) Ton plus grand regret?

Avoir laissé mes peurs gouverner ma vie.

3) Ton réseau social préféré?

Je ne suis ni sur Twitter, ni sur Instagram (péché mortel pour une blogueuse semble-t-il!); je ne fréquente Facebook que pour publier mes billets de blog... je dirais donc Messenger qui me permet d'échanger au quotidien avec mes copines.

4) Ton article préféré dans la blogosphère?

Aucun ne m'a marqué au point que je pourrais le citer.

5) Ton parfum?

En ce moment un truc de Guerlain dont j'ai oublié le nom. Je ne suis pas fidèle aux parfums, ça ne m'intéresse pas.

6) Ta série préférée?

La dernière en date: Trapped, série slandaise que j'ai dévoré!

7) Une photo qui t'inspire?

Toutes les photos de mer!

8) Une musique que tu aimes écouter?

Dominique A, surtout son dernier album: Eleor

9) Un prénom que tu aurais aimé porter?

Celui de chacune de mes filles pour commencer. Sinon un prénom qui revêt déjà une certaine classe à lui tout seul: Garance, Bérénice. Après t'as intérêt à l'incarner un prénom pareil!

10) Ce que tu fais en premier lorsque tu te lèves le matin?

Absolument rien qui mérite d'être raconté je t'assure!

11) Un mot qui te plaît?

Maman est le mot que je préfère dire et entendre (même si c'est un lieu commun!).

Voilà, vous savez tout sur moi.

Je remercie très chaleureusement Frau Pruno et Mamandélire de leur nomination et surtout de leur fidélité!!

En principe, je devrais à mon tour établir un questionnaire et nominer 11 blogs débutants, mais je l'ai fait les fois précédentes et ça prend énormément de temps de chercher des nouveaux blogs qui me tapent dans l'oeil (je rappelle qu'en plus je n'ai toujours pas d'ordinateur en état de marche à la maison!). Je vais donc plutôt me permettre de citer mes blogs préférés:

1) les rigolotes

Games of momes , la vie de famille façon série TV, hilarante!

Colombe linotte, qui décrit chaque mois de l'évolution de son bébé avec un humour et une  tendresse bouleversante. Si vous ne la connaissez pas encore, foncez, c'est une véritable  auteure!

Escarpins et marmelade, elle aussi drôle en plus d'être une belle plume (énervante!)

Mamandélire, l'autodérision incarnée, l'enthousiasme contagieux!

Alice au pays des couches; la première blogueuse que j'ai nominée il y a 3 ans; resté longtemps inactif, son blog reprend vie!

2) les "quotidiens de maman"

La vie en Tisanie, maman de 2 petites filles, prof d'anglais, dans le nord de la France

Lilicerise, 2 enfants, une vie en Charente qui ressemble à s'y méprendre à la mienne en Bretagne

Die Franzoesin, maman en Allemagne d'un petit garçon; un point de vue toujours très intéressant et argumenté sur la maternité

Pomme en Bretagne; 3 enfants, prof remplaçante à ses heures; une vie de famille forcément mouvementée!

3) les "lifestyle"

Koalisa, maman, prof, mais aussi voyageuse et amatrice de séries tv de qualité!

ellea40ans, maman de 3 enfants, expatriée au Moyen-orient, un témoignage toujours passionnant!

4) les blogs "humeur"

Ridée rieuse; quinqua assumée, grand-mère attentive, un style bien à elle: concis mais toujours percutant.

La cacahouete cosmique: une blogueuse qui n'hésite pas à donner un coup de pied dans la fourmilière, des billets engagés, une liberté de ton qui fait souffler un certain renouveau sur la blogosphère si consensuelle!

5) les stars

Pensées by Caro, dont j'ai parlé plus haut; je lui suis fidèle depuis 4 ans et c'est le premier billet que je lis en allumant mon téléphone le matin.

Marjoliemaman; maman de 3 enfants en Bretagne (tiens tiens!); inspirante!

...

Y en a plein d'autres mais j'avoue que je sature d'insérer des liens là tout de suite! Alors, bonne lecture! ;)

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Nos tête-à-tête

7 Février 2017, 10:46am

Publié par Zazimutine

Nos tête-à-tête

Il se trouve que depuis la rentrée de septembre, la ronde des activités extra-scolaires me permet de me retrouver en tête-à-tête avec chacune de mes filles, le mercredi après-midi. Avec ma grande tout d'abord, pendant 1h30, durée du cours de dessin de sa petite soeur; puis c'est au tour de la cadette, une petite heure grapillée à notre habituel trio, pendant que miss Choco joue à "jouer la comédie".

