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Touzazimutin

Tous azimuts de la nouvelle année # 13

10 Janvier 2017, 10:34am

Publié par Zazimutine

Tous azimuts de la nouvelle année # 13

 

Mais t'es pas là, mais t'es où? Pas là?

Mais si mais si, je suis là, et je ne pouvais tout de même pas commencer cette nouvelle année, sans vous la souhaiter bien bonne (l'année, évidemment). Recevez donc, chères personnes qui me faites la gentillesse de lire ma prose, mes meilleurs voeux pour cette année 2017!

Quoi de mieux pour se remettre dans le bain, qu'un de ces billets foutraques dont je raffole, parce qu'ils sont rapides à écrire, et qu'ils reflètent la navrante confusion dont ma tête est en permanence farcie? C'est parti!

 

  • Tout d'abord, le blog ne démarre pas cette année sous les meilleurs augures. En effet, après avoir du renoncer à écrire sur mon ordinateur pépinesque favori (obsolète rappelez-vous), j'ai du renoncer à écrire tout court de chez moi, puisque le PC portable de Papa Ours a également rendu l'âme. Ceci explique (en partie) mon absence ces dernières semaines. J'avais évidemment prévu d'écrire plein d'articles pendant les vacances de Noël, mais je n'ai pas eu le courage de les rédiger sur le micro-clavier de mon téléphone,à l'aide de mes gros doigts boudinés, voyez-vous! J'espère pouvoir faire une espèce de mise à jour palliative de mon mac qui me permettra de le maintenir en vie genre... 2 ans... En attendant, je me retrouve contrainte de rédiger sur mes heures de travail (oh ça va! à la pause, bien entendu!)...

 

  • Ensuite eh bien.. il y a eu les fêtes, période chargée s'il en est, pendant lesquelles nous sommes descendus dans le Sud-Ouest, nous permettant, entre-autres, de vivre plusieurs moments amicaux d'une rare intensité. Il m'arrive de prendre goût à ce nouveau mode de relation amical: plus loin, plus court, donc, plus fort. (En fait, il m'arrive tout aussi souvent de pester contre la frustration qu'implique cette nouvelle façon de profiter des uns et des autres; mais je savoure désormais à fond chacun de ces moments d'amitiés quand ils se présentent. Carpe diem).

 

  • Nous avons, pour ainsi dire, adopté un chat. Il s'agit en réalité d'un chat de jardin, que l'on pourrait même qualifier, de chat d'ornement éphémère. En effet, nous ne le nourrissons pas, car nous ne voulons pas lui donner de faux espoirs, dans la mesure où il est hors de question de le faire rentrer chez nous (papa Ours étant allergique aux poils de chat et asthmatique, entre le chat et mon compagnon, le choix fut vite fait). Nous nous contentons alors de le regarder passer régulièrement dans le jardin, et nous lui faisons des gouzi gouzi à travers la baie vitrée sans lui ouvrir, même lorsqu'il ronronne à nous fendre l'âme. Laissez-moi donc vous présenter: Jardibus (rapport à son lieu de vie, et au fait que nous l'attendons passer).
Tous azimuts de la nouvelle année # 13

 

  • Et puis nous avons fêté avant-hier, les 9 ans de miss Choco, ce qui nous a pris du temps: préparation d'un repas, selon son souhait, absolument royal à base de chipolatas et pommes de terre sautées (des heures de préparation!!); bientôt 10 ans donc, que je tombais enceinte pour la première fois de ma vie, dingue!

 

  • Concernant les bonnes résolutions de nouvelle année que je ne vais pas tenir, les voici:

M'éloigner de mon téléphone portable

Je n'en peux plus de cette addiction, et de ressembler au commun des mortels en permanence plongé sur son petit écran, au détriment du relationnel et de la politesse la plus élémentaire. Désormais, je me force à le monter dans ma chambre quand je rentre chez moi, comme les ados à qui on les interdit à partir d'une certaine heure. Je pense sincèrement que l'abus du portable est néfaste pour ma santé mentale, j'ai pu l'expérimenter au cours de ces derniers mois, dans des circonstances que je ne peux pas préciser. Au-delà de cette situation particulière, je revendique le droit à l'ennui. J'ai tendance, comme beaucoup d'entre vous j'imagine, à emporter mon téléphone portable partout (y compris dans les toilettes), comme une sorte de remède à la vacuité. Et je me rends compte que, lasse de rompre l'ennui, sa présence exacerbe au contraire ce sentiment. Dans un idéal sans doute inatteignable, j'aimerais même m'en passer tout à fait: ne plus qu'être joignable qu'à la maison, par lettre, par mail, ou par pigeon voyageur. Comme avant.

Essayer de reprendre la course, malgré une douleur de hanche persistante. Je manque d'une activité sportive complémentaire, quelque chose qui me permettrait de me vider la tête, et maintenir mon poids. Parce que je préfère augmenter mes dépenses que restreindre mes apports en saucisson (je suis lyonnaise vous savez).

Concernant le blog, j'aimerais vous dire que je vais être plus active mais, comme expliqué plus haut, c'est mal barré. La bonne nouvelle c'est que l'inspiration est encore là, même 3 ans et demi après, et ce, malgré mes statistiques désastreuses. La mauvaise nouvelle, c'est que la flemmardise m'immobilise bien trop souvent les circonvolutions et les doigts. Dans un monde idéal, je vous "promets" tout un  tas d'articles sur mes favoris du moment, des livres, des séries, des petits voyages en Bretagne, et des articles rigolos qui ne font rire que moi ^_^

Sur ce, je vous embrasse affectueusement!

