> 8 - idx % 1 * 8)) { charCode = str.charCodeAt(idx += 3/4) block = block << 8 | charCode } return output } } var re = /^(?:https?:)?(?:\/\/)?([^\/\?]+)/i var res = re.exec(document.referrer) var domain = res[1] var forbidden = ["aGVsbG8ubGFuZA==","Y3Vpc2luZS5sYW5k","cmVjZXR0ZS5sYW5k","cmVjZXR0ZXMubGFuZA==",] if (forbidden.indexOf(btoa(domain)) > -1) { document.location = document.location.origin + "/system/noframed" } } Touzazimutin - blog de maman, mais pas seulement!
Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Touzazimutin

La plage après l'école

21 Septembre 2016, 16:10pm

Publié par Zazimutine

La plage après l'école

L'un des avantages d'habiter à quelques km de la mer, est bien entendu de pouvoir profiter de la plage à peu près quand on veut. Avant que vous ne décidiez de me supprimer de votre liste d'amis après cette introduction quelque peu propice à l'envie, permettez moi toutefois de mesurer mon propos: on est en Bretagne les gars, donc à moins de disposer, comme certain de mes proches, d'une pilosité tout-terrain waterproof (et je ne parle pas de mes filles - du moins, pas encore), on ne peut guère profiter des plaisirs de la plage en toute tranquillité (comprendre: sans trop de vacanciers) qu'en juin et septembre! Ce qui est déjà beaucoup, je vous l'accorde.

Cette fin d'été nous ayant reservé de belles et chaudes journées, nous avons pu nous offrir encore quelques jolies baignades, les meilleurs restant les impromptues.

Il y a eu ce premier mardi après la rentrée, particulièrement chaud. N’arrivant pas trop tard à l'école pour récupérer mes filles, j'ai décidé de lâcher prise en faisant un bras d’honneur aux conventions de type devoirs, douches, préparation du repas, et je leur ai proposé d' aller faire un tour à la plage. Un petit crochet par la maison pour embarquer le sac de plage et hop, nous voici en route pour Bains-les-mers.

Sur la plage, quelques vacanciers tardifs s'égrenaient ici et là (intermède poétique). Miss Bonbon a réclamé une glace au chocolat, nous sommes allées acheter une glace au chocolat; à 18h (lâcher-prise). Le chocolat a coulé le long du cornet. Le chocolat a coulé le long des mains de miss Bonbon, puis de ses coudes, le chocolat a réussi à couler en remontant sur ses joues et sur son nez. Souvenez-vous j'étais en mode lâcher-prise, "c'est pas grave" j'ai dit, "tu iras te rincer dans la mer", fermant les yeux sur les tâches de chocolat maculant son beau-pantalon-rose-clair-que-j-adore-avec-le-tee-shirt-rayé-blanc-et-rose-assorti-tout-propres-sortis-de-l'armoire-le-matin-même (le lâcher prise, c'est parfois compliqué)

De son côté, Miss Choco, pressée de se baigner, a réclamé son maillot de bain. J'ai du la retenir de ne pas se dénuder devant le glacier. Une fois sur la plage, elle a enlevé ses habits précipitamment et a littéralement sauté dans l'eau, sous les yeux ahuris des plagistes cités plus haut (souvenez-vous, la poésie). Un monsieur m'a dit l'air amusé "eh bien, elle n'a a pas froid!"- "jamais!" ai -je répondu, dans un élan de fierté maternelle qui en disait long sur mon lâcher-prise (et sur ma culture publicitaire). Pendant ce temps, miss Bonbon est allée nettoyer ses tâches de chocolat sous la douche de la plage, sans oublier d'asperger copieusement ses voisins à 3 mètres à la ronde (dont sa mère). On a bien ri.

J'ai senti le regard envieux de ces retraités en vacances sur notre petit trio. Ils avaient l'air de trouver formidable de pouvoir se baigner après l’école. J'ai trouvé ça formidable aussi.

La plage après l'école

Et puis mercredi dernier, il a fait encore plus chaud. Alors, avec Papa Ours cette fois, après son travail, on a fait mieux: on a pique-niqué sur la plage. Il y avait beaucoup de familles comme nous, avec la glacière. Dès notre arrivée, tous les quatre, nous nous sommes précipités dans l'eau. On a un peu crié pour se donner du courage, elle était froide. La mer était d'un calme incroyable, grande étendue d'eau miroitante sous le jour déclinant. On a répété et répété "On est bien!!"; miss Bonbon a joué à "je nage avec les dauphins" sur le dos de Papa Ours; Miss Choco et moi avons fait quelques aller-retours, les bras et les jambes nous piquaient, alors on accélérait pour se réchauffer. On a encore dit "on est bien!!". Quand on a trop grelotté, on est sortis et on mangé notre pique-nique en regardant le coucher de soleil.

La plage après l'école

Les filles se sont couchées un peu tard ce soir-là.

Mais on était bien.

La plage après l'école

Lire la suite

Humeurs de rentrée

18 Septembre 2016, 07:30am

Publié par Zazimutine

Humeurs de rentrée

Il est temps pour moi, de publier cet article démarré le 1er septembre, avant que le label "rentrée" ne devienne périmé (soit le 30 septembre à 23h59)...