Ces instants, juste "elle et moi", ont pour moi une saveur particulière.

Avec miss Choco, nous profitons souvent de la proximité du centre-ville pour aller faire les magasins. Je lui demande de me montrer ce qu'elle aime, je lui montre ce que j'aime moi, je me fais une idée plus précise de ses goûts. Nous partageons parfois un moment de complicité féminine, comme cette fois où je cherchais un rouge à lèvres assorti à mon vernis à ongles (le truc superficiel par excellence qui m'arrive une fois par décennie!), et que c'est elle qui a trouvé pile la bonne couleur. Elle était fière.

Avec miss Bonbon, c'est différent. Près du cours de théâtre il n'y a rien d'autre que la plage et des cafés. Alors nous allons au café. Elle sirote son chocolat brûlant en regardant les photos de mon téléphone, pendant que j'admire l'océan. Je la questionne, fais en sorte qu'elle me raconte les petites anecdotes de sa vie d'écolière dont je suis si friande.

Est-ce qu'elles apprécient ces moments? Je n'en suis pas sûre. Si miss Choco semble apprécier le calme inhérent à l'absence momentanée de son tourbillon de cadette, ce n'est pas le cas de miss Bonbon qui passe souvent l'heure à râler qu'elle s'ennuie, et qu'elle déteste aller au café.

Qu'importe. Je les aime ces moments, ils sont précieux, je le sais, et je le leur dis. Dans notre quotidien, il est vraiment rare que mes filles ne soient pas l'une sans l'autre. Or, je suis persuadée qu'elles ont besoin de ces tête-à-tête pour se construire, et pour construire leur relation fille-mère, la leur, l'unique, et pas seulement un copier-coller de celle de leur soeur. J'ai moi-même partagé énormément de moments de complicité seule avec ma mère, mais aussi plus tard, à l'adolescence, avec mon père, et je suis sûre que cela a beaucoup joué dans la force de notre relation duelle.

Quant à moi, vous le savez, qu'elles soient ensemble ou seules, j'adore observer, jour après jour, la construction de ces petits êtres humains miniatures (j'en ai déjà parlé ici). 

Je me régale de voir leur identité s'affiner, d'assister à l'éclosion de ces petites bonnes femmes, qui se ressemblent  et s'opposent tant à la fois, expérience sans cesse renouvelée et probablement la plus passionnante qu'il m'ait été donné de vivre: celle de la maternité.

 

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Favoris du moment # 6

31 Janvier 2017, 15:28pm

Publié par Zazimutine

Je pourrais passer le reste de ma vie de blogueuse à m'excuser pour la rareté de mes articles, mais ce serait stérile et sans intérêt. Alors entrons dans le vif du sujet.

Mes favoris du moment sont.... roulements de tambour:

  •  le site d'informations: Mediapart

J'ai décidé il y a quelques mois de m'abonner à ce site bien connu pour ses enquêtes fouillées, et surtout indépendantes du moindre groupe patronal. Bien m'en a pris car je n'ai jamais autant lu d'articles "de fond", ce qui est particulièrement intéressant en cette période pré-electorale, et troublée sur le plan international. Evidemment c'est parfois un peu laborieux, cela demande un minimum de concentration, mais je ne sors jamais déçue de la lecture de ces articles. Je dirais même que la politique française n'a, à mon sens, jamais été aussi passionnante! De plus, l'abonnement permet aussi d'avoir accès à des vidéos (entretiens avec des candidats aux élections présidentielles par exemple, débats, mini documents).

Je ne regrette absolument pas mes 11 euros par mois, d'autant que Papa Ours en profite aussi. Je peux même parrainer quelqu'un pour 1 mois d'essai gratuit; si ça vous intéresse, n'hésitez pas à me contacter (il va de soi que je ne suis pas sponsorisée par mediapart, quelle idée!!)

Favoris du moment # 6
  • les séries: Trapped et Bloodline

La première tout d'abord, conseillée par ma copine C., retrace les aventures d'un policier installé dans une petite ville coincée au fin fond d'un fjord islandais. La vie de cette petite commune est bouleversée lorsqu'un corps amputé de ses 4 membres et décapité est retrouvé dans les eaux glaciales du fjord. Tout est dit. Cette série est un petit bijou de suspense et d'ambiance de fin du monde. La neige y tombe drue la plupart du temps, la lumière est blafarde, les personnages sont loin des stéréotypes américains, des hommes, des femmes, pas forcément beaux, pas forcément minces, comme vous et moi, et l'intrigue policière est haletante. Certainement une série qui n'incitera pas au tourisme en Islande, tant on comprend en la regardant pourquoi les islandais sont parmi les plus grands consommateurs au monde d'antidépresseurs, mais qui ravira les amateurs (comme moi!) de l'écrivain islandais Arnaldur Indridason. Une seule difficulté dans cette série: retenir les noms des personnages qui finissent tous en -dur (Martindur, Dupondur, Moreldur, pas évident de s'y retrouver!) Une seule saison mais la deuxième est en cours de tournage!