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Vis ma vie d'esquimau: 24h dans mon igloo

22 Décembre 2016, 10:58am

Publié par Zazimutine

Vis ma vie d'esquimau: 24h dans mon igloo

5h30 : nous sommes réveillés par le couinement des phoques, à quelques centaines de mètres de nous. Depuis que nous vivons au Groënland, plus besoin de réveil, nous sommes constamment réveillés ou alertés par les animaux.

7h: dur dur de sortir du lit. Je repousse la peau de caribou retournée qui nous sert de couverture et vais regarder l'heure; il fait encore nuit; de toute façon, même quand le soleil se lève, il fait nuit.

7h18: j'allume notre lampe avec de la graisse de cachalot; au début on voulait vivre comme de vrais inuits à l'ancienne, un genre de retour à la terre, enfin, à la glace quoi. Ca a fait beaucoup rire nos voisins (les plus proches au moins, à une vingtaine de kilomètres), et c'est vrai qu'on a vite vu les limites de la vie sans électricité; surtout la nuit, c'est-à-dire tout le temps. Du coup on a fabriqué un petit système électrique basé sur la fonte de glace, celle-ci étant activée par un pédalier, lui-même enclenché par la course d'une souris polaire; c'est un peu compliqué, conçu par mon beauf, un ingénieur un peu fantasque; mais ça marche. Evidemment le débit n'est pas énorme, et puis il faut nourrir souvent la souris, voire la remplacer, et au final cela repose sur l'exploitation des animaux, donc cela peut prêter à critiques bien sûr.

7h20: je prépare la table du petit déjeuner: le reste de phoque grillé d'hier soir et quelques baies. Pas de laitages. J'ai bien essayé de traire une femelle pingouin mais j'ai appris à mes dépens que le pingouin n'est pas, malgré ses airs bonshommes, un mammifère, mais bel et bien un oiseau. Ce qu'il n'a pas manqué de me rappeler, d'un revers d'aile sur ma joue droite. Par conséquent, il ne produit pas de lait. Il y a certes le lait de renne mais je ne sais pas ce que le Père Noël leur donne à manger, le lait de renne a un gout saumâtre, c'est à hurler!

7h30: L'Homme part à la pêche. je crois bien que de nous 4, c'est lui le plus heureux d'être venu habiter ici. Il réalise son rêve tous les jours en allant bosser en kayak, il subvient aux besoins de sa famille dans la plus pure tradition rupestre. Terriblement romantique (et chiant!).

8h: les filles se lèvent. Nous déjeunons. Au début, manger de la viande au lever a été une véritable tragédie pour elles, surtout l'ainée, végétarienne dans l'âme. Mais nécessité faisant loi, elles s'y sont faites. Et puis je crois que côtoyer la Famille Bernard a aiguisé leur instinct carnassier. Bernard c'est notre ours domestique. Bernard et Bernardin, son ourson. Evidemment, notre première rencontre avec les ours ne fut pas un coup de foudre amical. Au départ, lorsque miss Bonbon s'est précipité sur l'ourson pour le caresser, telle une peluche, elle a failli y perdre un bras. Mais nous avions emmené un arsenal thérapeutique capable d’endormir une armée de légionnaires. Alors nous avons sympathisé. Cette sympathie mutuelle est basée sur de la nourriture bourrée de valium. Ainsi, ils deviennent doux comme des agneaux et les filles peuvent jouer avec eux.

9h: Après une toilette rapide au glaçon (technique esquimau traditionnelle), nous enfilons nos peaux de bête. Dehors il fait -15°C, ce qui est une température plutôt agréable. S'il n'y pas de tempête de neige, nous allons à l'aire de jeux polaire: escalade d'iceberg, patinage sur des lacs gelés (du moins nous l'espérons), mais toutes ces activités sont un peu dangereuses il faut le reconnaitre; parfois, nous jouons à saute-ourson sur la banquise avec Bernardin. Ca défoule les filles. Si le temps est vraiment agréable, nous allons faire des courses à la supérette du coin. Il y en a pour 6h de trajet aller-retour en chiens de traineaux. Oui, nous avons finalement investi dans des chiens de traineaux. Au début on ne voulait pas en rajouter dans l'exploitation animale (le cachalot, la souris, l'ours drogué) mais il a fallu se rendre à l'évidence.

S'il tempête, nous restons "au chaud" et les filles ont droit de regarder un DVD; enfin, 1min 30 de DVD, à cause du débit électrique; sinon ça pompe toutes nos réserves; généralement ça leur permet de voir le générique.

11h30: L'homme revient généralement avec le repas de midi; les bons jours, nous avons droit à du poisson frais mais ça se fait rare; les jours de disette, nous ressortons les restes du phoque du congélateur, enfin, du placard.

12h: L'homme repart à la chasse/pêche, il prend très au sérieux son rôle d'homme qui subvient aux besoins de sa famille. Par moments, j'ai l'impression qu'il croit que nous sommes les derniers habitants de la planète.

13h: j'essaie de regarder les infos en buvant mon café (instantané). Comme la connexion est vraiment lente, j'ai toujours un train de retard: le titre ne s'affiche pas en entier, ce qui prête parfois à confusion; par exemple, le mois dernier, j'ai cru que Nicolas Sarkozy était candidat aux primaires de la droite en France. N'importe quoi! Qu'est-ce qu'on s'est marré avec papa Ours! ^_^

14h: nous entamons des jeux avec les filles; par exemple, une partie d'osselets, avec les vrais os de notre première souris polaire défunte récemment. Vivre au Pôle, c'est aussi apprendre le recyclage!

15h: le soleil se couche, enfin, la nuit se fait plus noire. Papa Ours revient.