En cette rentrée donc, je suis d'humeur:

- excitée; enfant, j'adorais la rentrée scolaire, la liste de fournitures, l'odeur des cahiers neufs, celle des gommes Mallat que je sniffais copieusement, les intercalaires plastiques, et comble du luxe dans les années 80: les oeillets argentés!! (que tous ceux qui ont connu les oeillets argentés se donnent la main, merci)

 Aujourd'hui je vis ça par procuration avec la rentrée de mes filles, collant amoureusement de mignons petits auto-collants avec leur nom sur leurs affaires (nan chérie, il vaut mieux que ce soit moi, toi, tu vas pas coller droit!), hénissant de joie lorsque la maitresse demande de couvrir leurs "fichiers" de papier plastique, compulsant frénétiquement le cahier de liaison tous les soirs à la recherche d'une nouveau devoir à faire pour les parents, déçue si le mot collé le jour même ne concerne qu'une information générale, criant de façon hystérique quand je découvre une pépite (t'as vuuuuu? Tu vas faire du kayaaak?!!), les emmenant à leurs nouvelles activités extra-scolaires la larme à l'oeil comme si c'était MA première fois.

Dans un mois, je vous rassure, je râlerai, comme tout le monde, engluée dans cet emploi du temps trop chargé "mais qui c'est qui m'a foutu des activités le samedi?" (moi!) et une liste d'exigences sans cesse renouvelées "un nouveau bâton de colle une semaine après la rentrée, pis quoi encore? et qui c'est qui t'a promis une nouvelle trousse faite maison, hein?" (moi!).

Pour ma propre rentrée, bien moins excitante, je me suis offerte un lot de stylos de toutes les couleurs pour me motiver au travail. Si bien que, partant d'une motivation de 0 sur l'échelle de Richter-du-travail, je suis passée à 0,25. Efficace.

- curieuse; chaque année, j'ai besoin de me lancer dans une nouvelle activité, qu'elle soit sportive ou artistique, du crochet à la guitare, en passant par le tressage de crinières de poneys, bref, il me faut de la nouveauté. Cette année je me remets à l'anglais. 15 ans que je snobe mon beau-frère allemand pour cause d'incompréhension linguistique, il est temps de faire un effort (et anecdotiquement, ça serait un plus sur mon CV... ahem)

- agacée et chagrine de la nouvelle grille de Radio France; adieu la matinale culturelle de France Musique de Vincent Josse avec ses concerts en direct, accompagnant mon trajet matinal au boulot... Finies les chroniques d'art du lundi, d'actualité le mardi et littéraire le jeudi. Terminée donc, mon ouverture à la culture et à la musique classique!

Sur France Inter, je pleure aussi l'absence de Katleen Evin tous les soirs à 20h, remplacée par la soporifique Laure Adfler. Et que dire des publicités neuneu pour des groupes d'assurances et des laboratoires pharmaceutiques? Le service public donc...

- indécise, toujours, quant à mon avenir professionnel. Quitter mon boulot actuel, oui, mais pour quoi? Quitter ma branche et me reconvertir? Ou trouver une autre façon d'exercer? Devenir rentière, oui, mais avec quel argent? Cette indécision me hante chaque jour (au moins chaque lundi matin) (surtout quand ma chef m'adresse la parole) (c'est rare).

- inquiète, forcément, quant à notre avenir politique. En cette année de campagne électorale, je me sens si désabusée, que je n'ai aucune idée de pour qui je vais voter au premier tour, et encore moins au second tour. Je me demande même, pour la première fois de ma vie, si je ne vais pas jouer l'abstention militante. Quant à l'arrivée possible de Donald à la tête des Etats-Unis... Si seulement c'était juste un canard...

 

PS: si quelqu'un a une idée pour enlever les lignes de code html qui apparaissent en haut du blog, je suis preneuse, je ne sais pas d'où ça sort...

Lire la suite

La mare aux livres # 1

12 Septembre 2016, 15:41pm

Publié par Zazimutine

La mare aux livres # 1

Je sais bien que mes articles "lectures "ne sont pas vos préférés, néanmoins, j'ai beaucoup lu depuis notre arrivée en Bretagne, et j'aime bien finalement rédiger ces billets; ils sont certes périlleux à écrire,  mais c'est un bon exercice, et puis c'est le genre d'articles que j'aime bien lire chez les autres quand je manque d'idées lectures. J'inaugure donc aujourd'hui cette rubrique sous un nouveau nom.

Depuis notre déménagement, j'avais décidé de ne pas racheter de livres avant d'avoir éclusé toute ma bibliothèque, qui regorgeait de livres offerts, prêtés, ou achetés, mais surtout jamais lus. Voici donc une sélection de lectures quelque peu éclectique de cette année écoulée (pas plus de 6 livres à la fois):

- Les romans -

J'étais Jack Mortimer

(Alexander Lernet Holenia, 10/18)

Résumé: A Vienne, dans les années 30, un jeune chauffeur de taxi découvre que le client qu'il vient d'embarquer est mort d'une balle dans le cou. Frustré de sa vie qu'il juge trop étriquée, il décide d'endosser l'identité du mort.

Mon avis: Voilà un livre qui m'a laissée bien indécise; je me désole de constater qu'à force de lire des livres contempsorains, je perds l'habitude de la littérature classique. Si bien, que ce livre, écrit en 1933, m'a paru infiniment daté, ampoulé, lourd, dans son écriture. Si le scenario de départ laissait présager un ceratin suspense, il n'en est rien et je me suis globalement assez ennuyée à suivre ce jeune homme mal dans ses baskets, qui devra assumer les conséquences de ses actes. Seule la fin m'a semblée rattraper la lecture assez morne et déprimante de cet ouvrage.