 

Dans un genre météorologique diamétralement opposé, Bloodline se passe cette fois dans les iles Keys, au large de la Floride.

L'histoire: le fils maudit d'une grande famille détenant un hôtel dans les Keys, revient vivre à la maison après des années d'errance.

Ici on retrouve la chaleur, la mer, un paysage paradisiaque; l'ambiance de Bloodline  est pourtant tout aussi pesante, et même oppressante, que sa camarade islandaise. Là encore, une série  à suspense qui repose sur la petite tragédie humaine (secrets de famille, ou comment les victimes se transforment en bourreau), le tout monté sur le même ressort scénaristique que la très réussie "How to get away with murder" (la fin est dévoilée dès le début et on découvre au fil des épisodes comment on en est arrivé là). Addictive!

 

 

  •  la recette: les cookies-muffins de Sabrina

J'ai découvert cette recette à la grâce d'une sélection de hellocoton et sincèrement, c'est la meilleure qu'il m'ait été donné de tester de petits gâteaux individuels aux pépites de chocolat! La texture est dingue: croustillante et complètement moelleuse à la fois. Attention ceci dit, ce côté crousti-moelleux ne marche que lorsqu'on les déguste rapidement après la sortie du four. J'ai fait 3 fois ces gâteaux pour le goûter de mes filles et c'est un succès inégalé! Vous pouvez trouver la recette ici.

Favoris du moment # 6

 

  • le livre: Harry Potter à l'école des sorciers

Il y a quelques semaines, j'ai décidé de faire découvrir Harry Potter à mes filles. Mon aînée est suffisamment grande pour lire ces livres toute seule mais la cadette vient tout juste d'apprendre à lire; et puis je me suis dit que ce serait chouette de partager cet univers. Alors nous avons notre petit rituel du week-end: les vendredis  et samedis soirs où nous n'avons rien de prévu, nous nous mettons au lit toutes les 3 après le repas et je lis un chapitre à voix haute. C'est long et un peu laborieux, je m'arrête souvent pour expliquer à la petite ce que signifie tel ou tel mot, ça lui fait un peu peur mais ça y est, la magie du petit sorcier à lunettes a opéré. Je pense me cantonner aux 3 premiers tomes pour le moment car les suivants sont un peu noirs à leur âge, nous y reviendrons quand elles auront grandi.

Favoris du moment # 6

 

A bientôt, dans un monde peuplé d'ordinateurs en état de marche! ^_^

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Tous azimuts de la nouvelle année # 13

10 Janvier 2017, 10:34am

Publié par Zazimutine

Tous azimuts de la nouvelle année # 13

 

Mais t'es pas là, mais t'es où? Pas là?

Mais si mais si, je suis là, et je ne pouvais tout de même pas commencer cette nouvelle année, sans vous la souhaiter bien bonne (l'année, évidemment). Recevez donc, chères personnes qui me faites la gentillesse de lire ma prose, mes meilleurs voeux pour cette année 2017!

Quoi de mieux pour se remettre dans le bain, qu'un de ces billets foutraques dont je raffole, parce qu'ils sont rapides à écrire, et qu'ils reflètent la navrante confusion dont ma tête est en permanence farcie? C'est parti!

 

  • Tout d'abord, le blog ne démarre pas cette année sous les meilleurs augures. En effet, après avoir du renoncer à écrire sur mon ordinateur pépinesque favori (obsolète rappelez-vous), j'ai du renoncer à écrire tout court de chez moi, puisque le PC portable de Papa Ours a également rendu l'âme. Ceci explique (en partie) mon absence ces dernières semaines. J'avais évidemment prévu d'écrire plein d'articles pendant les vacances de Noël, mais je n'ai pas eu le courage de les rédiger sur le micro-clavier de mon téléphone,à l'aide de mes gros doigts boudinés, voyez-vous! J'espère pouvoir faire une espèce de mise à jour palliative de mon mac qui me permettra de le maintenir en vie genre... 2 ans... En attendant, je me retrouve contrainte de rédiger sur mes heures de travail (oh ça va! à la pause, bien entendu!)...

