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Touzazimutin

Ma petite sélection pour lecteurs débutants

12 Décembre 2017, 20:44pm

Publié par Zazimutine

Ma petite sélection pour lecteurs débutants

 

Ca faisait longtemps que je voulais vous livrer une petite sélection d'ouvrages pour lecteurs débutants. Mais j'attendais le bon moment, et il me semble que pour les enfants ayant débuté l'apprentissage de la lecture en septembre, la période d'avant Noël voit déjà émerger quelques nouveaux lecteurs (et si ce n'est pas le cas, pas de panique, l'année scolaire finit début juillet, chaque enfant avance à son rythme!)

Voici donc une sélection de livres qui ont particulièrement aidé miss Bonbon au CP, lorsqu'elle a commencé à lire.

  •  Lire c'est facile, Collection Poche Poussin, chez Milan

Je vous en ai déjà parlé l'année dernière dans un article "favoris du moment". Cette collection permet à l'enfant de déchiffrer de façon très ludique; dans une première partie, on trouve plusieurs jeux autour de la lecture: lecture de syllabes, phrases à déchiffrer,  exercices de prononciation. Ensuite, vient l'histoire, suffisamment courte. Enfin en dernière partie, une chanson est proposée pour se détendre. Ludique et encourageant!

Ma petite sélection pour lecteurs débutants

 

  • Je suis en CP, Collection Castor Poche, chez Flammarion

Cette collection est tout particulièrement étudiée pour accompagner l'apprentissage de la lecture. Divisée en 3 niveaux, selon le trimestre auquel l'enfant en est de son apprentissage, ces livres proposent des petits histoires retraçant le quotidien à l'école, auxquelles l'enfant pourra facilement s'identifier. Ici, miss Bonbon aime beaucoup ces livres, qui d'ailleurs continuent après le CP avec la collection Je suis en CE1, puis Je suis en CE2.

Ma petite sélection pour lecteurs débutants
Ma petite sélection pour lecteurs débutants

 

  • Emilie, de Domitille Pressenssé, chez Casterman

Emilie est un grand classique que j'ai moi-même lu étant petite, et qui fonctionne toujours aussi bien. Je trouve particulièrement adapté aux lecteurs débutants, le texte, écrit de façon très lisible et coloré, et les histoires, suffisamment courtes pour ne pas s'essouffler. J'aime aussi le fait que l'on puisse suivre les aventures d'un personnage au travers de plusieurs ouvrages, miss Bonbon continue d'ailleurs à nous en demander pour compléter sa collection.

Ma petite sélection pour lecteurs débutants

 

  • Marius le chat, de Erwin Moser, Casterman

Dans le style personnage récurrent, toujours apprécié des enfants (il en existe 8 tomes), on découvre ici Marius, petit chat fantasque aux aventures amusantes. Adapté aux tout-débutants (les textes sont hyper concis), il ravira les amateurs d'histoires rigolotes.

Ma petite sélection pour lecteurs débutants
Ma petite sélection pour lecteurs débutants

 

  • Noé et Azote, Mes Premiers Romans, Magnard Jeunesse

Mon préféré dans cette sélection, j'ai découvert Noé et Azote grâce à ma libraire adorée. J'aime beaucoup l'histoire: celle d'un petite garçon de 7 ans (Noé), qui vit des aventures avec un monstre qui... n'existe que dans sa tête (Azote), et les illustrations. De plus, cette collection a l'avantage d'exister en lecture aidée, certains exemplaires étant édités spécialement pour les lecteurs hésitants avec des syllabes colorisées, idéales en début de CP.

Ma petite sélection pour lecteurs débutants

 

  • Je commence à lire avec Martine, Casterman

Martine, un grand classique de la fin des années 1950, est réédité dans une collection spéciale, accessible aux lecteurs débutants. Le textes sont simplifiés mais les illustrations de Marcel Marlier sont intactes. Miss Bonbon adore, tout comme moi à son âge (miss Choco est, elle, plus critique: Martine est trop parfaite, ça l'énerve!).

Ma petite sélection pour lecteurs débutants

 

  • Les animaux de Lou, Premières lectures, Nathan

Je termine avec la collection Premières Lectures, chez Nathan, que je ne connais qu'à travers les aventures de Lou, grande amie des animaux. Chacune de ses aventures tourne autour de la rencontre avec un animal, dans un texte simple aux jolis dessins colorés. Une belle petite série qui donne envie d'être collectionnée!

Ma petite sélection pour lecteurs débutants
Ma petite sélection pour lecteurs débutants

 

J'espère que cette sélection vous aidera à trouver quelques idées de cadeaux de Noël. Elle est peut-être un peu axée "petites filles" mais je ne peux parler que de ce que je connais.

Evidemment, des livre pour enfants, il en existe des centaines (je trouve même que l'offre est presque excessive!), difficile d'en faire le tour, alors n'hésitez pas à fouiner et à demander conseil aux libraires, ils sont généralement d'une grande aide. Personnellement j'adore me laisser guider.

Je vous donne rendez-vous en fin d'année scolaire pour une sélection "premiers romans".

Et pour terminer, je précise que bien entendu, ces livres n'ont absolument pas été offerts par les éditeurs, mais payés par mes propres deniers.

Très bonne semaine!

 

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Va, vis, et deviens.

27 Novembre 2017, 20:26pm

Publié par Zazimutine

Va, vis, et deviens.

 

Ca s'est passé l'autre mercredi. J'accompagnais Miss Choco à son cours de théâtre, comme tous les mercredis, lorsque celle-ci me demanda explicitement de la "déposer". En précisant que je ne l'accompagne pas jusqu'à la porte, et que je ne vienne pas vérifier si elle était bien arrivée. Quelques semaines plus tôt, en effet, ne trouvant pas de place sur le parking, je lui avais proposé de descendre de la voiture et d'aller seule à son cours, pendant que je cherchais une place. Ne l'ayant pas vue entrer, j'étais allée vérifier ensuite sa présence au cours (lui collant probablement la honte sur 4 générations).

Revenons à ce fameux mercredi. Face à sa demande soudaine d'autonomie je suis restée aussi abasourdie que la fois où, dans un épisode de la petite maison dans la prairie, la voix qui doublait Laura Ingalls avait changé.

Il faut préciser que depuis leur naissance, mes deux filles n'ont jamais eu une demande forte d'indépendance. A 7 et 9 ans, elles me demandent encore de choisir leurs vêtements le matin, de les coiffer, voire certains soirs, de les doucher (en mode fatiguée/feignasse). La semaine précédente, j'avais d'ailleurs été agacée lorsque, à la piscine, miss Choco avait tenu à ce que je l'accompagne jusqu'au bord du bassin, alors que nous étions déjà en retard pour le cours. Je suis également souvent irritée quand je lui demande de poser une question à la maitresse, et que, par timidité, elle refuse systématiquement, m'obligeant à lui écrire un mot dans le cahier de liaison.

Mais mercredi, Miss Choco a gagné une petite victoire d'émancipation. Probablement poussée par le modèle de ses camarades de théâtre, un peu plus âgées qu'elle, qui arrivent unanimement seules au cours (je suis d'ailleurs souvent la seule à attendre la fin du cours à l'intérieur de la structure, et non dans ma voiture sur le parking). 

