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DIY: le cahier de voyage pour enfants

5 Août 2017, 17:32pm

Publié par Emmanuelle

DIY: le cahier de voyage pour enfants

Alors non, je ne me lance pas dans la création tous azimuts et sincèrement, je pense que l'appellation DIY est assez usurpée par rapport à ce que je vous propose ici. Cependant, j'ai confectionné à l'attention de mes filles des cahiers de voyage, histoire de les occuper pendant le voyage et de les motiver pour notre premier séjour à l'étranger. Et comme le résultat nets pas trop mal, j'ai eu envie de vous le faire partager.

Pour confectionner ce petit cahier très simple, il vous faudra:

  • un cahier, quelqu'il soit; j'ai acheté les miens chez Djeco, qui fait de très jolies choses, comme vous le savez, et l'ai estampillé "cahier de voyage",
  • des ciseaux, de la colle, du masking tape, des stylos effaçables de toutes les couleurs,
  • des stickers variés,
  • des feuilles imprimés à découper,
  • des enveloppes.

Concrètement, ce cahier est censé les aider à prendre des notes, dessiner, et récolter des souvenirs au cours de leur voyage, ce qui leur sera certainement agréable à relire plus tard.

J'ai donc d'abord collé en première page une carte de l'Italie et de la France, en dessinant en rouge notre trajet, afin qu'elles puissent se repérer facilement, et visualiser les étapes, étant donné que nous nous lançons dans un voyage à multiples points de chute.

DIY: le cahier de voyage pour enfants

Ensuite, j'ai préparer des feuilles imprimées à découper, afin de raconter chaque journée:

- jour numéro 1, 2, 3 etc...

- météo

- ce que nous avons fait aujourd'hui

- ce que j'ai préféré

- ce que j'ai moins aimé (oui, je sais, je prends des risques!)

- bilan de la journée, avec stickers de smileys contents/pas contents (là aussi j'aime vivre dangereusement!)

DIY: le cahier de voyage pour enfants

Je leur ai juste préparé la première journée pour qu'elles aient un modèle, ensuite libre à elles d'agencer chaque journée comme elles veulent. 

Voici ce que ça donne:

DIY: le cahier de voyage pour enfants

J'ai également collé une enveloppe entre les pages pour la collecte de souvenirs,  et leur ai donné du masking tape pour qu'elles puissent accoler des cartes postales et autres tickets de visite, ainsi qu'un un bon stock de stickers pour décorer les pages.

Et voilà, très simple et rapide à faire, mais très apprécié!

Reste à voir si elles en feront bon usage...

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Kit de survie à l'usage de l'enfant en voyage

2 Août 2017, 13:33pm

Publié par Zazimutine

Kit de survie à l'usage de l'enfant en voyage

 

A la fin de la semaine, nous allons (enfin) prendre la route pour les vacances. Cette année, pris d'un optimisme délirant, nous tentons, pour la première fois, un genre de road trip à l'étranger: Sud de la France, puis Italie du Nord, et enfin retour par la route buissonnière.

 

Bien que débarrassés des contraintes inhérentes aux tout petits enfants (couches, siestes, et toute cette sorte de choses...) et jouissant d'un modèle d'enfants particulièrement agréables  en voiture (par là j'entends: option vomi désactivée), il nous faut néanmoins prévoir de quoi les occuper pour les longues heures de route que nous allons avoir. Je ne vous promets pas que malgré ce kit, nous n'allons pas avoir toutes les 30 minutes "on est bientôt arrivés?" ou "c'est quand qu'on s'arrête pour (NDLR-le 5eme) goûter?", mais ça aide!

 

Voici ce que j'ai mis dans leur kit de survie:

  • des livres bien sûr; format poche, c'est mieux! Beaucoup pour ce qui nous concerne.

 

  • des petits jeux: de cartes (effet secondaire: vol et disparition de cartes dans l'habitacle, occasionnant quelques cris), ou autres (mais toujours format mini, libre à vous d'emmener un billard m'enfin ne venez pas vous plaindre!) comme ce petit jeu de manipulation genre casse-tête-qui-rend-fou (mais laisse les parents peinards).

 

  • une trousse avec feutres, crayons, stylos, colle, making tape, ciseaux; note pour ces derniers: la plupart des enfants imaginent le plancher de la voiture comme une sorte de no man's land auto-nettoyant avec  tout à l'égout intégré, si bien qu'ils laissent négligemment tomber toutes les chutes de papier. Prévoir donc l'utilisation d'un aspirateur à 10 doigts (vos mains), pour remettre tout ça au propre!

 

  • des activités manuelles: papier vierge, cahier de jeux en tout genre, coloriages, stickers... (pour ces derniers, voir avertissement juste au-dessus, chutes de stickers=cauchemar des parents).

 

  • un cahier de voyage de ma confection, à remplir par l'enfant (je vous en reparle), ainsi qu'un livre sur notre destination.

 

  • du papier à lettres, pour écrire aux copines et à la famille (n'oublions pas que ce kit va leur servir pendant tout le voyage!).

 

  • le cahier de vacances (facultatif, tout dépend de la motivation de l'enfant).

 

  • un petit sac à porter en bandoulière pour mettre ses "petites affaires".

 

  • pour la voiture j'ajoute: une petite bouteille d'eau, et plusieurs paquets de mouchoirs!

 

  • enfin j'ajouterais... des parents patients!

 

Ce kit est bien entendu à multiplier par le nombre d'enfants. A moins de posséder un doctorat de gestion des conflits mais ce n'est pas notre cas.

Nul doute qu'à la fin du voyage votre voiture ressemblera à un dépotoir, mais c'est pour la bonne cause!

​​​​​​​Allez, on respire, et on profite!

Bonnes vacances!!!

PS: je reviens très vite pour le DIY du cahier de voyage et quelques nouvelles des filles, avant de prendre la tangente.

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Ma prescription littéraire # 2

31 Juillet 2017, 14:14pm

Publié par Emmanuelle

Ma prescription littéraire # 2

 

Quelques lectures pour l'été, ça vous tente? Je ne vous promets rien de vraiment léger si c'est  ce que vous recherchez,  je vous livre là seulement un compte-rendu de quelques semaines de lectures, mais peut-être trouverez-vous matière à vous détendre. Allez hop, c'est parti:

 

- A consommer sans modération -

  • Les cahiers d'Esther - Histoires de mes 11 ans

(Riad Sattouf, Allary Editions, BD)

Résumé: Voici le deuxième tome de cette série retraçant le quotidien d'Esther, petite parisienne d'une dizaine d'années. Riad Sattouf a rencontré à maintes reprises la petite fille, en lui demandant de lui raconter ses histoires de gamine (école, famille, société), et les transformant en BD.

Mon avis: C'est passionnant! Si le premier tome a eu tendance à me faire flipper (je ne suis pas vraiment pressée de voir mes filles devenir ado), ce deuxième tome m'a un peu réconcilié avec cet âge si difficile. Avec 1 an de plus, Esther  est devenue beaucoup plus critique à l'égard de la société de consommation et due la dictature du paraitre. Le regard de Riad Sattouf est toujours tendre, relevant le moindre petite détail comique et fédérateur. Bref, une BD souvent drôle et tellement ancrée dans la réalité. J'adore!