 

  • Ensuite eh bien.. il y a eu les fêtes, période chargée s'il en est, pendant lesquelles nous sommes descendus dans le Sud-Ouest, nous permettant, entre-autres, de vivre plusieurs moments amicaux d'une rare intensité. Il m'arrive de prendre goût à ce nouveau mode de relation amical: plus loin, plus court, donc, plus fort. (En fait, il m'arrive tout aussi souvent de pester contre la frustration qu'implique cette nouvelle façon de profiter des uns et des autres; mais je savoure désormais à fond chacun de ces moments d'amitiés quand ils se présentent. Carpe diem).

 

  • Nous avons, pour ainsi dire, adopté un chat. Il s'agit en réalité d'un chat de jardin, que l'on pourrait même qualifier, de chat d'ornement éphémère. En effet, nous ne le nourrissons pas, car nous ne voulons pas lui donner de faux espoirs, dans la mesure où il est hors de question de le faire rentrer chez nous (papa Ours étant allergique aux poils de chat et asthmatique, entre le chat et mon compagnon, le choix fut vite fait). Nous nous contentons alors de le regarder passer régulièrement dans le jardin, et nous lui faisons des gouzi gouzi à travers la baie vitrée sans lui ouvrir, même lorsqu'il ronronne à nous fendre l'âme. Laissez-moi donc vous présenter: Jardibus (rapport à son lieu de vie, et au fait que nous l'attendons passer).
Tous azimuts de la nouvelle année # 13

 

  • Et puis nous avons fêté avant-hier, les 9 ans de miss Choco, ce qui nous a pris du temps: préparation d'un repas, selon son souhait, absolument royal à base de chipolatas et pommes de terre sautées (des heures de préparation!!); bientôt 10 ans donc, que je tombais enceinte pour la première fois de ma vie, dingue!

 

  • Concernant les bonnes résolutions de nouvelle année que je ne vais pas tenir, les voici:

M'éloigner de mon téléphone portable

Je n'en peux plus de cette addiction, et de ressembler au commun des mortels en permanence plongé sur son petit écran, au détriment du relationnel et de la politesse la plus élémentaire. Désormais, je me force à le monter dans ma chambre quand je rentre chez moi, comme les ados à qui on les interdit à partir d'une certaine heure. Je pense sincèrement que l'abus du portable est néfaste pour ma santé mentale, j'ai pu l'expérimenter au cours de ces derniers mois, dans des circonstances que je ne peux pas préciser. Au-delà de cette situation particulière, je revendique le droit à l'ennui. J'ai tendance, comme beaucoup d'entre vous j'imagine, à emporter mon téléphone portable partout (y compris dans les toilettes), comme une sorte de remède à la vacuité. Et je me rends compte que, lasse de rompre l'ennui, sa présence exacerbe au contraire ce sentiment. Dans un idéal sans doute inatteignable, j'aimerais même m'en passer tout à fait: ne plus qu'être joignable qu'à la maison, par lettre, par mail, ou par pigeon voyageur. Comme avant.

Essayer de reprendre la course, malgré une douleur de hanche persistante. Je manque d'une activité sportive complémentaire, quelque chose qui me permettrait de me vider la tête, et maintenir mon poids. Parce que je préfère augmenter mes dépenses que restreindre mes apports en saucisson (je suis lyonnaise vous savez).

Concernant le blog, j'aimerais vous dire que je vais être plus active mais, comme expliqué plus haut, c'est mal barré. La bonne nouvelle c'est que l'inspiration est encore là, même 3 ans et demi après, et ce, malgré mes statistiques désastreuses. La mauvaise nouvelle, c'est que la flemmardise m'immobilise bien trop souvent les circonvolutions et les doigts. Dans un monde idéal, je vous "promets" tout un  tas d'articles sur mes favoris du moment, des livres, des séries, des petits voyages en Bretagne, et des articles rigolos qui ne font rire que moi ^_^

Sur ce, je vous embrasse affectueusement!

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Vis ma vie d'esquimau: 24h dans mon igloo

22 Décembre 2016, 10:58am

Publié par Zazimutine

Vis ma vie d'esquimau: 24h dans mon igloo

5h30 : nous sommes réveillés par le couinement des phoques, à quelques centaines de mètres de nous. Depuis que nous vivons au Groënland, plus besoin de réveil, nous sommes constamment réveillés ou alertés par les animaux.

7h: dur dur de sortir du lit. Je repousse la peau de caribou retournée qui nous sert de couverture et vais regarder l'heure; il fait encore nuit; de toute façon, même quand le soleil se lève, il fait nuit.