Pourtant, il va bien falloir s'habituer à ces petits pas qui conduisent peu à peu sur le chemin de la liberté. Il y aura le collège l'an prochain, et encore plein d'autres pas à effectuer.

Je mesure aussi ce que chaque pas signifie, et comme il nous rapproche, à chaque fois, de celui qui nous verra un jour atteint du syndrome du nid vide. Je n'oublie pas que cela fait partie du contrat, vous savez la petite case, tout en bas, qu'il fallait cocher lorsque nous avons déballé nos nouveaux-nés, celle qui précisait: "attention, ce produit est de très bonne qualité mais pour sa bonne conservation, vous veillerez à faciliter son épanouissement en ne lui demandant rien en retour, en le poussant à voler de ses propres ailes, en ne mettant aucun obstacle entre lui et ses aspirations, que ce soit sous forme de culpabilisation ou de chantage affectif; cet alinéa est non négociable, et en aucun cas le produit ne vous serait remboursé s'il ne satisfaisait pas à vos exigences personnelles".

Parfois, je prends conscience de l'absurdité de ce pari un peu fou que nous avons fait: construire un foyer, au sens littéral, tout en sachant qu'il sera éphémère, du moins dans sa forme actuelle. Donner tout ce que notre être est capable d'amour, sans en attendre de la gratitude ou de la réciprocité (la possibilité de ces dernières étant la cerise sur le gâteau!). La quintessence de l'amour parental donc, cette folie. Alors, quand ça m'étreint un peu trop le coeur, je me souviens de mes propres petites étincelles de liberté  gagnées les unes après les autres: la première fois que je suis allée à l'école toute seule, la première fois que j'ai payé le pain. La première fois que j'ai dépensé l'argent que j'avais économisé pour m'acheter un truc vraiment chouette. Mon premier livret A. Mon premier soutien-gorge (oui, aussi!). Et plus tard, toutes les acquisitions de la majorité: le droit de vote, le permis de conduire, la première fiche de paie, le premier appart. Je me souviens de ma fierté à chaque fois, de ma sensation d'en être, d'avoir un rôle à jouer. De mon fou-rire nerveux mémorable, lorsque je me suis retrouvée pour la toute première fois, seule à conduire la voiture de mon père (l'indépendance prend parfois de drôles de visages!). Chacun son tour.

Va, vis et deviens

 

PS: j'ai emprunté cette formule au magnifique film de Radu Mihaileanu, sorti en 2005, racontant l'histoire d'un enfant éthiopien, qui, en 1984, alors que la famine dévaste son pays, se fait passer, poussé par sa mère, pour un juif éthiopien afin d'être emmené en Israël où il pourra échapper à la mort. Cette mère sait parfaitement qu'elle ne reverra jamais son fils, mais pour lui sauver la vie elle préfère en être séparée. Bouleversant! Si vous ne l'avez pas vu, je vous le recommande chaudement (voir bande-annonce ci-dessous).

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Si j'étais blogueuse...

21 Novembre 2017, 20:39pm

Publié par Zazimutine

Si j'étais blogueuse...

 

Si j’étais blogueuse mode, je vous parlerais de mon achat récent, après plusieurs années de résistance, de baskets blanches. Même qu'elles sont trop blanches, et que ça me fait de très/trop gros pieds, genre schtroumpfs, et que je regrette.

Si j’étais blogueuse beauté, je vous raconterais ma « routine » matinale, comme elles disent, qui a totalement changé depuis l’an dernier, à savoir: arrêt quasi total du maquillage, après avoir passé 2 ans à visionner les tutos sur internet de filles qui avaient 20 ans de moins que moi (suite à quoi je vous confirme la chose suivante : la paillette, ça vieillit!).

Si j’étais blogueuse forme, je ferais un bilan après 5 séances d’aquabike : fréquence cardiaque de base, capacité respiratoire, tour de cuisses, caractère rebondi de la fesse.

Si j’étais blogueuse écologie, je publierais la recette de mon déo 100 % maison et efficace, sauf que la recette n’est toujours pas réellement au point (la dernière version nécessitant l’utilisation d’un pic à glace).

Si j’étais une blogueuse cuisine, je posterais la recette du gâteau au citron de ma maman, ce même gâteau qui a rythmé nombre de mes goûters, et que je fais régulièrement aujourd'hui pour mes filles.

Si j’étais blogueuse déco, je vous montrerais le ravissant petit bureau de ma fille aînée, déniché chez La Renoute, avec sa chaise chinée qui va bien, même que ça fait un décor fort instagramable (et accessoirement un coin à elle pour faire ses devoirs, après 3 années passées à squatter le coin de la table de la cuisine).

Si j’étais blogueuse voyage, je vous pondrais un article de 15 pages sur notre voyage en Chine, effectué en... 2006.

Si j’étais blogueuse couture, je partagerais toutes mes cousettes depuis 2 ans, je ferais poser mes filles dans leurs vêtements devenus trop petits, et je planquerais les finitions pourries.

Si j’étais blogueuse jardin, je ferais semblant d’être super compétente en la matière, alors qu’en réalité, ce n’est pas moi qui m’occupe du jardin.

Si j’étais blogueuse BD, je ressortirais les dessins rigolos que j’échangeais avec une copine il y a 20 ans ; ça me ferait environ 5 publications.

Si j’étais blogueuse TV, je ferais un récapitulatif de mes émissions préférées du PAF sur la semaine (le mardi c’est pâtisserie, le jeudi c’est librairie etc...), ce serait drôlement intéressant!

Si j‘étais blogueuse société, je pousserais un coup de gueule contre l’eau chaude au robinet des stations services l'été. Un sujet brûlant et d’actualité quoi.

Et puis si j’étais blogueuse famille en mal d’inspiration ou de temps, j’écrirais un article tout pourri en m’imaginant ce que j’écrirais si je changeais de catégorie de blog...
 

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Tous azimuts # 19

13 Novembre 2017, 14:39pm

Publié par Zazimutine

Tous azimuts # 19

 

Bienvenue dans mon petit billet fourre-tout du lundi après-midi, ce billet qui me permet de maintenir le blog en vie, ce billet qui est un peu le respirateur de ce blog comateux... Alors sans plus attendre...

 

  • Tout d'abord, je voudrais vous remercier d'avoir autant commenté mon dernier billet sur la recherche de perfection, c'est toujours un régal d'échanger autour de certains sujets, c'est le sel qui relève la soupe, le pain qu'on déguste avec le fromage, le... bref, merci! J'ai tardé à répondre à certains commentaires mais je crois avoir rattrapé tout mon retard maintenant.

 

  • Côté blog, justement, parlons-en car je me pose énormément de questions qui vont dans tous les sens.

D'un côté, après 4 ans de blog fait de bouts de chandelle et de design en carton, j'envisage d'investir dans un abonnement premium qui me permettrait d'améliorer la déco et d'acheter même mon nom de domaine (la classe internationale donc!).