 

  • L'homme aux cercles bleus

(Fred Vargas, J'ai lu, policier)

Résumé: Depuis quelques mois, des cercles bleus, tracés dans la nuit, ornent les trottoirs de Paris, entourant des objets hétéroclites. Ce qui peut passer pour une simple blague de gamins titille l'instinct du commissaire Adamsberg. Et comme son instinct ne lui fait jamais défaut, la réalité viendra bientôt lui donner raison.

Mon avis: Il m'arrive parfois de faire preuve d'un snobisme insupportable. Fred Vargas en est l'exemple parfait: j'ai refusé pendants des années de la lire, sous prétexte que je détestais les policiers français. J'avais décrété que seuls les anglais, et plus récemment, les scandinaves, étaient capables d'écrire des livres policiers susceptibles de m'intéresser. Bref, la connasse de base. Et puis en discutant avec mon amie K. , grande grande fan de l'auteure, j'ai fini par me laisser tenter, et suis repartie de chez elle avec le premier volume des aventures du commissaire Adamsberg, personnage récurrent de Fred Vargas. Bien m'en a pris. Alors que je craignais une atmosphère austère, dans le genre Derrick, j'ai découvert des personnages gouailleurs, hauts en couleur, savoureux, le tout porté par une énigme rondement menée et dont on ne se doute pas du tout de l'issue. Du grand art de policier! Me voici donc actuellement en train de lire le deuxième tome, nul doute que vous en entendrez encore parler par ici.

 

- Gare aux effets secondaires -

  • Plus rien ne s'oppose à la nuit

(Delphine de Vigan, le Livre de Poche, roman-autobiographie)

Résumé: Après la mort de sa mère en 2008, Delphine de Vigan part à la recherche de son histoire familiale et retrace, sous forme de roman, la vie de sa mère.

Mon avis: J'aurais pu classer ce livre dans la catégorie précédente, tant il m'a remuée, je le mets cependant ici afin que vous sachiez que ce livre ne peut pas être lu à m'importe quel moment. Je le déconseille en particulier si votre moral n'est pas au beau fixe, ou si vous êtes sensible au sujet du suicide ou de la maladie psychiatrique. Cependant, j'ai rarement été aussi bouleversée par un bouquin. La boule au ventre dans sa première partie, oppressée dans la deuxième, j'ai fini en larmes à ne plus pouvoir m'arrêter de pleurer, comme cela m'était rarement arrivé. En essayant de reconstituer la vie de sa mère, enfant, adolescente puis jeune adulte et mère, jusqu'à sa mort, l'auteur plonge dans ses souvenirs, interroge les membres de sa famille, écoute, relit des textes écrits par sa mère et par elle-même au moment des faits, hésite, craint de détruire, se lance dans une vaine tentative de comprendre. Le personnage principal, la mère de Delphine de Vigan, est atteinte de bipolarité; on assiste, lecteur comme enfant, impuissant, à sa déchéance. Et puis au moment où l'on perd espoir, la résilience fait son apparition, dessinant des zones de couleur et d'espoir dans cette destinée en apparence si tragique. Il en reste finalement un fascinant portrait de femme ayant vécu de la fin des années 40 jusqu'au début des années 2000, une femme, qui, contre toute apparence, a lutté sans relâche contre la maladie, par amour pour ses filles. Delphine de Vigan lui rend en écho un vibrant hommage, ultime acte d'amour envers une mère pas comme les autres. C'est beau et déchirant. Comme la vie.

 

  • En finir avec Eddy Bellegueule

(Edouard Louis, Points, roman-autobiographie)

Résumé: Edouard Louis, tout jeune écrivain, revient à travers cet ouvrage sur son enfance picarde dévastée par la pauvreté et la violence. Seule la lecture saura le sauver de ce naufrage.

Mon avis: Difficile de vous dire que j'ai pris mon pied avec ce livre, tant il est dur, glauque, presque dénué d'espoir. La nausée vous suivra tout au long de votre lecture, car on plonge dans un monde d'une violence inouïe, physique comme psychologique. Intéressant pour le témoignage, on peut éventuellement reprocher à Edouard Louis une certaine complaisance. Mais il est facile pour moi, lectrice confortablement installée dans mon fauteuil, à l'enfance heureuse, de lui reprocher quoi que ce soit. Alors, je ne sais pas. A vous de vous faire votre idée.

 

- Si le genre vous intéresse -

  • La mémoire de nos pères

(Joël Dicker, Editions de Fallois, roman)

Résumé: Paris 1940; le jeune Paul-Emile quitte son père pour rejoindre la Résistance. Recruté par le SOE, branche des services secrets britanniques, il est intégré à un groupe de jeunes français et francophones, avec lesquels il va s'entrainer à devenir un agent chargé de mener des actions de renseignement intérieur en France occupée et de sabotage.

Mon avis:  Joël Dicker est le jeune (et bel) auteur de "La vérité sur l'affaire Harry Quebert", gros succès littéraire de l'année 2012, et prix Goncourt des lycéens notamment. Ce livre-ci est son ouvrage précédent. Il relate donc une épopée digne d'un grand film hollywoodien, autour de la constitution des services secrets britanniques: formation des agents (occupant la plus grande partie du livre), aventures sur le terrain, épilogue. Tragédie, Histoire, romance, tous les ingrédients sont présents pour faire un beau roman. Et c'est le cas, si le sujet ne vous rebute pas. Pas un gros coup de coeur mais pour le coup, une bonne lecture pour l'été, pas trop mélodramatique malgré le sujet. 

 

  • Le mystère Henry Pick

(David Foenkinos, Gallimard, roman)

Résumé: Au hasard d'une promenade dans sa Bretagne natale, une jeune éditrice découvre, dans une bibliothèque des livres refusés, un manuscrit jamais publié, écrit par un certain Henry Pick, mort depuis plusieurs années. Elle ne tarde pas à considérer ce livre comme un chef-d'oeuvre et se met en tête de l'éditer, partant à la recherche de l'écrivain disparu. Le mystère se met en place autour de ce personnage énigmatique, dont personne ne connaissait le talent littéraire, y compris sa veuve.

Mon avis: J'aime bien David Foenkinos, depuis plusieurs ouvrages déjà, j'aime sa fantaisie, sa loufoquerie, et je me reconnais dans beaucoup de ses tourments intérieurs. Le mystère Henry Pick est à la fois amusant, distrayant, léger, tout en ne ménageant pas le suspense. Les personnages sont très cinématographiques, et l'on comprend aisément que l'auteur ait déjà été adapté au cinéma. Bref, rien à reprocher à ce livre, si ce n'est l'absence de grand bouleversement. Je le classerais plutôt dans la catégorie des livres "faciles mais pas trop non plus" adaptés à une "consommation" sans danger (si j'ose dire!).