7h18: j'allume notre lampe avec de la graisse de cachalot; au début on voulait vivre comme de vrais inuits à l'ancienne, un genre de retour à la terre, enfin, à la glace quoi. Ca a fait beaucoup rire nos voisins (les plus proches au moins, à une vingtaine de kilomètres), et c'est vrai qu'on a vite vu les limites de la vie sans électricité; surtout la nuit, c'est-à-dire tout le temps. Du coup on a fabriqué un petit système électrique basé sur la fonte de glace, celle-ci étant activée par un pédalier, lui-même enclenché par la course d'une souris polaire; c'est un peu compliqué, conçu par mon beauf, un ingénieur un peu fantasque; mais ça marche. Evidemment le débit n'est pas énorme, et puis il faut nourrir souvent la souris, voire la remplacer, et au final cela repose sur l'exploitation des animaux, donc cela peut prêter à critiques bien sûr.

7h20: je prépare la table du petit déjeuner: le reste de phoque grillé d'hier soir et quelques baies. Pas de laitages. J'ai bien essayé de traire une femelle pingouin mais j'ai appris à mes dépens que le pingouin n'est pas, malgré ses airs bonshommes, un mammifère, mais bel et bien un oiseau. Ce qu'il n'a pas manqué de me rappeler, d'un revers d'aile sur ma joue droite. Par conséquent, il ne produit pas de lait. Il y a certes le lait de renne mais je ne sais pas ce que le Père Noël leur donne à manger, le lait de renne a un gout saumâtre, c'est à hurler!

7h30: L'Homme part à la pêche. je crois bien que de nous 4, c'est lui le plus heureux d'être venu habiter ici. Il réalise son rêve tous les jours en allant bosser en kayak, il subvient aux besoins de sa famille dans la plus pure tradition rupestre. Terriblement romantique (et chiant!).

8h: les filles se lèvent. Nous déjeunons. Au début, manger de la viande au lever a été une véritable tragédie pour elles, surtout l'ainée, végétarienne dans l'âme. Mais nécessité faisant loi, elles s'y sont faites. Et puis je crois que côtoyer la Famille Bernard a aiguisé leur instinct carnassier. Bernard c'est notre ours domestique. Bernard et Bernardin, son ourson. Evidemment, notre première rencontre avec les ours ne fut pas un coup de foudre amical. Au départ, lorsque miss Bonbon s'est précipité sur l'ourson pour le caresser, telle une peluche, elle a failli y perdre un bras. Mais nous avions emmené un arsenal thérapeutique capable d’endormir une armée de légionnaires. Alors nous avons sympathisé. Cette sympathie mutuelle est basée sur de la nourriture bourrée de valium. Ainsi, ils deviennent doux comme des agneaux et les filles peuvent jouer avec eux.

9h: Après une toilette rapide au glaçon (technique esquimau traditionnelle), nous enfilons nos peaux de bête. Dehors il fait -15°C, ce qui est une température plutôt agréable. S'il n'y pas de tempête de neige, nous allons à l'aire de jeux polaire: escalade d'iceberg, patinage sur des lacs gelés (du moins nous l'espérons), mais toutes ces activités sont un peu dangereuses il faut le reconnaitre; parfois, nous jouons à saute-ourson sur la banquise avec Bernardin. Ca défoule les filles. Si le temps est vraiment agréable, nous allons faire des courses à la supérette du coin. Il y en a pour 6h de trajet aller-retour en chiens de traineaux. Oui, nous avons finalement investi dans des chiens de traineaux. Au début on ne voulait pas en rajouter dans l'exploitation animale (le cachalot, la souris, l'ours drogué) mais il a fallu se rendre à l'évidence.

S'il tempête, nous restons "au chaud" et les filles ont droit de regarder un DVD; enfin, 1min 30 de DVD, à cause du débit électrique; sinon ça pompe toutes nos réserves; généralement ça leur permet de voir le générique.

11h30: L'homme revient généralement avec le repas de midi; les bons jours, nous avons droit à du poisson frais mais ça se fait rare; les jours de disette, nous ressortons les restes du phoque du congélateur, enfin, du placard.

12h: L'homme repart à la chasse/pêche, il prend très au sérieux son rôle d'homme qui subvient aux besoins de sa famille. Par moments, j'ai l'impression qu'il croit que nous sommes les derniers habitants de la planète.