De l'autre je me demande, si tout ceci a encore un sens. Je ne me suis jamais sentie aussi bien ici, j'ai enfin le sentiment d'appartenir à une communauté de blogueuses, j'ai explosé mon record de vues après ce billet, et pourtant... je me demande parfois si je vais continuer. Je ne suis pas certaine d'avoir réussi à me construire une identité à force de vouloir parler de tout et n'importe quoi (tous azimuts, ça vient de là!). Je ne pense pas que mon lectorat va grandir encore, j'ai l'impression d'être arrivée à une sorte de "maximum", comme si maintenant tout cela ne pouvait que s'écrouler.

D'un troisième côté (ben quoi, j'ai le droit d'avoir une réflexion ternaire non?!), j'envisage aussi d'ouvrir un blog couture, dont j'ai déjà trouvé le nom. Mais cela me prendra énormément de temps sur ce blog-ci, et encore faut-il que je trouve le temps de coudre (donc de l'alimenter).

Bref, je ne suis pas arrivée au bout de ma réflexion. A suivre...

 

  • Parlons cinéma. Nous sommes allés voir en famille L'école buissonnière et Le petit Spirou. Après avoir passé des années à visionner des dessins animés et autres films d'animation, je suis ravie de commencer à faire découvrir aux filles des films avec de vrais comédiens. Le concept est d'ailleurs très énigmatique pour miss Bonbon qui était très perturbée de retrouver la Lili de Scènes de ménage dans L'école buissonnière.

Si le petit Spirou m'a globalement assez ennuyée (malgré la présence de l'excellent François Damiens), je vous recommande vivement L'école buissonnière que, tout le monde ici, a beaucoup aimé. L'histoire est celle d'un petit orphelin des années 30, qui, à la faveur d'un placement chez une parente éloignée, va découvrir les joies de la vie à la campagne. Le film est assez académique, un peu cousu de fil blanc, mais extrêmement efficace, joli et drôle, la photographie est incroyable et les acteurs sont tous excellents. Du vrai bon divertissement!

 

  • L'école a repris déjà depuis une semaine, elle va être longue la ligne droite jusqu'à Noël, d'autant que nous avons pris très peu de vacances  Papa Ours et moi cette année. Cependant, nous avons pu profiter d'un week-end prolongé pour découvrir, encore et toujours, cette belle région qui nous accueille depuis maintenant 2 ans (en brouillon, un bilan de nos 2 ans ici). Ces escapades sont toujours un régal pour moi et les filles commencent même à devenir friandes de nos promenades en bord de mer, surtout quand on peut marcher sur les rochers. Au top 3 des coups de coeur , ce mois-ci, citons Locqmariaquer, du côté du Golfe du Morbihan, et beaucoup plus au nord dans le Finistère, la pointe du Raz et L'Ile-Tudy

 

pointe du Raz un jour de beau temps :D

pointe du Raz un jour de beau temps :D

 

  • Je pense publier dans quelques jours un billet lecture, qui sera surement le dernier avant un bon moment, pour la bonne et simple raison que je ne lis plus. C'est assez étrange cette relation à la lecture: compulsive par moments, et puis très distanciée à d'autres. Toujours est-il que depuis plusieurs semaines, je suis dans une période "sans".

 

  • Allant totalement à contre-sens de ce que je viens de dire (mais je ne suis pas à une contradiction près), j'ai très très envie de lire les derniers prix Goncourt et prix Renaudot,  respectivement: L'Ordre du jour d'Eric Vuillard, et La disparition de Josef Mengele d'Olivier Guez. Je ne suis habituellement peu attirée par les prix littéraires, mais cette année je suis particulièrement intéressée par le sujet de ces deux livres, à savoir l'Allemagne nazie et la période de la seconde guerre mondiale. Si l'un d'entre-vous a lu un de ces bouquins, parlons-en voulez-vous?

 

Sur ce, je vous souhaite à tous une très bonne semaine!

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Le préféré du plus beau du plus meilleur

6 Novembre 2017, 16:42pm

Publié par Zazimutine

Le préféré du plus beau du plus meilleurLe préféré du plus beau du plus meilleur
Le préféré du plus beau du plus meilleurLe préféré du plus beau du plus meilleur

 

Jeudi dernier, tandis que je soufflais d'ennui devant "Danse avec avec les stars-en-mal-de-célébrité" (eu égard aux 12000 coupures publicitaires, mais pas que) m'est venue une certaine lassitude, dont je vous livre l'objet ici.

Ne vivrions nous pas dans une société qui prône la perfection et la performance? (voyez un peu, j'ai frôlé l'entorse du cerveau!)

A la télé, les émissions de "concours" ont envahi  les petits écrans. Il ne s'agit plus d'être un bon pâtissier mais d'être le meilleur, on ne se contente plus du label "plus beau village de France", non, il faut être le préféré. Meilleur couturier amateur (Cousu main), meilleur boulanger de France, meilleure nouvelle découverte de la chanson française (The Voice, Nouvelle Star), meilleur aventurier (Koh Lanta et compagnie)... Sur les réseaux sociaux, et sur Instagram en particulier, les "stars" sont les comptes qui totalisent le plus grand nombre possible d'abonnés, les images sont toujours plus belles, les vies toujours plus parfaites.

Si on y réfléchit bien, ce phénomène de société est loin d'être nouveau.

Lorsque j'étais gamine, la société des années 80-90 mettait déjà en valeur les élites. La beauté tout d'abord, c'était alors la grande mode des mannequins-stars: Cindy Crawford, Claudia Schiffer, Naomi Campbell, on portait aux nues ces filles aux proportions parfaites. 90-60-90, voilà quelles étaient les mensurations (impossibles!) à atteindre. 

Côte études, c'était la grande époque des math sup-math/math-spé. Au lycée, dans ma classe, tout le monde voulait être ingénieur, sans même savoir en quoi consistait ce boulot. Mais c'était comme ça: la voie royale comme on disait, consistait à intégrer une prépa, puis une école d'ingénieurs. Il s'agissait alors d'être le plus intelligent (scolairement parlant, j'entends).

Aujourd'hui on pourrait donc se réjouir qu'il ne s'agisse plus seulement d'être beau ou intelligent. Les métiers manuels ont été mis à l'honneur, et c'est certainement une bonne chose pour toutes ces nobles professions, qu'elles suscitent de véritables vocations, et qu'elles soient ainsi valorisées: boulanger, cuisinier, pâtissier... Oui, mais ça ne suffit plus. Car pour "s'épanouir" (sous-entendu: gagner de l'argent, et/ou acquérir la célébrité), la société des médias nous recommande d'être, encore et toujours, le/la meilleur/e.

Jusqu'où irons-nous dans cette compétition effrénée?

Va-t-on assister à la naissance de nouveaux programmes: meilleur médecin, meilleur prof, meilleur plombier, meilleur facteur..., avec toutes les dérives que cela pourrait entrainer en termes de recherche de rentabilité? (Ah, mais on me dit en régie que ça existe déjà: chaque année, nous avons droit au classement des meilleurs établissements hospitaliers, celui des meilleurs lycées, le tout reposant sur des arguments de performance plus que discutables...)