 

  • Giboulées de soleil

(Lenka Hornakova-Civade, Alma Editeur, roman)

Résumé: Plongeons maintenant dans l'histoire de la République tchèque, à travers le parcours de trois femmes, de mère en fille. De la deuxième guerre mondiale à l'instauration du communisme,  puis à la chute de l'empire soviétique, ces trois femmes suivent et subissent leur destin.

Mon avis: Très intéressant sur le plan historique, ce livre souffre tout de même quelque peu de sa forme. L'histoire est contée chacune à son tour par les trois personnages, et j'ai par exemple eu beaucoup de mal à différencier les deux premières femmes.  Même si leur histoire et leur époque est différente, leur façon de s'exprimer se ressemble. J'ai préféré la troisième partie, contée par l'enfant, puis l'adolescente, personnage fort, le plus à même de ne plus subir la tragédie familiale. Une bonne lecture tout de même, si on ne cherche pas de la légèreté.

 

  • L'homme du lac

(Arnaldur Indridason, Points, policier)

Résumé: suite des aventures du commissaire Erlendur le bien nommé. Cette fois, son enquête va tourner autour du squelette retrouvé au fond d'un lac asséché, dont la mort remonte à 60 ans. Particularité: le corps est retrouvé attaché à un poste émetteur semblant avoir appartenu à la Russie de l'ère soviétique.

Mon avis: Je ne vais pas être très objective car j'adore suivre les aventures d'Erlendur depuis le premier tome. Cet épisode nous plonge de façon passionnante dans l'Allemagne de l'Est des années 50, période sombre où la Stasi fait régner la terreur. La forme est toujours la même: la clef de l'énigme se situe dans le passé, comme chez Camilla Lackberg, néanmoins Indridason garde toute ma tendresse: pour le moment, je ne m'en lasse guère.

 

C'est tout pour aujourd'hui!

N'hésitez pas à partager votre point de vue si vous avez lu un de ces ouvrages, j'adore échanger à ce sujet!

Bonnes lectures!

PS: J'ai glissé une petite nouveauté, l'as tu remarquée?

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Les musiques de ma vie

25 Juillet 2017, 17:13pm

Publié par Zazimutine

Les musiques de ma vie

Je publie enfin ce billet, pour lequel j'avais invité d'autres blogueuses (voir en fin de billet) à écrire sur le même thème, à savoir, les musiques de notre vie. Je suis toujours étonnée par la faculté qu'a l'âme, de voyager dans le temps à la simple écoute d'une musique, d'être renvoyée illico à l'émotion d'un instant. La musique accompagne nos vies, et même si cela est très personnel, intime même, j'ai eu envie de partager ces morceaux qui immanquablement, me rappellent des souvenirs. Voici donc un petite aperçu de ma vie... en musique!

 

Enfance: Renaud et Supertramp

Petite, comme beaucoup d'enfants, j'ai d'abord surtout entendu les albums de mes parents: je me souviens, dans un registre très éclectique, de Boby Lapointe, dont je connaissais les paroles par coeur, de Boris Vian, mais aussi d'Yves Simon, de David Bowie, de Eurythmics... Mon premier album? Dorothée bien entendu, mais le chanteur contemporain qui marque le plus cette époque pour moi fut Renaud! Ce que j'ai pu fredonner Renaud!!

 

Je dois absolument évoquer également Supertramp, écouté plutôt par mon père à l'époque. Chaque fois que j'écoute ce morceau, il me projette immédiatement dans le salon de mon enfance; je revois les petits samedis matins de printemps, fenêtres grandes ouvertes, musique un peu forte, soleil rasant le parquet, faisant briller les milliers petits grains de poussière, sensation d'éternité, de quiétude, et de sérénité absolue. Il me semble même ressentir l'odeur de ces petits matins de printemps, une odeur particulière que je n'ai plus jamais retrouvée.

 

Pré-adolescence: Police - Can't stand losing you

J'ai 10 ans, je suis en CM2 mais la fin de l'année scolaire est là et l'année suivante, je vais rentrer en 6ème. Sur la place où je vais jouer tous les après-midis avec mes copines, nous rencontrons des garçons qui sont déjà dans notre collège, en 5ème je crois. Ils nous embêtent, un peu, je ne sais pas pourquoi. Ce que je sais, c'est qu'en rentrant j'ai entendu ce morceau de Police. Et qu'il est resté éternellement associé à ce moment où mon regard sur les garçons a changé. J'étais passée de l'autre côté: celui du désir de plaire. Initiatique.

 

Adolescence: la new-wave!

Et puis c'est le collège, l'adolescence, en plein naissance du Top 50 et de la New-Wave!! Les ondes et les murs de ma chambre sont envahis par Dépêche Mode, Talk Talk, U2 et bien sûr Cure, avec l'inénarrable Robert Smith dont j'imitais la coiffure (sèche-cheveux la tête en bas) et la tenue vestimentaire (pantalon à pinces et genre de veste de costard molle). Rha la la, toute une époque!

 

Le lycée: les histoires d'amour (dans sa tête)

Je suis en seconde, folle amoureuse, persuadée de vivre une histoire complètement platonique avec un garçon de ma classe (en effet, nos regards se sont croisés au moins 2 fois au cours du premier trimestre). C'est l'époque où je commence à écouter les Beatles. Cette chanson en particulier me parle: "I say yes, you say no!" (même si en réalité nous ne nous somme jamais parlés!). Je l'écoute en boucle, papillons dans le ventre, entre espoir et désespoir (dois-je préciser qu'il ne s'est jamais rien passé?)

 

Etudes: Queen, Sprinsteen et le rock des sixties

Mon père écoutait beaucoup Queen et mon enfance a été en particulier bercée par l'album Jazz (1978!); je suis devenue, plus grande, totalement fan de Freddie Mercury que je considère comme la plus belle voix du 20ème siècle, en toute objectivité et sans exagération. Un des grands regrets de ma vie aura été de n'avoir jamais pu le voir en concert (mais il est mort en 1991, ça aurait été difficile!), car ce type se donnait avec une intensité rare! Il me prend parfois à rêver que dans l'au-delà, il donne des concerts de ouf auxquels mon père assiste.

Bref, Il faut absolument (notamment) connaitre ce morceau mythique de Queen: Bohemian Rhapsody, prodigieux!! 6 minutes de bonheur pur!

 

Mes années d'études riment aussi avec ma rencontre avec E. qui deviendra ma meilleure amie pour de nombreuses années. Fan de Bruce Sprinsgteen, elle m'initie et me convertit bien vite. J'irai même à un de ses concerts. Ce morceau, en particulier, me rappelle nos soirées à regarder ce clip, nous étions très friandes de ses manches de chemise remontées sur ses petits biscoteaux. Et si vous êtes courageux et que vous allez au bout du clip, vous remarquerez que la toute jeune fille qui monte sur scène à la fin n'est autre que... Courteney Cox, star de Friends quelques années plus tard!!

 

Avec E., nous allons aussi apprendre à danser le rock et passer plusieurs annéés à écumer les clubs le vendredi soir pour faire tournoyer nos petites jupes, nous faisant copieusement draguer par des  retraités (qui ne tente rien...). Ce morceau d'Eddie Mitchell, je ne l'ai jamais entendu ailleurs, si bien qu'il est l'illustration parfaite de cette période.