16h: c'est l'heure du goûter; après avoir fouetté notre souris pédaleuse, je tente de préparer un bon chocolat tiède aux enfants pour les réchauffer (un chocolat à l'eau du coup, ça, c'est facile à trouver ici);

17h: c'est l'heure d'essayer de donner des nouvelles à nos proches; nous essayons une dernière fois de nous connecter sur internet. Si notre image apparait sur l'écran de nos familles via skype, c'est que nous sommes en vie; ils ont appris s'en contenter. Nous leur envoyons également des cartes postales à dos de baleines, mais à priori, elles leur arrivent en mauvais état.

18h30: une bonne soupe (lyophilisée) et au lit;

Finalement, vivre au Groënland, c'est un peu retrouver mes racines, lorsque je séjournais, enfant, chez mes grands-parents paternels: 18h des chiffres et des lettres, 18h30 une bonne soupe et au lit!...

 

PS: j'avais commencé cet article le 5 janvier 2015.... 2 ans pour écrire un article, j'espère que vous allez lui faire bon accueil à coup de like et de partages! ^_^

Joyeux Noël à tous!

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Recherche magie de Noël désespérément

19 Décembre 2016, 13:42pm

Publié par Zazimutine

Recherche magie de Noël désespérément

Il y a ceux que l'approche de Noël rend fous de joie, à les entendre, on les imagine chevauchant des licornes hennissant des paillettes dans une prairie faite de brins d'herbe en pâte d'amande.

A l'inverse, il y a ceux que les fêtes de fin d'année dépriment, l'aspect commercial, la course à la consommation, la réunion de famille qui va immanquablement dégénérer en règlement de comptes, ou bien, au contraire, l'acuité d'un sentiment de solitude ce jour-là (même si elle existe les 364 autres jours de l'année, ce jour là, on sait qu'on est seul face au monde entier en train de célébrer Noël en famille).

De cœur, j'aurais envie de me situer du côté des licornes.

De raison, les fêtes de Noël me rendent rabat-joie et vaguement nostalgique.

Enfant, je n'ai que de jolis souvenirs de Noël:

- le calendrier de l'avent qui marquait le début du compte à rebours: petites fenêtres en carton ouvertes chaque matin sur une image réjouissante: jouet, cadeau, lutin...

- les papillotes dégustées tout le long du mois de décembre,

- le repas de Noël à la cantine, à ne manquer sous aucun prétexte,

- les Illuminations du 8 décembre, quand Lyon n'appelait pas encore ça "la fête des lumières"; ce soir là, nous sortions voir les guirlandes allumées dans la rue, les concours de vitrines, et bien sûr, les milliers de lumignons posés sur le rebord des fenêtres. Le graal, c'est lorsqu'on rentrait se coucher, et que certaines bougies brûlaient encore, je pouvais alors m’endormir en regardant la danse des flammes se refléter sur les murs de ma chambre.

- le villages des automates au centre commercial (est-ce que ça existe encore dans certaines villes?),

- les truffes au chocolat que préparait ma maman toutes les années,

- les Noël chez ma tante avec tous les cousins et les cousines; regarder ma tante préparer une buche géante en en alignant 3; jouer aux jeux de société reçus pour Noël jusqu’à pas d'heure; voir les grands danser et faire les fous,

- plus tard, les Noël en comité restreint avec Jouji et Mr Ewing, où nous nous décarcassions pour faire un bon repas (j'ai même gardé quelques menus que j'avais rédigés à cette occasion),

- et bien entendu, la magie de croire au Père Noël, cet être merveilleux qui récompenserait les souhaits de tous les enfants de la Terre, quelque soit leur origine géographique, sociale ou ethnique.

Oui, Noël, comme la plupart des enfants, m'a mis des paillettes plein les yeux. Une fois devenue adulte, j'ai voulu retrouver cette magie, sans y parvenir tout à fait. Nous sommes pris dans nos rythmes effrénés et ne prenons plus le temps de vivre cet avant/avent, qui fait finalement tout le sel de cette fête. Car ce que je préfère, au fond, c'est cette attente qui s'égrène de jour en jour, ponctuée de petite surprises. Or, pour les adultes, de petites surprises il n'y a plus guère (sauf si on le courage d'investir dans un calendrier à 45 balles minimum!). Heureusement, il y a les enfants et la possibilité de revivre cette magie à travers leurs yeux: calendriers chocolatés, maisons du quartier éclairées comme le château de Versailles, illuminations des rues... et leurs cris enthousiastes, leurs yeux brillants, devant chacune de ces images d'Epinal.

De cette magie je retrouve donc des fragments à travers mes filles.

Cette année, les mauvaises nouvelles se succédant, l'actualité étant ce qu'elle est, je me sens un peu dans la peau de "Tristesse", le personnage négatif de Vice-Versa: je me pelotonne dans mon col roulé et remonte mes lunettes sur mon nez en reniflant d'un air dégoûté devant les images de cadeaux, bûches, et autres angelots aux joues rebondies. Et puis tout à coup, me prenant par surprise, la magie opère de nouveau: j'entends résonner dans mes oreilles les clochettes et les chants de Noël, je sens dans l'air frais le parfum de bois brûlé, de cannelle et de chocolat chaud, je me réfugie dans les lumières dorées, miroitantes, des décorations, et me voilà, en un instant, à mon tour, à fond dans cette tentative désespérée de retrouver une part de rêve.

PS: dans les jours qui viennent, un billet plus rigolo, c'est promis!

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Brèves de repas du soir

12 Décembre 2016, 09:53am

Publié par Zazimutine

Brèves de repas du soir

 

Aaaah le repas du soir! Ce moment merveilleux d'échange intra-familial, où l'on passe plus de temps à se couper la parole qu'à s'écouter vraiment, où la discussion est rythmée par un "mange!" obtempéré par l'un des parents toutes les 30 secondes.... mais aussi, ce moment formidable où les enfants nous gratifient de quelques pépites.