Je me demande quelles répercussions ce culte de la performance peut avoir auprès des jeunes générations, en matière de confiance en soi. Que penser de soi en effet, si l'on ne possède aucune passion particulière comme la couture, la danse, ou la chanson? Est-on quand même digne d'intérêt si l'on n'est pas le meilleur en quoique ce soit, quand bien même on excellerait dans plein de domaines? Et que dire de ceux qui n'excellent en rien, ou qui cherchent encore leur voie? La société actuelle nous propose de sortir de l'anonymat grâce à notre talent. Plus besoin d'être beau, ou intelligent, du moment que l'on possède un don. Oui, mais si l'on a aucun talent particulier? Même pas un incroyable talent, qui nous permettrait au moins d'avoir notre minute de gloire dans l'émission du même nom, avec notre numéro de danse des narines version macarena?

J'ai justement entendu plusieurs fois mes filles se plaindre qu'elles n'avaient aucun talent particulier. Comme en réalité la majeure partie de la population. 

Alors je m'inquiète de cette recherche de perfection à tout prix, et des conséquences destructrices qu'elle pourrait avoir sur tous ceux qui manquent d'estime de soi.

Je me demande comment s'en prémunir:

- s'agit-il de ne pas cautionner en boycottant systématiquement ces émissions?

- l'éducation des enfants, le discours bienveillant leur rappelant que chaque être est un être unique, est-il suffisant?

Et surtout, que deviendra ce grain de sable éducatif face à la pression des pairs et de la société?

Finalement, quand accepterons-nous, en tant qu'individu, de rester parmi la foule des anonymes? Quand cesserons-nous de croire cette société qui nous fait miroiter un destin exceptionnel à coup de télé-réalité? Moi-même, est-ce que je ne me surprends pas parfois à rêver que mon blog va un jour être suivi par des milliers de lecteurs?

Accepter d'être unique, sans être forcément exceptionnel.

Vaste programme.

 

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24h dans ma vie d'empailleur

3 Novembre 2017, 09:38am

Publié par Zazimutine

24h dans ma vie d'empailleur

 

7h: mon réveil sonne. Grosse journée en perspective et pourtant, je n'ai qu'une envie: celle de me rendormir. J'ai peu dormi, réveillé cette nuit par une urgence. A 4h, le zoo a appelé pour m'informer du décès d'Apollon, leur plus vieil éléphant. Ca tombe très mal, car demain, c'est le pot de départ à la retraite du directeur du zoo. Du coup, les personnels veulent que j’intervienne très vite pour empailler Apollon, afin de lui offrir en guise de cadeau de départ. Le directeur est un homme passionné par son métier, ils craignent que la conjonction de son départ à la retraite avec le décès d'Apollon ne le rendent dépressif.

7h15: je bois mon café sous les yeux attendris de Pirate, mon coker. Il est mort en 1998, c'était mon premier boulot en tant qu'empailleur.

7h30: le téléphone sonne. C'est Madame Merlu. Elle me dit qu'elle va me ramener Pépette, sa petite caniche, dans l'après-midi. Elle trouve que son regard n'est pas assez sincère. C'est la 6ème fois que je change les yeux de Pépette, ça commence à bien faire!

8h: après m'être douché et avoir enfilé mon bleu de travail, je prépare ma camionnette d'intervention pour le chantier Apollon: pelle, marteau-piqueur et tout le tralalala. Empailler un éléphant, c'est physique!

8h15: tandis que je roule vers le zoo, mon portable sonne. Une dame me demande si j'empaille les insectes; c'est pour son petit garçon, passionné d'entomologie et profondément affecté par la mort de César, sa punaise. Je lui réponds que je n'ai pas la compétence, ni le matériel adéquat. Pour pouvoir empailler des animaux de moins de 2 cm, il faut posséder un diplôme universitaire de micro-empaillage et disposer d'un microscope électronique (une blinde!). Comme elle a l'air déçu, je lui propose de passer me déposer la punaise dans la boite à lettres après l'avoir enveloppée dans un coton d'alccol, je verrai ce que je peux faire; le truc pénible, c'est qu'il faut embaumer la bête sans l'écraser... je ne sais pas si vous avez déjà senti l'odeur d'une punaise écrasée...

9h: j'arrive au zoo. On me conduit devant la dépouille d'Apollon. Avant de commencer mon travail, je me recueille quelques instants. Faut pas croire, bien que ce soit mon gagne-pain, je n'aime pas voir un animal mort.

9h15: mes collaborateurs arrivent. Pour les gros chantiers comme celui d'Apollon, je ne travaille pas seul. Pour mémoire, avant d'empailler un animal, je dois le vider de ses organes; vous imaginez bien que le cerveau d'un éléphant, son foie, son coeur..., ça pèse lourd.

10h: la cage résonne de coups de marteaux, de perceuse. Nous travaillons de bon coeur en écoutant Thriller de Michael Jackson.

10h30: spaltch! C'est le bruit qu'on a entendu quand Gégé a percé par mégarde la vésicule bilaire. Tout son contenu s'est déversé sur lui, on s'est marré! Faut bien se détendre...

12h: on fait une pause, de toute façon il va falloir bosser toute la nuit pour qu'Apollon soit présentable, nous avons peu de temps pour le séchage et ça ne va pas nous aider.

12h30: mon portable sonne, nouvelle urgence. Cette fois c'est Mr Pichon qui m'appelle à l'aide. Il a été arrêté par la police pour "cruauté envers les animaux". C'est que Mr Pichon continue à sortir son chien tous les jours. Pepito, son boxer, est mort en mars 2000, mais j'ai tellement bien travaillé qu'on le croirait rendu à la vie. Mr Pichon se comporte avec lui comme s'il était encore vivant, il lui parle, lui donne à manger, l'emmène promener. J'ai installé des petites roulettes sous ses pattes pour qu'il puisse le trainer en laisse. Dans le quartier tout le monde sait que Pepito est empaillé, mais son arrestation est probablement l'oeuvre d'un fonctionnaire de police nouvellement nommé sur le secteur. Bref, je me rends au commissariat pour attester de la santé mentale de Mr Pichon.

13h15: les gars m'appellent. Un problème sur le chantier d'Apollon. L'éléphant attendait un éléphanteau. Phénomène étrange, si l'on se souvient que c'était un mâle, et d'un âge suggérant une ménopause bien installée. Les gars proposent d'empailler l'éléphanteau en guise de "cadeau bonus" pour le gardien du zoo. Je leur demande plutôt de garder l'information pour eux, je ne suis pas d'humeur à éclaircir le mystère de l'éléphant hermaphrodite du zoo. Mais il va falloir que j'enquête, un trafic d'hormones ne serait pas très bon pour la réputation du parc.