 

Fin des études: en route pour une nouvelle vie!

J'ai 26 ans et je me retrouve célibataire; quelques mois avant de partir vivre à Toulouse (et de rencontrer Papa Ours), avec Joy, mon amie de lycée, nous entreprenons un voyage dans le sud de la France, Manu Chao à fond dans la voiture. Ce morceau, c'est donc le souvenir de ce voyage, dans une atmosphère incroyablement apaisée, entre confidences et rigolade. Mon plus beau voyage amical, sans hésiter. Aucune dispute, aucune jalousie, les mêmes envies, une parfaite harmonie!

 

Quelques mois plus tard, je vais rencontrer Papa Ours. Massive Attack, Teardrop, c'est notre chanson, je n'en dirai pas plus ;)

 

Et puis Miossec...

Je peux préciser très exactement ma découverte de Miossec. Il venait de sortir son album 1964, nous étions en 2004 et je revenais de l'enterrement de ma grand-mère, la dernière qu'il me restait. Lors d'un de mes passages à la Fnac, j'ai écouté par hasard cet album. L'atmosphère douce et nostalgique, le texte légèrement désabusé, répondaient exactement à mon ressenti de cet instant. Coup de foudre. Qui se poursuit toujours. J'ai tous ses disques et l'ai vu 3 fois en concert, ce qui pour moi est un exploit! (j'y vais très peu).

 

Maternité...

J'ai jeté mon dévolu sur cette chanson de Daphné pendant  ma première grossesse. Je la trouvais idéale pour bercer un enfant, je l'ai donc faite écouter maintes fois à mon ventre, et j'avais consciencieusement appris les paroles. Je me souviens avoir essayé de la chanter à miss Choco alors qu'elle était âgée de quelques jours. Mais j'étais en train de perdre mon père et l'émotion m'a submergée au point de ne pas pouvoir aller au bout. Plus tard, une copine m'a fait remarquer le sens érotique de cette chanson. J'ai eu tellement honte que je l'ai rayée de ma discographie et ne l'ai plus jamais écoutée. Elle me rappelle pourtant toujours cet intense moment de ma vie, entre la joie immense de devenir enfin mère, et le chagrin dévastateur de perdre mon père au même moment.

 

Et aujourd'hui?

J'écoute toujours Miossec, et Queen. J'ai complètement abandonné Springsteen depuis que l'amitié avec E. s'est tarie. J'ai ajouté à mon répertoire Dominique A (je l'adore!), Yann Tiersen et bien d'autres. Avec mes filles nous écoutons des trucs plus rythmés: Jain, Stromae...

Bien sûr, je me rends compte qu'il est difficile de résumer une vie en quelques morceaux de musique, j'en ai oublié tellement!

Mais pour écrire ce billet, j'ai ré-écouté tous ces morceaux et je vous jure que toutes sortes d'émotions sont passées sur mon visage!

Et comme je veux finir sur une note positive, je vous mets la musique, beaucoup plus commerciale, moins mon genre habituel, mais qui m'a tant fait danser cette année et qui me met tellement de bonne humeur: Justin Timberlake (et puis j'avoue que je suis assez émoustillée par sa chorégraphie en jean blanc, hem...)!

 

Maintenant je me dois de remercier toutes les blogueuses, et elles sont nombreuses, qui ont participé à ce petit exercice. Merci 1000 fois, je ne m'attendais pas à recueillir autant d'enthousiasme, cela me motive pour vous proposer d'autres défis dès la rentrée. 

Je vous avais dit que j'élirais le billet qui m'a le plus touchée mais c'est impossible, ici, c'est comme chez Jacques Martin, tout le monde a gagné!! Vous m'avez toutes émue, intriguée, fait sourire et même pleurer. Je vous invite donc, cher lecteur égaré, à retrouver ici toutes leurs participations:

- la génereuse Picou Bulle, blogueuse découverte récemment sur Instagram, très prolifique et qui n'hésite pas à mettre en lumière les autres blogueuses, bref, une fille super. Sa participation est ici et j'en partage d'ailleurs l'affection pour Radiohead!

- Double rose, elle aussi blogueuse découverte récemment sur hellocoton, dont j'aime beaucoup la sincérité et la franchise; voici son billet-défi, qui m'a beaucoup ému!

- Maristochat, dont j'aime à lire le point de vue de belle-mam', en plus d'être elle-même l'heureuse maman de 2 loulous. Son billet ici, avec une sélection musicale très pointue et originale.

- Sarah, du talentueux blog nouvellement nommé Boots and Pepper, pour laquelle j'éprouve une tendresse particulière, toulousaine oblige (entre autres!). Sa sélection musicale est .

- Mamandelire, ma copine bordelaise, une fille que je n'ai jamais rencontrée mais dont je suis certaine de la valeur! Je partage beaucoup de ses musiques, génération oblige! Son article est ici.

- Frau Pruno, à l'origine de cette idée de défi, inspirante blogueuse (c'est aussi à cause d'elle que je me suis mise au régime et que je me suis achetée une robe, vous n'imaginez pas l'influence de certaines blogueuses!!); son billet parle d'une musique tout aussi originale que sa personne, entre Queen et jazz et c'est ici.

Et enfin plein de petites nouvelles que je découvre avec leur participation, merci beaucoup les filles, j'ai eu beaucoup de plaisir à vous découvrir en musique:

- Polly, son billet-musique ici

- Cécile, à la sélection très mélomane: .

le rire des anges, sa participation ici,

- et enfin les toute jeunes Louane (ici), et Rozie et Colibri ();  vos sélections musicales m'ont fichu un sacré coup de vieux mais ça m'a beaucoup amusé également, merci!

Enfin, sachez que j'ai laissé un commentaire sous chacun de vos articles mais qu'il a parfois disparu dans les limbes de la blogosphère...

J'espère n'avoir oublié personne, sinon, n'hésitez pas à me le dire!

Bonne écoute, et à très vite pour d'autres défis (j'en ai 2 ou 3 dans mon sac)!

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Tous azimuts # 16

17 Juillet 2017, 16:29pm

Publié par Zazimutine

Tous azimuts # 16

 

Quelques infos en vrac en ce début d'été:

  • Première info de la plus grande importance: je suis amoureuse. D'un objet. De CET objet, celui sur lequel je suis en train de rédiger cet article. Après des mois sans pouvoir accéder à mon blog de chez moi, je me suis enfin décidée à investir dans un nouvel ordinateur. Après quoi, j'ai mis deux semaines à me décider à le sortir de sa boite, tant j'avais peur qu'il me déçoive. Je me voyais déjà m'arracher les cheveux à essayer de connecter la bestiole sur le réseau wi-fi, comme cela m'était arrivé avec mon fixe. Et puis non. Cette chose est magique. Elle fait tout toute seule. J'ai donc été prise d'une frénésie d'écriture: 32 brouillons dorment désormais dans mes tiroirs! (je vous rassure, je n'ai pas écrit 32 brouillons en une nuit, certains étaient déjà là!)