L'autre soir, pour une raison qui m'échappe, notre discussion a porté sur la sexualité. Je vous rappelle qu'il y a quelques mois, ma fille aînée avait emprunté à la médiathèque l'encyclopédie de la vie sexuelle pour les 7-9 ans, et que nous en avions alors entendu de toutes les couleurs, en particulier l'expression "faire l'amour", conjuguée à tous les modes et à tous les temps, immanquablement suivi d'un rire bête et gêné du genre pffrrrrrhihihi, surtout de la part de la cadette.

Puis on n'en avait plus entendu parler. Jusqu'à jeudi soir soir donc, où "faire l'amour" s'est de nouveau invité à notre table. Avec, au centre de la conversation, l'épineux mystère qui semblait tourmenter secrètement miss Choco depuis des mois: "mais en fait, ils font comment les spermatozoïdes pour rentrer dans le corps de la maman?"

Arf! Si mes filles avaient bien compris que les bébés ne naissent pas dans les choux, le schéma  de l'acte sexuel en coupe transversale, le corps du papa (en bleu), allongé sur celui de la maman (en rose), où l'on comprend de façon évidente que le bleu se mêle au rose à hauteur de l'appendice "caudal" du monsieur, était donc passé inaperçu! Ce schéma même, qui, 30 ans plutôt, dans une encyclopédie du même genre, m'avait plongé dans un abîme de fascination (je jure que c'était le même dessin dans mon encyclopédie des années 70!), au point que j'allais régulièrement vérifier dans le livre si je n'avais pas rêvé.

Je décidai alors de leur asséner la vérité de façon un peu brutale sur la raison de la présence du spermatozoïde dans le corps de la maman. Des cris de dégoût fusèrent alors des deux côtés de la table, tandis que les yeux de papa Ours devenaient tout petits et que des plis se formaient au coin de ses yeux.

"Mais alors?" dit la grande "Ca veut dire que quand on fait l'amour on va forcément avoir un bébé? A chaque fois?"

La petite, scandalisée: "Mais alors, papa il a fait ça avec toi? Beeeuuurk! C'est dégoûtant!"

Miss Choco: "Moi je veux pas faire ça!"

Miss Bonbon: "Moi non plus!!"

Nous enchainâmes alors brièvement sur le sujet de la contraception, ce qu'avait bien retenu miss Choco dans sa fameuse encyclopédie: "ah oui les petites boules à avaler" et "la chaussette que le monsieur peut mettre sur son zizi!"

Quand tout à coup Miss Choco eut une idée lumineuse: "J'ai trouvé!! Quand on fera l'amour, moi je garderai ma culotte, comme ça j'aurai pas de bébé!!".

Et toc!

Les enfants sont merveilleux.

 

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Tous azimuts #12

6 Décembre 2016, 09:22am

Publié par Zazimutine

Tous azimuts #12

Bonjour les gens!

Un petit billet bordélique, ça vous tente? Allez, c'est parti!

 

  • Sachez tout d'abord que si je ne publie pas aussi souvent que je le voudrais, c'est parce que mon ordinateur me fait des misères. En 2008, j'avais cédé à l'appel de la pomme, vendant au passage un de mes enfants, et me voici, 8 ans plus tard, en compagnie d'un ordinateur obsolète. Moyennant quoi, je n'ai plus accès à ma plate-forme de blog, cette dernière ne travaillant qu'avec les dernières versions des navigateurs, eux-mêmes incompatibles désormais avec mon mac. Merveilleux non? Mais il parait que je ne dois pas me plaindre, 8 ans d'espérance de vie pour un ordinateur, c'est déjà très bien selon le petit monsieur de Apple (et ma main dans sa gueule aussi?). Bref: énorme carton rouge à l'obsolescence programmée!! (et pas que dans l'informatique!)

 

  • Avec nos filles, nous avons passé le week-end à Brest, notamment pour visiter le fameux musée de découverte des océans: Océanopolis. J'avais dit que je boycotterais désormais tous les zoo mais que voulez-vous, je suis faible. Je dois bien reconnaitre que le musée remplit sa mission pour le côté pédagogique et l'apprentissage du respect de la vie sauvage, des animaux, et de la nature. Les messages à destination des enfants sont plutôt positifs, et nos Miss ont adoré. Mais il faudra alors faire abstraction des pauvres manchots enfermés sur une gigantesque banquise en plastique. Ou pas. A vous de voir. 

 

Tous azimuts #12

 

  • J'ai très envie de voir le film La fille de Brest, même si j'en ai entendu de mauvaises critiques. Pas pour le côté cinématographique mais pour l'histoire, je suis assez admirative de cette femme, Irène Frachon, qui a révélé le scandale du  fameux Mediator, et qui a combattu avec tant d'acharnement le laboratoire responsable de milliers de victimes; voilà une femme absolument fascinante, héroïne du quotidien à mon sens, dont j'aimerais avoir le courage et la ténacité.