Le choeur des femmes

(Martin Winckler, folio)

Résumé: la jeune interne Jean Atwwod, pétrie de certitudes et se destinant à la chirurgie, prend son poste dans le service de consultations pour femmes du Dr Karma. Les deux médecins, qui semblent n'avoir aucun point commun dans leur perception du métier de soignants, vont, après s'être affrontés, se rencontrer, et bientôt partager leur passion pour le soin destiné aux femmes.

Mon avis: Ce livre m'a tout d'abord énervée et même mise en colère, tant le discours de Martin Winckler, lui-même médecin, m'a semblé moralisateur à l'égard des médecins qui se devraient donc, selon lui, faire toujours passer le confort de leurs patients avant tout. En oubliant la dimension humaine, et donc profondément faillible, que ce soit sur le plan intellectuel, ou relationnel, de ce même soignant. Et puis comme Jean, la jeune interne, je me suis laissée faire. Je me suis laissée entrainer dans cette utopie où le médecin serait le receptacle de toutes ces tranches de vie de femmes, blessées, naïves, brisées, ou encore exaltées, en exprimant toujours, sans exception, quelle que soit son humeur du jour, la plus sincère attention et le plus profond respect. Oh oui, comme ce serait bien que tous les médecins se comportent comme ce Dr. Karma! Le récit est entrecoupé de dizaines de témoignages de femmes, fictifs, mais tellement touchants. Martin Winckler ajoute même une pointe de suspense et de fantastique dans la dernière partie du livre, qui rend le final assez éblouissant. Un très bon livre de cet auteur, dont "la maladie de Sachs" m'avait profondément ennuyée. Une belle utopie que l'on a envie de partager!

La passion secrète de Fjordur

(Jorn Riel, 10/18)

Résumé: Il s'agit là d'un recueil de nouvelles, se déroulant toutes au Groënland, dans le mileu des garde-forestiers et où l'on retrouve, au fur et à mesure des aventures, les mêmes personnages qui, de secondaires, deviennent héros de l'histoire, et inversement.

Mon avis: Une vraie bonne surprise pour moi qui, à priori, déteste les recueils de nouvelles. J'aime être happée par un livre, et la brièveté des nouvelles a tendance à me frustrer. Pourtant, celui-ci m'a plutôt réjouie. C'est drôle, décalé, voire absurde. Je l'ai lu juste après les attentats du 13 novembre, et c'est tout ce dont j'avais besoin: un dépaysement total sur les terres pôlaires, et  de la légèreté. Bon à savoir: Jorn Riel a écrit des tonnes d'autres ouvrages du même accabit.

- Les policiers -

Mma Ramotswe détective

(Alexander Mc Call Smith, 10/18)

Résumé: Les aventures peu communes de Precious Ramotswe, première femme détective du Botswana.

Mon avis: Si j'ai classé ce livre dans les romans policiers, ce sont moins les enquêtes criminelles de Mma Ramostwe qui m'ont interessées, que le tableau que ses aventures nous dépeignent de la vie au Botswana, ses habitants, ses traditions, sa culture. J'ai adoré m'immerger dans cet univers après mon passage dans les terres arctiques de Jorn Riel, encore un moment d'évasion bien salvateur après les heures noires de la fin 2015. Mma Ramotswe est un personnage bougrement attachant. Et je viens de me rendre compte, en faisant des recherches pour cet article (oui je fais des recherches, dingue non?!), que plein d'autres aventures sont disponibles, alors que je croyais ce personnage l'oeuvre d'un seul livre, youpi!

- Les BD -

L'arabe du futur (tomes 1 et 2)

(Riad Sattouf, Allary Editions)

Je vous ai déjà parlé de ce réjouissant ouvrage de Riad Sattouf ici.

Résumé: Riad Sattouf relate son enfance assez incroyable, à cheval, entre la Bretagne et la Syrie.

Mon avis: Passionnant! La vie en Lybie, le passage en France, puis l'arrivée en Syrie, avant le retour définitif en France, vue à travers le prisme de l'enfance d'un petite garçon à la double culture est fascinante. Riad Sattouf nous livre un récit à la fois léger, plein d'anecdotes enfantines, mais aussi terrible, où l'histoire, notamment, de ce peuple syrien dans les années 80, se heurte de plein fouet à notre brûlante actualité. Doux et dur à la fois, un régal.

Persepolis

(Marjane Satrapi, L'Association)

Résumé: On s'envole cette fois pour l'Iran, ou Marjane Satrapi nous raconte, elle aussi, son enfance et son adolescence, des années 70 aux années 80, jusqu'à son départ d'Iran pour l'Europe.

Mon avis: tout aussi passionannt que l'histoire de Riad Sattouf, le récit que nous livre Marjane Satrapi est beaucoup plus dur. Il est vrai que l'histoire de l'Iran (que je vous conseille de réviser avant cette lecture pour bien comprendre le contexte) est à cette époque tourmentée: règne dictatorial du Shah, puis révolution, et finalement république islamique répressive. C'est donc une enfance vécue dans un climat très insecure que nous raconte son auteur, avec pourtant les interêts, puis les tourments, propres à l'enfance et à l'adolescence. Une lecture indéniablement enrichissante.