 

  • Je suis en vacances depuis une semaine, et sans enfants. J'hésite entre sentiment de liberté et de vacuité. Entre enthousiasme et inertie. C'est compliqué la vie. On passe son temps à se plaindre, à rêver de moments volés au quotidien comme ceux-ci, et quand ces derniers se présentent, on ne sait pas toujours les apprécier...

 

  • Du coup, je me suis mise au yoga. J'envisageais déjà cette activité depuis quelques années, surtout depuis que j'ai compris que ça ne consistait pas seulement à allumer des bougies en les reniflant profondément, quitte à se griller les poils des narines. Non, le yoga est une vraie discipline, exigente avec le corps. Et c'est tout à fait ce dont j'ai besoin actuellement: une activité qui me permette de m'assouplir, de lutter contre l'ankylose qui m'assaille (bienvenue dans ma vie de quadra), et de me détendre à la fois. J'ai découvert, sur le blog de zenopia, les vidéos de yoga d'Ariane (la souplesse de cette fille vous fera pleurer croyez-moi), sur sa chaine youtube yogacoaching. Je recommande vivement si la chose vous tente.

 

  • Je lis, beaucoup. J'ai d'ailleurs en brouillon 2 articles parlant de mes lectures. J'aime de plus en plus entrer dans une librairie et me laisser emmener par les couvertures, les tranches des livres, l'odeur de papier et d'encre. J'ai toujours aimé ça mais là, ça prend une énorme place dans ma vie. Etrange comme la vie se jalonne de périodes avec livres,  puis sans livres, avec musique, puis sans musique, avec passion subite pour les insectes frugivores puis plus, etc... étrange, vraiment étrange la nature humaine (rassurez-moi, vous aussi vous avez des lubies?)

 

  • Nous avons profité de l'absence de nos filles pour aller au resto et au cinéma Papa Ours et moi-même.  Notre liste de bons et très bons restos dans la région s'étoffe, et nous sommes à deux doigts d'écrire un guide! Au cinéma, j'ai vu le dernier Klapisch ("Ce qui nous lie"), que je peux vous conseiller si vous êtes amateur de vins et intéressé par sa fabrication (sinon passez votre chemin). Pas le meilleur film de Klapisch assurément, mais tous les ingrédients qui ont fait son succès: des sentiments, de l'émotion, de la nostalgie, de la joie, de la vie, de la drôlerie. Quelques lourdeurs cependant. Mention spéciale à la délicate Ana Girardot (fille d'Hippolyte). 

 

  • Nous avons également vu au cinéma le film KO, mais alors celui-ci, je ne l'ai pas du tout aimé. Un film à plusieurs réalités, mouais, pas mon truc. Pas de cette façon là en tout cas.

 

  • Enfin, j'ai profité de ce temps suspendu pour préparer nos vacances en Italie. Il est très amusant de constater que, dans les propositions d'hébergement, les italiens font la part belle aux photos concernant... la bouffe! On arrive à avoir 2-3 photos de l'environnement, généreusement une photo des chambres, et 15 photos de tables croulant sous la nourriture! Décidément, j'adore ce peuple! ^_^

 

Allez, je termine ici ce billet complètement narcissique!

Je vous rappelle, pour ceux et celles qui le souhaitent, que vous pouvez encore participer au défi les musiques de ma vie, et ce jusqu'au 23 juillet. Je remercie d'ores et déjà toutes celles qui ont déjà rédigé leur billet, elles sont nombreuses et ça a été un réel plaisir de les lire, mais j'y reviendrai!

Très bonne semaine à tous!

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Les musiques de ma vie [défi]

3 Juillet 2017, 08:31am

Publié par Zazimutine

Les musiques de ma vie [défi]

Chers amis, bonjoooour!

Aujourd'hui, je vous propose, lecteurs/lectrices/blogueurs/blogueuses, un petit défi d'écriture. Oh je vous entends d'ici "nan mais pour qui elle se prend la Zazimutine? Elle croit qu'elle est une blogueuse influente et qu'elle peut se permettre de défier les autres ou bien?"

Bon, bon, remettons les choses dans leur contexte; non, je ne me prends pas pour une blogueuse influente (j'ai vérifié dans mes statistiques, on ne sait jamais, sur un malentendu, et en fait euh...non!); en revanche, j'ai adoré participer au défi Rêve d'été initié par the famous Frau Pruno du blog Escarpins et marmelades; j'ai également adoré lire les propositions des autres participantes sur le thème; par conséquent, j'ai eu envie de renouveler l'expérience et de lancer ma proposition à mon tour (en mode qui ne tente rien n'a rien).

Le thème de ce défi? Les musiques qui ont jalonné votre vie. La musique a un fabuleux pouvoir d'évocation, certains morceaux vous projettent directement dans un moment de votre passé. J'aimerais que vous nous parliez de ces morceaux qui ont jalonné votre existence (avec extraits musicaux si possible).

Je vous laisse donc jusqu'au 16 juillet pour poster vos billets, jour où je publierai ma propre participation, puis je sélectionnerai parmi vos articles, ceux qui m'ont le plus touchée (la fille qui croit qu'elle va avoir 12000 candidatures ^_^). Prévenez-moi en commentaire si vous participez, et je pense que ce sera plus clair pour tout le monde si vous insérez dans votre article, un lien direct vers ce billet. Si vous publiez sur Instagram, je vous propose d'ajouter le #défilesmusiquesdemavie (avec un é comme dans défi)

Et si personne ne participe, eh bien tant pis, je publierai quand même ma participation.

Alors, tenté(e)s?

Très bonne semaine à tous et toutes!

PS: en illustration, une petite avant-première de mon propre billet ;)

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Lettre à Patrick Cohen

27 Juin 2017, 08:05am

Publié par Zazimutine

Lettre à Patrick Cohen

Cher Patrick,

Je me permets de vous appeler par votre prénom car, vous et moi, ça fait un paquet d'années que nous prenons le petit-déjeuner et la douche ensemble (je vous rassure, vous êtes toujours resté habillé; moi, parcontre...). Patrick, vous et moi, non seulement nous partageons nos matinées dans l'harmonie de la belle alliance France Interienne depuis une paie, mais figurez-vous qu'en plus, nos parcours suivent le même chemin. Vous quittez France Inter pour Europe 1? Je quitte le ministère de l'enseignement supérieur pour celui des transports! Dingue non?

C'est votre dernière semaine à France Inter? C'est ma dernière semaine (ou presque) à mon boulot aussi!! Incroyable n'est-ce pas?

Oh oui, je sais Patrick, je sais combien votre décision a été difficile à prendre. Vous en avez passé des nuits blanches à vous demander si vous aviez fait le bon choix, n'est-ce pas?

C'est vrai quoi, vous étiez bien à France Inter, l'équipe était sympa, le café toujours chaud et les viennoiseries toujours dorées. Vous connaissiez les prénoms des enfants de chacun, vous vous étiez habitués aux auditeurs gauchistes pénibles mais attachants (attachiants?) de cette grande radio.