14h: je laisse les gars travailler sur le chantier, j'ai rendez-vous avec mon avocat. J'ai en effet une plainte sur le dos. Madame Tripoton me reproche d'avoir ridiculisé son york-shire. Effectivement, le pauvre animal, mort dans un accident de la route, était tellement abimé que je n'ai pas réussi à lui redonner apparence "canine"; j'ai fait tout ce que j'ai pu mais il faut reconnaitre que le pauvre yorkshire a désormais plutôt l'apparence d'une.... loutre! Cela dit, j'ai de bonnes chances d'échapper au procès; le procureur ne semble pas s'intéresser baucoup à cette affaire et refuse d'instruire. De plus, la pauvre bête était déjà tout à fait ridicule lorsqu'elle était en vie, j'ai des preuves en photos, alors...

16h: je retourne bosser sur le chantier Apollon; le pot de retraite est à 19h. C'est en bonne voie, Apollon se dresse fièrement sur ses pattes arrière, reste à replacer ses yeux et à rigidifier sa trompe. Je ne sais pas encore ce que je vais faire de cet éléphanteau, peut-être le garder dans ma collection personnelle. Mais je dois me rendre à l'évidence: Apollon, malgré la taille imposante de son pénis, était pourvu d'un uterus et de deux ovaires. Je ne comprends d'ailleurs pas comment il a pu être fécondé.

19h: nous finissons juste à temps pour faire une entrée spectaculaire à la fête de départ du directeur du zoo. Ce dernier, ému, me serre dans ses bras et remercie tout le personnel, on ne lui a jamais fait "un cadeau aussi énorme" dit-il. Je me demande comment il va faire pour amener la bête chez lui dans sa voiture, il me rassure: sa twingo est décapotable.

20h30: je rentre enfin chez moi. Je fais une bise à chacune de mes bêtes, à défaut d'autre chose (je suis célibataire). Je relève ma boite mail. Mr et Mme De Saint Gall de la Lande Pertue me relancent encore afin de réfléchir une nouvelle fois à cette histoire d'embryons congelés pour leur renarde argentée, Marie-Clémence. La pauvre est bien malade et doit subir un traitement qui pourrait altérer ses capacités de reproduction. Le couple souhaite la faire inséminer puis congeler ses embryons afin de perpétuer l'espèce qui habille leur garde-robe depuis des siècles... Je leur réponds une nouvelle fois que je ne fais pas dans le vivant malgré la somme astronomique qu'ils me proposent. Je leur propose d'empailler les dits embryons obtenus mais je ne suis pas certaine que ma réponse les satisfasse.

21h: je me prépare vite fait une petite assiette de crudités; toute cette viande... à force...je suis devenu végétarien.

22h: je vais me coucher; je m'endors en rêvant qu'un jour, l'évolution des espèces permettra enfin aux hérissons de regarder à droite et à gauche avant de traverser la route...

PS: Il n'est en rien question de se moquer des personnes dont empailler est le métier probablement fort honorable; juste une digression pour m'amuser un peu.

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L'enfant que j'étais -TAG-

26 Octobre 2017, 08:35am

Publié par Zazimutine

L'enfant que j'étais -TAG-

 

Je reprends le clavier aujourd'hui, sur la suggestion de la très active Marie, du blog Picou-bulle, qui nous a proposé un de ces petits défis d'écriture dont je suis assez friande: parler de qui nous étions lorsque nous étions minots. Plutôt que de répondre de manière formelle, j'ai préféré essayer de me remettre dans la peau de mes 8 ans... 

 

Qui suis-je?

"Je m'appelle E., et en cette année 1981, je viens d'avoir 8 ans.

De l'avis général, je suis une enfant timide, réservée, sérieuse.

Ca m'énerve un peu qu'on dise ça de moi. En vrai ce sont les adultes qui m'intimident. Ou plutôt qui ne m'intéressent pas. Les enfants, eux, ils ne m'intimident presque pas du tout. Je me fais des copines facilement. Moi ce que je préfère dans la vie c'est rire et jouer. Des fois je ris tellement avec mes copines que je suis à deux doigts de me faire pipi dessus.

J'entends souvent dire que je ne suis pas souriante. C'est pas de ma faute, je ne suis pas génétiquement programmée pour sourire quand j'en ai pas envie. Alors je souris seulement quand c'est sincère. Mais ça me fait de la peine ce qu'on dit de moi parce que j'ai l'impression que personne ne me connait vraiment, à l'intérieur je suis un peu fofolle et marrante. Enfin je crois. Mon grand-père paternel, lui, il dit souvent que j'ai des idées originales."

 

Mon jouet préféré

"J'aime beaucoup jouer, mais je joue souvent seule. Il y a bien mon frère mais il a 4 ans de plus que moi et pas vraiment les mêmes centres d'intérêt. Des fois il accepte que je joue aux petites voitures avec lui, et alors là, c'est terrible, on fait une course dans toute la maison! Sinon, quand je joue seule, je fais des boums avec mes playmobils, il y a de grosses histoires d'amour platoniques entre eux, parce que ça l'amour, ça m'intéresse drôlement. Il y a Thomas par exemple, le playmobil bleu avec les cheveux  châtains qui est amoureux de E. (mon double en playmobil). Il est beau Thomas, et vraiment très amoureux, au point d'en pleurer d'amour vous voyez? Bon finalement à la fin, ils s'embrassent. Mais ce que je préfère c'est avant, quand ils passent toute une heure à se tourner autour ou à faire semblant de se détester.

Sinon j'adore les jeux de société mais il n'y a que mon père qui accepte de jouer avec moi. Quand il est là, c'est-à-dire pas souvent. Le jeu que je préfère, mais auquel je ne joue que chez ma copine Ariane, c'est Destins. Dans ce jeu on a un métier, on est marié et/ou on a des enfants, on connait même leur sexe, j'adore!"

 

Je me régale 

"Globalement pour la nourriture je suis assez facile. Sauf pour les rognons et les blettes à la cantine!! Beurk!

J'ai un très bon appétit mais j'ai des jambes comme des allumettes. Mon papy il m'appelle "la sauterelle"!

J'adore les tomates, sous toutes ses formes. Mon repas préféré de toute la vie: salade de tomates, steack hâché, et purée de pommes de terre, avec un cratère rempli de jus de viande, comme chez ma mémé. Et puis du gâteau au chocolat en dessert.

Oh il faut que je vous parle de la rosette, le saucisson qu'on mange chez moi, à Lyon, c'est le meilleur du monde!

Ma maman c'est une très bonne cuisinière, elle nous fait du poulet à l'estragon, un délice! Et puis pour la chandeleur, elle fait des crêpes et elle garde toujours la première pour nous porter bonheur. Elle fait aussi des bugnes, ou des oreillettes comme on dit dans le midi. Personne ne les fait aussi bonnes qu'elle!"

 

Bêtises

"Je ne fais pas trop de bêtises, je n'ai pas une imagination débordante pour ça. Comme toutes les petites filles j'imagine, j'ai coupé (mal) et cramé les cheveux de mes poupées, j'essaie toutes les chaussures et les vernis à ongles de ma mère quand elle est pas là. Un jour, je me suis faite gronder très fort parce qu'au cours d'une fête de famille, alors que je jouais à cache-cache, j'ai fait tomber une échelle sur la tête d'un cousin éloigné en me mettant derrière une porte. On m'a passé un savon parce que le garçon se remettait juste d'une méningite. Je trouve ça assez injuste, j'y suis pour rien moi s'il a eu une méningite, et puis je vois pas en quoi faire tomber une échelle sur sa tête va faire resurgir sa méningite. N'empêche, j'ai presque eu l'impression de l'avoir tué, je suis traumatisée!"