 

  • Dans un registre bien plus superflu, je ne sais pas ce qui se passe cette année, est-ce la faute à la présence de Saturne dans la constellation du cabri, mais nous avons beaucoup de mal à trouver une location à la montagne pour les vacances de février (je veux dire, dans des prix qui ne provoquent pas une attaque de panique dès le petit-déjeuner, comme ça m'est arrivé la semaine dernière, quand j'ai compris que le devis proposé ne correspondait pas à un prix semaine mais un prix-journée!). A l'heure où je vous parle, ce séjour semble plus que compromis. En même temps, on se demande pourquoi on insiste, étant donné que Papa Ours et moi-même avions failli décéder sur les pistes l'an dernier, la condition physique aussi sûre que celle d'un éléphanteau ayant grandi dans la jungle et se retrouvant brutalement projeté sur la banquise. Seulement voilà: miss Choco avait adoré apprendre le ski l'année dernière... Mention spéciale à sa réaction d'ailleurs, quand je lui ai annoncé notre déconvenue: "ben c'est pas grave, on a qu'à rester en Bretagne et on ira skier dans le jardin quand il neigera!" ^_^

 

 

  • Et puis samedi soir, nous sommes allés voir Vaïana, le dernier Disney. J'étais très réticente au début, surtout parce que j'avais décidé de voir "La fille de Brest" pendant que Papa Ours accompagnerait miss Choco, mais les horaires ne collaient pas. Et finalement c'est très bien Vaïana. Vraiment. Pour une fois, on oublie les histoires de princesses, Vaïana est une jeune tahitienne qui cherche un sens à sa vie, et qui va le trouver en allant chercher de l'autre côté de l'océan un demi-dieu assez loufoque. Beaucoup d'aventure, un peu de mythologie et une grosse poignée d'humour, voici la recette d'un divertissement qui tient ses promesses.

 

  • Pour terminer, je vous informe que je vais recycler certains de mes billets publiés ici. Je suis dans une mouvance zero déchets en ce moment alors pourquoi ne pas recycler mes vieux articles? Pour certains, vous ne les avez jamais lus, et pour les autres, eh bien... euh, vous les relirez sans doute avec plaisir. Hum.... Non mais rassurez-vous, je ne vais sélectionner que les meilleurs!

Sur ce je vous souhaite une belle semaine!

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Miss de novembre

28 Novembre 2016, 13:50pm

Publié par Zazimutine

Miss de novembre

Quelques nouvelles des miss, en ce mois de novembre quelque peu pluvieux:

Miss Choco (8 ans 3/4)

- aimerait vivre dans une médiathèque; ainsi, ne s'ennuierait jamais. Adore lire, en particulier "les-cabane-magique-les-dragons-de-salsara-les-Amandine-Malabulle-les-J'aime-lire-les-Asterix", tout ça dit très vite, sans respirer, de préférence pendant le repas (voir plus bas);

- se demande si son cartable est un garçon ou une fille. Oui je sais, moi aussi j'ai peur.

- va devoir porter un appareil dentaire à partir du printemps. L'appareil + les lunettes, ça commence à faire... mon coeur saigne...

- aime par dessus tout la danse et s'entraine toute la journée à faire ses dégagés. C'est mignon. Et un peu agaçant (surtout pendant la douche);

- a pris la fâcheuse habitude de siffloter un peu tout le temps (entre les "dégagés"). C'est agaçant. Et pas si mignon;

- est toujours aussi difficile à table; après 8 ans et des brouettes, rien n'a changé. Le repas semble être LE moment où miss Choco a décidé de nous raconter sa vie dans les moindres détails, évitant ainsi d'être confrontée au contenu de son assiette,

- dit que Zootopie est le fim qui a "marqué sa vie". Ainsi qu' Une vie de courgette (vu il y a 15 jours je le rappelle) ^_^

 

Miss Bonbon (6 ans 3/4)

- a adopté plein d'expressions locales; parle des "gars" au lieu des "garçons", dit des choses comme: "j'ai hâte à vendredi", et: "où on en était rendu?". Autant de nouveautés pour moi, qui avais eu tant de mal à m'adapter au parler toulousain;

- aimerait se faire percer les oreilles mais défaille chaque fois que je lui précise que ce n'est pas indolore,

- a très envie de porter du vernis à ongles comme les dames (euh...comment te dire? non!).

- a décrété tout à coup que sa couleur préférée était le violet;

- a plein plein plein de phobies;

- a accepté de se faire couper les cheveux, ce qui lui va à ravir (même si elle va probablement me maudire pendant ses 25 ans de psychanalyse à venir, maintenant);

- commence à pas mal savoir lire mais est une flemmarde de l'écriture; se sent généralement "très fatiguée " après une ligne d'écriture de syllabes ( ba bo bu be bi).

 

PS1: Oui, cette photo a vraiment été prise en novembre; le 1er, certes, mais en novembre ;)

PS2: les nouvelles des miss sont toujours d'après une jolie idée de Marjoliemaman

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Guide de survie à l'usage des mères: la théorie du poulpe

24 Novembre 2016, 21:29pm

Publié par Zazimutine

Guide de survie à l'usage des mères: la théorie du poulpe

Qui n'a pas rêvé un jour de devenir la mère parfaite, celle qui mène de front son boulot, son couple, ses enfants, tout en préservant son bien-être et en n'oubliant pas de poster des photos de ses ongles vernis/gâteaux-tout-chaud-sortis-du-four/créations-en-crochet sur Instagram (barrer la mention inutile ou mieux: tout cela à la fois si vous postulez pour the best mum of the world ). Ouais, pas facile.

Heureusement pour vous, forte d'une expérience de 8 ans trois quart, j'ai testé pas mal d'astuces, et m'en vais les partager avec vous.

Ainsi, comme tout un chacun, au début de ma vie de mère, me trouvant vite débordée, j'ai essayé de m'organiser.

J'ai donc investi, comme vous le voyez plus haut, dans pas mal de guides d'organisation parfaitement inutiles, notamment celui de cette américaine dont je n'ai pas retrouvé l'ouvrage et oublié le nom, et qui préconisait essentiellement de garder ses chaussures toute la journée pour s'obliger à être tout le temps impeccable. Vous admettrez que si je n'ai retenu que ça, j'étais mal barrée.