Oui mais voilà. Comme moi, vous trouviez que la maison de la radio était loin de votre domicile et vous perdiez un temps infini à rejoindre votre boulot. Comme moi, vous vous trouviez sous-payé, et même les graaandes vacances ne suffisaient plus à vous satisfaire. Comme moi vous étiez en CDD depuis trop longtemps et on vous a offert l'opportunité d'un CDI. Comme moi, vous aviez l'impression d'avoir fait le tour de votre job (ce qui, il faut le reconnaitre, est plutôt logique quand on travaille dans  la Maison Ronde, ahem...). Comme moi, vous rêviez d'autres horizons, d'autres haleines de poney le matin en arrivant, de nouvelles stimulations intellectuelles. Thomas Legrand n'arrivait plus à vous surprendre, Charline Vanhoenacker ne vous faisait presque plus rire, même Bernard Guetta, vous paraissait insipide et sans saveur.

Allez, avouez-le Patrick, vous avez entamé votre année en sachant que ce serait peut-être la dernière. Vous avez caché votre départ à vos collègues pendant plusieurs mois.Vous avez même réussi à vous motiver pour faire quand même du bon boulot; je dirais même que vous n'avez jamais été aussi bon, vous avez fait preuve de beaucoup plus de mordant, vous avez pris des décisions importantes pour l'année prochaine, en sachant que vous n'en assumeriez pas les conséquences, pas vrai? Vous vous êtes libéré Patrick!

Finalement vous avez annoncé votre départ à votre chef, Laurence Bloch. Elle a hululé de douleur. Alors même que l'année dernière, elle vous avait remonté les bretelles, ne vous trouvant pas assez "moteur". Vous avez jubilé.

Et puis vous êtes allés à la rencontre de vos futurs collègues. Vous aviez les cheveux propres et les mains moites, l'estomac dans les talons et le coeur qui battait la chamade. Vous avez regretté d'avoir pris des spaghettis à ce déjeuner, ce qui a permis à vos futurs collègues de vous classer illico dans la catégorie des mangeurs porcins.  Vous avez fait une blague pas drôle. Vous vous êtes sentis consterné en apprenant que vos futurs collègues ne buvaient pas de café. Vous avez fait semblant de croire votre futur chef d'Europe 1 quand, en vous montrant votre nouveau bureau tout petit, moche et mal éclairé pour cause de store cassé,  il vous a dit que tout serait réparé pour votre arrivée. Vous avez souri l'air détaché quand vous vous  êtes aperçu que vous alliez avoir moins de personnel pour vous aider que prévu.

Et voilà, elle est arrivée cette dernière semaine. Vous vous sentez à la fois triste et soulagé; excité et effrayé. Vous avez prévu un repas pour vos adieux. Vous allez payer l'apéro à tout le monde, à défaut du repas, c'est déjà ça Patrick.

Vous aller ranger votre ordinateur. Vous allez récupérer tous vos documents; n'oubliez pas  vos photos de famille qui n'ont rien à faire là, et les idées de destination pour vos prochaines vacances. Ne laissez aucune trace. Enfin si, quand même, soyez pas vache, laissez les trucs importants pour votre successeur: l'annuaire, et les tickets de cantine.

Vendredi, vous allez repartir avec votre petit carton plein de souvenirs, de petits mots d'adieux laissés par vos collègues, et de cadeaux. Vous n'aurez pas oublié votre tasse "A l'aise breizh" offerte par Benoit Hamon lors de son dernier passage, lundi, dans l'émission.

C'est là que nos chemins se séparent Patrick, car je resterai fidèle à Inter. Merci pour ces belles années passées ensemble, votre voix, chaque matin, contre vents et marées, quelque soit l'actualité, rassurante comme un phare dans la brume (pardonnez ma tendance à sur-utiliser la métaphore bretonne).

Adieu Patrick, nous nous sommes tant douchés! <3

PS: ce billet n'intéressera sans doute que les auditeurs de France Inter, mes excuses pour les autres!

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Vis ma vie de plaquette de beurre

26 Juin 2017, 08:09am

Publié par Zazimutine

Vis ma vie de plaquette de beurre

21 juin 2017, l'été est enfin là...

7h: la porte du frigo s'ouvre, la lumière s'allume, un courant d'air chaud s'engouffre dans la baraque. Zut, déjà? Si j'avais su, j'aurais pas la fête aussi tard cette nuit avec mes potes les Zeufs. Mes potes ils s'appellent Zone, Zou, Zri, et le plus marrant Zorglub. En fait il s'appelle Zor mais il a un look terrible avec sa coquille toute tachetée alors on l'appelle Zorglub. Je sais pas de quel cul de poule il sort celui-là mais alors il a une tête!!

7h01: la Patronne me sort du frigo et me pose sur la table du déjeuner. C'est le moment que je préfère: elle va me gratter le ventre un bon moment pour beurrer les tartines de toute la famille la Patronne, et c'est elle qui gratte le mieux dans la famille, y a pas à dire. Elle te fait ça avec une délicatesse toute féminine, tout est dans le geste quoi! Alors que le Patron, lui, il tranche direct dans le vif tu vois? Du coup ça fait mal, alors que la Patronne, elle, elle me chatouille!

7h30: la séance de grattage est terminée, c'était tellement bon, je me sens tout détendu, tout mou, mmmh je vais bien dormir moi!

7h35: oui mais je préfèrerais dormir au frigo quand même

7h40: personne n'a l'air de songer au risque vital que j'encoure si je reste à l'air libre, il fait déjà 22°C là, les gars!

7h45: bon personne n'a l'air de s'occuper de moi...

8h: Putain!!! Ils sont en train de partir sans moi! Je rêve, ils vont partir en oubliant de me remettre au frigo! C'est pas comme ça que je voulais finir moi, avec les zeufs on s'était promis qu'on finirait notre vie en même temps, tous ensemble, genre en quatre-quart!!

8h02: au secoooooouuurs! Comment faire pour se faire entendre des humains quand on est une plaquette de beurre?

8h05: la porte claque; ils m'ont vraiment laissé les salauds! Si j'avais su, j'aurais ranci et je leur aurais pourri leur petit-déj’ toute la semaine! Oh non, je veux pas mourir comme ça! J'ai envie de pleurer.

8h06: la porte s'ouvre, la patronne me prend dans ses mains et me remet dans le frigo. Oh mon Dieu je l'aime! Mes larmes coulent sur ses doigts. Elle a pas l'air d'apprécier.

8h07: tout le monde dort dans le frigo. Ça sent pas très bon, le Lait a du tourner.... on lui avait dit aussi de pas faire des mélanges avec le vin blanc, il est con le Lait. Ou alors c'est les Frometons, ils sont sympas mais côté hygiène, bof, c'est clair qu'il y en a qui se lavent pas tous les jours.

8h10: je vais piquer un petit roupillon pendant que je me resolidifie, j'ai besoin de me remettre de mes émotions.

.......

17h30: je sens la porte claquer, la Patronne rentre avec les gobelins, la vache, j'ai dormi toute la journée!

17h35: aaah de la lumière, une petite main potelée m'attrape, aïe, ça fait mal, ça doit être la cadette, une vraie teigne.