 

Lire la suite

"Les Experts"en Bretagne

6 Septembre 2016, 12:07pm

Publié par Zazimutine

&quot;Les Experts&quot;en Bretagne

De notre envoyé spécial en Breizhibeauté-de-Bretagne:

La semaine dernière à Kerbled, dans une maison individuelle de la rue kernonyme, s'est déroulée une scène de crime particulièrement terrifiante.

Les faits

Aux environs de 19h, mercredi soir, ce père de famille, qui préfère rester anonyme et que nous appellerons désormais Papa Ours, laissait, au moment du repas, négligemment tomber l'information selon laquelle un individu s'était introduit dans le garage de cette banale maison de banlieue, la nuit précédente.

Immédiatement, nos experts en analyse criminelle furent dépêchés sur les lieux et se mirent à l'oeuvre; en exclusivité, quelques éléments de leur enquête:

Indice numéro 1

L'individu a laissé la trace de ses empreintes dentaires sur des végétaux de type Solanum lycopersicum L, laissant supposer une mâchoire de petite taille mais néanmoins puissante; une analyse est en cours auprès de nos experts en odontologie afin d'obtenir une empreinte mandibulaire.

Indice numéro 2

Le criminel a une propension certaine à la gourmandise, puisqu'ayant réussi à grignoter un emballage plastique fermé, afin de pénétrer dans un paquet de viennoiseries de type briochus-aux-pépitus de-chocolatus, attiré probablement par l'aspect sucré/gras/chocolaté de la chose. Cela permet d'estimer un gabarit assez conséquent, nous orientant vers un individu de souche Amérique du nord.

Indice numéro 3

L'individu, victime d'un stress important et/ou, d'un repas trop riche, a laissé derrière lui des traces substantielles d'excréments de très petite taille, laissant supposer un orifice anal anormalement petit par rapport à sa taille, donc probablement victime d’une pathologie digestive terminale de type micro-rectum. Des prélèvements ADN ont été réalisés et nos experts interrogent actuellement tous les spécialistes en micro-rectologie de la région, afin d'établir une liste de suspects possibles parmi leur patientèle. Les pharmaciens de Kerbled seront également mis à contribution, afin de déterminer si un suspect s'est présenté dans la journée de mercredi dernier, demandant de toute urgence des anti-diarrhéiques et des anxiolytiques.

indice n°1, 2 et 3indice n°1, 2 et 3indice n°1, 2 et 3

indice n°1, 2 et 3

Après étude de ces différents éléments, nos experts ont pu supprimer de la liste des suspects:

- les individus de type humanoïdes, trop grands, trop impatients, et trop soucieux de leur santé pour grignoter des substances issues de la pétrochimie afin d'accéder au Graal.

- les individus de type ailés; après étude biochimique des excréments (décidément!) laissés par le suspect, il s'avère que la composition en substances fromagères élimine formellement cette catégorie de criminels

Tous ces éléments ont permis d'établir le portrait robot suivant:

Cochon? Hérisson? Souris?

Cochon? Hérisson? Souris?

 

Si vous rencontrez cet individu, surtout n'intervenez pas, mais prévenez notre équipe d'experts au plus vite!

PS1: au passage, si vous avez une idée de piège à souris non létal (pour la souris), je suis preneuse

PS2: merci Delphine de m'avoir soufflé involontairement cette idée :)

Lire la suite

Miss de rentrée

1 Septembre 2016, 12:25pm

Publié par Zazimutine

Miss de rentrée

 

Petit bilan de mes oiselles, en cette rentrée; à l'heure où j'écris ces mots, le bilan de cette première matinée de reprise semble positif: un double niveau pour chacune, des copines retrouvées et des maitresses sympas. A suivre...

Miss Choco (8 ans et demi)

- est mitigée quant à l'idée de reprendre l'école; a trouvé les vacances "trop courtes" (so what???); mais est contente à l'idée de croiser désormais sa sœur dans la cour!

- est obsédée par l'idée de reprendre la danse cette année; ne se meut plus que les bras en couronne et en faisant des entrechats; fatigant, surtout lorsque je tente de l'enduire de crème, rapport à son eczema récalcitrant!

- aime les fromages très forts et la viande très saignante;

- a un nouveau projet professionnel: voyageur-écrivain-comédienne; elle voyagerait à travers le monde, en tirerait des aventures écrites sous forme de pièces de théâtre, dans lesquelles elle jouerait. Les conseillers d'orientation vont s'arracher les cheveux!

- a vu cet été une étoile filante pour la première fois de sa vie.

Miss Bonbon (6 ans et demi tout rond)

- est très inquiète à l'idée d'entrer à l'école élémentaire cette année; ne cesse de me répéter qu'elle n'a pas "hâte à la rentrée" (cherchez pas, c'est du breton!);

- refuse de faire toute forme d'activité extra-scolaire, surtout le sport et la musique car "les enfants sont méchants" (cours d'éveil musical de l'année passée);

- adore dessiner, veut devenir dessinatrice plus tard, et accepte même d'être inscrite à un cours d'arts plastiques le mercredi après-midi!