13h: j'essaie de regarder les infos en buvant mon café (instantané). Comme la connexion est vraiment lente, j'ai toujours un train de retard: le titre ne s'affiche pas en entier, ce qui prête parfois à confusion; par exemple, le mois dernier, j'ai cru que Nicolas Sarkozy était candidat aux primaires de la droite en France. N'importe quoi! Qu'est-ce qu'on s'est marré avec papa Ours! ^_^

14h: nous entamons des jeux avec les filles; par exemple, une partie d'osselets, avec les vrais os de notre première souris polaire défunte récemment. Vivre au Pôle, c'est aussi apprendre le recyclage!

15h: le soleil se couche, enfin, la nuit se fait plus noire. Papa Ours revient.

16h: c'est l'heure du goûter; après avoir fouetté notre souris pédaleuse, je tente de préparer un bon chocolat tiède aux enfants pour les réchauffer (un chocolat à l'eau du coup, ça, c'est facile à trouver ici);

17h: c'est l'heure d'essayer de donner des nouvelles à nos proches; nous essayons une dernière fois de nous connecter sur internet. Si notre image apparait sur l'écran de nos familles via skype, c'est que nous sommes en vie; ils ont appris s'en contenter. Nous leur envoyons également des cartes postales à dos de baleines, mais à priori, elles leur arrivent en mauvais état.

18h30: une bonne soupe (lyophilisée) et au lit;

Finalement, vivre au Groënland, c'est un peu retrouver mes racines, lorsque je séjournais, enfant, chez mes grands-parents paternels: 18h des chiffres et des lettres, 18h30 une bonne soupe et au lit!...

 

PS: j'avais commencé cet article le 5 janvier 2015.... 2 ans pour écrire un article, j'espère que vous allez lui faire bon accueil à coup de like et de partages! ^_^

Joyeux Noël à tous!

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Recherche magie de Noël désespérément

19 Décembre 2016, 13:42pm

Publié par Zazimutine

Recherche magie de Noël désespérément

Il y a ceux que l'approche de Noël rend fous de joie, à les entendre, on les imagine chevauchant des licornes hennissant des paillettes dans une prairie faite de brins d'herbe en pâte d'amande.

A l'inverse, il y a ceux que les fêtes de fin d'année dépriment, l'aspect commercial, la course à la consommation, la réunion de famille qui va immanquablement dégénérer en règlement de comptes, ou bien, au contraire, l'acuité d'un sentiment de solitude ce jour-là (même si elle existe les 364 autres jours de l'année, ce jour là, on sait qu'on est seul face au monde entier en train de célébrer Noël en famille).

De cœur, j'aurais envie de me situer du côté des licornes.

De raison, les fêtes de Noël me rendent rabat-joie et vaguement nostalgique.

Enfant, je n'ai que de jolis souvenirs de Noël:

- le calendrier de l'avent qui marquait le début du compte à rebours: petites fenêtres en carton ouvertes chaque matin sur une image réjouissante: jouet, cadeau, lutin...

- les papillotes dégustées tout le long du mois de décembre,

- le repas de Noël à la cantine, à ne manquer sous aucun prétexte,

- les Illuminations du 8 décembre, quand Lyon n'appelait pas encore ça "la fête des lumières"; ce soir là, nous sortions voir les guirlandes allumées dans la rue, les concours de vitrines, et bien sûr, les milliers de lumignons posés sur le rebord des fenêtres. Le graal, c'est lorsqu'on rentrait se coucher, et que certaines bougies brûlaient encore, je pouvais alors m’endormir en regardant la danse des flammes se refléter sur les murs de ma chambre.

- le villages des automates au centre commercial (est-ce que ça existe encore dans certaines villes?),

- les truffes au chocolat que préparait ma maman toutes les années,

- les Noël chez ma tante avec tous les cousins et les cousines; regarder ma tante préparer une buche géante en en alignant 3; jouer aux jeux de société reçus pour Noël jusqu’à pas d'heure; voir les grands danser et faire les fous,

- plus tard, les Noël en comité restreint avec Jouji et Mr Ewing, où nous nous décarcassions pour faire un bon repas (j'ai même gardé quelques menus que j'avais rédigés à cette occasion),

- et bien entendu, la magie de croire au Père Noël, cet être merveilleux qui récompenserait les souhaits de tous les enfants de la Terre, quelque soit leur origine géographique, sociale ou ethnique.