17h36: Boum! Oh la chute, au moins 1 mètre! J'ai le coin droit tout cabossé, c'est malin! La patronne est pas contente, elle gronde la Teigne qui hurle. Heureusement que j'ai pas d'oreilles parce qu'à en juger par les vibrations que ça occasionne, ça a l'air douloureux.

17h37: je retourne dans ma chambre froide.

18h: de nouveau de la lumière. La patronne m'empoigne,  elle me pose sur le plan de travail. Oh mais je vois qu'elle attrape aussi Zone, Zou, Zri, et Zorglub, serait-ce le grand moment?

18h05: on me jette dans un bol; mmmmhhhh, ça chauffe, c'est bon...

18h06: quoooaaaa? Du chocolat? Je rêve, on me mélange avec du chocolat! Oh mon Dieu, même dans mes rêves les plus fous je n'aurais pas imaginé ça, on va tous mourir dans un gâteau au chocolat!

18h07: tandis que je me liquéfie langoureusement en m'imprégnant de nanoparticules de cacao, j'entends les zeufs crier de joie: ils sont en train de se faire battre et ils aiment ça les dingos, j'ai toujours pensé qu'ils avaient un côté maso mes potes!

18h13: c'est le moment du grand mélange avec les potes qui ont maintenant la gueule bien enfarinée; j'entre dans le robot, le fouet nous bat à 3000 tours minutes!

18h14: woooooouuuuuuuuuh, c'est un truc de fou!!!

18h15: je goooonfle!

18h16: hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!

18h17: J'ai la tête qui tourne quand même!

18h18: Oh my God, je crois que je vais rancir!

18h19: fini de rigoler, la Patronne nous verse tous dans un moule à gâteaux.

18h20: passage au four. Juste un mauvais moment à passer.

18h35: on sort du four. Je suis encore là mais plus tout à fait, je suis nulle part et partout à la fois, je sens les zeufs frémir de plaisir, on est bien là, tous ensemble. Ce soir, nous allons finir sous des palais frétillant de joie, sur des petits doigts gourmands, dans des petits estomacs repus...

Elle est pas belle ma vie?

PS1: Oui, je sais, c'est.... consternant...

PS2: Encore du recyclage...

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Summer is coming

20 Juin 2017, 08:48am

Publié par Zazimutine

Summer is coming

 

Exceptionnellement, cet article répond à une commande; j'ai en effet été contactée par une grande éditrice allemande pour écrire un article sur l'été. Eh oui, les amis, ma carrière décolle!

Bien. Il est possible que je déforme un petit peu la vérité. Il est possible qu'en réalité, j'ai décidé de participer au challenge lancé par l'irrésistible Frau Pruno, du blog Escarpins et marmelade, et d'écrire, comme elle le proposait, un billet sur l'été. Mais attention, la meuf est prof d'allemand, et croyez-moi, ça se sent: trame imposée, thèmes à respecter, et bien sûr, QCM, orthographe notée, traduction en allemand simultanée, et zéro pointé en cas de faute grammaticale majeure.

Malgré ma peur panique mon respect profond de la gente professorale, je dois avouer avoir pris quelques libertés avec le sujet.

 

Un inconvénient majeur dans la rédaction de ce billet provient de ce constat incontournable: je n'aime pas l'été. Eh oui, je suis cette personne, la seule, l'unique, en France, dans le monde, qui n'aime pas la saison estivale.

Il faut dire que si je réfléchis à tous les étés vécus jusqu'à présent, la plupart étaient passés à travailler: à partir de 18 ans, j'ai bossé chaque été à la Poste, puis à l'hôpital, puis j'ai remplacé tout l'été les gens qui partaient en vacances. Quand je pense été, je pense à mes levers trop précoces pour aller bosser aux Chèques Postaux, à la moiteur de Lyon dès 6h du matin, à la sensation de rentrer dans un four géant chaque fois que je sortais du boulot, à l'impossibilité de dormir à cause du bruit dehors (fenêtres ouvertes=mort des relations de bon voisinage), puis un peu plus tard aux appels de nuit, au visage gonflé de sueur le matin, à la chaleur étouffante de Toulouse en juillet et août. Mais là n'est pas le propos. Le sujet du billet est bien "rêve d'été", alors je vais essayer de me remettre dans un bain rempli d'ondes estivales positives. Et pour cela me replonger dans l'enfance.

Voyons, voyons, respire.... làààà....... tu y es.

Ecoute, ce sont les cigales qui chantent (qui crissent?). Tu as 5 ans, 6 ans, 7 ans, tu es à La Ciotat, comme tous les mois de juillet.

Tu te souviens, sur le trajet, de Lyon, à la grande bleue (2h30 en roulant trop vite, comme se vantait mon père!) la façon dont tu as guetté de la voiture, le moment où tu allais enfin apercevoir la mer, c'était à celui qui la verrait en premier!

Tu sens ce parfum? C'est l'odeur du pin qui déborde  de résine sous la chaleur. Et celui-ci? C'est l'odeur de la mer, du sable chaud, de la crème solaire, celle qui tout à l'heure va te rendre toute luisante et attraper le moindre grain de sable, le laissant collé sur ta peau. Rappelle-toi: le bateau en caoutchouc jaune et bleu avec lequel tu jouais des heures durant avec ton frère, l'eau d'une transparence cristalline à 3 mètres sous toi, et ton vertige quand tu regardais un peu trop longtemps le sable, là-bas, si loin sous tes pieds. Souviens-toi, la menthe à l'eau dégustée en terrasse lors des promenades sur le port, la soubresade, les pêches et le melon, qui te coulait immanquablement sur le menton. As-tu gardé en mémoire ce joli collier plaqué or, une simple chaine avec des étoiles insérées entre les maillons, qui te faisait sentir princesse, et que tu as perdu au bout de quelques jours?

Te souviens-tu aussi des vacances à Cap-Ferret avec Pépé et Mémé? De ta tenue préférée: un short avec un débardeur rayé bleu marine et blanc, qui grattait un peu, mais qui avait l'avantage d'être assorti à celui de ton frère? Ressembler à ton frère te semblait être alors le summum de ta vie. Chacun vous aviez un petit sac à dos, le même dans une couleur différente, une serviette de bain aux motifs écossais, la même dans une couleur différente, et tu étais si fière de porter tes propres affaires. Tu étais si fière aussi d'apprendre à nager cet été-là, dans la piscine du club Mickey. Tu te  rappelles le torse bronzé de Claude, et la chaine qui brillait sur sa poitrine, la petite piscine bleu foncé, et ses mots "grenouille-V-I... grenouille-V-I", pour t'apprendre à nager la brasse?