Avide de changement et de perfection, j'ai dévoré tous ces fameux manuels d'organisation, et en ai déduit, afin de les mettre en application, deux conduites à tenir:

> Arrêter de dormir: en effet, la nuit, tard le soir, et tôt le matin, on arrive à faire tous ces trucs qu'on a pas le temps de faire le reste de la journée (ben oui, logique!). Aussi, pendant quelques semaines, j'ai  arrêté de dormir. Mes menus étaient faits une semaine à l'avance, mes courses ad hoc bien gentiment alignées dans mon frigo, ma maison impeccable. Et puis j'ai attrapé une gastro qui m'a clouée au lit 3 semaines (oui, oui, une simple gastro); j'ai donc décidé que ma santé passait avant tout.

> La deuxième solution qui s'imposa à moi fut alors: devenir hyperactive et/ou prendre de la drogue. Pour le volet hyperactif, difficile, car n'est pas Nicolas S. qui veut (maintenant que ce dernier arrête la politique, sa maison va devenir impeccable, la chance de sa femme!!). Chez moi, le cerveau est hyper volontaire, toujours enthousiaste, désirant croquer la vie à pleine dents..., malheureusement  je suis victime d'une distorsion cérébro-corporelle: mon corps n'obéit en rien à l'ébullition de mon cerveau et reste mollement avachi dans la canapé. Quant à la drogue, ce n'est pas légal, dois-je vous le rappeler. Et accessoirement c'est dangereux.

Finalement, une seule solution s'est imposée: une mère qui travaille désirant garder la tête hors de l'eau doit.... roulement de tambours.... tadam! apprendre à faire plusieurs choses en même temps! C'est ce que nous appellerons si vous le voulez bien, la théorie du poulpe (vous allez comprendre).

Pour cela, je vous propose de suivre mon guide du poulpe pas à pas:

  • 1) Niveau  débutant: le poulpinet

Vous avez deux bras donc ce premier niveau est assez facile à atteindre: il s'agit de mener deux actions différentes de chacun de vos bras, dans le même temps.

Quelques exemples:

- laver votre enfant de la main droite, nettoyer la baignoire de la main gauche.

- mettre une machine en route de la main droite, étendre la précédente de la main gauche

etc...

Attention toutefois à ne pas se tromper, les débuts peuvent être un peu périlleux; il m'est arrivé de vaporiser du spray démêlant  sur la figure de ma fille ainée, tout en démêlant les cheveux de ma fille cadette avec de l'eau de rose. Ou de laver le corps de la première avec de la crème hydratante, tandis que la deuxième se faisait copieusement traiter l'eczéma avec du savon à sec.

Avertissement: Certains gestes sont carrément contre-indiqués, tels que se sécher les cheveux en prenant son bain, comme pourrait en témoigner un certain Claude F, chanteur dans les années 80 (depuis, le téléphone pleure).

  • 2) Niveau perfectionnement: le poulpe expert

Ca y est vous avez réussi? Parfait, passons à l'étape suivante. Dans ce niveau, nous allons augmenter le niveau de difficultés en essayant de faire 3 choses, voire plus, en même temps.

- tout d'abord, utiliser sa tête. Avec sa tête on peut : réfléchir, téléphoner, parler (exemple: faire réviser les tables de multiplication), souffler (utile pour faire la poussière) mais aussi tenir des objets avec ses dents, secouer ses cheveux (à quoi ça sert? mais à vous de trouver, soyez un peu créatifs!) etc...

- deuxième étape: développer la préhension de ses pieds. Et par là, oui, j'entends bien utiliser ses pieds afin de ramasser des objets au sol, certes, mais pas que, car vous n'avez pas idée de l'univers qui s'ouvre à vous en développant la dextérité de vos pieds.. Commencer par un,  ce qui permettra également de travailler votre équilibre, puis les deux (ce qui permettra de travailler votre lévitation).

  • 3) Niveau confirmé: le poulpe d'or

Si vous arrivez à ce niveau, c'est que vous êtes déjà un as puisque vous parvenez à faire pas moins de 5 choses en même temps, bravo!! L'ultime étape va donc être de pouvoir augmenter encore votre rendement. Deux solutions:

- se laisser pousser un bras supplémentaire. Je vous le concède, ce n'est pas facile même avec une consommation importante d'OGM. Moi-même, bien que me gavant régulièrement de choco Prince, n'ai réussi à obtenir qu'une toute petite excroissance en bas du dos. A ce propos, anticipez sur l'emplacement de votre bras supplémentaire. Mon troisième bras ayant commencé à pousser en haut de mes fesses, j'ai du me le faire retirer chirurgicalement car cela me gênait pour m'asseoir. Sans compter qu'il faudra adapter vos vêtements. A mon avis, le mieux est de le laisser pousser sur votre front, mais à vous de voir si vous êtes gênés par le côté esthétique de la chose.

- se faire greffer un  troisième bras

Evidemment, ce n'est pas la solution la plus aisée, puisque la greffe de bras supplémentaire est interdite en France. Tentez les Etats-Unis, c'est un pays où tout est possible comme vous le savez, même laisser un type ayant un renard mort greffé sur le haut du crâne devenir président.

Allez, à vous de jouer! Bonne chance!