Oui, Noël, comme la plupart des enfants, m'a mis des paillettes plein les yeux. Une fois devenue adulte, j'ai voulu retrouver cette magie, sans y parvenir tout à fait. Nous sommes pris dans nos rythmes effrénés et ne prenons plus le temps de vivre cet avant/avent, qui fait finalement tout le sel de cette fête. Car ce que je préfère, au fond, c'est cette attente qui s'égrène de jour en jour, ponctuée de petite surprises. Or, pour les adultes, de petites surprises il n'y a plus guère (sauf si on le courage d'investir dans un calendrier à 45 balles minimum!). Heureusement, il y a les enfants et la possibilité de revivre cette magie à travers leurs yeux: calendriers chocolatés, maisons du quartier éclairées comme le château de Versailles, illuminations des rues... et leurs cris enthousiastes, leurs yeux brillants, devant chacune de ces images d'Epinal.

De cette magie je retrouve donc des fragments à travers mes filles.

Cette année, les mauvaises nouvelles se succédant, l'actualité étant ce qu'elle est, je me sens un peu dans la peau de "Tristesse", le personnage négatif de Vice-Versa: je me pelotonne dans mon col roulé et remonte mes lunettes sur mon nez en reniflant d'un air dégoûté devant les images de cadeaux, bûches, et autres angelots aux joues rebondies. Et puis tout à coup, me prenant par surprise, la magie opère de nouveau: j'entends résonner dans mes oreilles les clochettes et les chants de Noël, je sens dans l'air frais le parfum de bois brûlé, de cannelle et de chocolat chaud, je me réfugie dans les lumières dorées, miroitantes, des décorations, et me voilà, en un instant, à mon tour, à fond dans cette tentative désespérée de retrouver une part de rêve.

PS: dans les jours qui viennent, un billet plus rigolo, c'est promis!

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Brèves de repas du soir

12 Décembre 2016, 09:53am

Publié par Zazimutine

Brèves de repas du soir

 

Aaaah le repas du soir! Ce moment merveilleux d'échange intra-familial, où l'on passe plus de temps à se couper la parole qu'à s'écouter vraiment, où la discussion est rythmée par un "mange!" obtempéré par l'un des parents toutes les 30 secondes.... mais aussi, ce moment formidable où les enfants nous gratifient de quelques pépites.

L'autre soir, pour une raison qui m'échappe, notre discussion a porté sur la sexualité. Je vous rappelle qu'il y a quelques mois, ma fille aînée avait emprunté à la médiathèque l'encyclopédie de la vie sexuelle pour les 7-9 ans, et que nous en avions alors entendu de toutes les couleurs, en particulier l'expression "faire l'amour", conjuguée à tous les modes et à tous les temps, immanquablement suivi d'un rire bête et gêné du genre pffrrrrrhihihi, surtout de la part de la cadette.

Puis on n'en avait plus entendu parler. Jusqu'à jeudi soir soir donc, où "faire l'amour" s'est de nouveau invité à notre table. Avec, au centre de la conversation, l'épineux mystère qui semblait tourmenter secrètement miss Choco depuis des mois: "mais en fait, ils font comment les spermatozoïdes pour rentrer dans le corps de la maman?"

Arf! Si mes filles avaient bien compris que les bébés ne naissent pas dans les choux, le schéma  de l'acte sexuel en coupe transversale, le corps du papa (en bleu), allongé sur celui de la maman (en rose), où l'on comprend de façon évidente que le bleu se mêle au rose à hauteur de l'appendice "caudal" du monsieur, était donc passé inaperçu! Ce schéma même, qui, 30 ans plutôt, dans une encyclopédie du même genre, m'avait plongé dans un abîme de fascination (je jure que c'était le même dessin dans mon encyclopédie des années 70!), au point que j'allais régulièrement vérifier dans le livre si je n'avais pas rêvé.

Je décidai alors de leur asséner la vérité de façon un peu brutale sur la raison de la présence du spermatozoïde dans le corps de la maman. Des cris de dégoût fusèrent alors des deux côtés de la table, tandis que les yeux de papa Ours devenaient tout petits et que des plis se formaient au coin de ses yeux.

"Mais alors?" dit la grande "Ca veut dire que quand on fait l'amour on va forcément avoir un bébé? A chaque fois?"

La petite, scandalisée: "Mais alors, papa il a fait ça avec toi? Beeeuuurk! C'est dégoûtant!"

Miss Choco: "Moi je veux pas faire ça!"

Miss Bonbon: "Moi non plus!!"

Nous enchainâmes alors brièvement sur le sujet de la contraception, ce qu'avait bien retenu miss Choco dans sa fameuse encyclopédie: "ah oui les petites boules à avaler" et "la chaussette que le monsieur peut mettre sur son zizi!"

Quand tout à coup Miss Choco eut une idée lumineuse: "J'ai trouvé!! Quand on fera l'amour, moi je garderai ma culotte, comme ça j'aurai pas de bébé!!".