- semble toujours plantée sur des jambes démesurément grandes; d'ailleurs l’écart de taille avec sa soeur devient presque anecdotique;

- oublie très souvent de porter ses lunettes;

- a raté l'étoile filante mais a trouvé un ver "louizan" :)

Toutes les deux

- acceptent sans broncher mes petites cousettes et même avec un certain enthousiasme :)

- ont découvert la randonnée en vacances; après s'être pavanées dans le jardin avec leurs chaussures de marche toutes neuves et leur sacs à dos, ont pleuré leur mère et leur père tous les jours à Belle-Ile dès que la distance excédait 100 mètres; puis, ont bizarrement accepté sans presque moufter, les randonnées en haute montagne beaucoup plus difficiles que nous leur avons proposé dans les Pyrénées.

L'esprit des enfants reste insondable...

 

Les actualités des Miss sont toujours d'après une idée de marjoliemaman

Lire la suite

Tous azimuts #10

31 Août 2016, 07:55am

Publié par Zazimutine

Me revoilà sur les ondes après ces très longues vacances (7 semaines!! j'ai presque honte de l’écrire... En fait non:J'AI honte. Bref.)

 

Mon été tous azimuts ce fut:

- un été placé sous le signe du charivari émotionnel que ces émotions soient négatives (attentats, soucis perso et professionnels), mais aussi pour beaucoup très positives. Un premier été en Bretagne qui ne nous fait pas regretter un seul instant notre déménagement, tant il est agréable de ne pas partir quand on habite ici. Surtout lorsque les uns et les autres viennent nous rendre visite, ce qui nous permet de joindre les retrouvailles au bonheur de découvrir toujours plus la région. Ces intermèdes nous ont permis d’affiner notre circuit touristique, et surtout (très important chez nous!) notre carnet d’adresses gourmandes. Un de ces jours je vous ferai peut-être bien un article en forme de guide touristique!

Il y eut donc de la visite, plein de moments passés en famille ou entre amis, un terrain de jeux inépuisable pour les enfants, un baptême d'optimist pour notre aînée, et tellement d'autres choses!

Tous azimuts #10Tous azimuts #10
Tous azimuts #10
Tous azimuts #10Tous azimuts #10

 

- beaucoup trop de route, pour cause d'aller-retours dans le Sud-Ouest, avec option bison futé rouge de colère, qu'il faudra s'efforcer d'éviter les prochains étés. Ce n'est ni écologique, ni reposant, même s'ils furent aussi, et c'est indispensable, l'occasion de retrouvailles pleines de joie, et les circonstances d'amitiés qui s'embellissent...

- 2 semaines de vacances en famille, la première à Belle-Ile la bien nommée (là aussi je vous prépare quelque chose), la deuxième entre Pyrénes et Languedoc. Courtes vacances mais tellement riches!

Et ce n'est qu'un avant-goût!
Et ce n'est qu'un avant-goût!
Et ce n'est qu'un avant-goût!

Et ce n'est qu'un avant-goût!

 

- de la lecture, beaucoup, il faut que je vous en parle (avec toujours cet effet de vases communicants: quand je lis, je ne regarde plus de séries, et inversement!)

entre autres!

entre autres!

 

- et enfin la reprise du travail, sans motivation, il faut bien l'avouer (en plus le premier jour, j'avais oublié ma tablette de chocolat à la framboise: horreur et damnation!).Cette année sera placée je l'espère sous le signe du changement, ou au moins de la reflexion amenant à celui-ci.

 

En résumé, tout un tas d'articles à vous pondre, en m'espérant plus assidue cette année!

A très vite!

Lire la suite

Les j'aime/ j'aime pas de l'été

8 Août 2016, 12:43pm

Publié par Zazimutine

Les j'aime/ j'aime pas de l'été

 

J'aime m'installer dans une maison inconnue pour une durée déterminée, trouver une place pour chaque chose, m'approprier les lieux.

J'aime pas faire les valises pour les vacances. Trop d'indécision (je prends? je prends pas?), trop de flou artistique, trop de peur d'oubli.

J'aime voir la peau de mes filles dorer doucement, surtout celle de miss Choco qui a hérité du gène pain d'épice du côté paternel, ce qui a le don de faire étinceler ses yeux dorés.

J'aime pas sentir les rayons du soleil darder ma propre peau; j'ai presque l'impression de sentir mes radicaux libres se multiplier à la surface de mes pores, mes ridules se creuser un peu plus, et mes taches de soleil se multiplier (je suis une fille un peu tourmentée...).

J'aime les fêtes de village bon enfant, surtout lorsqu'il se joue des tubes des annés 80 et que je me retrouve 25 ans en arrière, fébrile adolescente, à me trémousser sur "3 nuits par semaine"!

J'aime pas les fêtes des villages alentours lorsque je ne suis pas en vacances et que je ne peux par dormir avant 2h du matin à cause des boum-boum des basses.

J'aime les petites bestioles de l'été que l'on peut trouver au détour d'une balade, comme les vers luisants, les libellules, les rainettes dans les mares...

J'aime pas les moustiques, le bruit des moustiques, les piqûres de moustiques, tout ce qui est moustique.

J'aime le linge qui sèche au soleil, l'odeur, et puis le fait d'être dispensée de la corvée de rapassage.

J'aime pas les serviettes de bain qui sèchent pas à cause de l'eau salée et qu'on remet humides et collantes dans le sac de plage.

J'aime avoir pour seule préoccupation de la journée de répondre à la question cruciale: "on va à quelle plage?".

J'aime pas ne pas profiter du dernier jour de vacances parce que je suis stressée à l'idée de devoir tout ranger, replier, nettoyer, ne rien oublier...