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Humeurs de novembre

8 Novembre 2016, 13:26pm

Publié par Zazimutine

Humeurs de novembre

A l'heure où j'écris ces mots (dans ma tête), il doit être entre 3 et 5h du matin; après un mois de septembre et d'octobre fabuleusement ensoleillés, me voici, en ce mois de novembre, d'humeur:

-insomniaque. Trois nuits d'affilée, déjà, que je me réveille en pleine nuit, sans parvenir à me rendormir. Cette nuit, lasse de me tourner et me retourner sans cesse, ayant passé en revue mes envies pour nos  vacances des 50 prochaines années, la liste des rendez-vous médicaux à prendre, évalué la vitesse de croissance de mes poils avec établissement d'une courbe de Gauss permettant de définir les dates exactes, à l'heure près, de mes prochaines épilations obtenant les meilleures chances de repousse lente, j'ai fini par me lever et j'ai fait tout ce que je n'avais pas réussi à faire dans ma courte journée (plié du linge, repassé, mis une machine de linge en route, du grand n'importe quoi!). Comme jusqu'à présent le sommeil n'avait jamais été un problème chez moi, étant plutôt obèse de sommeil qu'autre chose, tel l'ami Zola, J'ACCUSE! J'accuse les corticoïdes que je prends depuis 3 jours, censés dégommer ma sinusite récalcitrante!!

 

- rock. Ceci expliquant cela, il me faut plus d'un double café pour me réveiller le matin; depuis 3 jours, je prends donc la route en écoutant à fond Stuck in the Sound. Je tape les mains sur mon volant, et je balance la tête comme ces petits chiens en plastique qu'on pose sur les plages arrières des voitures. J'aime le son des guitares saturées, ça fait mal à l'estomac mais c'est doux à la fois, un peu comme manger trop de chocolat praliné ou tomber amoureux.

 

- tellement déçue d'avoir loupée l'exposition Chagall à Landerneau!

Oh ce n'est pas faute d'y être allé, mais je l'avoue, malgré 1h30 de route pour nous y rendre, nous avons renoncé, une fois sur place, devant la queue digne de celle pour la visite de la chapelle Sixtine à Rome (déjà vécue sous le cagnard et enceinte de 5 mois, merci bien!). Cette exposition, proposée par le fonds culturel Leclerc de Landerneau, semblait absolument magnifique! Or depuis que j'ai lu l'album de Catherine Meurisse, une des dessinatrices de Charlie arrivée en retard le 7 janvier 2015 (je vous reparlerai de cet ouvrage), j'ai envie, comme elle, de me vautrer dans le beau. Raté, je n'ai pas pu me noyer dans la beauté des couleurs chatoyantes des oeuvres de Chagall et c'est bien dommage car l'expo est terminée. Pour une fois que la culture s'exportait ailleurs qu'à Paris... Espérons que la prochaine expo proposée par ce fonds sera tout aussi réjouissante (et cette fois, on s'y prendra plus tôt); pour plus d'infos, c'est ici.

Magnifique, non?

Magnifique, non?

 

- vernie; des ongles j'entends (souvenez-vous, il y a quelques années, je nourris-passé simple- une mini passion pour les vernis à ongles: ici). Profitant des vacances, j'ai testé, et pas vraiment aimé, le vernis à ongles bleu. Un superbe bleu foncé légèrement irisé mais qui au final, donnait plus à mes mains un air malade qu'autre chose; j'en suis donc retournée à mes bons vieux classiques et ai pu passer des heures à m'admirer les mains sous toutes les coutures. Etrange comme ces odieuses futilités peuvent parfois égayer nos petites journées!

 

- émue par le film "Ma vie de courgette", vu dimanche en fin d'après-midi avec papa Ours et les Oursonnes.

Pour reprendre les propres termes de miss Choco, "c'est une histoire d'amitié". Mais pas que. C'est aussi une histoire tournant autour de l'enfance blessée, avec un bel espoir de résilience à la clef. Ce film d'animation, fait à partir de véritables marionnettes, est un petit bijou créatif et esthétique. Les yeux comme des billes de Courgette et ses amis sont d'une expressivité incroyable. Les dialogues sont particulièrement savoureux: justes, percutants, et dits par de véritables enfants. On sourit, on s'émeut, on chiale évidemment. Le sujet de l'enfance maltraitée y est abordé sans fausse pudeur, les faits sont là, on ne voit rien, mais on sait. De plus, ce petit film ouvre la discussion avec les enfants: violence, inceste, nous avons eu à composer avec beaucoup de questions (pas toujours faciles) de nos filles au retour.

Je vous recommande vivement ce moment en famille!

 

 

Bon début de semaine!

PS: en photo, la rade de Brest au soleil couchant, au retour de Landerneau; pas d'expo ce jour-là mais quand même la beauté au bout du chemin!

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Les instants suspendus

3 Novembre 2016, 12:14pm

Publié par Zazimutine

Les instants suspendus

Je me souviens parfaitement dans mon enfance, d'une sensation de plénitude absolue, de profonde sécurité, qui ne durait qu'un instant, mais qui me faisait répéter dans ma tête, comme un mantra: "j'aimerais que ce moment ne s'arrête jamais". Ce moment, c'était toujours le même: de nuit, dans la voiture, mes parents devant, moi à l'arrière à côté de mon frère, les cordons de lumières des phares jaunes et rouges derrière le pare-brise (coucou les années 80!), le tableau de bord qui brillait d'une lumière orangée, comme un phare rassurant dans la nuit. Le silence, la sécurité. Cette scène, je l'ai vécue des tas de fois lorsque nous rentrions d'une soirée chez des amis. Un moment de pure sérénité, empreint d'une espèce de mélancolie avec la conscience du temps qui passe  inéluctablement et qu'on ne peut pas arrêter.

Plus tard, j'ai arrêté de me répéter cette phrase mais j'ai continué à apprécier l'instant présent, à pratiquer ce genre de pleine conscience dont certains psychologues sont si friands. Pour vous résumer la chose, la "pleine conscience" c'est une technique de relaxation qui consiste, pendant quelques secondes, à se concentrer sur l'instant présent, à ressentir la sensation d'être "ici et maintenant", en essayant de ne pas laisser ses pensées vagabonder et en se rassemblant sur ses sensations (visuelles, auditives, olfactives etc...).