35 ans plus tard, mon rêve d'été se situe peut-être bien là où je vis aujourd'hui, en Bretagne. Je l'imagine dans une maison à nous, loin du tumulte de la ville, loin du bruit de la vie, avec un grand jardin rempli de fleurs et de fruits. Une maison ouverte aux amis, à la famille, où l'on passerait quelques jours en bonne compagnie. Je l'imagine empli de liberté cet été-là, des enfants jouant sans contraintes, les pieds nus dans l'herbe sans qu'on y trouve à redire, quittant la table et y revenant à leur aise sans que nous fassions les gros yeux, improvisant toutes sortes de jeux. J'imagine aussi une guitare, des chansons populaires reprises par toutes les générations, des levers tardifs ou à la fraiche. Des promenades en vélo ou à pied, des baignades organisées et d'autres improvisées. Des couchers de soleil sur la mer par milliers, et des conversations entre chien et loup où l'on ouvre son coeur un peu plus que d'habitude parce que c'est plus facile quand on ne se voit plus. 

Ce rêve d'été là, il est un peu caricatural, un peu idéal, un peu utopique. Alors à nous de faire ressembler la réalité à nos rêveries.

 

Merci encore Frau Pruno pour ce défi, inspirant, vraiment! J'espère ne pas avoir trop malmenée la trame!

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Over Juin

19 Juin 2017, 10:16am

Publié par Zazimutine

Over Juin

Il ne vous a sans doute pas échappé que l'on a pas mal parlé, récemment, de ce concept de "charge mentale", une expression pour désigner ce que nous avons tous et toutes en tête comme "to do list", cette série d'alarmes mentales que, pour ma part, je me trimballe toute la journée, à l'idée (=de peur) d'oublier quelque chose à faire. Depuis que je suis devenue mère, cette charge mentale s'est développée, telle un poulpe envahissant mes circonvolutions de ses tentacules (métaphore bretonne), je la qualifierais même plutôt de "surcharge mentalo-physique" (rien à voir avec Eddie Mitchell). Car, dans la liste des choses à faire au quotidien, il y a évidemment de nombreux items impliquant des mouvements, des actes, tout cela engendrant une certaine fatigue, morale ET physique.

Dans ce contexte, le mois de juin constitue, il faut bien le dire, une apothéose. Listons un peu mes surcharges du mois de juin:

1) Les enfants (les plus pourvoyeurs de cette surcharge)

Concernant l'école:

  • veiller à ne pas oublier les activités sportives de chacune: kayak le mardi pour l'ainée, vélo le mardi et patinoire le vendredi pour la cadette, ceci impliquant, chaque veille au soir,  la préparation des affaires adaptées (listing kayak, différent du listing vélo, différent du listing patinoire) et surtout, ne pas les mélanger, sous peine de se retrouver à faire du patin en combinaison neoprène, ou du vélo vêtu de chaussettes longues et de moufles.
  • ne pas oublier le conseil d'école, lundi x juin, et prévoir quelqu'un pour garder les filles.
  • noter et prévenir 5 fois Papa Ours de la date de la fête de l'école,  anticiper la tenue dans le thème de la fête, qu'il ne faut "surtout pas acheter" selon la maitresse (tout le monde a une jupe longue à pois taille 10 ans dans sa garde-robe, obligé!).
  • ne pas oublier de rendre les souches de tickets de tombola qu'on a tous achetés nous-mêmes, car c'est plus rapide que d'aller s'enquiquiner à sonner chez les voisins.
  • penser aux différents pique-niques (beaucoup de sorties scolaires en cette fin d'année); et donc acheter du pain de mie, du fromage à tartiner Tarticruche, et du jambon, la veille (le-menu-idéal selon mes filles).
  •  payer les crêpes, l'abonnement à Choupi-magazine et à Je lis comme un Dieu-magazine, les tickets d'entrée pour la fête de l'école, avant le x juin.
  • penser aux fournitures pour les séquences jardinage de miss Bonbon.

 

Niveau activités extra-scolaires

  • noter et prévenir 6 fois papa Ours de la date du spectacle de théâtre de miss Choco; y aller.
  • anticiper le gala de danse; aller acheter les tickets d'entrée (faire la queue 1h); racheter des filets à chignon et un collant non troué pour miss Choco; l'emmener aux répétitions 12 fois dans la semaine; rappeler la date une 7ème fois à papa Ours; ne pas oublier costume/maquillage/coiffage/sandwich le jour J; y aller.
  • penser à faire un gâteau pour le dernier cours de dessin de miss Bonbon; aller à l'exposition des oeuvres de nos chérubins la semaine suivante (avoir prévenu papa Ours de ....).
  • réinscrire miss Choco à la danse (queue probable: 1h); réinscrire miss Bonbon à la musique (ou pas; on attend sa décision).

 

Activités annexes

  • prendre rendez-vous chez le dentiste pour miss Bonbon l'entartrée.
  • ne pas oublier les deux rendez-vous chez l'orthodontiste pour miss Choco la future appareillée; signer le devis (vendre ma voiture avant le premier versement).
  • organiser les rendez-vous de miss Choco chez l'ophtalmo de Rennes, pour ce fameux traitement d'avant-garde qui freinera peut-être sa myopie (je vous en reparle!).
  • penser au rendez-vous avec la psychologue de miss Bonbon.
  • anticiper les vacances à la mer des filles: racheter un maillot de bain pour miss Choco, crèmes solaires et compagnie...
  • ne pas oublier les anniversaires des copains TOUS les week-ends; acheter les cadeaux.

 

2. Moi/nous

  • payer la cantine, la garderie, le conservatoire
  • prendre divers rendez-vous médicaux
  • préparer les vacances en famille
  • cueillir les cerises avant que les oiseaux les aient toutes becquetées; faire des clafoutis; surgeler.
  • et je vous passe tout ce que j'ai à faire au niveau boulot avant mon changement d'emploi du 1er septembre, ainsi que le quotidien ménage/repas/courses...

 

La semaine dernière fut le point culminant de cette suractivité juinesque.

En effet, mercredi, il m'a fallu: emmener miss Bonbon à 13h30 pour son cours de dessin, puis emmener miss Choco à sa répétition de danse à 14h15; retourner chercher miss Bonbon, avant de retourner à la répétition de danse; emmener les filles à papa Ours pour que je puisse assister à ma propre répétition de danse. Partir, revenir, retourner, reretourner. Et recommencer le même genre de déplacements, jeudi, vendredi et samedi, tout en gérant la gastro-entérite subite de miss Choco.

J'ai finalement trouvé la solution: mercredi, je me suis dupliquée.

Depuis, j'ai une vie de rêve: je vais à la plage tous les jours, et je bois des mojitos en publiant des photos de mer indécentes sur Instagram, ou bien je discute avec mes nouvelles copines les mouettes. Pendant ce temps-là, mon duplicata se tape tout le boulot!

Bon je vous laisse, mon duplicata vient de me laisser un message, il y a de la mutinerie dans l'air; il semblerait que celle-ci trouve peu à son goût, cette surcharge de travail pour un salaire tout à fait dérisoire à base de reconnaissance différée (celle de mes filles, plus tard, quand elles seront mères à leur tour). Elle prononce des phrases toutes faites et absurdes du genre "tout travail mérite salaire". Pfff, voilà que je me suis dupliquée en communiste, quelle gourde! La prochaine fois je me duplique en macroniste et je me remets en marche, non mais oh!

Bon courage à tous et toutes pour survivre au mois de juin!

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