 

Rêves

"Plus tard, je rêve d'être maman. J'ai trouvé dans la bibliothèque de mes parents le livre de Laurence Pernoud "J'élève mon enfant" et depuis, je dévore. Je le connais par coeur. Avec mon poupon je m'amuse souvent à reproduire la journée d'une maman comme dans le livre. Evidemment je préférerais avoir un bébé en vrai, j'adore les bébés. Des fois je me dis que je pourrais en voler un, mais ça serait surement très mal de faire ça.

Ce qui est très mal aussi, c'est de mentir. Pourtant, j'ai fait croire à une camarade de classe que j'avais deux petits frères dont je m'occupe beaucoup: Nicolas, et Paul, qui est encore un bébé. Je sais pas trop pourquoi j'ai dit ça, mais maintenant je suis obligée de continuer parce qu'elle me demande souvent des nouvelles de mes petits frères. J'aimerais vraiment avoir des petits frères. Je pense que je m'ennuierais moins. Mais mes parents ne veulent pas."

 

Lectures

"Je lis beaucoup, j'aime ça, et pendant ce temps-là, je m'ennuie pas.

J'ai du lire 100 fois Charlie et la chocolaterie, et les Petit Nicolas. J'adore toutes les histoires qui parlent d'enfance: Marcel Pagnol, Robert Sabatier, Joseph Joffo... Il y a un livre que j'ai emprunté des tas de fois à la bibliothèque, ça s'appelle "Etienne en classe de neige". Qu'est-ce que ça peut me faire rêver cette histoire de classe de neige! J'espère qu'un jour j'irai moi aussi.

Sinon je raffole des séries policières, surtout les Six compagnons parce que ça se passe dans ma ville: Lyon. J'aimerais bien rencontrer Tidou et ses amis et faire partie de leur bande, mais ça se passe à une ancienne époque je crois. Et puis ils sont super courageux et moi pas trop."

 

Destin

"Je me demande ce que je ferai plus tard comme métier. Pour l'instant je dis à tout le monde que je veux être hôtesse de l'air mais je ne sais pas très bien pourquoi, j'aime bien le nom surtout. En fait, c'est plutôt maitresse qui me plairait. De toutes façons la seule chose qui compte pour moi, c'est d'avoir des bébés. Donc si je pouvais rencontrer la personne que je serai dans 35 ans, je lui demanderai si je vais devenir maman. Ou pas, parce que j'aurai peur de sa réponse. Je n'ai pas très envie de connaitre mon avenir, ça me fait peur le futur... Je crois que ça me fera toujours peur..."

 

Merci Marie de nous donner toujours plus d'idées d'articles ;)

Et pour plus de témoignages d'enfance, rendez-vous avec elle et plein d'autres blogueuses sur "Les petites bulles de Picou"ici.

A bientôt!!

 

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Tous azimuts # 18

16 Octobre 2017, 21:53pm

Publié par Zazimutine

Tous azimuts # 18

 

Au train où vont les choses, il est clair que si je parviens à garder le rythme d'une publication par semaine ce sera déjà un petit miracle. Cette semaine m'amenant encore 2 déplacements, je vous propose un petit billet de nouvelles et/ou réflexions en vrac, et garde pour plus tard mes billets "de fond" (appellation ehontément pompeuse pour mes billets plus humoristiques!).

 

  • Comme vous le voyez ci-dessus, nous nous sommes réveillés ce matin sous un ciel jaune pissseux. J'ai cru que nous étions tombés dans une sorte de faille météorologique à base de fin du monde, d'aurore boréale , et d'attaque martienne mais non. Mes filles m'ont appris, à la sortie de l'école, qu'il s'agissait des conséquences d'un ouragan qui soufflait sur l'Irlande, ramenant les fumées des incendies au Portugal et du sable du Sahara. Je ne suis pas certaine que ce scénario soit plus rassurant finalement. Donc, nous n'aurons guère profité de l'été indien qui semble résider partout ailleurs, à part pour la clémence des températures, et les piqûres de moustiques (du Sahara eux aussi??) 

 

  • Je me livre actuellement à une intense réflexion concernant le ménage. Eu égard au fait que:

- soit je passe mon WE à faire le ménage

- soit je ne fais pas le ménage, et ça c'est un peu la honte quand même...

J'ai élaboré un plan consistant à diviser le ménage par 7; à chaque jour, sa partie de ménage. Ca donnerait quelque chose comme ça:

> lundi, chambre parentale

> mardi: WC du bas (grosse journée le mardi)

> mercredi: chambre d'amis et couloir

> jeudi: cuisine

> vendredi (jour off niveau boulot): chambre des filles

> samedi: salon

> dimanche: salle de bains

Les avantages de cette méthode: je passe partout au moins une fois par semaine.

Les inconvénients: je ne pars plus en WE, ni en vacances, je fais du ménage tous les jours, je n'ai plus de temps pour moi. Hum... J'ai commencé hier, je vous ferai un retour après crash-test.

Autre solution: payer quelqu'un pour faire une partie du ménage, mais ça, ça me pose un problème éthique. Attention, je ne juge pas ceux qui le font, mais pour moi, prendre une femme de ménage me donne l'impression d'appartenir à une classe de privilégiés (et là, clairement, mon éthique me fait ch...!) Parce que la personne qui vient faire le ménage, elle, qui lui fait le sien, hein? Ben elle! Donc à la limite, considérant qu'après tout, il s'agit d'un travail rémunéré, je me sentirais quand même mieux si la femme de ménage qui venait travailler chez nous, avait elle aussi une femme de ménage. Qui aurait elle aussi une femme de ménage du coup. Comme ça tout le monde serait à égalité. Mais pour que ce soit vraiment équitable, cela voudrait dire que je dois moi-même aller faire le ménage chez quelqu'un d'autre et là ça devient compliqué. Vous me suivez?

Vous en pensez quoi, vous, de cette histoire de femme de ménage? (sérieusement ça m'intéresse!).

 

  • Comme Sarah, du blog Boots and peppers, je me suis inscrite à l'aquabike pour le trimestre (je vous recommande d'ailleurs de lire son récit désopilant ici). Bon, je ne vais certainement pas devenir une passionnée de l'aquabike, faut pas oublier que ça consiste quand même à pédaler sans avancer,  et de surcroit dans de l'eau, fallait quand même y penser! Donc non, pas de poster de vélo aquatique dans ma chambre, pas de programme télé à base de championnats du monde d'aquabike, pas de lecture d'Aquabike magazine, genre "les 10 astuces de John-Kevin pout lutter contre la rouille de son bike". Mais cette activité a 2 avantages: je compte sur elle pour me muscler les cuisses/fesses/coeur (et qui sait? je vais peut-être réussir à descendre une piste de ski sans décéder tous les 20 mètres... si toutefois nous allons au ski!), et elle me permet d'écouter de la musique "actuelle" que j'aime pas. Comme ça je sais pourquoi j'aime pas.