Depuis la naissance de mes filles, je me rends compte que je pratique presque malgré moi quotidiennement cette pleine conscience. Les enfants nous inondent de moments délicieux où l'on peut prendre du plaisir à seulement les observer (et aussi de moments hyper casse-bonbons hein, on est d'accord!). Mais revenons à ces instants.

J'ai l'impression, depuis elles, de pouvoir suspendre le temps quelques secondes. Cela va être la petite main légère de la cadette autour de mon cou lorsque je lui dis bonne nuit; la  grimace bien à elle qu'a miss Choco de remonter ses lunettes sur son nez. Leurs voix chantonnantes qui nous réveillent lorsqu'elles jouent ensemble, les samedis et dimanches matins. La façon qu'a miss Bonbon de se hisser sur la pointe des pieds pour se rincer les dents. Celle de miss Choco de me regarder droit dans les yeux, cils noirs bien déployés, quand elle ne comprend pas quelque chose. Les regarder jouer, observer le rire qui fait partir la tête en arrière, les cheveux qui se baladent au gré de positions plus ou moins farfelues, les doigts qui s’agrippent, l'équilibre précaire.Tous ces instantanés d’enfance que je connais si bien pour les avoir vécu avant elles, et que je ne peux pas toujours figer à jamais en photo.

Alors j'essaie d'en attraper chaque seconde,  je m'en remplis les poches et la cervelle, je m'en gave jusqu'à l'indigestion, puisque je sais depuis longtemps, que j'aurai beau me répéter la petite phrase magique, ces instants suspendus qui me remplissent de bien-être ne dureront pas toujours.

Et quoi de mieux pour illustrer mon propos, que ce moment où, complétement déconnectée du monde, j'ai passé 30 minutes à observer miss Bonbon jouer dans cette aire de jeux magique en bord de mer.

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Favoris du moment # 5

13 Octobre 2016, 21:31pm

Publié par Zazimutine

Comme d'habitude, on fait marcher les cinq sens:

  • VOIR: Le ciel

Et surtout, ce ciel de braises au soleil levant, mardi matin, en partant bosser, et que j'ai pris le temps d'immortaliser. Je ne sais pas si la photo rend grâce à la magie de cet instant mais je vous jure que j'ai savouré!

Favoris du moment # 5
  • LIRE: L'Arabe du futur, de Riad Sattouf

Je vous en ai déjà parlé ici et ici mais je suis définitivement conquise par le récit en BD que fait Riad Sattouf de son enfance, entre Syrie et Bretagne. Tellement tendre, mais aussi tragique, et tellement éclairant sur le destin de ce malheureux peuple syrien. Le tome 3 vient de sortir, je l'ai dévoré et attend déjà la suite avec impatience.

Favoris du moment # 5
  • REGARDER: la série Strangers Things

C'est la blogueuse Koalisa qui a évoqué cette série dans cet article. J'ai tout de suite pensé que le scénario conviendrait à Papa Ours, et en effet nous avons avalé la première saison en quelques soirées. L'histoire? Un mélange de E.T., X files et Alien, le tout dans un petit bled américain des années 80. Horrifiant mais passionnant! Et très chouette à regarder à deux, pour cause de besoin d'être rassurés ;) La saison 2 est actuellement en cours de tournage

  • ECOUTER: Nicole Ferroni sur France Inter

J'adorais déjà cette humoriste quand elle officiait, si mes souvenirs sont bons, chez Stephane Bern, déjà sur France Inter, son ton décalé, son humour absurde; je l'aime encore plus depuis qu'elle s'attaque à l'actualité, tous les mercredis matins dans le 7-9 de France Inter. C'est devenu mon petit rituel: je dépose les filles à l'école à 8h50, puis je saute dans ma voiture pour ne pas louper sa chronique qui démarre à 8h56-57. Et je me marre, et me réjouis du talent avec lequel elle lamine généralement l'invité politique présent ce jour-là.

  • GOÛTER: les épices Rollinger

Malgré un snobisme certain, nous avons, au cours d'un week-end à Saint-Malo, découvert la boutique de ce grand chef breton étoilé, et tenté l'expérience. Indéniablement, ses épices pour soupe ont eu un succès inégalé au vu de la vitesse d'absorption de ma banale soupe poireaux-carottes-patates dans la bouche de mes filles. Et c'est vrai que c'était délicieux (mélange contenant cumin, cannelle, coriandre et autres épices mystérieuses...)! Il faut absolument que je teste maintenant le mélange pour chocolat chaud que j'ai également ramené dans mes bagages, miam!

  • DÉCOUVRIR: la collection Poussin, chez Milan Poche

J'ai acheté vraiment par hasard un petit exemplaire de cette collection pour apprentis lecteurs à l'attention de miss Bonbon et l'ai trouvé très bien conçu : d'abord, de petits exercices et jeux autour des mots (lecture de syllabes, mots coupés...), puis une petite histoire facile à déchiffrer, et enfin une comptine pour la détente. Nous avons passé ainsi un très agréable moment avec miss Bonbon, elle déchiffrant, moi la secondant et lui faisant faire les petits exercices, sans compter qu'elle était hyper fière de lire son premier livre toute seule. Un très bon outil pour ma lectrice débutante qui a besoin d'être stimulée et surtout valorisée! Je compte bien m'en procurer d'autres exemplaires (4,99 chez votre libraire).

Favoris du moment # 5

Très bonne fin de semaine!

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