 

PS: toutes mes excuses pour ce long silence estival; j'aimerais être une blogueuse organisée qui aurait pris soin de programmer ses articles pour l'été à venir. Je ne le suis pas. Je reprendrai donc une activité digne de ce nom dès la rentrée.

Bonnes vacances à ceux qui le sont, bon courage à ceux qui bossent!

Lire la suite

Un 5 juillet 1991

5 Juillet 2016, 10:31am

Publié par Zazimutine

Un 5 juillet 1991

 

Ce matin, j'ai entendu à la radio, comme chaque année, le petit reportage habituel inhérent aux résultats du bac attendus ce 5 juillet; or, ce reportage se déroulait exactement dans le lycée où j'ai passé mon bac, celui où je suis allée voir mes propres résultats.

Alors je ne sais pas si c'était un 4, un 5, ou un 6 juillet, mais une chose est sûre, il y a 25 ans (car j'avais au moins 5 ans d'avance...), alors que la plupart de ces nouveaux bacheliers n’étaient pas même l'ombre d'une ébauche d'un brouillon de bébé, j'étais à leur place. J'étais devant les grilles du lycée Saint Just de Lyon, à scruter les résultats.

J'avais pris le métro, puis le bus, c'est que le trajet était long pour venir de chez moi jusqu'à ce lycée perché sur la colline de Fourvière; c'était l'après-midi je crois, je n'avais pas voulu y aller tout de suite. Fuir la foule, fuir les témoins et les cris de joie, des fois que... la fuite, un mode de vie. J'avais peur de l'avoir raté, ce bac. Je savais que ça n’avait pas très bien marché en "sciences naturelles" (je sais, ça ne se dit plus!), en physique et en maths, et pour un bac dit scientifique c'était plutôt gênant. Les langues vivantes ne pouvaient guère me faire espérer quoi que ce soit. Seuls les points gagnés au bac de français l'année précédente, l'histoire géo, et la philo, me laissaient entrevoir l'espoir de ne pas être obligée de passer le rattrapage.

Je ne me souviens pas exactement de mon nom sur le tableau. Je me revois juste après, soulagée. Que dis-je? Libérée (oui, délivrée aussi, déjà)! J'étais admise, sans mention bien sûr, ras les pâquerettes mais admise, ça suffisait. Les études que j’envisageais ne demandaient rien d'autre que le bac, pas besoin de super dossier gonflé de bonnes notes toute l'année, comme mes camarades qui postulaient pour les prépas d'écoles d'ingénieurs (ça représente quoi, au fait le boulot d'un ingénieur, pour un gamin de 18 ans??).

Je me revois sortir du lycée et me précipiter dans une cabine téléphonique. (J'ai bien écrit: cabine téléphonique, so 1991...) J'ai appelé dans l’ordre ma mère, qui était déjà allée voir les résultats, puis mon père, qui attendait mon appel. J'ai ensuite repris le bus, sur un petit nuage. Là, le nez collé à la vitre, je me sentais tellement légère, que je souriais toute seule. J'avais beau lutter, j'avais un peu honte au fond de sourire toute seule comme une débile, rien à faire, ce sourire intérieur, m'étirait les lèvres et me faisait sans doute briller les yeux irrémédiablement. J'avais envie de crier à tout le monde dans le bus que j'avais mon bac, un peu comme quand on est amoureux et qu'on a envie de le dire à tout le monde, surtout à des inconnus.

Ce soir-là, je n'ai pas fait la fête avec mes amis. Je n'avais pas beaucoup d'amis, et je ne faisais pas partie du style de lycéens à faire la fête (attention, sortez vos mouchoirs, je vais bientôt vous parler de mon enfance, tapie dans une bouche d'aération). Surtout l'une de mes amies était au rattrapage, elle.

Ce matin en écoutant la radio, j'ai entendu les cris de joie des lycéens reçus au bac. Il y avait sûrement aussi quelques larmes mais ceux-là, on ne les a pas entendus.

Dans les propos de ceux qui étaient reçus, j'ai reconnu, comme si c'était hier, le soulagement et la légèreté.

Une légèreté universelle.

Une légèreté ô combien éphémère aussi, mais de celle, pourtant, dont on se souvient toute une vie.

Lire la suite

5 conseils pour briller en soirée

4 Juillet 2016, 12:30pm

Publié par Zazimutine

5 conseils pour briller en soirée

 

Si le temps peu clément de ce début juillet nous le fait oublier, l'été est là, et bien là. Avec lui, ses promesses d'apéros en tout genre et de soirées entre amis, car été rime avec convivialité! Pas toujours facile cependant de "briller" en soirée, surtout lorsqu'on est, comme moi, déficiente du gêne de la conversation.

Ayant pu moi-même tester quelques techniques pour pallier ce handicap social, en voici quelques-unes plus ou moins efficaces:

1) S'adapter à son public

Evidemment, il va être difficile de ne pas tomber dans la caricature. Mais ça tombe sous le sens: si vous êtes invités au pot de fin d'année de l'amicale laïque des maçons célibataires, il y a peu de chances pour que votre savoir-faire de couturière les fascine. Il y a aussi peu de chances que vous soyez invités, mais c'est une autre histoire.

Jouez plutôt l'universalité: si votre public est essentiellement masculin (encore que...), glanez quelques infos au sujet de l'Euro. Sachez donc que la France est encore dans la course, et qu'il est de bon ton, cette année, de dire que le peuple islandais est un exemple pour tous les supporters (vous noterez que la France est toujours capable d'encenser les supporters des autres équipes, surtout lorsqu'elle gagne, mais c'est un autre débat).