 

  • Je vais commencer une formation en novembre et je serai donc encore moins présente sur le blog. Formation qui va me demander de rédiger un mémoire avec les mêmes conséquences. Pas envie, pas envie, pas envie.

 

  • Vous êtes tous au courant de l'affaire Harry Weinstein je suppose. Et des nombreux témoignages de harcèlement qui surgissent. J'ai essayé de me rappeler si j'avais vécu des trucs de cet ordre. Des évènements aussi graves, du harcèlement, non. Mais je me souviens, lorsque j'étais étudiante, de ce chef de service qui m'avait prise "en affection". Du moins c'est comme ça que je le pensais. Il me qualifiait de tout un tas de petits noms doux ("ma chérie", "ma puce") ou m'appelait par mon prénom en rajoutant le possessif MON, me demandait de m'asseoir bien à côté de lui, et m'avait invité à un repas de service en précisant de ne pas venir avec mon copain. Il n'y a jamais eu de gestes, des paroles essentiellement, c'était du sexisme que l'on qualifiera d'ordinaire. Au fond, je ne sais pas ce qui est pire: qu'il abusât de son autorité pour pratiquer ce genre d'irrespect, ou bien que j'eus la naïveté de m'en sentir parfois flattée... parce qu'il était mon chef justement...

 

  • Enfin, je lance un vaste appel à mes blogueuses préférées rédigeant notamment sur Wordpress et Blogger, car je laisse régulièrement des commentaires chez elles qui se volatilisent. Suis-je vraiment la seule à connaitre ce problème? L'origine pour wordpress, je la connais: j'avais ouvert un compte chez eux avant de démarrer ce blog. Or j'ai beau essayer de modifier mon compte, rien à faire, mon profil n'est jamais reconnu, ou alors sous un autre pseudo. Il est également impossible de supprimer cet ancien compte. Il s'agit notamment des blogs Escarpins et Marmelade, La Casa di Catwoman (blog découvert récemment et que j'aime beaucoup beaucoup!) Demain j'arrête (pareil!). Bref, si quelqu'un a eu le même problème, je suis preneuse de solutions!

 

Toutes mes excuses pour ce billet complètement foutraque! 

Très bonne semaine!

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Favoris du moment # 7

9 Octobre 2017, 14:50pm

Publié par Zazimutine

Favoris du moment # 7

 

Avant toute chose, je voudrais remercier les milliers de fans qui s'inquiètent de mon absence sur les réseaux sociaux depuis 2 semaines, en particulier: George, du côté de Côme (on se prend un café quand tu veux mon gars!), Leonardo dans les alentours de Los Angeles, (à l'occasion, fais-moi penser à te rendre ta Prius, mec!), et Vanessa de Paris (merci pour les Louboutin mais tu sais j'ai arrêté les talons hauts depuis mon entorse!). Cette parenthèse personnelle étant refermée, si on se faisait un petit billet favoris du moment? Allez, hop, en piste:

 

Les émissions TV

Une fois n'est pas coutume, il n'y aura non pas zéro, non pas une seule, émission dans mes favoris, mais DEUX. Commençons par la plus "culture", si vous voulez bien, j'ai quand même une réputation (usurpée) d'intello à tenir. 

  • La grande librairie 

Cette émission littéraire, présentée par le charmant François Busnel, c'est clairement le nouvel Apostrophes. Souvenez-vous, petits scarabées ayant grandi dans les années 80: Apostrophes, Bernard Pivot, sourcils au taquet, discutant avec les plus grands écrivains, et lisant quelques passages avec emphase! Eh bien François Busnel, c'est tout pareil (en plus mignon!). J'adorais regarder Apostrophes avec mes parents quand j'étais petite, ces gens  lettrés, vêtus de vestes en tweed à coudières, qui utilisaient des mots savants et riaient d'un air entendu, tandis que je n'y comprenais goutte, je ne sais pas, ça me fascinait (et puis c'était le vendredi soir, donc nous avions le droit de veiller! Vous pigez le côté transgressif de l'émission littéraire là, non?). Bref, depuis que nous avons découvert l'émission, Papa Ours et moi, nous nous lovons sur le canapé tous les jeudis soir, devant France 5, à 20h50.

PS: je viens de découvrir que cette émission existe depuis 2008, oh my God, tout ce retard à rattraper!!

 

Favoris du moment # 7

 

  • Cousu main

La minute culturelle étant passée, je peux maintenant vous révéler ce qui occupe actuellement toutes mes soirées (au point d'en délaisser la lecture, quelle tristesse!): Cousu Main. Le concept de l'émission est simple : Cousu Main, c'est le Topchef de la couture. Même système: 12 candidats, un jury de "professionnels", et des défis à relever: épreuve du patron imposé, puis de la "coustumisation" comme dirait ma fille. Depuis que j'ai découvert ce truc, je suis complètement accro, je regarde même les saisons précédentes. Pire: j'ai contaminé mes filles qui regardent avec moi. Bien sûr , toutes les insupportables ficelle de la téléréalité sont là, on est sur M6 donc: 5 minutes de blabla avant le début de chaque émission qui résume l'émission précédente mais aussi celle à venir (ubuesque!), portrait des candidats toutes les 5 minutes, gros plans sur les larmes et les nez qui coulent, pub à gogo mais... n'empêche. Promouvoir la couture, c'est plutôt chouette, et puis de toutes façons j'adore la couture! Le tout est présenté par l'inénarrable Cristina Cordula, qui, bien qu'énervante avec son avis tout fait sur ce qui est "hyper tendance ma chériiiie!", est quand même vachement marrante. (Avez-vous lu l'article ou je m'imaginais faire l'émission de relooking avec elle au fait? C'est ici)

Favoris du moment # 7

 

Le disque: & de Julien Doré

Je ne pouvais pas ne pas parler du disque qui tourne en boucle dans ma voiture depuis des semaines; celui-là même dont je me suis tant moquée quand je l'ai entendu chez ma copine V. Eh bien oui, j'ai cédé, j'ai aimé, j'ai acheté Julien Doré. Ce n'est pas à proprement parler sa voix qui me fait vibrer, voix qu'il a d'ailleurs très ténue dans ce disque, (on dirait qu'il chuchote, on pourrait donc dire qu'il "chanchote"), mais plutôt sa musique et ses textes sensuels,  dans un ensemble apaisant, propice à la rêverie, voire à la fantasmagorie, non franchement, j'aime!

 

Le chemin: celui de la piscine, tous les mercredis midis

Miss Bonbon ayant enfin accepté d'apprendre à nager, tous les mercredis midis, nous nous rendons, à travers la campagne, dans le village d'à côté qui bénéficie d'une chouette piscine, et surtout, de places libres à l'école de natation. Notre dernier trajet à travers champs, sur Julien Doré à fond les ballons, a d'ailleurs suscité une nouvelle crise d'émerveillement chez miss Choco :"ooooh c'est tellement magnifique tous ces champs!!!":))

Et ça, c'est la vue plutôt sympa juste à coté de la piscine!