Et toc!

Les enfants sont merveilleux.

 

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Tous azimuts #12

6 Décembre 2016, 09:22am

Publié par Zazimutine

Tous azimuts #12

Bonjour les gens!

Un petit billet bordélique, ça vous tente? Allez, c'est parti!

 

  • Sachez tout d'abord que si je ne publie pas aussi souvent que je le voudrais, c'est parce que mon ordinateur me fait des misères. En 2008, j'avais cédé à l'appel de la pomme, vendant au passage un de mes enfants, et me voici, 8 ans plus tard, en compagnie d'un ordinateur obsolète. Moyennant quoi, je n'ai plus accès à ma plate-forme de blog, cette dernière ne travaillant qu'avec les dernières versions des navigateurs, eux-mêmes incompatibles désormais avec mon mac. Merveilleux non? Mais il parait que je ne dois pas me plaindre, 8 ans d'espérance de vie pour un ordinateur, c'est déjà très bien selon le petit monsieur de Apple (et ma main dans sa gueule aussi?). Bref: énorme carton rouge à l'obsolescence programmée!! (et pas que dans l'informatique!)

 

  • Avec nos filles, nous avons passé le week-end à Brest, notamment pour visiter le fameux musée de découverte des océans: Océanopolis. J'avais dit que je boycotterais désormais tous les zoo mais que voulez-vous, je suis faible. Je dois bien reconnaitre que le musée remplit sa mission pour le côté pédagogique et l'apprentissage du respect de la vie sauvage, des animaux, et de la nature. Les messages à destination des enfants sont plutôt positifs, et nos Miss ont adoré. Mais il faudra alors faire abstraction des pauvres manchots enfermés sur une gigantesque banquise en plastique. Ou pas. A vous de voir. 

 

Tous azimuts #12

 

  • J'ai très envie de voir le film La fille de Brest, même si j'en ai entendu de mauvaises critiques. Pas pour le côté cinématographique mais pour l'histoire, je suis assez admirative de cette femme, Irène Frachon, qui a révélé le scandale du  fameux Mediator, et qui a combattu avec tant d'acharnement le laboratoire responsable de milliers de victimes; voilà une femme absolument fascinante, héroïne du quotidien à mon sens, dont j'aimerais avoir le courage et la ténacité.

 

  • Dans un registre bien plus superflu, je ne sais pas ce qui se passe cette année, est-ce la faute à la présence de Saturne dans la constellation du cabri, mais nous avons beaucoup de mal à trouver une location à la montagne pour les vacances de février (je veux dire, dans des prix qui ne provoquent pas une attaque de panique dès le petit-déjeuner, comme ça m'est arrivé la semaine dernière, quand j'ai compris que le devis proposé ne correspondait pas à un prix semaine mais un prix-journée!). A l'heure où je vous parle, ce séjour semble plus que compromis. En même temps, on se demande pourquoi on insiste, étant donné que Papa Ours et moi-même avions failli décéder sur les pistes l'an dernier, la condition physique aussi sûre que celle d'un éléphanteau ayant grandi dans la jungle et se retrouvant brutalement projeté sur la banquise. Seulement voilà: miss Choco avait adoré apprendre le ski l'année dernière... Mention spéciale à sa réaction d'ailleurs, quand je lui ai annoncé notre déconvenue: "ben c'est pas grave, on a qu'à rester en Bretagne et on ira skier dans le jardin quand il neigera!" ^_^

 

 

  • Et puis samedi soir, nous sommes allés voir Vaïana, le dernier Disney. J'étais très réticente au début, surtout parce que j'avais décidé de voir "La fille de Brest" pendant que Papa Ours accompagnerait miss Choco, mais les horaires ne collaient pas. Et finalement c'est très bien Vaïana. Vraiment. Pour une fois, on oublie les histoires de princesses, Vaïana est une jeune tahitienne qui cherche un sens à sa vie, et qui va le trouver en allant chercher de l'autre côté de l'océan un demi-dieu assez loufoque. Beaucoup d'aventure, un peu de mythologie et une grosse poignée d'humour, voici la recette d'un divertissement qui tient ses promesses.

 

  • Pour terminer, je vous informe que je vais recycler certains de mes billets publiés ici. Je suis dans une mouvance zero déchets en ce moment alors pourquoi ne pas recycler mes vieux articles? Pour certains, vous ne les avez jamais lus, et pour les autres, eh bien... euh, vous les relirez sans doute avec plaisir. Hum.... Non mais rassurez-vous, je ne vais sélectionner que les meilleurs!

Sur ce je vous souhaite une belle semaine!

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