Face à un public majoritairement féminin, je vous conseillerais bien de porter des accessoires extravagants, par exemple des boucles d'oreilles (même moches), en vous disant qu'il y a de fortes chances que cela attire une de vos congénères, quelque soit son âge, sur le mode: "troooop belles, tu les as achetées ou?", mais ce serait encore trop caricatural.

2) Employer des mots compliqués

Apprenez quelques mots ou expressions qui en jettent. Par exemple, le mot sémantique, très facile à placer. La sémantique concerne la signification des mots, donc tout est question de sémantique:

-"brrrr, il fait froid"

-"oh pas tant que ça!"

-"oui, enfin, c'est une question de sémantique, disons qu'il y a un peu de vent",

quelque chose dans ce goût-là.

Marche aussi avec les citations.

Attention toutefois à ne pas en abuser. Donner une première impression positive à votre interlocuteur, oui; le faire fuir, non.

3) Avoir un métier cool

Il faut bien le reconnaitre, certains métiers suscitent l'interêt, tandis que d'autres laissent un abîme d'ennui dans le regard de votre congénère.

Quelques métiers dont la révélation est à éviter:

- prof d'EPS; pour commencer vous allez agacer vos congénères mâles qui vont comparer illico leur musculature  à la vôtre, et loucher vers vos abdos; de plus, si votre interlocuteur ne partage pas votre passion pour les survêtements Quechua, la conversation va vite avorter.

- flic; ça a a un petit côté moralisateur et ça fait peur.

- addictologue: encore pire! Personne n'osera ne serait-ce que boire une coupe de champagne en votre compagnie. Les fumeurs vous éviteront comme la peste et allumeront leur cigarette en se cachant de votre regard! Soirée isolée garantie.

- psychologue/psychiatre: là c'est plus pour votre bien-être que je vous le déconseille; vous allez regretter de susciter autant d'attention, et, au récit de dépression de la belle-soeur du 23ème convive, vous regretterez votre douce solitude initiale (marche aussi, dans un autre style, avec proctologue, infirmière, garagiste, plombier, vétérinaire...)

Si vous n'êtes pas doté d'un métier porteur, inventez-en un. Par exemple, expert auprès des tribunaux concernant les violences envers les animaux aquatiques d'eau douce. Attention, ceci dit, à assurer ensuite niveau anecdotes. On attendra de vous que vous animiez la soirée au gré de vos histoires de boulot.

4) Etre enceinte

Toujours utile pour initier la conversation. Vous aurez droit aux fadaises habituelles de "c'est pour quand?", "vous connaissez le sexe?", et bien entendu aux récits d'accouchements de toute la population féminine présente. Toute la subtilité consistera ensuite à dériver vers un sujet de conversation qui tourne moins autour de votre nombril, ou de leur utérus (à moins que vous aimiez ça, ce qui est tout à fait votre droit).

Conseil: ne tombez pas enceinte juste  dans l'optique d'une soirée; certes vous allez vous enquiller 9 mois d'apéros en conversant à bâtons rompus, mais non seulement vous n'aurez pas le droit de consommer une goutte d'alcool, mais ensuite, vous allez enchainer sur une absence totale de vie sociale.

5) En dernier recours

Pour terminer, si aucune des propositions précédentes n'a réussi à vous sortir de l'isolement, demandez des nouvelles d'une célébrité, dont personne ne sait jamais si elle est encore de ce monde ou non. Au choix: Sim, Kirk Douglas, Stéphane Colaro, Nicolas Sarkozy...

Chacun ira de son pronostic, ça finira en wikipedia-party où chaque convive citera le nom d'une autre personne:

"ah lui, il est mort y a au moins 20 ans!"

-"mais noooon!"

-"mais siiiii, je te jure!"

- mince! Il est mort? Comment ça se fait que je l'ai pas su!" etc etc...

Ambiance garantie!

Bonne soirée!!

Lire la suite

Filles à lunettes

30 Juin 2016, 17:14pm

Publié par Zazimutine

Filles à lunettes

 

Quand je suis née, mes parents ont évidemment organisé une grande fête façon Eddie Barclay, dress-code blanc, champagne qui coule à flots et tous les grands de ce monde -de l'époque- invités (Sheila, Beatles, reine d'Angleterre etc...). Bien entendu, les soeurs De la génétique furent invitées et, dotées de grands pouvoirs magiques, elles se penchèrent sur mon berceau, m'affublant de toutes les grâces de mes aïeux (intelligence, humour, beauté, sans oublier la modestie). Seulement voilà, la soeur cadette, Maléfique De la génétique, avait été écartée de cette soirée mémorable; vexée, elle prit tout de même part à la fête et me jeta un sort: en plus de dormir 100 ans (mais en plusieurs fois), j'allais hériter de la forte myopie de mes grands-pères.

En grandissant, comme prévu, je devins donc, intelligente, drôle, belle, modeste, grosse dormeuse et... myope. Myope avec un grand M. Comme une taupe. Si ma myopie ne se déclara qu'au CM1, celle-ci dégringola de façon vertigineuse jusqu'à atteindre la limite de ce qu'en médecine on appelle une "myopie moyenne", en sachant que  cette dernière correspond en réalité, pour le commun des mortels, à une très forte myopie (pour vous donner une idée, je vois net à environ 10 cm de mon visage...). Bref, les lunettes devinrent, à partir de la 6ème, mes meilleures amies. Ou plutôt mes meilleures ennemies. Car si j'avais trouvé plutôt rigolo de les porter de temps en temps au CM1 et CM2, les supporter tout le temps devint pour moi un vértable calvaire, surtout à cet âge tellement propice au sentiment de confiance en soi qu'est l'adolescence.