Et ça, c'est la vue plutôt sympa juste à coté de la piscine!

 

Le moment: nos activités à 4 mains

Le mercredi après-midi, pendant le cours de théâtre de miss Choco, nous nous rendons, miss Bonbon et moi dans notre café habituel , pour partager un chocolat viennois, en crayonnant de concert. Notre préférence va aux points à relier, elle, qui commence par le début, et moi par la fin, nos cheveux et nos feutres s'emmêlant, jusqu'à ce que nos traits se rejoignent... :) (voir en illustration de couverture)

Bonne semaine à tous et toutes, je ne serai probablement pas très présente encore dans les jours à venir, pour cause de multiples déplacements professionnels, je m'en excuse, je n'ai plus  trop le temps actuellement de lire les autres blogs et de laisser des commentaires. 

En revanche, si vous êtes sages, je republierai en fin de semaine un vieux billet rigolo!

A bientôt ;)

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J'ai testé pour vous: le yoga

29 Septembre 2017, 07:29am

Publié par Zazimutine

J'ai testé pour vous: le yoga

 

Après mon essai de méditation raté face à la mer, j'ai voulu aller plus loin dans l'expérience paranormale. J'ai donc décidé de tester le yoga. Vendredi dernier, j'avais rendez-vous pour mon premier cours, je vous raconte ça en détail.

10h10: je suis en tenue de yogi. Enfin je crois. Disons que j'ai enfilé ma tenue de sport toutes options (celle que j'utilise pour la danse, la course, le vélo, le jardinage et les travaux de peinture), en provenance directe du géant du sport pas cher. Avant d'investir dans une cape orange, je préfère être sûre de continuer.

10h11: en enfilant mes baskets, je me répète comme un mantra "je vais à MON cours de yoga!". C'est assez classe je trouve de dire "MON cours de yoga". Ca fait genre, cours particulier.

10h12: à force de me répéter "je vais à MON cours de yoga!", j'ai, l'impression d'être Gwyneth Paltrow. Je me sens encore plus classe

10h13: question, est-ce que Gwyneth met du rouge à lèvres avant d'aller à SON cours de yoga?

10h15: à force de me prendre pour Gwyneth, je suis en retard!

10h30: toujours auréolée de mon nouveau statut d'actrice américaine, j'arrive à la salle pile à l'heure, grande classe!

10h35: bon, en fait, le temps de trouver la bonne salle, je suis en retard et essoufflée; le cours a commencé... mon auréole se dégonfle quelque peu.

10h36: tout le monde est assis en tailleur et en silence.

10h36: je cherche le prof. Ah, ça doit être le gars qui ressemble à Bouddha en mode surfeur. Bouddha-Brice de Nice quoi.

10h37: oserais-je un petit toussotement pour signifier ma présence? Hum, non, le prof est en train de méditer. Ne pas déranger Bouddha qui médite, ça ne se fait pas. Si ça se trouve il est à deux doigts d'apaiser les relations entre Trump et la Corée du Nord.

10h38: le silence se remplit tout à coup d'un son rauque provenant de la gorge de mes camarades. Ca fait "Oooommmmeee". Oui alors là, d'accord, ce sera sans moi les gars! Même pas en rêve je vous fais profiter du son de mes entrailles!

10h39: finalement je me glisse dans la salle. Le prof ouvre les yeux enfin, il me fait un petit signe de tête (je crois qu'il me bénit).

10h40: je m'installe et tente de faire comme les autres. On commence par un exercice de respiration. Ca va, ça, je sais faire, inspire, expire, LA base.

10h41: j'essaie de copier sur mes camarades, mais ils ont tous les yeux fermés alors je ne peux pas leur demander quoi que ce soit.

10h42: je me concentre très fort pour fermer les yeux moi aussi; je me sens comme un enfant qui essaie de vite s'endormir la veille de Noël.

10h43: je serre très très fort mes paupières...

10h44: j'entends un son au-dessus de moi. Je serre les yeux encore plus fort: ne pas se laisser déconcentrer par les bruits environnants, c'est la base.

10h45: le son se répète...

10h46: le son devient insistant...

10h47: je finis par ouvrir les yeux. Je me retrouve nez à nez avec Bouddha-Brice qui me demande comment je m'appelle.

10h49: l'exercice de respiration commence à me gaver. Surtout que je suis enrhumée et que donc, quand je suis couchée, mes sécrétions coulent dans l'arrière de ma gorge et m'étouffent (bon appétit bien sûr!). Du coup pendant que les autres font de grandes et bruyantes respirations, moi, je renifle et me fend de plusieurs quintes de toux bien grasse. Et ça, je le sens,  c'est pas feng-shui!

11h10; on attaque les postures. Je comprend pas comment on peut à la fois: contracter le périnée, appuyer sur les coudes, rentrer les omoplates, aplatir le dos, et se grandir. Et puis quoi encore? ll veut pas que lui donne le cours du CAC40 en même temps le monsieur?

11h11: ah j'oubliais: il faut aussi contracter les sphincters. Et ça, ça m'inquiète.

11h12: en fait cette histoire de sphincters me rappelle une angoisse primitive inhérente à mes accouchements...

11h15: je n'arrive plus du tout à me concentrer à cause de cette histoire de sphincters.

11h16: à côté de moi, une fille se met à pleurer; je crois qu'elle aussi est préoccupée par ses sphincters.

11h20: dans l'exercice suivant on doit essayer de se luxer la hanche. En expirant parce que ça passe mieux. La vache c'est dur!

11h21:J'avoue que là tout de suite j'ai du mal à imaginer qu'adopter  la position du chien tête en bas puisse faire du bien à mon corps. Parce que bon, si je veux me mettre la tête en bas, je le fais comme un humain point barre.  

11h22: je suis pas un chien nan mais oh!!

11h25: une douce chaleur m'envahit le corps et viens apaiser ma colère d'avoir été prise pour un canidé.

11h30: ce qui devait arriver, arriva, j'ai envie de faire pipi. Je sors, je cherche les toilettes.

11h32: j'ai pas trouvé les toilettes mais j'ai pris mon pull au passage. Ca caille, et Gwyneth a oublié son pull!

11h50: on attaque la relaxation. Comme d'habitude mon corps se détend pendant que mon cerveau part dans toutes les directions: je pense à mon prochain article sur le blog, je pense à tous les livres que je n'aurai pas le temps de lire dans ma vie, je pense à ma retraite à 82 ans, je pense à Robert De Niro (WTF??), je pense à mon géranium de Madère qui ne pousse pas.

11h55: finalement je crois que je vais m'endormir...

11h57: Bouddha-Brice nous réveille; mince j'étais bien!

12h: nous nous remettons en tailleur pour respirer. Et là l'impensable se passe. Un son rauque sort de ma gorge; un truc qui vient du plus profond de mes entrailles et fait vibrer tous mon corps. Ca fait "Ooooooooommmmmmme......"  

 

PS: Oui oui je sais c'est bourré de clichés mais sinon ce ne serait pas drôle. Alors pour la petite histoire, sachez que je me suis inscrite... pour l'année! Finalement le yoga, j'ai aimé ça!

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