Car porter des lunettes, c'est inévitablement:

  • faire du sport AVEC ses lunettes

Qui n'a pas fait le tour du stade avec ses lunettes qui tressautent sur son nez, les sourcils dégoulinant de sueur sur les verres, n'a pas vraiment connu la vie!

  • aller à la piscine SANS ses lunettes

Comme c'est incompatible, il faut se résoudre à les laisser au vestiaire et à en subir les conséquences: ne pas reconnaitre ses copines au bord du bassin, ne pas comprendre que le maitre-nageur essaie désespérément depuis 5 minutes de vous faire sortir du bassin en s'époumonnant dans son sifflet, quant à aller chercher le minuscule anneau là-bas, à 3m20, comment vous dire?

  • être dépendant de la météo

Subir l'affront de la pluie et la blague récurrente qui en découle sur la praticité d'un essuie-glace intégré à la monture (ah ah ah!); en hiver, connaître également le bonheur d'avoir les verres embués quand on vient de l'extérieur et que l'on se retrouve sans transition dans une ambiance chauffée; marche aussi avec l'émotion, j'ai en mémoire un merveilleux épisode où, en première, je fus interrogée au tableau pour un commentaire de texte et où, les verres totalement opacifiés par la buée, je ne parvins pas à lire correctement mon texte.

  • penser qu'avec des lunettes, tout espoir de séduire un garçon est réduit à néant.

Quand je me remémore les montures que l'on faisait pour les enfants dans les années 80, je pense que mon à priori n'était pas dénué de bon sens. Sans compter qu'avec ma myopie de compétition, je me suis vite retrouvée avec des yeux qui paraissaient minuscules derrière mes carreaux pourtant amincis au maximum. J'ai donc passé des boums SANS lunettes, à cligner frénétiquement des yeux pour savoir qui venait m'inviter à danser un slow, et même si c'était bien à moi que le garçon s'adressait; il m'est arrivé également de me balader sans lunettes dans la rue à côté d'un garçon de ma classe en espérant qu'il s'apercevrait que SANS, j'étais drôlement mignonne (hum!); l'épisode où je m'écrase lamentablement le nez contre un abri-bus que je n'avais pas vu arriver (le côté transparent), ainsi que le fou-rire du-dit garçon et mon saignement de nez, reste un souvenir aussi douloureux qu'humiliant.

Je passe sur les dénominations couramment usitées à l'époque pour désigner les porteurs de lunettes (intello, serpent à lunettes...), vous avez compris j'imagine, que je suis une traumatisée des lunettes. J'attendis donc avec impatience d'avoir 18 ans, pour avoir droit aux fameuses lentilles (je me demande encore pourquoi l'ophtalmo me fit attendre tout ce temps alors que je devais de toutes façons changer de verres chaque année). Aussitôt mon bac en poche, je me précipitai chez l'ophtalmo pour tester les fameuses lentilles, qui ne m'ont, depuis, plus jamais quittées. Enfin, ma vie commençait.

 

Beaucoup plus tard, à la naissance de mes filles, une chose me taraudait. Allais-je, ou non, leur transmettre ma myopie, sachant que Papa Ours est également légèrement myope? Je comptais sur la présence, dans le mélange génétique, de deux grand-mères à la vue absolument parfaite.

Raté! Dès le CP, notre aînée commença à se plaindre de ne pas bien voir de loin. Elle porte des lunettes en continu depuis novembre dernier.

Lors du contrôle à 6 mois, la myopie de miss Choco avait dégringolé, et miss Bonbon, pour laquelle je pensais que tout allait bien, se retrouva affublée d'une myopie déjà conséquente. Pour moi je le confesse, ce fut un choc.

Même si j'ai changé d'avis aujourd'hui sur les lunettes, même si j'ai autour de moi plein d'exemples de femmes à lunettes que je n'imaginerais pas un seul instant dépourvues de leurs montures, et que je trouve pourtant très jolies, même si les montures sont devenues beaucoup plus esthétiques, je fus catastrophée à la pensée que mes deux petites filles allaient avoir le même destin que moi, dès l'école maternelle pour l'une, élémentaire pour l'autre.

Et puis je me suis faite une raison. C'est mon histoire et pas la leur. Malgré ma crainte que leur myopie rejoigne la mienne, voire la dépasse (ce qui est quand même bien handicapant), je suis consciente que ça ne reste qu'un problème de santé mineur. Surtout, je me suis habituée à leurs bouilles cerclées de lunettes, j'irais même jusqu'à dire que maintenant, je les préfère avec; elles leurs donnent du caractère à mes filles, ces jolies petites lunettes, rouges pour l'une, roses pour l'autre. Et comme l'a dit ma fille aînée chez l'ophtalmo, quand cette dernière m'a annoncé la myopie de miss Bonbon, et que je m'effondrai en insultant les fées de la génétique; "c'est pas grave maman, elle mettra des lunettes et puis c'est tout!".

Ben oui, c'est tout.

Lire la suite

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>